January 5, 2009 |
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USA: Obama met au défi les républicains de l'aider face au chômage |
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Le président Barack Obama a présenté jeudi soir un plan emploi de 447 milliards de dollars (322 milliards d'euros) destiné à donner un "choc électrique" à l'économie américaine, exhortant le Congrès, où ses adversaires républicains sont en position de force, à l'adopter "immédiatement". Ce plan, intitulé "American jobs act" (proposition de loi pour l'emploi américain), propose 240 milliards de dollars d'allègements d'impôts et de charges sociales pour les PME, des mesures en faveur des chômeurs ainsi que des investissements dans les infrastructures afin de relancer l'activité. |
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| ceux qui travaillent", a déclaré un président dont le pays fait face à un taux de chômage de 9,1%, héritage de la récession de 2007-2009 qui a détruit plus de huit millions d'emplois. | ||||
Choc électrique "Ce plan donnera un choc électrique à une économie qui a calé, donnera confiance aux entreprises sur le fait que si elles investissent et embauchent, il y aura des clients pour leurs produits et leurs services", a ajouté M. Obama face aux élus de la Chambre des représentants et du Sénat. A plusieurs reprises, M. Obama, très pugnace, a ponctué ce discours de présentation de son plan de l'exclamation: "vous devez l'adopter immédiatement!". Ce dispositif "créera davantage d'emplois dans le bâtiment, dans l'enseignement, davantage d'emplois pour les anciens combattants, davantage d'emplois pour les chômeurs de longue durée", selon M. Obama, qui va devoir convaincre les républicains, majoritaires à la Chambre et dotés d'une minorité de blocage au Sénat, de voter ces mesures. Les Républicains visés "Les habitants de ce pays travaillent dur pour faire face à leurs responsabilités. La question ce soir est de savoir si nous ferons face aux nôtres. La question est de savoir, si face à une crise nationale en cours, nous pouvons mettre un terme au cirque politique et faire quelque chose de concret pour aider l'économie", a dit M. Obama, candidat à sa réélection en novembre 2012. M. Obama, qui a ferraillé avec acharnement avec les élus républicains au début de l'été pour obtenir un accord sur le relèvement du plafond de la dette et la réduction du déficit, a juré que ce nouveau plan serait "totalement financé". Les 447 milliards évoqués par M. Obama sont à mettre en rapport avec le plan de relance massif qu'il avait promulgué un mois après son arrivée au pouvoir début 2009, dont le coût initial était de 787 milliards de dollars. Situation préoccupante Mais deux ans et demi plus tard, la situation sur le front du chômage, même stabilisée, reste préoccupante. L'économie américaine a détruit autant d'emplois qu'elle en a créés en août, mettant fin à dix mois consécutifs d'embauches nettes. Ce chiffre, conjugué à d'autres indicateurs économiques à l'orange, alimente les craintes d'une replongée dans la récession. La popularité de M. Obama en pâtit, oscillant autour de 40% à moins de 14 mois de l'élection présidentielle. Peu avant le discours de M. Obama, la banque centrale des Etats-Unis (Fed) s'est dite prête à intensifier encore un peu plus son soutien monétaire à la reprise. Son président Ben Bernanke a souligné que "la Réserve fédérale dispose d'instruments variés qui peuvent être utilisés pour augmenter son concours financier à l'économie". Méfiance Avant jeudi soir, les républicains avaient réagi avec méfiance aux détails du plan Obama ayant filtré. "Ce qui est surprenant, c'est la détermination apparente du président à appliquer les mêmes politiques qui ont déjà été tentées et ont échoué", a indiqué jeudi le chef de la minorité au Sénat, Mitch McConnell. "La définition de la folie, comme Albert Einstein l'a dit, c'est de faire la même chose plusieurs fois et d'espérer un résultat différent", a-t-il ironisé. "Le premier plan de relance n'a pas marché. Pourquoi un deuxième marcherait-il?" (belga) |
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USA: Les candidats républicains croisent le fer |
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Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters - 08/09/11 - Les candidats à l'investiture républicaine Mitt Romney et Rick Perry sont rapidement passés aux attaques directes concernant leur performance économique respective dans le cadre du débat à la Ronald Reagan Presidential Library, en Californie, mercredi soir. Le débat au cours duquel chaque candidat s'est présenté comme le plus apte à empêcher le président Barack Obama d'être élu pour un second mandat, en novembre 2012, survient d'ailleurs à la veille d'un important discours du président sur la création d'emplois. Mitt Romney et Rick Perry, les deux favoris de la course, se sont tous deux présentés comme le champion capable de relancer l'économie américaine. Le gouverneur du Texas, Rick Perry, a critiqué la performance de Mitt Romney en matière de création d'emploi, affirmant qu'il avait eu le pire bilan de l'histoire du Massachusetts lorsqu'il était gouverneur de cet État. « Nous avons créé plus d'emploi au Texas en trois mois que lui en a créé en quatre ans au Massachusetts », a lancé Rick Perry. « Attendez un peu », s'est défendu Mitt Romney, ajoutant que la conjoncture avait joué en faveur du gouverneur Perry, qui a pu bénéficier des vastes réserves de pétrole dans son État. « Perry ne croit pas sérieusement qu'il a créé cette conjoncture. S'il essaie de dire cela, ce serait comme Al Gore disant avoir inventé Internet », a déclaré Mitt Romney. En 2000, le candidat démocrate Al Gore avait dû s'expliquer après avoir déclaré pendant sa campagne présidentielle qu'il avait contribué à l'invention d'Internet. Cible de plusieurs attaques de ses opposants, Rick Perry a avoué se sentir comme une « piñata » au cours du débat. Celui qui est en tête dans les sondages est entré dans la course tardivement, le 13 août dernier, détournant l'attention de la victoire de la candidate Michele Bachmann, qui avait remporté un vote informel en Iowa le même jour. Cinq autres candidats participaient au débat en plus de Mme Bachmann et MM. Perry et Romney : l'ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, l'ex-sénateur de la Pennsylvanie Rick Santorum, l'homme d'affaires Herman Cain, le représentant du Texas Ron Paul ainsi que l'ancien gouverneur de l'Utah John Huntsman, qui a également été ambassadeur en Chine sous l'administration Obama. Ils ont entre autres été appelés à se prononcer sur la réforme du système de santé du président Obama, sur l'intervention en Libye, sur le réchauffement climatique, ainsi que sur les hausses d'impôts des plus riches et la peine de mort. Le portrait de la course à l'investiture républicaine pourrait encore changer. Deux autres figures de proue républicaine n'ont toujours pas annoncé si elles allaient ou non se lancer dans l'arène. L'ancienne gouverneure de l'Alaska et colistière de John McCain en 2008, Sarah Palin, continue de ne pas révéler ses intentions quant à ses ambitions, tout comme l'ancien maire de New York, Rudy Giuliani. Deux débats entre candidats républicains sont encore prévus au cours du mois. La chaîne CNN sera l'hôte du « Débat du Tea Party républicain », le 12 septembre, suivi d'un autre débat sur les ondes de Fox, le 22 septembre. |
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