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| La présidentielle américaine 2008 |
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| Palin traite Obama de «socialiste» dans ses meetings |
21 ocobre 2008 - Agence France-Presse
Washington - Sarah Palin, la colistière du candidat républicain à la Maison Blanche, John McCain, a refusé mardi de qualifier le candidat démocrate Barack Obama de «socialiste», une épithète -injurieuse aux Etats-Unis- dont elle use pourtant dans ses meetings. Interrogée sur CNN pour savoir si Barack Obama était socialiste, Mme Palin a répondu: «je ne l'appelerai pas socialiste». Depuis plusieurs jours, dans chacun de ses meetings, Mme Palin affirme que M. Obama veut «redistribuer les richesses» et que c'est du «socialisme». «Le plan économique de notre adversaire c'est plus de gouvernement et le gouvernement n'est pas la solution, c'est le problème», dit-elle. |
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Mme Palin a expliqué sur CNN que c'était en fait «Joe le plombier qui estimait que le plan économique de M. Obama était du socialisme».
«Joe le plombier», qui ne s'appelle pas Joe et n'est pas vraiment plombier, est la vedette de toutes les réunions électorales des républicains depuis que M. McCain a cité son nom à une vingtaine de reprises lors de son dernier débat télévisé avec M. Obama. Selon M. McCain, «Joe» est le symbole des petits entrepreneurs qui souffriraient sous une présidence Obama. M. Obama a répliqué mardi soir en affirmant que le camp républicain «inventait des choses».
«Je n'ai que de l'amour pour Joe le plombier», c'est pour cela que je veux lui offrir une baisse d'impôts, a déclaré le sénateur de l'Illinois à Miami en Floride (sud-est), indiquant avoir regardé un meeting de son adversaire à la télévision, et l'avoir entendu l'accuser de s'en prendre au célèbre plombier. «C'était vraiment fascinant. Il a décidé de fabriquer l'idée que j'attaque Joe le plombier», a dit M. Obama. «John McCain est toujours là, à dire ces choses, à inventer», a-t-il ajouté. Concernant le qualificatif de socialiste, il a souligné qu'il paraîtrait difficile de penser qu'une telle personne pourrait bénéficier du soutien du milliardaire Warren Buffett et de Colin Powell, l'ancien secrétaire d'Etat du républicain George W. Bush.
«Apparemment, le sénateur McCain a décidé que s'il ne peut pas battre nos idées, il va simplement inventer des idées et faire campagne contre celles-ci», a dit M. Obama. Le vrai Joe, qui s'appelle en fait Samuel Wurzelbacher, avait interpellé M. Obama en marge d'une réunion électorale dans l'Ohio (nord), s'inquitéant d'une possible hausse de ses impôts. M. Obama souhaite augmenter les impôts des Américains gagnant plus de 250 000 dollars par an. Au cours de son interview sur CNN, Mme Palin s'est également excusée pour ses récentes déclarations sur la «vraie Amérique» et les régions «pro-Amérique de notre grande nation». Mme Palin a expliqué qu'elle ne voulait pas laisser entendre qu'il y a une fausse Amérique et des régions anti-Amérique. |
| Michelle et Cindy: duel pour la Maison-Blanche |
USA 2008. Depuis des mois, les épouses de Barack Obama et John McCain se battent à leurs côtés. Avec leurs propres armes. Cindy, la discrète Barbie républicaine, est passée à l'attaque tandis que Michelle, l'exubérante trop à gauche, a été priée de s'effacer .
Elles sont deux potentielles First Ladies. Dans les dernières semaines avant l'élection présidentielle, leurs interventions pourraient être décisives. Tout les oppose. Leur âge : Michelle Obama a dix ans de moins que Cindy McCain. Leur origine sociale : Michelle vient de la « middle class » noire, Cindy est une fille de milliardaire blanc. Revendiquant ses origines populaires au début de la campagne, Michelle Obama se fait discrète aujourd'hui,
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tandis que Cindy, ne se mêlant traditionnellement jamais des affaires de son mari, monte désormais sur scène. Elles n'ont qu'un point commun : ni l'une ni l'autre ne voulait que son époux s'engage dans la course à la présidence. Elles s'y sont finalement pliées avec bonheur et grâce. « Quand le sénateur Obama a refusé de voter les fonds destinés à mon fils en Irak, je vous jure que j'en ai eu des frissons dans le dos. » Au cours d'un meeting en Pennsylvanie, Cindy McCain vient de briser la promesse qu'elle avait faite avec John, des mois plus tôt, de ne jamais parler en public de leur fils, le sergent Jimmy McCain. Cette fracassante entrée en scène de l'épouse de John McCain montre aussi son changement d'attitude vis-à-vis d'une élection dans laquelle elle jette désormais toute son énergie. On la comparait à une Barbie républicaine, sorte d'accessoire blond aux côtés du candidat ; la journaliste Katie Couric la voit maintenant en husky aux yeux bleus, perçants comme des mitraillettes.
« Je sais que la personne à qui John McCain fait le plus confiance, c'est moi », dit-elle, insinuant qu'elle a peut-être plus d'impact qu'on ne le croit sur la campagne de son mari. Elle aurait même influencé le choix de sa colistière. Les femmes auront un rôle capital le 4 novembre. Cindy le sait. Avec Sarah Palin, elles ne seront pas trop de deux en première ligne. Le marasme financier et économique domine tout. Il a donné un clair avantage aux démocrates. « L'économie nous a porté un sacré coup les deux semaines passées », a avoué John McCain. Mais les républicains peuvent encore jouer sur les facteurs ayant trait aux valeurs, à l'apparence et à la perception du candidat : le sexisme rampant, la couleur de la peau de Barack Obama, mais aussi, et cela joue contre eux, l'âge de John McCain. Cindy en a conscience. Quand elle parle de son mari, elle sélectionne minutieusement les souvenirs qui remontent à l'époque où il l'a séduite. Elle s'appesantit sur ses qualités de père, même s'ils n'ont plus qu'une fille à la maison et qu'en réalité sa charge de sénateur l'a souvent tenu éloigné de Phoenix. Lorsqu'elle aborde la maladie, elle le couvre en parlant d'elle, omettant son cancer pour attirer l'attention sur son mal de dos et la dépendance aux tranquillisants dont elle a été victime par le passé.
Jusqu'ici, Cindy s'aventurait peu, en interview, hors des bastions du cocon familial. Pour décrire son rôle, excepté celui d'épouse modèle, elle énumérait les organisations caritatives dans lesquelles elle est impliquée, jurant qu'elle ne marcherait jamais sur les plates-bandes politiques de son mari. Nicole Wallace, une des conseillères de McCain, dresse ainsi le tableau idéal du couple à la Maison-Blanche : « Cindy au téléphone avec le Programme alimentaire mondial pendant que John discute avec le président géorgien Saakachvili. » Cindy McCain s'est investie, ces dernières années, sur beaucoup de fronts humanitaires. A Pâques, elle était au Kosovo. En juillet, c'était au Rwanda, puis en Géorgie. L'an dernier, elle s'est rendue au Nicaragua, au Koweït, au Vietnam et en Afghanistan. Elle a toujours eu un don pour parler aux gens, et une tendance un peu folle à vouloir réparer toutes les injustices. En 1984, lors de leurs vacances dans les îles Truk, en Micronésie, elle s'aperçoit que l'hôpital du coin manque de tout. En rentrant, elle passe trois coups de fil et fait livrer du matériel neuf. C'est facile quand on est la fille d'un milliardaire. Ce qu'elle fera sept ans plus tard l'est moins. Lors de la visite de l'orphelinat de Mère Teresa à Dhaka, au Bangladesh, elle tombe sous le charme d'une petite fille qui, en raison d'une déformation du palais, ne peut pas s'alimenter correctement. Malgré l'opposition du ministre de la Santé du Bangladesh, elle parvient à extraire l'enfant du pays. En atterrissant à Phoenix, elle appelle son mari. La petite Bridget vient s'installer chez eux. Elle sera leur enfant.
Au départ, Cindy McCain, comme Michelle Obama, était opposée à la décision de son mari de se présenter. C'est un des rares points communs entre ces deux femmes dont l'une s'installera bientôt à la Maison-Blanche. Bizarrement, au fil du temps, leur influence sur la campagne des deux candidats a pris une trajectoire inverse. Cindy, la discrète, est passée à l'attaque, alors que Michelle, l'exubérante, s'est effacée.
OCTOBRE : TOUT S'ACCELERE - LES COUPS PLEUVENT.
ELLES DEVIENNENT DES CIBLES
A mesure que l'échéance se rapproche, l'épouse de Barack Obama semble en effet fuir les meetings pour ne plus participer qu'à des réunions de quartier ou à des tables rondes aux quatre coins du pays, un rôle de militante de terrain, loin des projecteurs. Les conseillers d'Obama la préfèrent ainsi, en retrait, comme s'ils craignaient que le camp adverse ne l'instrumentalise en dénonçant ses idées bien plus à gauche que celles de son mari. Dans la dernière partie de la campagne, certains républicains voudraient bien la transformer en Farrakhan en jupons. Ces derniers temps, tout s'est accéléré. Les coups pleuvent. La violence verbale n'a plus de limites. La semaine dernière, John McCain a même pris la défense de son adversaire face à ses propres partisans qui qualifiaient Obama de « terroriste » et d'« Arabe ». Michelle est clairement une cible. Cindy McCain non plus n'est pas à l'abri. Sa propre sœur, qui soutient Obama, l'accuse d'avoir brisé les liens familiaux. Des histoires ont aussi resurgi sur son père, qui, avant de faire fortune dans la distribution de la bière Anheuser-Busch, aurait eu des ennuis avec la justice. Ayant vaincu ses réticences, Michelle Obama a fait une irruption fracassante sur la scène politique, il y a deux ans, en affichant son indépendance et sa force de caractère. Elle pensait ainsi servir Barack, montrer les qualités de l'homme sans cacher les petits défauts du mari, les chaussettes qui traînent, la mauvaise haleine le matin, etc. Or, ce n'était pas ce que les Américains attendaient d'une First Lady. Cindy l'a compris, qui, elle, n'a jamais trouvé le moindre défaut à John, si ce n'est « sa manie, lorsqu'il est dans le canapé, de monopoliser la télécommande »... Michelle dut vite faire machine arrière. Au passage, elle fut prise en flagrant délit de patriotisme douteux, affirmant que, avec la candidature de son mari, c'était la première fois qu'elle était « fière de son pays ». « Moi, j'ai toujours été fière de ma patrie », lui rétorquait Mme McCain, le lendemain. Puis il y eut ce « fist bump », ce petit choc complice des poings entre Michelle et Barack sur la tribune, le jour où il obtenait l'investiture démocrate. Le geste tendre fut jugé trop « basket-ball », presque « ghetto ».
Pourtant, Michelle est fière de ses racines noires américaines. Elle fut celle qui ancra son mari dans la réalité du quartier du South Side, à Chicago, et lui offrit de la sorte une identité. Il n'était alors qu'un jeune avocat venu de partout et de nulle part. Michelle est devenue sa colonne vertébrale, celle qui l'a placé à l'épreuve du monde. Aujourd'hui, quand elle parcourt le pays à ses côtés, elle aimerait parfois qu'il vienne se défouler avec elle sur le tarmac de l'aéroport en lançant un ballon de football aux journalistes. Mais, trop absorbé, il quitte rarement son siège. De toute manière, Barack n'a rien d'un sportif accompli. Son style est dynamique mais tout en retenue. Barack, c'est l'intellectuel à qui Michelle offre son énergie et son élégance. En août dernier, la convention de Denver a assigné à Michelle un nouveau rôle : faire redescendre son mari sur terre. Revenu de sa tournée internationale triomphale, Barack Obama avait grand besoin de recoller à l'électeur. Ses adversaires commençaient à lui placarder l'étiquette de gourou planétaire, un personnage pas très américain puisque, vous le voyez, le monde entier veut l'élire. Michelle se devait de corriger le tir. Elle le fit un peu à la manière d'une Cindy McCain, en puisant dans l'histoire de leur couple les moments tristes, les joies, la tendresse. Non, Barack Obama n'est pas le Messie. Il conduit comme vous et moi sa femme à l'hôpital lorsqu'elle va accoucher, et il connaît cette peur attendrissante qui habite tous les futurs papas... Cindy ressort parfois le couplet archiconnu du héros de guerre, du prisonnier des Nord-Vietnamiens. Michelle a introduit celui du travailleur social qui, au début des années 80, s'est occupé des ouvriers ayant perdu leur emploi dans le Chicago de la crise. Cet argument est souvent mis en avant par le candidat, mais l'entendre de la bouche de Michelle lui donne une crédibilité. Après la convention, l'élitisme dont était parfois soupçonné Obama s'est peu à peu estompé. Cindy parviendra-t-elle, elle aussi, à retourner l'électeur et à le persuader que la force de caractère de son mari suffit à compenser ses travers ? En tout cas, quel que soit le vainqueur, jamais une future First Lady n'aura eu autant de responsabilités pendant la campagne.
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| John McCain associe son adversaire Barack Obama aux socialistes européens |
AFP - WASHINGTON — Désespérément à la recherche d'une tactique pour remonter dans les sondages, John McCain a usé d'une nouvelle ficelle samedi en associant Barack Obama aux socialistes européens, partisans de la redistribution des richesses.
A deux semaines du scrutin du 4 novembre, le républicain devient plus agressif dans ses discours et ses messages téléphoniques, mais se heurte à la riposte d'Obama. Le démocrate a estimé dans le Missouri que John McCain est "à côté" des attentes des Américains de la classe moyenne qui se débattent avec la crise, et voudraient qu"'on leur fiche la paix". Pourtant, le candidat républicain veut encore croire à ses chances. Il a fait sienne en Caroline du Nord la musique du film "Rocky", l'histoire d'un outsider qui revient au finish, devant une audience de 4.000 à 5.000 personnes. Ils étaient une centaine de milliers pour acclamer Barack Obama sous l'arche symbolique de Saint Louis, Missouri. |
McCain se présente comme le défenseur de tous les "plombiers Joe" d'Amérique |
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WOODBRIDGE (AFP) — "Joe le plombier", simple artisan de l'Ohio devenu célèbre la semaine dernière après avoir contesté le plan fiscal de Barack Obama, offre depuis plusieurs jours une ligne d'attaque inespérée pour John McCain qui exploite ce filon au maximum.
"Ce n'est pas seulement Joe", mais c'est aussi tous ceux qui travaillent dans les petites entreprises américaines, a dit samedi à Woodbridge (Virginie, sud-est) John McCain au cours d'un rassemblement en plein air devant plusieurs centaines de personnes. A Concord (Caroline du Nord, sud-est) plus tôt dans la journée, puis à Woodbridge, John McCain a utilisé presque la moitié de son discours pour parler de Joe Wurzelbacher, de Toledo (Ohio, nord) pour qui il a pris fait et cause depuis que le désormais célèbre plombier a interrogé dimanche dernier M. Obama sur son plan fiscal. M. Wurzelbacher s'était alors dit inquiet quant au plancher d'imposition de 250.000 dollars par an pour les propriétaires de petites entreprises, proposé par Barack Obama. Le sénateur de l'Arizona, à la traîne dans les sondages, a déclaré notamment que Barack Obama allait augmenter les impôts des propriétaires de petites entreprises ce qui va coûter des emplois.
"Le rêve de Joe est de devenir propriétaire d'une petite entreprise qui va créer des emplois dans sa ville et les attaques contre lui sont des attaques sur les petites entreprises dans tous le pays qui emploient 84% des Américains", a-t-il lancé. M. Obama, en meeting dans le Missouri (centre) a accusé pour sa part M. McCain de se battre pour "les plus riches entreprises d'Amérique" et affirmé que "les vents du changement" soufflaient. Le sénateur de l'Illinois prévoit de diminuer les impôts de 95% des Américains. |
| "On peut se demander: comment diminuer les impôts de 95% des Américains, alors que 40% ne paient pas d'impôts sur le revenu? Comment passe-t-on sous le chiffre zéro?", a demandé John McCain samedi. " C'est la clé de tout le plan Obama: puisqu'on ne peut pas réduire les impôts sur ceux qui ne payent rien le gouvernement leur enverra à tous un chèque. Et le Trésor financera cela en soumettant d'autres gens à l'impôt, dont certains comme Joe", a dit M. McCain.
"Le plan d'augmentation d'impôts de Barack Obama interviendra au pire moment pour les Etats-Unis", a insisté M. McCain.
Le sénateur de l'Arizona a expliqué qu'il ne procéderait pas de la même façon: "Si je suis élu président je ne taxerai pas les petites entreprises et les familles avec des enfants". Le candidat républicain a également attaqué samedi dans un discours radiodiffusé la politique fiscale de Barack Obama en s'appuyant là encore sur l'exemple de "Joe le plombier".
"Joe a expliqué qu'il travaillait pour une petite société de plomberie et de chauffage. Il a pensé racheter cette société lorsque son patron prendrait sa retraite", a expliqué M. McCain. "Le problème c'est que cela ferait de lui la cible, parmi des millions d'autres propriétaires de petites entreprises, d'une brusque augmentation d'impôts, conformément au plan de mon adversaire", a-t-il ajouté.
M. McCain a dit que Barack Obama "croyait en la redistribution des richesses, pas aux politiques qui nous aident à en créer plus". Enfin, son conseiller économique Doug Holtz-Eakin a transmis à la presse samedi un memo dans lequel il indique qu'une étude récemment publiée par l'Institut des politiques de l'emploi stipule que la politique de salaire minimum de Barack Obama va coûter quatre millions d'emplois. |
| Obama reçoit le soutien de Colin Powell et accroît son trésor de guerre |
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WASHINGTON (AFP) — A 16 jours de l'élection présidentielle américaine, le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama a reçu dimanche le soutien de poids de l'ancien secrétaire d'Etat du républicain George W. Bush, Colin Powell au moment où sa campagne annonçait avoir récolté la somme record de 150 millions de dollars en septembre. Ces deux événements semblaient de nature à stimuler les démocrates dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle alors que les sondages accordent en moyenne 5 points d'avance à M. Obama au niveau national. L'ancien chef d'état-major des armées américaines et héros de la première guerre du Golfe, a loué sur la chaîne NBC le "caractère réformateur" du candidat démocrate et sa campagne "fédératrice".
Une présidence Obama "provoquerait l'enthousiasme du pays et du monde", a assuré le général à la retraite. "Obama a démontré de la fermeté. Il a démontré de la vigueur intellectuelle. Il a une façon de gérer ses affaires qui nous sera profitable", a-t-il estimé. |
Son soutien tombe à pic pour M. Obama alors que l'équipe de campagne du candidat républicain l'accuse de se situer à l'extrême gauche de l'échiquier politique américain et met en doute sa capacité à rassembler les Américains au-delà de son camp.
"J'ai toujours admiré et respecté le général Powell. Nous sommes amis de longue date. Ce n'est pas une surprise", a réagi avec dépit M. McCain.
Au cours du même entretien, M. McCain a publiquement évoqué la possibilité d'une défaite.
"Je ne m'apesantis pas la-dessus. Mais, j'ai eu une vie merveilleuse. Je peux retourner vivre en Arizona, et représenter (mes administrés) au Sénat", a-t-il dit.
M. Powell est le premier poids lourd de l'administration Bush à apporter son soutien officiel au candidat démocrate. L'équipe de campagne de M. Obama a fait savoir que le sénateur de l'Illinois avait appelé M. Powell pour le remercier de son appui. "M. Obama est impatient de recevoir ses conseils au cours des deux prochaines semaines et, si possible, au cours des quatre prochaines années", a dit Robert Gibbs, directeur de la communication du candidat démocrate. Secrétaire d'Etat durant le premier mandat de George W. Bush (2001-2005), avocat de la guerre en Irak à l'ONU avant de dénoncer les "mensonges" qui ont entraîné les Etats-Unis dans cette guerre, M. Powell n'a cessé de prendre ses distances avec l'administration républicaine tout en refusant de rompre les ponts avec sa famille politique. M. Powell était républicain et demeure républicain. Il est ami avec John McCain et garde des liens avec de nombreuses personnalités de l'époque où George Bush père était président, notamment le ministre de la Défense d'alors et actuel vice-président Dick Cheney. Au cours de sa longue carrière, M. Powell, 71 ans, a été conseiller pour la sécurité nationale de Ronald Reagan. Ancien combattant de la guerre du Vietnam, il a été chef d'état-major interarmée de 1989 à 1993 et s'est illustré notamment durant l'opération "Tempête du désert" après l'invasion du Koweït par l'Irak de Saddam Hussein en 1991. En 1996, il avait brièvement envisagé d'être candidat à la Maison Blanche contre le démocrate Bill Clinton. Juste avant l'intervention de M. Powell, l'équipe de campagne de M. Obama a annoncé que le sénateur avait engrangé 150 millions de dollars en septembre. Jamais M. Obama n'avait récolté autant d'argent en un seul mois.
Depuis le lancement de sa campagne, M. Obama a récolté 605 millions de dollars. Cet afflux d'argent devrait permettre à M. Obama de mener une campagne agressive dans plusieurs Etats clefs notamment dans plusieurs Etats considérés comme des fiefs républicains comme la Virginie et la Caroline du Nord. M. McCain a accepté de recevoir de l'argent public et est soumis à un plafond de dépense de 84 millions de dollars d'ici le 4 novembre. Il peut néanmoins compter sur l'aide du parti républicain qui a engrangé 66 millions de dollars en septembre. |
| Pourquoi le soutien de Colin Powell pourrait-il avoir de l'importance? |
18 octobre 2008 - La nouvelle de la participation du général à la retraite, ancien secrétaire d'état, Colin Powell, dimanche à « Meet the Press » a provoqué une frénésie de spéculations sur l'éventuelle annonce de son soutien à Barack Obama. Powell n'a pas caché par le passé son admiration pour Obama, mais a toujours refusé d'apporter son soutien officiel. Cela changera-t-il dimanche? Et si oui, que vaut vraiment le soutien de Powell? Voici l'analyse de Chris Cillizza du Washington Post.
Voici plusieurs raisons pour lesquelles un soutien de Powell aurait de l'importance:
1. retourner sa veste est Fair Play . Powell est connu pour son job récent au gouvernement de George W. Bush. L'idée qu'un membre de haut rang du cabinet dans une administration républicaine est simplement une histoire trop tentante pour être ignorée par les médias.
2. L'homme le plus populaire d'Amérique? Powell, contrairement à presque tous les autres personnalités ayant des liens avec l'administration |
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Bush, a conservé une popularité remarquable. Selon un sondage Fox News/Opinion Dynamics en août dernier, 76% des électeurs avaient une opinion favorable de Powell, alors que seuls 13% avaient une opinion défavorable. L'attrait de Powell réside en grande partie dans la perception de non-partisan que l'opinion a de lui — un résultat direct de sa décision répétée de refuser d'être le candidat de droite à la présidence. Pour une part, non négligeable de l'électorat, quand Powell parle, on écoute. Le sondage Fox News/Opinion Dynamics renforce cela: plus d'un électeur sur trois a déclaré q'un soutien d'Obama par Powell les inclineraient à voter pour Obama.
3. Irak, tout faux . Powell, par son immense popularité, fut les choix de l'administration Bush pour porter le dossier de l'invasion de l'Irak devant les Nations Unies. Powell a depuis qualifié cet épisode de tache dans sa réputation, et dit clairement sa déception par la poursuite de la guerre. Un soutien d'Obama, qui a construit sa candidature sur son opposition au conflit depuis le début, serait une rupture claire avec l'administration Bush sur la guerre et ajouterait une force significative à l'argumentation d'Obama qu'il est le seul à avoir le jugement pour conduire les Etats-Unis dans un monde dangereux. 4. La dernière goutte . Avec des sondages — aussi bien dans les états clés qu'au niveau national — montrant que les électeurs font plus confiance à Obama qu'à McCain pour gérer la crise économique actuelle, l'un des derniers espoirs de McCain réside dans un recentrage de la campagne sur la politique étrangère. Si Powell soutient Obama, cela couperait l'herbe sous le pied de McCain. Il deviendrait difficile à McCain de contrer Obama sur la guerre, si le démocrate a le soutien de Powell dans la poche. |
| Présidentielle américaine: Obama reçoit le soutien de trois grands quotidiens |
| afp | 18.10.2008 | 09:18 - Trois grands quotidiens américains, le Washington Post, le Los Angeles Times et le Chicago Tribune, ont apporté vendredi leur soutien au candidat démocrate Barack Obama pour devenir le prochain président des Etats-Unis. Dans un éditorial, le Washington Post précise que son soutien "est sans équivoque", et fait l'éloge de "l'intelligence et des talents politiques" de Barack Obama malgré sa relative inexpérience, en s'en prenant à l'inverse à son rival républicain John McCain, 72 ans. "Le choix est facilité en partie par la campagne décevante menée par M. McCain et, avant toute chose, par son choix irresponsable d'un colistier qui n'est pas prêt pour être président", indique le journal, basé dans la capitale fédérale, en évoquant la gouverneure de l'Alaska Sarah Palin, 44 ans. |
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Selon le Post, en revanche, "M. Obama a le potentiel de devenir un grand président". "Oui, nous avons des réserves et des inquiétudes, presque inévitablement, étant donné la relativement courte expérience de M. Obama dans la politique nationale. Mais nous avons aussi de grands espoirs", ajoute le Post. Le Washington Post avait apporté son soutien aux candidats démocrates Al Gore et John Kerry lors des deux dernières présidentielles, remportées par le républicain George W. Bush. Sans surprise étant donné son inclination progressiste, le Los Angeles Times a également soutenu le candidat démocrate dans un éditorial publié vendredi sur son site internet. Selon le grand quotidien de la côte Ouest, M. Obama répond aux besoins d'un "dirigeant qui fait preuve de sang-froid". "Le Times soutient Barack Obama sans hésitation pour (devenir) président", ajoute le journal, se disant impressionné par sa "constance et (sa) maturité".
"Obama est cultivé, éloquent, sobre et excitant, constant et mature. Il représente le pays comme il est, et comme il aspire à être", poursuit le LA Times, qui a fait écho au Washington Post pour décrier le choix de Mme Palin comme colistière par John McCain, "brillant sur le plan tactique, mais irresponsable". "Cette décision pose la question de savoir quel genre de réflexion, si ce mot peut s'appliquer, s'exercerait à la Maison Blanche lors d'un mandat McCain", a ironisé le Times.
Le Chicago Tribune a également apporté son soutien à M. Obama. C'est la première fois depuis... 1847 que ce journal soutient un candidat démocrate à la présidentielle. Dans un éditorial intitulé "Barack Obama comme président", le Chicago Tribune écrit: "le 4 novembre nous allons élire un président pour nous diriger au cours d'une période périlleuse et restaurer une foi commune dans un objectif national". "Le meilleur candidat pour accomplir cela est Barack Obama. Le Tribune est fier de lui apporter aujourd'hui son soutien pour devenir président des Etats-Unis".
"Beaucoup d'Américains affirment qu'ils ne se sentent pas à l'aise avec Obama. Il est assez nouveau pour eux. Nous pouvons les rassurer. Nous connaissons Obama depuis qu'il s'est lancé en politique il y a une dizaine d'années. Nous l'avons observé, travaillé avec lui, nous l'avons critiqué (...) nous avons une confiance immense dans sa rigueur intellectuelle, son sens moral et sa capacité à prendre des décisions justes, réfléchies et prudentes. Il est prêt", a affirmé le quotidien de Chicago.
M. Obama a également reçu le soutien vendredi du San Francisco Chronicle. Au total, le candidat démocrate est soutenu par une cinquantaine de journaux et magazines contre 16 qui ont apporté leur soutien au républicain John McCain, selon le syndicat des éditeurs de presse. La diffusion des journaux qui soutiennent Obama atteint 5,8 millions d'exemplaires contre 1,5 million pour ceux qui soutiennent le candidat républicain. Parmi les titres prestigieux qui soutiennent M. Obama figurent le Boston Globe ou le New Yorker. Il devrait probablement recevoir le soutien du New York Times |
Obama et McCain échangent blagues et amabilités |
| Publié le 17/10/2008 à 07:19 Reuters - Après les joutes du dernier débat de la campagne présidentielle américaine, Barack Obama et John McCain ont de nouveau partagé la scène, jeudi, à l'occasion d'un dîner de charité, où ils ont multiplié les bons mots et les amabilités. Arborant smoking noir et noeud papillon blanc, Obama et McCain ont participé au traditionnel dîner de charité Al Smith, du nom d'un ancien gouverneur de New York, comme il est de coutume pour les candidats à la Maison blanche les années d'élection. |
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Premier à prendre la parole, McCain a déclaré qu'il avait une annonce à faire et qu'il venait de limoger tous ses conseillers de campagne.
"Toutes leurs fonctions vont désormais être occupées par un homme qui s'appelle Joe le plombier", a-t-il dit en référence à cet artisan de l'Ohio devenu malgré lui le centre de la campagne depuis le débat de mercredi. Provoquant l'hilarité de l'assistance, le sénateur de l'Arizona a poursuivi en tournant en dérision le fait d'avoir appelé Obama "that one" (celui-là) lors d'un précédent débat. "Il n'y a pas prêté attention. Lui-même a un surnom pour moi: George Bush." Prenant à son tour la parole, le sénateur de l'Illinois a multiplié les bons mots lorsqu'il s'est agi de corriger certaines idées fausses sur son identité.
"Je ne suis pas né dans une crèche", a-t-il dit, précisant que Barack, un prénom donné par son père kényan, était la traduction en souahéli de "that one".
Il a ensuite expliqué l'origine de son deuxième prénom "Hussein". "J'ai reçu mon deuxième prénom de quelqu'un qui ne pensait pas que je serais un jour candidat à la présidence", a-t-il plaisanté. "En fait, mon deuxième prénom n'est pas celui que vous croyez. Je m'appelle Steve. Oui, Barack Steve Obama." Les deux hommes se sont également adressé des amabilités, Obama rendant hommage au "dévouement" dont a fait preuve McCain au sein de l'armée, notamment lors de la guerre du Vietnam. McCain a de son côté souligné le fait que son rival pourrait écrire l'histoire en devenant le premier président noir des Etats-Unis. Mais il a refusé, avec humour, de "lui souhaiter bonne chance". |
Joe le plombier pas vraiment plombier... Ne parlez pas de racisme... |
| 20 minutes - Jeudi 16 octobre / Le journal de l'Amérique qui se cherche un Président (J-19)
Joe le plombier pas vraiment plombier: En 90 minutes de débat mercredi soir , il devenu le héros des républicains. Le symbole de ces petits artisans qui travaillent dur et dont ce socialiste d'Obama voudrait augmenter les impôts. Sauf que... non. D'abord, Joe le plombier n'est pas vraiment plombier. Joe Wurzelbacher répare bien fuites et tuyaux dans l'Ohio, mais il n'a pas la licence pour prétendre au titre de plombier, selon un journal local. Alors qu'il avait interpellé Obama sur sa politique fiscale, il se trouve lui-même en délicatesse avec le Fisc américain. Et il serait très loin de gagner les 250.000 dollars annuels qui lui ferait payer davantage d'impôts si Obama devenait président. Ah oui, et en fait, Joe n'est pas vraiment un indépendant comme il s'était présenté: il est inscrit sur les listes comme républicain. Joe le mytho? |
| "Joe le plombier" revient sur le débat McCain-Obama |
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10/15/08 - Le débat d'hier soir entre Obama et McCain a vu la naissance d'un nouveau héros américain, Joe Wurzelbacher "le plombier", dont les deux candidats ont fait l'éloge. Un média local a passé la soirée avec le Joe en question, qui donne son avis sur ce débat. Joe Wurzelbacher, plombier de son état, était un parfait inconnu avant sa rencontre, dimanche, avec Barack Obama lors de son passage à Toledo, en Ohio ( voir la vidéo de leur discussion ici ). Mais ses questions de bon sens au candidat démocrate et ses critiques visant son plan d'imposition en ont fait la personnification de l'Américain moyen, qui travaille dur pour réussir et refuse de se laisser manger la laine sur le dos par l'Etat fédéral. Un journaliste du quotidien local Toledo Blade était chez lui hier soir. Il a interviewé Joe juste après le débat. |
| Obama/McCain la crise financière et l'économie monopolisent le débat |
10/15/08 - WASHINGTON — La crise financière et plus largement l'économie dominent la campagne présidentielle aux Etats-Unis au point d'éclipser des dossiers qui étaient supposés être des thèmes majeurs de la course à la Maison Blanche: la guerre en Irak, la lutte contre le terrorisme, l'immigration illégale ou encore des questions de société comme le mariage homosexuel. La crise a fait perdre du terrain à John McCain dans son duel avec son rival démocrate, jugé plus crédible que lui sur l'économie. Barack Obama bénéficie désormais d'une nette avance sur le candidat républicain à la fois au niveau national et dans des Etats clés, selon les sondages. |
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La crise a également relégué au second plan des sujets qui avaient bénéficié aux candidats républicains lors des dernières élections: les dossiers de sécurité nationale et des questions sociales et culturelles sensibles. Le troisième et dernier débat télévisé entre les deux candidats prévu mercredi soir à Hempstead (Etat de New York) est normalement consacré à la politique intérieure, mais la crise économique et financière devrait, comme lors des deux débats précédents, occuper une place centrale dans la discussion. L'immigration illégale, une question majeure durant les primaires, a désormais peu de visibilité. Durant la course à l'investiture républicaine en début d'année, John McCain avait été vilipendé par de nombreux conservateurs pour avoir soutenu une réforme de l'immigration contenant une disposition qu'ils considéraient comme une amnistie de facto pour les clandestins. Le sénateur de l'Arizona a par la suite pris ses distances avec ce texte, affirmant que les frontières des Etats-Unis devaient d'abord être renforcées. Ses conseillers avaient espéré que sa position atypique pour un républicain sur ce dossier lui permettrait de gagner des voix chez les Hispaniques et les électeurs indépendants. Ils espéraient aussi présenter Barack Obama comme étant en décalage avec les Américains, le candidat démocrate s'étant déclaré favorable à l'octroi du permis de conduire aux clandestins, une mesure déjà autorisée par la loi dans plusieurs Etats mais qui reste très impopulaire. Mais le thème l'immigration ne fait plus recette désormais dans la campagne. Les questions de société comme l'avortement et le mariage homosexuel sont également peu discutées, malgré les efforts d'organisations militantes dans les deux camps.
Elizabeth Shipp, directrice politique de NARAL, un groupe qui défend le droit à l'interruption volontaire de grossesse, raconte que son organisation envoie de nombreux e-mails et courriers aux électeurs indépendants et aux femmes républicaines favorables au droit à l'avortement dans onze Etats où le scrutin s'annonce serré. Mme Shipp explique que la question a été peu évoquée si bien que de nombreux électeurs sont encore susceptibles d'ignorer que Barack Obama soutient le droit à l'avortement, contrairement à son adversaire. Les anti-IVG tentent également d'attirer l'attention, et peuvent compter sur un puissant relais en la personne de Sarah Palin, la candidate à la vice-présidence républicaine, connue pour son opposition farouche à l'avortement. La gouverneure de l'Alaska a critiqué Barack Obama lors d'un meeting la semaine dernière pour avoir voté contre un texte de loi, en tant que sénateur de l'Illinois, visant à apporter des soins médicaux à tout foetus "né vivant" après un avortement. De son côté, l'organisation des Femmes préoccupées pour l'Amérique fait campagne en faveur de trois propositions anti-mariage homosexuel qui seront soumises aux électeurs, parallèlement au scrutin présidentiel du 4 novembre, lors de référendums d'initiative populaire en Californie, Arizona et Floride. M. Obama s'oppose aux trois textes alors que M. McCain les soutient, mais aucun des deux candidats n'a réellement cherché à engager un débat sur les unions entre couples du même sexe. Lors de la présidentielle de 2004, des consultations du même type sur des propositions anti-mariage gay avaient été présentées dans onze Etats, dopant la participation de l'électorat conservateur dans plusieurs Etats qui avaient contribué à la réélection de George W. Bush.
Même la politique étrangère, qui avait largement dominé le début de la campagne avec des sujets comme la guerre en Irak et la lutte contre le terrorisme international, a été éclipsée par la crise. Et une série de questions de sécurité nationale ont été largement ignorées, comme la montée en puissance de la Chine et les turbulences politiques au Pakistan, considéré comme un front majeur dans la bataille contre le terrorisme. |
McCain dévoile son plan... Obama dans votre XBOX |
20Minutes.fr, éditions du 14/10/2008 McCain dévoile son plan économique pour la middle class /Un jour après Obama , le candidat républicain a donc détaillé ses mesures pour «Main Street» . Au programme, une enveloppe de 52 milliards de dollars dont plus de la moitié serait utilisée pour permettre aux plus de 59 ans de retirer de l'argent de leur plan retraite avec une pénalité moindre. Depuis deux jours, McCain semble donc laisser les pubs républicaines attaquer Obama pour mieux se concentrer sur l'économie. Attaques perso en vue pour le débat Mercredi, c'est la dernière chance de McCain de vraiment marquer l'opinion, lors du dernier débat présidentiel. Et ce coup-ci, il jure qu'il attaquera Obama sur sa relation avec l'ex-activiste radicale William Ayers. Joe Biden se dit «déçu» que McCain «en arrive là». |
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Obama +8 dans les sondages
Et ce n'est que la moyenne des études . Un sondage du Los Angeles Time le donne 10 points devant. Qui dit mieux? Le New York Times, avec 14 points, dans un sondage à paraître mercredi. Chez les bookmakers, la cote est à 78/22 . Qui a dit «ça sent le sapin ?».
Obama dans votre Xbox
Vous faîtes un dérapage dans le jeu Burnout Paradise, et que voyez vous? Un panneau de pub pour Obama. Après un petit buzz de quelques heures, EA Sports a confirmé qu'il s'agissait bien d'une campagne officielle du candidat démocrate sur le service XBOX Live, qui devrait notamment s'étendre à Madden 09. Bon, il y a déjà des mauvaises langues pour dire que c'est limite de cibler les enfants mais (a) ils ne peuvent pas voter et (b) des adultes jouent aussi. Des langues encore plus mauvaises se moquent de McCain, et raillent que s'il devait faire de la pub dans un jeu, ca serait sans doute dans Pong. C'est moche de tirer sur l'ambulance.
La poupée qui fait non…
Un fabricant de gadgets érotiques a annoncé le lancement d' une poupée gonflable à l'effigie de la co-listière de John McCain , baptisée «This is not Sarah Palin» (ceci n'est pas Sarah Palin). La société Topco a précisé que la liste d'attente était déjà de trois mois…
Les fans ont trouvé chaussure à leur pied…
L'héroïne de Sex & The City pourrait se voir voler son titre de «reine des chaussures» par Sarah Palin. Finies les Manolo Blanik clinquantes, place aux modèles plus classiques portés par la gouverneur de l'Alaska lors des meetings. Devenues un sujet de conversation incontournable , les chaussures de la co-listière de John McCain font même l'objet d'un diaporama sur le site du Wall Street journal .
Sarah Palin dure d'oreille?
Décidément, la running-mate de McCain est très présente aujourd'hui... Lors d'un meeting avec les partisans républicains lundi, Sarah Palin a haussé le ton contre «ces manifestants», qu'elle pensait venus gêner l'événement. Il s'agissait en fait de quelques-uns de ses supporters qui lui demandaient de parler plus fort |
Les républicains à l'offensive contre Barack Obama |
| LE MONDE | 06.10.08 | 12h22 - A la veille du deuxième débat de campagne entre John McCain et Barack Obama, les républicains ont annoncé leur intention de lancer une série d'attaques contre le candidat démocrate, désormais donné gagnant par plusieurs instituts de sondage. Karl Rove, l'ancien stratège de George Bush – qui livre ses commentaires sur Fox News et dans Newsweek bien qu'il ait été mis à l'index par le Congrès pour son refus de témoigner dans l'affaire du licenciement des procureurs fédéraux –, s'est étonné de ce que le camp McCain annonce sa tactique à l'avance. Mais le seul fait d'évoquer la contre-attaque a permis aux républicains de détourner la discussion du terrain économique et financier, désastreux pour le tandem Palin-McCain.
Dans une conférence de presse téléphonique, le comité national républicain (RNC) a annoncé, dimanche 5 octobre, son intention de demander à la commission électorale fédérale (FEC) de vérifier la source de milliers de contributions financières effectuées au profit de M. Obama. "Les Américains doivent savoir si l'argent vient de l'étranger" , a affirmé l'avocat du RNC, Sean Cairncross. |
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Les républicains appuient leur réclamation sur un article de Newsweek qui fait état de contributions financières venues de Gaza, du Royaume-Uni et autres pays, pour un montant de 33,8 millions de dollars. Ils dénoncent particulièrement le fait que les identités de la plupart des donateurs ne sont pas connues. Selon la loi, les campagnes ne sont pas tenues de communiquer le nom des particuliers qui envoient moins de 200 dollars.
D'après Newsweek, la FEC a déjà demandé des précisions sur les mille contributions d'un individu appelé "Will, Good" , pour 25 dollars chacune; et celles d'un "Pro Doodad" , de New York, auteur de 786 dons pour un total de 19500 dollars, donc bien au-delà du plafond autorisé aux particuliers. A la suite de remarques de la commission fédérale, les financiers de M. Obama ont commencé à retourner ces contributions.
Les républicains ont aussi entrepris de relancer plusieurs affaires qui ont déjà été agitées sans résultat pendant les primaires : les liens de M. Obama avec le promoteur immobilier Tony Rezko, et avec le militant radical des années 1970 Bill Ayers, un ancien dirigeant de l'organisation d'extrême gauche Weather Underground, qui a reconnu avoir participé à un attentat contre le Capitole en 1971 et le Pentagone en 1972. Désormais professeur d'éducation à l'université de Chicago, M. Ayers a tenu une soirée de collecte de fonds au profit de M. Obama en 1995, et siégé au même conseil d'administration que lui. La colistière de M. McCain, Sarah Palin, s'est chargée de l'attaque. Samedi, elle a décrit M.Obama comme un homme qui pense que l'Amérique est "si imparfaite" qu'il fréquente "des terroristes qui ciblaient leur propre pays" . Le camp Obama a répliqué en attaquant M. McCain sur ses liens, il y a quinze ans, avec Charles Keating, financier convaincu de corruption.
"VIEILLE TACTIQUE"
Les conservateurs sont eux-mêmes sceptiques sur la tactique McCain tant est grande l'anxiété économique. "Dire que l'adversaire est trop dangereux, trop gauchiste, c'est une vieille tactique des républicains, a relevé David Brooks, le conservateur du New York Times. Je ne suis pas sûr que cette fois cela puisse marcher." M. McCain n'a sans doute pas le choix. Les talk-shows politiques du dimanche ont fait état de la subite évolution de la carte électorale en faveur de son adversaire. Karl Rove a lui-même attribué 273 votes au collège électoral au démocrate, soit trois délégués de plus qu'il n'en faut pour être élu, tout en indiquant que les estimations avaient été réalisées avant le débat des vice-présidents, jeudi 2 octobre. "Si les élections se tenaient aujourd'hui, a-t-il dit, Barack Obama gagnerait tous les Etats emportés par John Kerry en 2004, plus le Nouveau Mexique, l'Iowa et le Colorado." A trente jours du scrutin, les démocrates se sont promis de "ne pas laisser passer une journée" sans rappeler l'état de l'économie aux Américains.
Corine Lesnes |
La riposte d'Obama aux attaques du clan McCain |
| Laurent Suply (lefigaro.fr) 06/10/2008 - Attaqué par les républicains sur ses relations avec un ex-terroriste, le candidat démocrate préfère répliquer sur le terrain économique, mais met sous les projecteurs le dossier « Keating Five », un scandale de la fin des années 80 dans lequel est impliqué John McCain.
«Vert dollar» sur fond noir de crise, le site keatingseconomics.com annonce une sombre couleur. Celle d'un scandale financier de la fin des années 80 dans lequel a trempé le candidat républicain John McCain, et qui présente des similitudes avec la crise actuelle et ses subprimes. |
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Lancé par l'équipe de Barack Obama, le site va notamment accueillir dans la journée de lundi un documentaire de 13 minutes sur cette affaire dite « Keating Five », du nom de Charles Keating, patron d'une caisse d'épargne californienne, friand des placements à risque, et généreux donateur du sénateur McCain (environ 200.000$ actuels et des vacances tous frais payés pour lui et sa famille) et de quatre autres politiciens américains. L'actuel candidat républicain avait plusieurs fois voté contre les propositions de régulations du commerce de Keating, et même tenté, en 1987, de persuader le régulateur américain d'abandonner une enquête contre lui. En 1989, comme de nombreux autres acteurs du secteur, l'entreprise de Keating s'effondre.
Le dossier « Keating Five » aboutira à une réprimande officielle du comité d'éthique du Sénat pour McCain pour manque de discernement, à une peine de prison pour Keating, et à la ruine pour 20.000 épargnants qui finirent par y perdre toutes leurs économies. Au total, l'administration de l'époque déboursera quelque 125 milliards de dollars pour sauver les caisses d'épargne américaines.
Le parallèle avec la crise financière déclenchée par les subprimes est frappant. Tracé depuis quelques jours par la presse américaine ( LA Times , Washington Independent ) , il est récupéré par Barack Obama. Sur le site dédié au scandale, il explique que « rien n'illustre mieux son approche (d'une crise économique, ndlr) que son rôle central dans le scandale des caisses d'épargne de la fin des années 80 ». « Le scandale Keating est similaire à l'actuelle crise du crédit. (…) Dans les deux dossiers, le discernement et les valeurs de John McCain l'ont placé du mauvais côté de l'histoire », poursuit-il.
A la manière d'un blockbuster, la mise en ligne du documentaire « Keating Economics » a été annoncée par une vaste campagne d'e-mails et une bande-annonce publiée sur YouTube (vidéo ci-dessous). Internet est en effet le média idéal pour publier à peu de frais un spot politique aussi long.
Dans le même temps, un spot de 30 secondes est diffusé depuis lundi sur les chaînes du câble américain. Reprenant des citations de la presse, il accuse McCain de s'être montré « erratique » dans sa réponse à la crise et d'être « à côté de la plaque » sur les dossiers économiques. Surtout, il accuse McCain de tenter de changer de sujet au plus vite pour éviter ces questions qu'il avoue ne pas maîtriser. «Nous cherchons à tourner la page de la crise financière », avait ainsi avoué à la presse le stratège républicain Greg Strimple. |
Sarah Palin accuse Barack Obama de "copiner avec des terroristes" |
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NOUVELOBS.COM | 06.10.2008 |
Sarah Palin a mis en cause les liens entre le sénateur de l'Illinois et Bill Ayers, qui a appartenu à un mouvement d'intellectuels radicaux dans les années 1960. "Notre adversaire est quelqu'un qui considère l'Amérique, semble-t-il, si imparfaite qu'il fraye avec des terroristes ayant pris pour cible leur propre pays", a-t-elle déclaré.
La candidate républicaine à la vice-présidence américaine, Sarah Palin, a accusé samedi 4 octobre le candidat démocrate Barack Obama, de "copiner avec des terroristes", mettant en cause ses liens avec un homme ayant appartenu à un mouvement radical dans les années 60. |
| Sarah Palin a tenu ces propos lors d'une discussion avec des bailleurs de fonds, dans un aéroport privé d'Englewood (Colorado).
La colistière de John McCain abonde ainsi dans le sens du candidat républicain, qui cherche à dépeindre son rival démocrate comme inacceptable pour les électeurs.
Offensive
Alors que le candidat républicain à la Maison blanche est devancé par son rival démocrate dans les Etats-clés et à l'échelle nationale à un mois de l'élection, selon plusieurs sondages, Sarah Palin est passée à l'offensive, affirmant qu'"il y a un moment où il faut arrêter de prendre des gants et ce moment est venu."
Sarah Palin a ainsi fait référence à Bill Ayers, l'un des fondateurs du Weather Underground, groupe américain de jeunes intellectuels radicaux, qui avaient annoncé leur intention de renverser le gouvernement.
A l'époque de la guerre du Vietnam, ses membres avaient participé à plusieurs attentats à la bombe aux Etats-Unis, dont certains devant le Pentagone ou le Capitole.
"Notre adversaire est quelqu'un qui considère l'Amérique, semble-t-il, si imparfaite qu'il fraye avec des terroristes ayant pris pour cible leur propre pays", a déclaré Sarah Palin.
"Politique de caniveau"
La gouverneure de l'Alaska a cité une enquête du New York Times sur les relations entre le candidat démocrate et Bill Ayers, professeur à l'université de l'Illinois et ancien membre de l'organisation Weather Underground, qui a commis des attentats pendant la guerre au Vietnam. Le quotidien a conclu que les deux hommes n'étaient pas proches.
Après les déclaration de Sarah Palin, l'équipe de campagne d'Obama a jugé que ces propos, prononcés peu après qu'un porte-parole de McCain ait qualifié le sénateur métis de "menteur", relevaient de la "politique de caniveau".
"Aujourd'hui, le ticket McCain-Palin a franchi un pas supplémentaire dans sa campagne de discrédit, de déshonneur, en annonçant qu'il allait essayer de 'tourner la page de la crise' financière et lançant de nouvelles attaques personnelles contre le sénateur Obama", a réagi le porte-parole d'Obama, Hari Sevugan.
"Plutôt que d'offrir des solutions pour les Américains qui travaillent et pour les familles qui bataillent face à une économie malade, ils ont privilégié la politique de caniveau et des attaques erronées."
"Attaques malhonnêtes et immorales"
L'attaque de la candidate était "de bonne guerre", a estimé Joe Lieberman, un influent sénateur proche du candidat républicain à la Maison Blanche."Mais l'équipe de campagne de John McCain n'a pas annoncé qu'elle allait passer les quatre prochaines semaines dans un campagne négative", a-t-il aussitôt ajouté sur la chaîne Fox.
Ce sont des "attaques malhonnêtes et immorales", lui a répondu Claire McCaskill, sénatrice démocrate de l'Etat du Missouri (centre), qualifiant de "ridicule" la déclaration de Sarah Palin. "Pensent-ils vraiment que l'Amérique va penser que Barack Obama 'copine avec des terroristes' ?", a-t-elle ironisé à propos de l'équipe McCain. Pour Joe Lieberman cependant, "tout ce que vous avez pu faire, tous ceux que vous avez pu rencontrer, sera un sujet de discussion publique si vous vous présentez à une élection, d'autant plus que le sénateur Obama est relativement nouveau sur la scène nationale".
"Si John McCain avait organisé dans le passé un événement de campagne dans la maison de quelqu'un qui a créé un groupe de droite, qui a placé des bombes dans des bâtiments publics, puis était resté proche de cet homme plusieurs années, vous pouvez parier que Obama aurait soulevé la question", a-t-il avancé. Jugeant que le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis avait été "lunatique" pendant les quinze jours de crise qui ont secoué la finance et le Congrès américain, Claire McCaskill a estimé "pas étonnant que le camp (républicain) veuille changer de sujet".
"Mentir sur ses adversaires"
En campagne en Caroline du Nord, Obama n'a pas commenté directement les déclarations de Palin mais a expliqué qu'il poursuivrait une campagne positive.
"La plupart (des gens) sont fatigués de la politique de distraction, de la politique de division (...) qui dit qu'il faut simplement diffuser des spots désagréables et mentir sur ses adversaires pour gagner une élection", a-t-il affirmé. Barack Obama, qui avait huit ans lorsque le groupe a mené ses actions, avait ensuite dénoncé les points de vue radicaux de Bill Ayers et ses activités. Les deux hommes vivaient dans le même quartier de Chicago, ont servi la même oeuvre de charité et ont eu quelques échanges politiques ponctuels. Barack Obama n'a jamais été impliqué dans les actes terroristes commis par Bill Ayers. (avec AP) |
Le premier débat Obama-McCain dominé par la diplomatie et la crise économique |
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LEMONDE.FR avec AFP, Reuters et AP | 27.09.08 -
Le premier débat télévisé entre Barack Obama et John McCain, un temps mis en cause par la suspension temporaire de la campagne du candidat républicain, a finalement eu lieu, dans la nuit de vendredi 26 à samedi 27 septembre à Oxford (Mississippi), abordant les domaines prévus de politique étrangère et de sécurité nationale. Mais la crise financière qui touche actuellement les Etats-Unis a aussi été longuement évoquée lors du début de la rencontre. Pendant un peu plus d'une heure et demie, les deux candidats à la Maison Blanche ont exposé leurs programmes, répondant aux questions du journaliste Jim Lehrer thème par thème, dans des segments de deux minutes, avant de débattre pendant une dizaine de minutes.
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La crise financière. En raison du contexte, la crise qui touche actuellement les Etats-Unis devait obligatoirement être traitée pendant ce débat. De nombreux sondages rapportent que l'état de l'économie est de loin la première préoccupation des électeurs. Le thème a donc été abordé d'emblée, Jim Lehrer leur demandant quelles étaient leurs positions vis-à-vis du plan de relance de l'administration Bush, et quelles étaient leurs propositions pour sortir dela crise. Pour Obama, cette crise constitue le "verdict final" de la présidence de George Bush, "huit ans de politiques ratées soutenues par le sénateur McCain" . Il s'est dit "optimiste" sur l'état des négociations. John McCain s'est quant à lui félicité que "démocrates et républicains [aient pu] s'asseoir pour négocier et mettre un dispositif au point" et a souhaité que les négociations donnent naissance à un texte pour lequel il pourra voter.
Très prudents, Obama et McCain ont soigneusement évité de lancer des attaques trop violentes dès le début du débat, obligeant même le présentateur à les encourager à s'adresser l'un à l'autre. Les échanges ont commencé à devenir plus nourris quand les deux candidats ont détaillé leurs réponses pour venir à bout de la crise, notamment leurs propositions fiscales. John McCain a accusé son rival de vouloir augmenter les dépenses publiques, alors que lui prône une baisse de celles-ci, ainsi qu'une baisse des impôts, pour relancer l'économie. Barack Obama a répondu en soulignant qu'il n'augmenterait pas les taxes pour les familles "qui gagnent moins de 250 000 dollars par an" , répétant que cette crise est le résultat d'une politique de dérégulation soutenue par John McCain. Après avoir été relancés plusieurs fois, les deux hommes ont également reconnu que la crise aura des conséquences sur leurs éventuelles présidences. Obama a jugé que le budget sera "sans aucun doute affecté" , mais a énuméré plusieurs programmes qu'il entend privilégier : l'indépendance énergétique, le renouvellement des infrastructures et l'éducation. McCain a pour sa part proposé le gel de dépenses dans des domaines autres que la défense et les anciens combattants, ce que le démocrate a comparé à " utiliser une hache quand il faut un scalpel" .
Les fronts en Irak et en Afghanistan. La discussion sur la guerre en Irak a été sans aucun doute la plus disputée de la soirée. Barack Obama s'en est pris à son rival, qui a soutenu la guerre dès 2003 alors que lui avait voté contre "quand c'était encore politiquement risqué" de le faire. Le sénateur de l'Arizona a répondu en assurant qu'à ses yeux les Etats-Unis "gagnent en Irak" et que la stratégie de "surge" (30 000 troupes supplémentaires envoyées en 2007) mise en place par l'administration Bush "a été couronnée de succès (...) nous allons revenir au pays dans la victoire et l'honneur" . Il n'a pas manqué de souligner qu'Obama était opposé à cette stratégie, avant de la soutenir. McCain s'est néanmoins peint comme un opposant au gouvernement fédéral. Il a rappelé qu'il était contre "le traitement des prisonniers, sur Guantanamo Bay et sur la façon dont la guerre en Irak a été menée" . "J'ai un bilan et les Américains me connaissent bien et savent que je suis indépendant et un 'maverick' au Sénat" , a-t-il lancé.
Le candidat démocrate a reconnu que la situation s'était améliorée en Irak, mais a estimé que le gouvernement "avait perdu de vue l'essentiel" en se concentrant en Irak et en laissant la situation dégénérer en Afghanistan, l'objectif principal dans la guerre contre le terrorisme à ses yeux. Il a promis d'envoyer trois bataillons supplémentaires sur place, avant de rappeler qu'il considérait l'invasion de l'Irak en 2003 comme une erreur (aucune arme de destruction massive n'a été trouvée, les Américains n'ont pas été accueillis comme des héros). McCain a rétorqué en moquant Obama pour s'être dit prêt à lancer des frappes ciblées contre Al-Qaida au Pakistan, estimant qu'Islamabad était un allié précieux. Les deux candidats se sont également mutuellement accusés d'avoir voté contre le financement des troupes déployées en Irak.
Les relations avec l'Iran et la Russie. L'Iran et la Russie ont constitué les deux autres principaux points de divergence. Comme il l'a fait à de nombreuses reprises pendant ce débat, John McCain a assuré que son rival "ne comprenait pas" la situation diplomatique mondiale et manquait d'expérience. Il a raillé sa "naïveté" , prononcé en français, parce qu'il était prêt à rencontrer le président d'un Etat comme l'Iran. "Le sénateur Obama a déclaré deux fois au cours de débats qu'il négocierait avec Ahmadinejad, Chavez et Castro, sans conditions" , a-t-il ajouté, rappelant que le président iranien avait promis à plusieurs reprises "de rayer Israël de la carte" .
M. Obama a pour sa part plaidé pour une "diplomatie ferme et directe" avec Téhéran et a affirmé qu'en tant que président, il "se réservait le droit de rencontrer les personnes de son choix à un moment et un endroit de (son) choix (...) si je pense que cela peut contribuer à la sécurité des Etats-Unis". Il n'a pas manqué de pointer que Henry Kissinger, qui conseille la campagne de John McCain, était favorable a une rencontre au niveau présidentiel avec l'Iran. Le camp républicain s'est empressé de diffuser après le débat un communiqué assurant que M. Kissinger récusait les propos de Barack Obama. Sur la Russie, l'un et l'autre étaient d'accord pour refuser un retour à la guerre froide, mais ont condamné l'intervention russe en Géorgie le mois dernier. "Je pense que compte tenu de ce qui s'est passé au cours des dernières semaines et des derniers mois, l'ensemble de notre attitude vis-à-vis de la Russie doit être réévalué, car une Russie résurgente et très agressive est une menace pour la paix et la stabilité de la région" , a expliqué Obama. McCain n'a pas hésité pour sa part à qualifier la Russie "d' Etat contrôlé par des apparatchiks du KGB" . Les deux hommes ont en outre promis de soutenir l'adhésion de l'Ukraine et de la Géorgie à l'OTAN |
| Un livre contre Obama cartonne |
13.8.2008 - Un ouvrage féroce et outrancier contre le démocrate Barack Obama caracole en tête des ventes aux Etats-Unis, selon le classement du New York Times. "La Nation Obama, gauchisme et culte de la personnalité" (475'000 unités), accuse Obama de liens avec des islamistes ainsi que des mouvements noirs radicaux et le taxe de pacifiste ingénu. L'auteur, Jérome Corsi, militant conservateur, avait sorti un pamphlet contre le démocrate John Kerry lors de la précédente présidentielle. Corsi, volontiers invité par des TV conservatrices comme Fox News, a donné une centaine d'interviews depuis début août |
John McCain envisage de choisir un co-listier partisan du droit à l'avortement |
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WASHINGTON — John McCain n'exclut pas de prendre comme colistier le populaire ancien gouverneur de Pennsylvanie Tom Ridge, malgré son soutien au droit à l'avortement. Un tel choix pourrait l'aider à conquérir la Pennsylvanie, l'un des Etats les plus peuplés qui pèsent le plus dans la présidentielle américaine, mais risquerait également de provoquer la colère de la base conservatrice de l'électorat républicain. Le futur candidat républicain à la présidentielle de novembre semble pour l'heure tâter le terrain. Le sénateur de l'Arizona est opposé au droit à l'avortement alors que son adversaire démocrate Barack Obama est favorable à ce que la femme puisse choisir dans la plupart des cas. "Vous savez, Tom Ridge est l'un des grands responsables politiques et il se trouve qu'il défend le droit à l'avortement. Et je ne crois pas que cela exclue nécessairement Tom Ridge", a expliqué John McCain. |
Dans un entretien avec le conservateur "The Weekly Standard", John McCain a été interrogé sur des propos qu'il avait tenu pendant les primaires sur le choix éventuel du maire de New York Michael Bloomberg, ancien républicain aujourd'hui indépendant. Le sénateur de l'Arizona avait loué les qualités de Michael Bloomerg, tout en notant que son soutien au droit à l'avortement lui permettrait difficilement de le prendre comme candidat à la vice-présidence. Tom Ridge, a expliqué John McCain au magazine, serait davantage du goût des conservateurs sociaux. Barack Obama a refusé de dire qui il pourrait choisir comme co-listier, mais les spéculations se concentrent sur le sénateur de l'Indiana Evan Bayh et Joe Biden, sénateur de longue date du Delaware et ancien candidat à l'investiture démocrate. |
Arrestation d'un homme ayant menacé de tuer Barack Obama |
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07/08/2008-[23:38] - AFP
MIAMI, 7 août 2008 (AFP) - Des agents du Secret Service, chargés de la sécurité du président et des candidats à la présidence des Etats-Unis, ont arrêté un homme qui avait menacé de tuer le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Raymond Hunter Geisel, 22 ans, avait également proféré des menaces à l'encontre du président George W. Bush. Arrêté samedi à Miami (Floride, sud-est), M. Geisel a été transféré jeudi devant un tribunal fédéral qui a ordonné sa détention sans possibilité de verser une caution pour sa libération. Il a été inculpé pour menaces de mort contre M. Obama. La police a saisi des armes à feu, des munitions et des armes blanches dans sa chambre d'hôtel et dans son véhicule. Selon des documents remis au tribunal, M. Geisel aurait déclaré devant témoins : "si ce nègre est élu, je l'assassinerai moi-même". Il aurait également menacé devant des témoins de mettre une balle dans la tête de George W. Bush. M. Geisel a nié avoir proféré ces menaces. Le tribunal ne l'a pas inculpé pour les menaces qui auraient été proférées contre M. Bush. Le sénateur de l'Illinois se trouvait en Floride les 1er et 2 août mais ne s'était pas rendu à Miami. M. Obama, qui pourrait devenir le premier Noir à être élu président des Etats-Unis, bénéficie de la protection du Secret Service depuis le début du processus des |
| Le duel Obama-McCain fait le plein d'énergie |
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Jean-Louis Turlin, notre correspondant à New York - 05/08/2008 - Les candidats s'affrontent sur une des préoccupations majeures de l'électorat alors que le républicain vire en tête dans les sondages. Examen de politique étrangère passé et réussi, Barack Obama a recentré sa campagne sur les grands soucis intérieurs du moment, particulièrement le prix de l'essence, et aussi du fioul, dont les Américains commencent déjà à s'inquiéter en plein été. La tournée au Proche-Orient et l'accueil triomphal en Europe n'ont pas fait perdre de points au candidat démocrate dans les sondages, mais ne lui en ont pas rapportés non plus. Deux enquêtes donnent même un point d'avance à John McCain sur Obama (42 %-41 % selon Zogby, qui note une augmentation du pourcentage des indécis, et 47 %-46 % selon Rasmussen Reports). C'est la première fois que le républicain vire en tête. La marge est insignifiante, mais l'épisode significatif alors que McCain s'était plaint de la couverture médiatique des voyages de son rival, qui l'avait, à son avis, un peu trop laissé dans l'ombre. Pas pour longtemps. |
Une série de spots publicitaires agressifs lui a valu une volée de bois vert dans certains éditoriaux. On lui reproche de renier sa promesse de mener une campagne «digne» et d'emprunter les méthodes du stratège honni de Bush, Karl Rove, dont McCain avait été victime en 2000. Mais les attaques ont apparemment porté et encouragé le républicain à persister dans une stratégie qui consiste à «définir» l'adversaire dans l'opinion, c'est-à-dire à en fixer une perception négative par anticipation. Or l'Amérique s'interroge encore sur Barack Obama, en raison de sa jeunesse - il a fêté lundi ses 47 ans - et de ses origines peu conventionnelles.
Le message est simple : Obama n'est pas «en prise» avec la majorité des Américains. Pour mieux enfoncer le clou, McCain distribue dans ses meetings des imitations de jauges destinées à mesurer la pression des pneus. Référence humoristique et réductrice aux «choses que l'on peut faire individuellement pour économiser l'énergie», mentionnées dans un discours d'Obama, comme «s'assurer que ses pneus sont bien gonflés». L'idée n'est pas stupide : le ministère américain de l'Énergie estimant à 3,3 % le gain en kilométrage grâce à une bonne pression, avec un impact immédiat sur le prix de l'essence. Mais les effets de scène sont censés masquer le programme de l'adversaire.
Forages pétroliers en mer
Barack Obama a considérablement ajusté le sien en matière d'énergie, un domaine dont un de ses spots publicitaires lancé lundi veut faire «une priorité nationale». Il se dit aujourd'hui favorable à deux mesures qu'il avait précédemment rejetées : la mise en vente d'une partie de la réserve stratégique de pétrole (70 des 707 millions de barils qu'elle contient) et une autorisation limitée des forages en mer. La première peut avoir un effet rapide sur le prix de l'essence, qui a d'ailleurs commencé à baisser, la seconde est jugée illusoire, les premiers forages ne pouvant être productifs avant sept ou dix ans.
Mais Obama ne pouvait ignorer la fausse idée qu'ont «plantée» dans l'opinion les spots de McCain en faveur de ces forages, sur lesquels il a lui aussi changé d'avis : la moitié des Américains y sont favorables. Le Congrès examine d'ailleurs un projet de loi levant partiellement le moratoire dont ils font l'objet. Les deux candidats se rejoignent d'ailleurs sur la nécessité de jouer sur tous les registres, y compris les énergies renouvelables, pour décroître la dépendance du pays.
Accusé de faire de nouvelles concessions à la droite, Obama se rachète en promettant d'investir 150 milliards de dollars dans la recherche, de subventionner les voitures hybrides et de taxer les profits imprévus des compagnies pétrolières, tout en accusant ces dernières d'être «dans la poche» de son rival. La guerre de l'énergie n'est pas finie. |
La mère de Paris Hilton critique le spot de campagne de John McCain |
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WASHINGTON (AFP) — La mère de Paris Hilton a estimé dimanche que le spot de campagne du candidat républicain à la Maison Blanche John McCain dans lequel il compare la popularité de son adversaire démocrate à celle de starlettes comme sa fille était du "gaspillage" d'argent public et de temps. Ce spot vidéo est "un moyen complètement frivole de choisir le prochain président des Etat-Unis", a estimé dans un communiqué Kathy Hilton, qui avec son mari Richard Hilton, magnat de l'immobilier de Beverly hills (Los Angeles) et héritier des hôtels du même nom, a donné 4.600 dollars pour la campagne du candidat républicain.
"C'est un gaspillage total de l'argent que les donateurs ont versé à John McCain pour sa campagne", a-t-elle ajouté. "Un gaspillage de temps pour le pays et d'attention au moment où des millions de gens perdent leur logement et leur travail", a-t-elle insisté. L'agent de la starlette avait déjà publié un communiqué assurant que "mademoiselle Hilton n'a pas été consultée et n'a pas donné son autorisation pour l'utilisation de son image dans ce spot et ne souhaite pas faire d'autre commentaire". |
"C'est la plus grande célébrité du monde", affirmait une voix off féminine dans ce spot de campagne, alors que défilaient des images de M. Obama à Berlin entrecoupées de photos de Britney Spears et Paris Hilton. "Mais, est-il prêt à prendre les commandes?" ajoute la voix off. |
Obama-McCain: pourquoi tout se joue maintenant |
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jeudi, 31 juillet 2008 - Depuis hier, la campagne électorale américaine est entrée dans une phase décisive. Et rien ne dit qu'Obama en sortira gagnant. Mercredi, l'équipe de John McCain a diffusé une série de spots télévisés attaquant violemment le candidat démocrate. Le thème de cette charge: certes Obama est très célèbre et très populaire dans le monde, mais il l'est au même titre que n'importe quel "people", tels Britney Spears ou Paris Hilton. Cette célébrité et cette popularité ne font pas de lui un homme capable de diriger la première puissance de la planète. La manoeuvre, concoctée par d'anciens de la campagne électorale de Bush en 2004, peut faire sourire de ce côté de l'Atlantique.Mais vue de l'autre, elle est extrêmement habile - et pourrait, à mon avis, coûter la présidence à Barack Obama. Il y a quatre ans, l'équipe de Bush avait procédé contre John Kerry de la même façon et à la même époque: brutalement et en été. |
Les hommes de président sortant avaient décidé de faire croire que Kerry avait menti sur son glorieux passé militaire en faisant témoigner contre lui quelques vétérans du Vietnam. Croyant la ficelle trop grosse, le candidat démocrate n'avait pas réagit assez fort ni assez rapidement. Du coup, le doute s'est installé dans l'opinion. Et Kerry a perdu, alors que jusque début août les sondages le donnaient largement vainqueur contre Bush (voir mon enquête sur la réélection de Bush publiée en janvier 2005 ).
Ce scénario catastrophe peut, je crois, se reproduire. Pour plusieurs raisons:
1/ L'argument des spots de McCain n'est pas dénué de fondement. Totalement inconnu il y a quatre ans, Obama a, en effet, percé grâce à la télévision et à son incroyable habilité médiatique. Ce ne sont pas les seules raisons, bien sûr. Ses propositions, novatrices, expliquent aussi (et surtout) l'enthousiasme qu'il suscite, un peu partout dans le monde. Mais chez tout ceux, fort nombreux aux États-Unis, qui n'ont encore qu'une idée vague sur la personnalité et le programme de ce météore de la politique américaine, l'attaque peut faire des dégâts considérables.
2/ D'autant que, depuis plusieurs semaines, même des journaux de gauche se moquent d'Obama et de son côté "Messie interplanétaire". De grandes signatures de quotidiens nationaux l'ont affublé de toutes sortes de sobriquets: "The One", "His Hopeness", le candidat "présomptueux" (et non présomptif)... Si bien qu'une partie de l'élite, jusque là très favorable à Obama, pourrait basculer vers McCain ou, ne l'oublions pas, le candidat indépendant.
Si bien que, si, comme Kerry en 2004, Obama ne trouve rapidement pas la parade, son image auprès du grand public américain risque d'être "définie", figée, une fois pour toutes par ces spots assassins. C'est en tous cas l'objectif de l'équipe de McCain. Ce dernier semble prêt à tout pour l'emporter. En 2000, lors des primaires républicaines, son adversaire de l'époque, George Bush, avait utilisé les subterfuges les plus ignobles pour l'éliminer de la course. Le sénateur de l'Arizona a retenu la leçon.
A l'évidence, il a décidé, cette fois, d'utiliser les mêmes méthodes, très contestables mais très efficaces, pour l'emporter le 4 novembre prochain. Oui, tout se joue maintenant. |
McCain compare Obama à Paris Hilton et Britney Spears |
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AP | 31.07.2008 - Suffit-il d'être célèbre dans le monde entier pour diriger les Etats-Unis? Non, répond le républicain John McCain dans un féroce spot de campagne comparant son adversaire démocrate Barack Obama aux vedettes des journaux à scandale Britney Spears et Paris Hilton. Le spot télévisé lancé mercredi alterne des photos des deux jeunes femmes connues pour leurs frasques plus que pour leur talent, et des images du sénateur de l'Illinois lors de sa visite triomphale à Berlin la semaine dernière. Une voix féminine et grave interroge le spectateur: "Il est le plus célèbre du monde, mais est-il prêt à gouverner?". Et d'affirmer que le candidat démocrate veut augmenter les impôts et empêcher les Etats-Unis de lutter contre leur dépendance énergétique. |
La vidéo doit être diffusée dans onze Etats particulièrement disputés pour l'élection présidentielle de novembre. L'équipe de campagne démocrate a immédiatement riposté dans un spot largement réalisé en noir et blanc, accusant John McCain, 71 ans, de mener "la même vieille politique" que le président sortant George Bush, mêmes échecs à la clef, et rappelant que le sénateur de l'Illinois veut réduire les charges pesant sur la classe moyenne. En campagne dans le Missouri, Barack Obama a souligné le caractère négatif du spot de son rival. "Il a l'air de n'avoir rien de positif à dire sur moi, n'est-ce pas? Il faudrait demander à John McCain ce qu'il soutient, pas simplement ce à quoi il s'oppose." Avant d'ajouter au sujet de Paris Hilton, "je n'ai jamais rencontré cette femme". De son côté, Jason Moore, l'agent de l'héritière millionnaire de la chaîne d'hôtels familiale, s'est contenté de faire savoir que "l'on n'a ni demandé, ni obtenu la permission de Miss Hilton pour utiliser son image dans le spot". Confronté à la popularité de son adversaire âgé de seulement 46 ans, John McCain se montre de plus en plus agressif et tente de transformer les points forts de Barack Obama en points faibles. Il dresse de lui le portrait d'un homme trop inexpérimenté pour diriger le pays, et trop éloigné de l'Américain moyen. Mais le candidat démocrate ne se démonte pas. Si ses caisses et ses meetings font le plein aux Etats-Unis comme à l'étranger, il sait qu'il doit convaincre les électeurs qu'il peut être un bon président, bien qu'il n'ait exercé qu'un mandat électif à ce jour. "C'est un grand pas, d'élire un type noir de 46 ans nommé Barack Obama!", a-t-il reconnu mercredi, lâchant chacun de ces mots comme autant d'atouts dans son jeu. "Personne ne pense que Bush ou McCain aient les vraies réponses aux défis qui nous attendent. Alors ils veulent que vous ayez peur de moi", a-t-il ajouté lors d'une réunion publique à Rolla (Missouri), "vous savez: il n'est pas assez patriote, il a un drôle de nom, il ne ressemble pas à tous les autres présidents figurant sur les billets verts..."
John McCain, en campagne mercredi dans le Colorado, n'a pas mentionné son nouveau spot, mais a réitéré nombre de ses critiques à l'égard de son rival. "La beauté de ses mots attire beaucoup de gens, surtout les jeunes, mais ce qui m'inquiète avec le sénateur Obama, ce sont les grandes et les petites questions. Ce qu'il dit et ce qu'il fait sont souvent deux choses différentes", a-t-il accusé. En continuant à démonter systématiquement son rival et à vouloir semer le doute à son sujet au cours d'une campagne négative, le danger pour le sénateur de l'Arizona consiste à s'enfermer dans une caricature de vieux politicien coléreux et aigri, par contraste avec un Obama élégant, plein de santé et populaire. Mais son directeur de campagne Rick Davis affirme rester serein. "Je laisse l'opinion publique américaine décider de ce qui est négatif et de ce qui ne l'est pas, mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger mon candidat et pour que cette compétition se joue sur ce que j'estime être les bons arguments", a-t-il prévenu. AP |
| Barack Obama se reporterait vers Tim Kaine pour la vice-présidence |
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Sources : Washington Post - Le 29 juillet, 2008 - Les rumeurs vont bon train et si Barack Obama a refusé de répondre aux questions des journalistes sur la question du candidat à la vice-présidence, voilà que circule en haut lieu le nom du gouverneur de l'état sudiste de Virginie, Timothy Kaine. L'origine de la fuite serait le gouverneur lui-même.
C'est David Plouffe assisté de David Axelrod, Eric Holder et Caroline Kennedy qui ont pour responsabilité le d'établir le meilleur choix. Malgré leur silence et la confidentialité de leur processus, de nombreux noms ont déjà été évoqués dont ceux de Christopher Dodd, Hillary Clinton, Sam Nunn. Plus surprenant encore, le Républicain et dissident anti-Bush, Chuck Hagel fut évoqué à quelques reprises. |
| Bill Clinton se dit à la disposition de Barack Obama |
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NOUVELOBS.COM | 18.07.2008 - A la question de savoir quand il fera campagne pour le sénateur de l'Illinois, candidat démocrate à la Maison Blanche, l'ancien président américain répond : "quand il me le demandera". L 'ancien président Bill Clinton a promis jeudi 17 juillet de faire campagne pour le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama, quand ce dernier le lui demandera. Interrogé par des journalistes new-yorkais pour savoir quand il allait faire campagne pour le sénateur de l'Illinois (nord), Bill Clinton a répondu: "quand il me le demandera". L'ancien président a indiqué avoir eu "une bonne discussion" avec Barack Obama après les longues primaires démocrates au cours desquelles il ne l'avait guère épargné. |
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| Attaques raciales
Barack Obama et Bill Clinton ont eu un entretien téléphonique le 30 juin, trois jours après la première réunion publique du candidat démocrate et de son ancienne rivale Hillary Clinton. Fin juin, la presse américaine avait laissé entendre qu'en dépit de l'engagement de son épouse Hillary de tout faire pour que le sénateur Obama soit le prochain président, Bill Clinton nourrissait toujours de la colère contre le déroulement de la bataille des primaires. Il a été accusé pendant les primaires de jouer la carte raciale contre Barack Obama, qui pourrait devenir le premier président noir des Etats-Unis.
Draguer les cols bleus
L'ancien président Bill Clinton demeure un héros pour beaucoup de démocrates et pourrait aider Barack Obama à convaincre les "cols bleus", dont les suffrages étaient allés à Hillary Clinton lors des primaires, de voter pour lui. Bill Clinton était à New York pour présenter une initiative de sa Fondation destinée à faire baisser le prix des médicaments contre le paludisme. |
| Barack Obama en Irak pour une courte visite |
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21/07/2008 à 07:20 AFP - Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Barack Obama, est arrivé lundi en Irak, selon un officiel américain, pays d'où il prone un retrait du contingent américain dans les deux ans. "Le sénateur Barack Obama est arrivé en Irak dans le cadre d'une délégation parlementaire avec les sénateurs Chuck Hagel et Jack Reed", a indiqué le porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad Armand Cucciniello. M. Obama est arrivé du Koweit, où il a fait une halte, après une première étape en Afghanistan qu'il considère comme le front central de "la guerre contre le terrorisme" et où il préconise l'envoi immédiat de renforts. Il doit par la suite se rendre en Jordanie et en Israël, puis poursuivre sa tournée dans trois pays européens l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. .M. Obama a eu un entretien avec l'émir du Koweït cheikh Sabah al-Ahmed al-Jaber al-Sabah, lors duquel les deux responsables ont discuté de "sujets d'intérêts mutuels", a ajouté Kuna sans plus de détails. L'émir a également reçu M. Obama à dîner, selon l'agence qui n'a pas précisé si le candidat à la présidentielle américaine avait ensuite quitté l'émirat, où quelque 15.000 militaires américains sont stationnés et par où transitent les soldats servant en Irak. |
| Le candidat démocrate à la présidentielle américaine a promis mardi de retirer la majeure partie des troupes américaines d'Irak dans les seize mois et de concentrer les efforts en Afghanistan et au Pakistan. M. Obama estime que le véritable front de la "guerre contre le terrorisme" se trouve non pas en Irak mais bien en Afghanistan, et a promis, s'il est élu, l'envoi de 10.000 soldats supplémentaires pour aider le pays à vaincre l'insurrection des talibans. |
| McCain visite l'Amérique profonde pendant le voyage à l'étranger d'Obama |
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WASHINGTON (AFP) — Le candidat républicain à la Maison Blanche John McCain a choisi de faire campagne la semaine prochaine dans certains Etats clefs où pourrait se jouer la présidentielle de novembre tandis que le candidat démocrate Barack Obama va entamer une tournée au Proche-Orient et en Europe. Le sénateur de l'Illinois (nord) est attendu mardi en Jordanie, première étape d'une tournée qui le conduira en Israël et dans trois pays européens (Allemagne, France, Grande-Bretagne). Le candidat démocrate pourrait également, en marge de ce voyage, se rendre d'abord en Irak et en Afghanistan avec une délégation parlementaire. Les médias américains ont prévu d'accorder une large place à la tournée internationale de M. Obama et les journalistes vedettes des principales chaînes de télévision devaient être du voyage. Plusieurs entretiens avec M. Obama ont déjà été programmés et devraient être diffusés la |
semaine prochaine. Etats-Unis: McCain visite l'Amérique profonde pendant le voyage à l'étranger d'ObamL'entourage de M. McCain a commencé à dénoncer ce qu'il considère comme un traitement de faveur. La tournée du sénateur de l'Arizona (sud-ouest) en Europe et au Proche-Orient en mars dernier n'avait pas déclenché cette tempête médiatique. Interrogé vendredi par le quotidien USA Today, Charles Black, un des principaux conseillers de M. McCain a indiqué que l'équipe du candidat républicain allait demander aux grands réseaux télévisés d'accorder le même temps de parole aux deux candidats. Le parlementaire républicain de Virginie, Eric Cantor a qualifié la tournée de M. Obama "d'opération politique publicitaire". Interrogé sur MSNBC, le gouverneur républicain du Minnesota Tim Pawlenty, parfois considéré comme un possible colistier de M. McCain, a ironisé quant à lui sur les rassemblements prévus en Europe, notamment à Berlin. Peut-être que M. Obama "fait campagne pour devenir président de l'Europe", a dit M. Pawlenty. Selon l'équipe du sénateur de l'Illinois, ces propos témoignent de la "nervosité" du camp républicain. "Le voyage (de M. Obama) n'est pas du tout un voyage de campagne. Il s'agira d'une série de réunions importantes avec nos amis et alliés", a expliqué Robert Gibbs, le porte-parole de M. Obama. |
| Barack Obama en campagne au Proche-Orient |
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Le Figaro - Patrick Saint-Paul, correspondant à Jérusalem - 21/07/2008 -
Barack Obama, candidat démocrate à la présidence américaine, a rencontré dimanche le président afghan Hamid Karzaï. S'il est élu, il a promis l'envoi de 10 000 soldats supplémentaires pour lutter contre les talibans.
John McCain représente pour les Israéliens la continuité après George Bush.
Le candidat démocrate à la Maison-Blanche a beau tout essayer pour plaire à Israël, il n'y inspire que méfiance. Ses prises de positions visant à rassurer l'État hébreu et la très influente communauté juive américaine, quant à sa détermination face à la menace iranienne et à son engagement pour la sécurité d'Israël, n'y changent rien : |
Barack Obama inquiète. Son voyage, mardi et mercredi, en Israël et dans les Territoires palestiniens est très attendu.
Depuis le coup d'envoi de la course présidentielle américaine, Israël a choisi John McCain, sans hésiter un seul instant. Parce qu'il incarne la continuité, après George W. Bush, considéré comme le meilleur ami que l'État hébreu ait jamais eu dans le Bureau ovale. Les Israéliens n'ont pas eu besoin du candidat républicain, pour se persuader qu'Obama est le « candidat préféré du Hamas ». Ils savent qu'il est aussi le favori des Palestiniens modérés et l'éventualité d'un rééquilibrage de la politique américaine vis-à-vis du processus de paix israélo-palestinien suffit à les inquiéter. En Israël, les conversations concernant le sénateur de l'Illinois sont très souvent ponctuées d'un «mais savez-vous qu'il est musulman ?» Les campagnes d'e-mail massives présentant Barack «Hussein» Obama comme un «antisémite honteux», ou un «musulman caché», qui aurait prêté son serment de gouverneur sur le Coran au lieu de la Bible et qui serait un disciple du patron de la nation de l'Islam, Louis Farrakhan, ont fleuri sur la toile israélienne. Et elles ont eu un vrai impact.
Son premier tort, au regard des Israéliens, a été de se déclarer prêt à dialoguer avec le régime des mollahs iraniens et avec son président, Mahmoud Ahmedinejad, ennemi juré d'Israël, qu'il a promis de rayer de la carte.
Lors d'un discours début juillet, Obama a plaidé pour une «diplomatie ferme et résolue».«Cela comprend un engagement direct avec l'Iran, semblable aux réunions conduites avec les soviets au plus haut de la guerre froide», a-t-il précisé. Mettant en avant la sécurité d'Israël, Obama n'exclut cependant aucune piste pour arrêter le programme nucléaire iranien, y compris l'option militaire. Sur le dossier israélo-palestinien, Obama a pris ses distances avec George W. Bush mais aussi avec Bill Clinton, leur reprochant d'avoir attendu la fin de leur mandat pour s'engager dans le processus de paix.
Suspicions accentuées
Sa visite s'inscrit dans cette logique et il a promis de se pencher au chevet du Proche-Orient dès sa prise de fonction, s'il est élu. Il s'est engagé à «aider Israël dans sa recherche de partenaires crédibles avec qui faire la paix» tout en le protégeant «contre les ennemis jurés à sa destruction».
Lors de son discours devant le lobby juif américain (Aipac) début juin, Obama était allé plus loin que George W. Bush et John McCain dans le soutien à Israël. Il affirmait alors que Jérusalem resterait la «capitale d'Israël» et qu'elle devait rester «unifiée», préemptant ainsi les négociations sur le statut final de la Ville sainte, où les Palestiniens espèrent établir leur capitale dans sa partie orientale. Son récent revirement n'a fait qu'accentuer les suspicions en Israël. Obama a «clarifié» ses propos précisant que le partage éventuel de Jérusalem ne devait pas impliquer le retour des barbelés et des murs, qui séparaient la partie occidentale de la ville de sa moitié orientale.
De leur côté, les Palestiniens ont placé tous leurs espoirs en Obama. Pour eux, les deux mandats de George W. Bush ont été marqués par son soutien inconditionnel à l'État hébreu. Contrairement à son père et à son secrétaire d'État, James Baker, qui avaient poussé Israël à participer à la conférence de Madrid après la première guerre du Golfe, Bush Jr n'a jamais exercé la moindre pression sur Israël, pour faire avancer le processus de paix.
L'entourage de Mahmoud Abbas se réjouit ouvertement que le candidat démocrate fasse le déplacement à Ramallah et veut croire qu'il apportera un rééquilibrage de la politique américaine dans la région s'il est élu. Cependant, les Palestiniens se gardent prudemment de souhaiter à haute voix son élection à la Maison-Blanche. Par crainte de lui nuire. |
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| Barack Obama consolide son statut de favori |
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LE MONDE | 24.06.08 | La moyenne des sondages établie par le site RealClearPolitics.com lui attribue une avance de 6,8 points sur son adversaire républicain, John McCain. Une enquête de Newsweek lui donne même un avantage de 15 points. A l'indice de confiance, il devance M. McCain sur la plupart des dossiers (énergie, économie), sauf l'Irak et la sécurité internationale. Les électeurs indépendants, que se disputent les deux hommes, restent partagés. D'après ces sondages, les électeurs – et notamment les électrices – qui ont voté pour Hillary Clinton pendant les primaires se sont majoritairement ralliés à M. Obama. Au Nouveau-Mexique, où il était lundi 24 juin, le sénateur de l'Illinois a rendu hommage à Mme Clinton, "cette femme extraordinaire avec laquelle j'ai partagé la scène si souvent ces derniers mois" . Les deux démocrates doivent se retrouver pour une réconciliation très orchestrée, vendredi 27 juin, dans un village du New Hamp shire qui ne compte que 1 500 habitants mais qui a l'avantage de s'appeler "Unity" (unité) et d'avoir donné exactement le même nombre de voix (107) aux deux rivaux lors des primaires du |
8 janvier. La "journée d'unité" devrait être précédée d'une rencontre plus prosaïque, consacrée aux dettes de campagne de Mme Clinton (22 millions de dollars, près de 15 millions d'euros). Les deux camps s'orientent vers un compromis où chacun trouverait son compte : les bailleurs de fonds de Mme Clinton, qui ont atteint le maximum autorisé, verseraient une contribution à M. Obama. Ceux de M. Obama feraient la même chose en sens inverse. La sénatrice devait faire son retour, mardi 24 juin, au Sénat, sans être aspirante à la Maison Blanche, pour la première fois en 17 mois.
Après la course au populisme des primaires, M. Obama a entamé une phase de recentrage. Dans une interview au magazine Fortune, il a reconnu que l'accord de libre-échange de l'Amérique du Nord (Alena) n'avait pas que les défauts. Au grand dam de la gauche du parti, il a approuvé le compromis passé la semaine dernière par la Chambre des représentants sur les écoutes téléphoniques, alors qu'il avait promis de s'y opposer. Il a renoncé au financement public pour la campagne de l'automne, ce qui va lui permettre de dépenser deux ou trois fois plus que son adversaire. Et il a refusé la tournée de débats proposés par John McCain. Le Washington Post a décrit ce que le candidat entend être pour les prochains mois : "Un joueur ambitieux sur la carte électorale, un collecteur de fonds impitoyable et le directeur pointilleux de sa propre biographie."
La première publicité nationale de M. Obama témoigne de son "amour" pour sa patrie. Elle est diffusée dans 18 Etats, dont 14 avaient été remportés par George Bush en 2004. Barack Obama a entrepris de se "présenter de nouveau" aux électeurs (dont une partie continue à "ne pas savoir très bien" qui il est). Jusqu'à présent, il a choisi de se définir par son parcours plus que par une proposition phare. Dans un article par ailleurs laudateur, le New Yorker a posé la question : "Où est la grande idée?"
John McCain, lui, essaye d'avancer ses pions sur le dossier du jour : l'énergie. Alors que le prix de l'essence est devenu une obsession nationale et que la fréquentation des transports en commun a augmenté, le candidat a avancé des idées concrètes. Des "gadgets" , dénonce M. Obama. Mais tant la suspension de la taxe fédérale sur les carburants que la levée du moratoire sur les forages offshore ont un certain soutien parmi les républicains. Pour M. McCain, il s'agit aussi de séduire le Colorado, un Etat stratégique dans la bataille de l'automne et qui connaît un boom sur l'exploitation du gaz naturel (six fois plus de permis de forage y ont été délivrés cette année qu'il y a 10 ans). La publicité de M. McCain, diffusée dans 10 Etats, explique qu'il a tenu tête au président Bush en 2003 sur l'énergie. Le slogan de M. McCain, "Réforme, prospérité, paix" , témoigne d'une volonté de rassurer : réforme n'est pas changement. Là où la campagne de M. Obama décline du bleu sur tous ses panneaux, John McCain a choisi le vert.
A quatre mois du scrutin, les stratèges ont commencé à se plonger dans les calculs, Etat par Etat. Charlie Cook, l'un des "oracles" de Washington, attribue à M. Obama 219 voix au Collège électoral, et 240 à M. McCain. Il faut 270 voix pour être élu. Dans huit Etats (79 voix), le scrutin s'annonce serré. M. Obama est en tête dans le Colorado, dans l'Ohio, en Pennsylvanie. La Floride penche vers M. McCain. Le politologue Charlie Cook ne croit pas à l'argument de la campagne Obama, selon lequel la mobilisation des Noirs pourrait faire basculer des Etats du Sud dans le camp démocrate et redessiner la carte électorale. "Plus il y a d'électeurs noirs dans une zone, moins les Blancs votent pour le même candidat qu'eux" , indique-t-il.
Corine Lesnes |
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Obama 15 points devant McCain, selon un sondage |
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Le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine Barack Obama compte une avance de 15 points sur son rival républicain John McCain, selon un sondage du magazine "Newsweek" rendu public samedi.
Cette enquête, réalisée les 18 et 19 juin auprès d'un échantillon représentatif national de 1.010 personnes en âge de voter, Barack Obama crédite Obama de 51% des intentions de vote, contre 36% à McCain. La marge d'erreur est de plus ou moins quatre points.
Le précédent sondage "Newsweek" réalisé en mai dernier donnait les deux hommes à égalité avec 46% d'intentions de vote chacun. Toutefois, Barack Obama était encore en compétition avec Hillary Clinton pour l'investiture démocrate. AP |
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| Etats-Unis: un ancien Républicain devient un candidat présidentiel du parti Libertaire |
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WASHINGTON, 25 mai (Xinhua) -- Bob Barr, un ancien membre républicain du Congrès, a été officiellement nommé dimanche comme le candidat présidentiel du parti Libertaire. "Nous n'avons que 163 jours pour gagner l'élection -- ne gaspillons aucun jour", a déclaré M. Barr devant ses supporters pendant la convention nationale du parti Libertaire à Denver, Colorado, a rapporté la chaîne de télévision US TV news.
M. Barr, 59 ans, est connu pour son rôle important dans l'accusation contre l'ancien président Bill Clinton.
Sa candidature a attiré plus d'attention sur le parti Libertaire, les Républicains surveillant si M. Barr pourrait rogner des voix au candidat républicain, le sénateur John McCain de l'Arizona, à l'élection générale.
M. Barr a quitté le parti Républicain en 2006, et a annoncé en avril qu'il allait former un comité exploratoire présidentiel.
Il a été élu membre de la Chambre des représentants en 1994 et a représenté un district conservateur en Georgie pendant quatre mandats.
Après que la Chambre ait mis en accusation M. Clinton pour avoir essayé de couvrir ses affaires avec l'ancienne stagiaire de la Maison blanche Monica Lewinsky, M. Barr a été l'un des " managers" qui ont poursuivi le cas au Sénat.
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Les sénateurs ont finalement acquitté M. Clinton en 1999. Durant son dernier mandat, M. Barr était devenu de plus en plus critique verbalement à l'égard du président George W. Bush, s'opposant particulièrement au soutien de l'administration à l'acte patriote anti-terrorisme et à la guerre en Irak. M. Barr conseille un retrait des Etats-Unis de l'Irak, affirmant que la guerre en Irak avait engendré "des coûts énormes et des bénéfices, tout au plus, spéculatifs." |
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Pennsylvanie : une primaire-test pour M. Obama après les attaques |
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LE MONDE | 21.04.08 | Tara Sydney et Teri Patterson se sont connues en faculté de droit. Deux jours avant les élections primaires de mardi 22 avril en Pennsylvanie, les deux amies sont venues de Washington faire du porte-à-porte pour Barack Obama à Philadelphie. "La campagne est devenue tellement mesquine que j'ai hésité à venir. J'étais désenchantée" , dit Tara Sydney, avocate dans une association de protection de l'enfance. Teri Patterson, juriste dans une entreprise, a, au contraire, eu envie de s'engager. "Jusqu'à présent, je m'étais contentée d'envoyer de l'argent. Mais après les attaques sur le patriotisme d'Obama, je voulais montrer que nous sommes des gens normaux et que nous ne sommes pas en train de comploter quoi que ce soit contre les Etats-Unis!" Après six semaines sans scrutin, l'élection primaire démocrate de Pennsylvanie va permettre de mesurer l'impact des attaques endurées depuis un mois par le sénateur de l'Illinois Barack Obama, favori de la course à l'investiture de son parti pour l'élection |
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présidentielle de novembre. |
Les sondages continuent à donner un avantage de 5 points à la sénatrice de New York, Hillary Clinton, dans cet Etat de tradition ouvrière, emblématique de la classe moyenne en difficulté dont elle entend défendre les intérêts. Mais l'écart s'est réduit. M. Obama, qui voudrait bien en finir, après quatre mois d'une campagne de plus en plus rude, a investi massivement en publicité télévisée. Et pour la première fois, il a recours, lui aussi, à des attaques fortement négatives. Le dernier clip accuse Mme Clinton de "financer des campagnes de calomnies avec l'argent des lobbies" .
"LA CAMPAGNE L'A CHANGÉ"
La Pennsylvanie compte 3,9 millions d'électeurs démocrates. Si 250 000 nouveaux électeurs ont été enregistrés, la participation ne devrait pas, pas plus que dans les autres Etats, dépasser 50 %. Mme Clinton bénéficie d'un avantage dans la région de Pittsburgh et dans les localités rurales, mais la course est plus disputée à Philadelphie, une ville où la population est mélangée et où se concentrent 20% des électeurs enregistrés. Les commentateurs politiques estiment que le tir nourri dont a fait l'objet Barack Obama à propos de ses relations à Chicago ont eu pour effet de diminuer son aura et de le ramener au rang des politiciens ordinaires. "La campagne l'a changé, a estimé le chroniqueur conservateur David Brooks. Il est devenu plus à gauche et il ressemble à un candidat conventionnel échangeant des piques avec son adversaire." Si on en juge par les derniers événements de campagne, la popularité de M. Obama ne paraît pas affectée : 35 000 personnes pour un meeting à Philadelphie ; des électeurs enthousiastes aux arrêts du train intitulé "Sur les rails du changement" à bord duquel il a entrepris de parcourir l'Etat. Sauf coup de théâtre, la position de M. Obama n'est pas menacée. Il a gagné dans 28 Etats (contre 14 pour Mme Clinton) et la devance de 700 000 voix alors qu'il ne reste plus que 9 Etats après la Pennsylvanie. Mais il est condamné à se montrer compétitif, mardi, auprès de l'électorat "col bleu" s'il veut réussir, enfin, à faire basculer dans son camp les super-délégués dont le vote va être décisif, en l'absence d'une majorité absolue à l'issue du vote populaire.
Corine Lesnes
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Elections US - Nancy Reagan soutient McCain |
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Sylvain Chazot, le mercredi 26 mars 2008 - L'épouse de l'ancien président des Etats-Unis a décidé d'apporter son soutien au candidat républicain. Un atout de plus dans le jeu de McCain. Une ombre plane sur les élections présidentielles américaines, l'ombre d'un homme qui passe pour l'un des grands président des Etats-Unis : Ronald Reagan. Un vrai faucon comme l'Amérique les adore, un personnage qui su imposer sa vision aux ennemis du pays. Sous l'ère reagannienne, l'ennemi avait un nom : le communisme. Le président avait alors promis de mener la vie dure aux Soviétiques et il le fit. De ce point de vue, John McCain ressemble donc à Ronald Reagan : il s'engage à lutter férocement contre l'ennemi d'aujourd'hui, le terrorisme, notamment en Irak : le candidat républicain estime que les Etats-Unis sont dans le Golfe pour au moins 100 ans. Rien de surprenant alors que l'épouse du 40e président des États-Unis appuie McCain. En novembre, elle votera pour le candidat républicain. "John McCain a été un bon ami pendant plus de trente ans, déclare Nancy Reagan, ajoutant qu'elle |
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'a rencontré pour la première fois à son retour du Vietnam, où il fut prisonnier. "Mon mari et moi avons été impressionné par le courage dont il a fait preuve durant cette terrible épreuve."Aujourd'hui, Nancy Reagan est persuadée que McCain dispose de l'expérience nécessaire pour être le futur président des Etats-Unis. A en croire les sondages, elle n'est pas la seule à avoir cette idée. |
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| Les dollars pleuvent sur la campagne électorale américaine |
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Par Deborah Charles Reuters - Mercredi 26 mars - WASHINGTON (Reuters) - A huit mois de l'élection présidentielle américaine, les candidats ont déjà recueilli au total près d'un milliard de dollars pour financer leur campagne, soit plus que le budget de plusieurs pays africains.
La course à la Maison blanche, qui a commencé particulièrement tôt - il y a an - a provoqué une avalanche de dollars, notamment chez les démocrates, qui battent tous les records. Les républicains sont à la traîne mais ont déjà engrangé des dizaines de millions de billets verts et ils ont encore le temps de refaire leur retard d'ici l'élection présidentielle, le 4 novembre. Entre janvier 2007 et février 2008, les candidats ont collecté la somme record de 814 millions de dollars. Les analystes s'attendent à ce que d'ici la fin du mois, le total des fonds collectés et dépensés par les candidats atteigne un milliard. "L'Amérique a indéniablement franchi un cap en terme de dépenses dans cette élection", estime Steve Weissman du Campaign Finance Institute, un organisme de recherche associé à l'université George Washington. |
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Selon Weissman, les trois principaux candidats - les démocrates Barack Obama et Hillary Clinton et le républicain John McCain - collectent chaque mois au minimum la somme totale de 100 millions de dollars. D'après les comptes de campagne, ils dépensent 93% des fonds qu'ils ont engrangés. A titre de comparaison, plusieurs pays africains et certaines îles ont un Produit intérieur brut (PIB) inférieur à un milliard de dollars, selon les statistiques du Fonds monétaire international. Il s'agit de Sao Tome et Principe, de la Guinée-Bissau, de la Gambie, des Comores, des Seychelles, du Liberia et de Djibouti.
AVEC 150 MILLIONS DE DOLLARS...
Sans critiquer le processus électoral américain, certaines organisations humanitaires s'interrogent sur l'importance de cette somme et les autres usages qui pourraient en être faits. Une responsable de Care souligne ainsi qu'une petite partie seulement du milliard de dollars pourrait permettre d'aider des dizaines de millions de personnes. "Cent cinquante millions de dollars supplémentaires pourraient permettre d'offrir une éducation de qualité à dix millions de filles. Cent cinquante millions de dollars supplémentaires pourraient permettre à 30 millions de femmes de dix pays de vivre leur grossesse et l'accouchement en toute sécurité", souligne Deborah Neuman, vice-présidente pour le développement des ressources à Care. De l'avis des experts, les Américains dépensent beaucoup plus d'argent pour leur campagne électorale que le reste des autres pays bien que cela ne représente qu'une petite partie de ce qui est dépensé au quotidien dans la publicité, par exemple, ou au restaurant. Une grande partie des fonds collectés est utilisée pour acheter des espaces publicitaires à la radio ou à la télévision alors que dans d'autres pays, chacun des candidats a droit à un temps d'antenne dans les médias, souligne Weissman. Les candidats américains ont également besoin de plus d'argent car la campagne est généralement plus longue aux Etats-Unis que dans les autres pays. Dans le système américain, chaque Etat organise une primaire ou un caucus pour départager les candidats dans chaque camp avant l'élection de novembre.
POURQUOI AUTANT D'ARGENT ?
Généralement, le suspense ne dure pas longtemps et on connaît le nom des candidats républicain et démocrate à l'issue des premières consultations. Mais cette fois-ci la compétition a été beaucoup plus longue et n'est toujours pas terminée chez les démocrates.
"Nous avons commencé il y a deux ans. Même d'un point de vue américain c'est une élection longue", souligne Gary Klaman, de l'organisation US PIRG (Public Interest Research Groups). Selon des organisations indépendantes qui surveillent le déroulement de la campagne comme US PIRG ou le Centre pour une politique responsable (Center for Responsive Politics), un plus grand nombre de personnes ont pu participer à la campagne en donnant de petites sommes d'argent par le biais d'internet, mais l'essentiel des sommes collectées provient toujours de grands donateurs.
"Oui, ça fait beaucoup d'argent. Mais ce qui est important, c'est moins le montant de la somme totale que d'où vient l'argent et qui l'a donné", explique Klaman. Selon Massie Ritsch du Centre pour une politique responsable, même avec les contributions sur internet, seulement 4% des Américains font une donation à un homme ou une femme politique au niveau fédéral. "Le gros de l'argent vient d'un petit groupe d'Américains le plus souvent aisés dont l'impact est disproportionné par rapport à leur nombre sur quelque chose qui devrait être important pour tout le monde", souligne-t-elle.
"C'est ce qui devrait inquiéter les Américains. Lorsque ces gens-là sont élus, est-ce qu'ils pensent d'abord à l'intérêt général ou aux dettes dont ils sont redevables ?", renchérit Klaman. Version française Gwénaelle Barzic. |
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