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| ECONOMIE |
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USA:
Citigroup prévoit la suppression de 50 000 postes |
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17 novembre 2008 - France24 - La banque américaine Citigroup a annoncé lundi qu'elle comptait supprimer à court terme jusqu'à 50.000 postes pour ramener ses effectifs mondiaux à 300.000 personnes.
L'ex-numéro un bancaire américain, ressorti très affaibli de la crise financière, "table sur une réduction à court terme de 20% des effectifs par rapport à leurs sommets", selon les documents devant servir au directeur général Vikram Pandit pour s'adresser aux salariés du groupe.
Au plus haut, au quatrième trimestre 2007, Citigroup employait 375.000 personnes dans le monde. A fin septembre, ses effectifs étaient de 352.000, chiffre que le groupe veut ramener à 300.000 environ.
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L'établissement bancaire, qui entend se "remettre en forme, vite", compte réduire ses coûts de 20% à court terme par rapport à leurs niveaux les plus élevés, toujours selon ces documents. Citigroup veut ainsi ramener son enveloppe de dépenses entre 50 et 52 milliards de dollars en 2009. Citigroup fait toujours l'objet de suspicions du marché sur sa capacité à se sortir de la crise, en dépit de l'aide de 25 milliards de dollars accordée par l'Etat dans le cadre du plan de stabilisation du système financier américain. L'action de la banque a fondu de 24% en Bourse sur la seule semaine dernière et a perdu plus de 70% de sa valeur depuis le début de l'année. Le groupe, qui a déjà procédé à plusieurs plans sociaux depuis l'an dernier, a provisionné depuis le début de l'année 2,1 milliards de dollars dans ses comptes en prévision de la suppression de 22.000 emplois au total, dont près de 13.000 ont déjà été effectués.
Il y a un mois, Citigroup avait fait état de sa quatrième perte trimestrielle consécutive, de 2,8 milliards de dollars. Depuis l'an dernier, Citigroup a levé plus de 50 milliards de dollars pour se renflouer, réduit son portefeuille d'actifs de plus de 100 milliards de dollars, cédé plusieurs activités (CitiStreet, CitiCapital, BPO en Inde, banque de détail en Allemagne), et réorganisé ses différentes activités. |
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USA : le plan de sauvetage des banques rejeté par les parlementaires |
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Par 228 voix contre et 205 voix pour, les élus de la chambre des représentants des États-Unis ont rejeté le "plan Paulson" de sauvatage du système financier. La Bourse de New York avait pressenti ce rejet, les indices chutant sévèrement avant que la décision ne soit connue.
La Chambre des représentants américains a rejeté, lundi, le plan de sauvetage des banques de 700 milliards de dollars, par 228 voix contre et 205 voix pour. Baptisé "Plan Paulson", du nom du secrétaire au Trésor Henry Paulson, ce plan était destiné à stabiliser le système financier américain. Près de deux républicains sur trois l'ont rejeté.
Cette intervention de l'Etat dans le secteur privé, sans précédent dans l'histoire américaine, visait à racheter les actifs douteux des banques en difficulté du fait de la crise immobilière.
La Bourse de New York, déjà à la baisse avant l'annonce officielle du rejet, chutait après le vote : le Dow Jones perdait 4,75% (soit plus de 500 points), et le Nasdaq 6,90%. |
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La Fed «nationalise» AIG en y injectant 85 milliards de dollars |
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Tendances trends -
17/09/2008 -
La banque centrale américaine, après avoir laissé mourir la banque d'affaires Lehman Brothers, sauve le 3e assureur mondial en lui prêtant 85 milliards de dollars. En échange, l'Etat US recevra près de 80 % de son capital. La Federal Reserve, inflexible dimanche devant les difficultés de la banque d'affaires Lehman Brothers, a opéré mardi un virage à 180° en apportant une aide inédite de 85 milliards de dollars à l'assureur AIG pour éviter une crise financière planétaire. La Fed s'est résolue à prêter elle-même les sommes nécessaires à AIG alors que le n° 3 mondial de l'assurance ne disposait plus que de quelques heures avant de devoir déposer le bilan. Cette solution drastique semblait calmer quelque peu mercredi l'anxiété des marchés financiers. Plusieurs Bourses asiatiques s'affichaient en hausse, comme Tokyo et Séoul, même si Hong-Kong baissait. |
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En échange de son soutien, l'Etat américain recevra 79,9 % du capital d'AIG. Les actionnaires actuels se retrouveront réduits à la portion congrue à l'issue de cette quasi-nationalisation. L'ensemble des actifs d'AIG, qui se montaient à 1.050 milliards de dollars à la fin juin, seront apportés comme garantie à la banque centrale. Avec cet argent, l'assureur pourra faire face à ses obligations qui avaient gonflé depuis que les grandes agences de notation avait dégradé sa note lundi.
Un prêt qui rappelle celui qui sauva Chrysler dans les années 1980
Selon Robert Brusca, économiste chez FAO Economics, le prêt semble avoir été modelé sur celui consenti pour sauver le constructeur automobile Chrysler dans les années 1980. Son taux d'intérêt «extrêmement élevé» poussera le groupe à céder rapidement des filiales pour rembourser la Fed au plus vite. Dans un premier temps, la banque centrale avait demandé aux banques Goldman Sachs et JPMorgan de syndiquer les vastes sommes nécessaires à l'ex-n° 1 mondial de l'assurance pour faire face à ses obligations urgentes. Mais la Fed avait été contrainte de s'engager davantage après un nouveau plongeon du titre AIG en Bourse, qui a effrayé les banques contactées.
Son soutien à AIG est inouï à plus d'un titre, la Réserve fédérale n'ayant normalement pas à fournir des liquidités aux assureurs (qui ne sont pas de son ressort). «Les temps sont difficiles pour nos marchés financiers», s'est défendu Henry Paulson, secrétaire au Trésor, dans un court communiqué. La Maison-Blanche s'est rangée derrière ce plan et a affirmé, dans un communiqué, que «ces mesures ont été prises dans l'intérêt de la promotion de la stabilité sur les marchés financiers et pour limiter les dégâts occasionnés au reste de l'économie».
«Je ne connais aucune grande banque qui ne soit pas exposée de façon significative à AIG»
Un peu plus tôt dans la journée, les premières informations affirmant que les pouvoirs publics américains n'excluaient plus de consentir une aide à AIG avaient fortement contribué à soutenir la Bourse de New York. Une faillite de l'assureur aurait eu des implications, pour le système financier mondial, encore plus graves que celle de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, qui a déposé son bilan lundi. La prestigieuse banque avait été réduite à cette extrémité en raison de l'attitude inflexible du Trésor, qui avait refusé de mettre les finances publiques à contribution pour faciliter son rachat par le britannique Barclays. A l'inverse, la Fed et le Trésor ont jugé qu'une faillite d'AIG était susceptible de provoquer des défaillances en cascades dans la finance mondiale.
«Je ne connais aucune grande banque qui ne soit pas exposée de façon significative à AIG», soulignait lundi Ken Lewis, président et CEO de Bank of America. Le gouverneur de New York David Paterson, dont les services ont autorisé lundi l'assureur à emprunter 20 milliards de dollars à ses filiales, avait relevé pour sa part les «énormes» conséquences sociales d'une faillite.
AIG : portrait-robot du 3e assureur mondial (derrière ING et Allianz)
American International Group (AIG), le géant mondial de l'assurance au bord du dépôt de bilan, emploie 116.000 salariés dans le monde et couvre 74 millions de clients, pour la plupart aux Etats-Unis.
Activités :
Assurance dommages, assurance-vie et caisses de retraite, services financiers et gestion d'actifs. La branche services financiers dirige la filiale de crédit-bail aéronautique International Lease Finance Corporation (ILFC), le plus gros client d'Airbus et de Boeing. ILFC gère une flotte de plus de 900 avions, d'une valeur de plus de 50 milliards de dollars.
Rang mondial :
AIG est le 18e groupe mondial selon le classement annuel du magazine américain Forbes qui se fonde sur quatre critères (chiffre d'affaires, actifs, capitalisation et bénéfices). AIG, longtemps numéro un mondial de l'assurance, n'est plus que troisième du secteur après le néerlandais ING et l'allemand Allianz mais devant le français Axa.
Histoire :
AIG a été fondée à Shanghai par un Américain d'origine néerlandaise, Cornelius Vander Starr (1892-1968), le premier étranger à vendre des produits d'assurance aux Chinois. Starr déplacera le siège du groupe à New York après la prise du pouvoir par les communistes à Pékin en 1949 et dirigera le groupe jusqu'à sa mort.
Actifs :
1.060 milliards de dollars en 2007. Le groupe a dû déprécier pour 25 milliards d'actifs au cours des derniers mois.
Chiffre d'affaires :
110,1 milliards de dollars en 2007.
Pertes :
13,16 milliards de dollars sur les deux premiers trimestres de 2008, après une perte de 5,3 milliards au dernier trimestre de 2007. Sur l'ensemble de l'an dernier, le groupe a encore dégagé un bénéfice net de 6,2 milliards contre 14 milliards en 2006.
Effectifs :
116.000 personnes dans 130 pays.
Clients :
74 millions.
Management :
Robert Willumstad, 62 ans, a remplacé en juin Martin Sullivan, débarqué à la suite des déboires financiers du groupe. Il avait lui-même succédé au mythique Hank Greenberg, successeur de Starr, en 2005.
Cours de Bourse :
L'action s'échangeait mardi aux alentours de 2,50 dollars, après une chute vertigineuse de 90 % au cours des deux séances précédentes. Le titre valait encore 68 dollars il y a un an.
Trends.be, avec Belga |
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| Wall Street : chute avec Lehman et AIG |
| Finance Plus -
15/09/08
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Wall Street corrige nettement ce lundi, suite à la chute de Lehman Brothers , placé sous protection du chapitre 11, et sur des craintes relatives à l'assureur AIG . Le fait qu'un autre dossier brûlant du moment, Merrill Lynch , trouve une issue par contre favorable avec une OPA de 44 Mds$ de Bank of America , ne semble guère tempérer les humeurs de Wall Street ce jour. Il faut dire que les craintes sont grandes désormais, relatives à une crise systémique. Dans un tel contexte, les autorités américaines de la Fed vont renforcer l'accès à leurs fenêtres de crédit. Le Nasdaq Composite perd actuellement 0,76% à 2.244 pts et le DJIA abandonne 1,57% à 11.242 pts.
Afin d'endiguer la crise financière actuelle, dix grandes banques internationales dont six américaines ont mis en place et annoncé par ailleurs ce week-end un programme de financement de 70 Mds$ destiné à éviter toute panne de crédit. Bank of America, JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Citigroup, Merrill Lynch et Morgan Stanley font partie de ce programme, comme Barclays Plc, Deutsche Bank, Credit Suisse Group et UBS. Chacune apporte 7 Mds$ à la caisse commune d'urgence. D'autres établissements pourront prendre part ultérieurement à l'initiative, et tout participant ne pourra lever plus d'un tiers du montant total des engagements des différents intervenants.
La Fed de New York a dévoilé ce lundi son indice Empire State d'activité manufacturière régionale. L'étude indique que l'activité manufacturière de la zone de New York s'est affaiblie en septembre, l'indice des conditions générales d'activité glissant de 10 points, négatif désormais de -7,4. Les sous-indices des commandes nouvelles et des livraisons ont modestement augmenté et ont légèrement dépassé le zéro, ce qui indique tout de même de modestes expansions. Les indices relatifs à l'emploi actuel, par contre, ont été négatifs. Les indices de prix actuels et futurs, toujours élevés, ont cependant notablement régressé, particulièrement pour les prix payés. Les mesures futures d'activité n'ont pas grandement varié par rapport à août.
D'après la Fed ce lundi, la production industrielle des États-Unis a régressé de 1,1% en août et a été revue en baisse sur les mois de juin et juillet pour montrer de plus faibles gains de 0,2% et 0,1% respectivement. Le taux d'utilisation des capacités de production, pour sa part, a reculé à 78,7%.
Notons aussi que les opérateurs espèrent une réunion monétaire active de la Fed demain mardi, avec à la clé une possible baisse des taux. Jusqu'alors, le consensus des économistes était celui d'un statu quo monétaire, mais compte tenu du climat actuel de marché, la Fed pourrait donc baisser ses taux depuis un niveau de 2%.
VALEURS DU JOUR
Lehman (-95%). Alors que les investisseurs spéculaient encore vendredi sur diverses hypothèses de rachat à prix cassé de la banque d'affaires new-yorkaise Lehman Brothers par un grand acteur bancaire, Bank of America ou Barclays par exemple, Lehman annonce finalement ce lundi mettre un terme aux débats, puisque le Groupe s'inscrira sous protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites. Lehman n'aura donc pu profiter d'une offre convenable de ses confrères ou d'investisseurs stratégiques, pas plus d'ailleurs que du soutien des autorités américaines, qui avaient apporté des garanties dans le cas de l'effondrement de Bear Stearns, acquis par JP Morgan Chase.
Lehman Brothers , qui a accusé une perte estimée de 3,9 Mds$ sur son 3ème trimestre sur de nouvelles dépréciations massives, avait aussi révélé la semaine dernière des plans stratégiques qui n'avaient pas convaincu... et pour cause. La banque disait alors vouloir réduire amplement son exposition à l'immobilier, entendait faire coter ses opérations dans l'immobilier commercial, et céder la majeure partie de son unité de gestion d'investissement comprenant Neuberger Berman, prestigieux gestionnaire d'actifs. En fait, Lehman coupe court ce jour aux spéculations et confirme un "chapter 11" constituant la pire solution possible pour ses actionnaires et pour Wall Street dans son ensemble. Une solution qui fait ressurgir le spectre de la crise systémique aux États-Unis, compte tenu des implications pour d'autres intervenants liés de près ou de loin à la firme vieille de 158 ans. Lehman prévoit cependant de poursuivre ses opérations tout en explorant une cession de ses unités brokerage et gestion d'investissement et d'autres alternatives à sa portée. Après un week-end agité de négociations, les principaux prétendants au rachat de tout ou partie de la banque ont donc fait machine arrière. Lehman explique que l'inscription en faillite devant la Cour du District Sud de New York affectera la maison-mère Lehman Brothe rs Holdings, mais pas des filiales telles que Neuberger Berman, justement.
Bank of America (-15%). En pleine tempête financière dans le sillage de la faillite de Lehman Brothers, Bank of America, qui était perçu comme le repreneur le plus crédible de Lehman, a accepté plutôt l'acquisition d'une autre firme prestigieuse de Wall Street, Merrill Lynch, pour un montant voisin de 44 Mds$ auquel s'ajoutent 6 Mds$ consacrés au rachat d'options, titres convertibles et "restricted stocks". L'opération en actions valoriserait Merrill environ 29$ par titre, donnant naissance à un colosse financier sur le segment brokerage, dans la gestion de fortune et dans la banque d'investissement. D'après le Wall Street Journal, la Fed inquiète d'une nouvelle défaillance après Lehman Brothers, a encouragé le rachat de Merrill, autre dossier à risque.
Merrill Lynch (+25%). Selon les termes du deal décidé, Bank of America va échanger 0,8595 action pour un titre Merrill, ce qui représente un cours de 29$ selon le niveau de clôture de l'action BofA vendredi soir. Les Conseils d'administration des deux Groupes ont approuvé cette fusion majeure, soumise encore à l'approbation des régulateurs et aux votes des actionnaires. La finalisation du rapprochement est attendue au 1er trimestre 2009. Bank of America juge que cette transaction renforce les forces actuelles de l'établissement de Charlotte, Caroline du Nord, tout en en créant de nouvelles, notamment à l'international. D'ici 2012, 7 Mds$ d'économies avant imposition sont attendues. L'effet relutif sur le bénéfice par action de cette opération devrait se faire sentir en 2010. JC Flowers, que la rumeur associait à Bank of America dans le cadre d'une offre conjointe sur Lehman, a en fait conseillé BofA dans le rachat de Merrill, avec Fox-Pitt Kelton Cochran Caronia Waller.
AIG (-42%). Selon différentes sources de médias anglo-saxons ce lundi, l'assureur phare new-yorkais AIG serait actuellement à la recherche d'un crédit relais de 40 Mds$ auprès de la Fed américaine. D'après le New York Times, il n'est par ailleurs pas assuré que la Fed accède à la demande de l'assureur. Alors que Wall Street est secoué ce jour par le choc du chapitre 11 de Lehman Brothers, qui n'a pas obtenu justement de soutien des autorités américaines, l'avenir d'AIG semble aussi susciter les plus vives interrogations. En accédant rapidement à cette source de crédit, AIG pense éviter des dégradations d'agences de notations, d'après le NYT. Le Times ajoute qu'AIG ne réchapperait pas à une dégradation, alors que ses notes de crédit sont cruciales pour mener à bien ses activités. Le NYT donne trois jours de vie à l'assureur en cas de dégradation d'agence. Rappelons que Standard & Poor's a expliqué qu'il pourrait déclasser ses notes de crédit d'AIG si le Groupe ne prenait pas les mesures nécessaires.
AIG . Le Wall Street Journal expliquait pour sa part ce week-end qu'AIG étudiait une restructuration générale, le plan pouvant être présenté dès aujourd'hui. La cession des activités de leasing dans l'aérien et d'autres désinvestissements seraient donc potentiellement annoncés. AIG a confié évaluer toutes les options. Le WSJ explique de son côté que l'assureur entend lever plus de 10 Mds$. Problème majeur : l'action ne cesse de chuter en bourse de New York, avec un plongeon record de plus de 30% sur la seule journée de vendredi. Ceci obère d'autant plus la capacité du Groupe financier à lever des fonds sur le marché. AIG, frappé de plein fouet par la crise immobilière et de crédit US, et plus particulièrement par son exposition au segment des CDOs (collateralized debt obligations), a précisé que toutes les options étaient sur la table pour répondre à la situation actuelle.
Electronic Arts (-2%). Le californien Electronic Arts, géant des jeux vidéos, a donc annoncé hier dimanche mettre un terme aux discussions en vue d'une acquisition de son co mpatriote Take-Two Interactive Software. Alors qu'EA dit conserver une haute opinion concernant les équipes de création et les équipes produits de Take-Two, après avoir attentivement considéré l'opportunité d'acquérir le Groupe et les éléments d'analyse fournis par sa proie, EA a préféré s'en tenir là et ne pas effectuer de proposition d'acquisition. John Riccitiello, CEO d'EA, ajoute que son Groupe se dirige vers une année record avec 15 lancements de nouveaux jeux (dont "SPORE", "Dead Space" et "Mirror's Edge", et de nouveaux titres des Sims).
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Le Trésor américain annonce la mise sous tutelle de Freddie Mac et Fannie Mae |
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WASHINGTON (AFP) — Le Trésor américain a annoncé dimanche une mise sous tutelle gouvernementale des organismes de refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae, le temps qu'ils restructurent leurs finances mises à mal par la crise du crédit et de l'immobilier.Ce plan "est le meilleur moyen de protéger nos marchés et les contribuables du risque systémique posé par la situation financière actuelle", a déclaré le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson au cours d'une conférence de presse."Je soutiens fermement la décision du directeur du FHFA James Lockhart de placer Fannie Mae et Freddie Mac sous tutelle, ainsi que les mesures prises par le secrétaire au Trésor Henry Paulson pour assurer la solidité financière de ces deux organismes", a déclaré Ben Bernanke le président de la banque centrale américaine dans un communiqué. "Ces étapes nécessaires vont aider à renforcer le marché américain de l'immobilier et à promouvoir de la stabilité sur nos marchés financiers", a ajouté le patron de la Fed.
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Le Trésor américain a également indiqué que les deux directions des piliers du refinancement immobilier avaient été évincées et qu'il allait acquérir en bourse des titres des deux entreprises cotées. Il s'est s'est dit prêt à investir 100 milliards de dollars dans chacun des deux organismes.. |
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"Sur la base de ce que nous avons appris sur ces institutions au cours des quatre dernières semaines, y compris ce que nous avons appris sur leurs besoins en capital et vu les conditions actuelles du marché, j'ai conclu qu'il ne serait pas du meilleur intérêt du contribuable de faire un simple investissement en capital dans ces entreprises sous leur forme actuelle", a ajouté M. Paulson.
L'agence de notation financière Standard & Poor's (S&P) a confirmé dimanche la note des Etats-Unis, après l'annonce des modalités du sauvetage de Fannie Mae et Freddie Mac. Les Etats-Unis restent classés "AAA" pour leur dette à long terme et "A-1+" pour leur dette de court terme, soit la meilleure note possible dans la classification de S&P, en raison de leur économie "à hauts revenus, hautement diversifiée et d'une exceptionnelle flexibilité". |
La perspective d'évolution de ces notes est "stable", ce qui implique que l'agence n'envisage pas de les modifier à court ou moyen terme. En jouant de leur capacité à se refinancer à bon compte, Fannie Mae et Freddie Mac achètent aux banques les prêts immobiliers qu'elles ont consentis aux particuliers et les revendent ensuite à des investisseurs institutionnels. Les banques dégagent ainsi des liquidités qui leurs permettent d'effectuer de nouveaux prêts, contribuant ainsi au dynamisme du marché immobilier. Fannie Mae et Freddie Mac détiennent ou garantissent plus de 40% des prêts immobiliers accordés aux Etats-Unis.
Les deux groupes assurent depuis quarante ans la fluidité du marché du crédit immobilier américain et ont permis de faciliter l'accès à la propriété de la classe moyenne américaine. De leurs vrais noms Federal National Mortgage Association (Fannie Mae) et Federal Home Loan Mortgage Corporation (Freddie Mac), les deux établissements sont des sociétés privées, qui ne sont pas liées formellement à l'Etat américain mais disposent d'une ligne de crédit garantie par ce dernier.
Cette facilité leur permet d'emprunter de l'argent sur le marché à des taux bien plus faibles qu'une banque. |
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| Les marchés asiatiques accueillent avec enthousiasme le sauvetage de Fannie Mae et Freddie Mac |
La Tribune.fr - 09/08/08 - Les marchés boursiers d'Asie repartent en forte hausse ce lundi matin, soulagés par la mise sous tutelle gouvernementale des géants américains du refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac. A Tokyo, l'indice Nikkei progresse de 3,59% à mi-séance. L'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong avance, pour sa part, de 3,67%, le Kospi de Séoul de 4,52%, le S&P/ASX200 de Sydney de 3,65% et le Straits Times de Singapour de 3,79%. |
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Les marchés boursiers d'Asie sont soulagés par la mise sous tutelle gouvernementale des géants américains du refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac. A Tokyo, l'indice Nikkei des valeurs vedettes bondit de 3,59% à la mi-séance, après une sévère correction de près de 7% la semaine dernière. A Hong Kong, l'indice Hang Seng avance pour sa part de 3,67%, le Kospi de Séoul de 4,52%, le S&P/ASX200 de Sydney de 3,65% et le Straits Times de Singapour de 3,79%.
A Taïpeh, les gains dépassent les 5% dans le courant de la matinée, tandis que la Bourse de Nouvelle-Zélande progresse de 1,28%. Au final, seul l'indice composite de la Bourse de Shanghaï est à contre courant avec un recul de 2,18%.
Le Trésor américain a annoncé dimanche une mise sous tutelle de Fannie Mae et Freddie Mac, le temps que ceux-ci restructurent leurs finances mises à mal par la crise du crédit et de l'immobilier. Le plan prévoit que l'Etat fédéral pourra injecter jusqu'à 100 milliards de dollars dans chacune de ces sociétés pour les aider à accomplir leur mission. |
Selon Masatsugu Miyata, cambiste chez Hachijuni Bank, cité par l'Agence France Presse (AFP), "les marchés ont réagi positivement à la nouvelle, car celle-ci dissipe les incertitudes concernant le crédit et les craintes de détérioration du marché immobilier". Pour Arch Shih, analyste chez Taiwan International Securities, "le marché a subi des ventes excessives ces derniers temps. La mise sous tutelle a poussé les chasseurs de bonnes affaires à sauter sur l'occasion". Et de pronostiquer: "si les gains se poursuivent, la confiance du marché pourrait se rétablir". |
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