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"LA PAIX, CE N'EST PAS UN VAIN MOT MAIS UN COMPORTEMENT"
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LES INTERNAUTES

Universitaires, intellectuels, cadres du PDCI-RDA, réveillez-vous !- Emmanuel Y. Boussou Militant du PDCI-RDA New York...

Depuis le 24 décembre 1999, le PDCI-RDA, notre parti, n'assure plus la direction des affaires de l'Etat ivoirien. Les conditions dans lesquelles nous avons perdu le pouvoir sont connues de tous et il ne sert à rien d'y revenir. S'il est nécessaire d'opérer une analyse approfondie et sans faux-fuyant des causes réelles du putsch du dernier Noël du 20 ème siècle, cela ne saurait se faire dans le dépit et la précipitation. En effet, ce coup d'Etat ne saurait, a priori, servir de baromètre à l'action de notre Président à la tête de la Côte d'Ivoire. Le bilan des six années d'Henri Konan Bédié au service de notre pays en qualité de Président de la République fait partie des quarante ans de règne de notre parti. S'il faut dresser ce bilan, c'est dans la sérénité qu'il doit être établi, mais jamais dans la frénésie et l'affolement. Dans la secousse, les déchirements et les ruptures faisant suite à ce changement de régime politique dans notre pays, vous avez su rester, pour la plupart d'entre vous, dignes et sereins. A part quelques-uns, vous vous êtes murés dans un silence de recueillement et de méditation que seules les grandes douleurs expliquent et justifient. Quelques-uns de vos pairs ont été associés à la gestion de notre pays pendant la présidence d'Henri Konan Bédié. Dans son cabinet et ses différents gouvernements, au sein de l'Administration et à la tête de structures para-étatiques, tout comme dans les organes dirigeants du parti, vous avez occupé des positions de choix et tenté d'imprimer votre marque aux grandes décisions ayant ponctué la vie de la Nation ivoirienne depuis la disparition de Félix Houphouët-Boigny. Il est vrai que votre apport à la réflexion devant nourrir l'action du Président Bédié n'a pas pu se frayer facilement un chemin, tant elle était battue en brèche par la mainmise des politiques sur les affaires publiques. La plupart des politiques, ceux-là qui, pour l'essentiel, ont géré le pays avec Houphouët-Boigny et ont constitué une sérieuse hypothèque à l'impulsion nouvelle que le Président Bédié voulait donner au développement de la Côte d'Ivoire, sont en train de le lâcher. Oui, n'ayons pas peur des mots. A force de vouloir ménager la vieille garde houphouëtienne, l'entourage du Président l'a progressivement coupé de la jeunesse. En s'entourant d'anciens collaborateurs d'Houphouët-Boigny et barrons du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié n'a pas pu bénéficier de la loyauté et de l'énergie que la jeune génération de cadres ivoiriens aurait pu apporter à la réalisation du dessein qu'il a nourri pour l'entrée de la Côte d'Ivoire dans le Troisième millénaire. Aujourd'hui, ce sont ceux que le Président a protégés, au point de perdre son pouvoir, qui, comme Saint Pierre, le renient. Ceux qui jettent des pierres à Henri Konan Bédié actuellement sont ses collaborateurs d'hier, restés inactifs lorsqu'ils devraient se mouiller pour servir de fusible à leur chef. S'étant retrouvé seul, le Président s'est exposé à une campagne de presse malhonnête et vindicative et aux pressions internationales fondées sur du faux que son plus virulent adversaire a initiées avec l'objectif de briser sa carrière politique. Devant la langue de bois des politiques, avec les retournements de vestes des démagogues, face au choc des ambitions des loups de la politique, vous, universitaires, intellectuels et cadres du PDCI-RDA, êtes interpellés. Vous avez un devoir de mémoire collective à restituer. Votre rôle d'éclaireur de la conscience collective doit s'assumer pleinement, sans louvoiement et sans tricherie. La jeunesse vous observe aujourd'hui et vous demandera des comptes demain si vous n'agissez pas. Ne laissez pas le PDCI-RDA aux appétits des politiques. Le Président Bédié ne mérite pas d'être soumis au lynchage de ceux qui ont toujours convoité son fauteuil. On ne choisit pas un chef pour le lâcher au moindre ennui. Sortez de votre torpeur. Descendez de votre tour d'ivoire pour prendre part au débat national. Dans nos traditions ivoiriennes et africaines, on ne répudie pas une femme violée; on la couvre et on la console. On n'en rajoute jamais à la peine d'une femme blessée dans son intimité et dans sa pudeur, lorsqu'elle n'a pas suscité le viol par un comportement indécent. Plus que quiconque, vous savez que ce qui nous est arrivé à la veille de la dernière fête de la nativité du deuxième millénaire est un viol. C'est un viol à la conscience de paix, de concorde et de fraternité de notre peuple. C'est une insulte à notre quête d'identité nationale et à notre légitime revendication de nous assumer en tant que nation souveraine, en choisissant un des nôtres pour nous diriger. C'est cela et rien d'autre qui a motivé ce coup d'Etat. Face à l'usage de la force dans le jeu politique, nous devons opposer la rigueur des idées et la fermeté des positions de principe. Regardez uniquement en direction d'un poste de responsabilité, voir seulement ses intérêts du moment, chercher un point de chute éphémère à tous les prix, c'est se trahir soi-même. Cela relève de la lâcheté et se situe aux antipodes des valeurs qu'en votre qualité de maîtres, de parents et d'aînés, vous êtes censés inculquer à la jeunesse ivoirienne. Rappelez-vous, en 1992, Laurent Gbagbo a été arrêté, jugé et condamné à des mois de prison. Le Front populaire ivoirien (FPI) ne l'a pas abandonné. Depuis sa création en 1994, le Rassemblement des Républicains (RDR) s'est toujours réclamé d'Alassane Ouattara en fonction, à l'époque, au Fonds monétaire international (FMI) à Washington. En bute à de sérieuses difficultés avec la justice ivoirienne, le mentor du RDR a été soutenu par ses troupes, même si le courageux Ouattara a préféré le confort des salons parisiens pendant que ses lieutenants l'attendaient à la Maca. Quel mal Henri Konan Bédié a-t-il fait pour mériter l'indifférence, voire le silence coupable que des militants du PDCI-RDA observent vis-à-vis de la persécution que lui et ses proches subissent ? Universitaires, intellectuels, cadres du PDCI-RDA, hommes et femmes de lettres et des arts, militants et sympathisants du parti d'Houphouët-Boigny, le traitement que vous infligez au successeur du sage de Yamoussoukro ne nous honore pas. Henri Konan Bédié n'a pas géré la Côte d'Ivoire dans l'horreur et la terreur. Le Président n'a versé, en six ans, aucune goutte de sang humain. Il n'a fait torturer aucun Ivoirien. Bédié n'est pas le dictateur et fossoyeur de l'économie ivoirienne qu'on brocarde à travers une campagne de presse acrimonieuse et vicieuse et qu'on essaie de dépeindre en usant d'opération d'audit qui procèdent en réalité de collusion et ont tout d'un règlement de compte politique. Le putsch qui se prépare dans nos rangs contre le Président Henri Konan Bédié et qui porte sur les disputes des politiques à propos de la dépouille de notre parti fait le lit à celui-là dont le rêve est d'humilier la Côte d'Ivoire à travers le PDCI-RDA, et tout ce qui symbolise cette formation politique. Rester silencieux devant un tel forfait, c'est en être complice.

 
APPEL DES MILITANTS DU PDCI-RDA DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE

Le PDCI-RDA, Parti de PAIX par excellence, et ses militants, en particulier ceux des Etats-Unis d'Amérique ne peuvent rester indifférents aux événements en cours dans notre cher pays, la Côte d'Ivoire et rappellent ici l'un de leurs célèbres slogans:

LA PAIX, CE N'EST PAS UN VAIN MOT MAIS UN COMPORTEMENT

Aussi au regard de la situation très très préoccupante en cours dans notre pays, les militants PDCI-RDA des Etats-Unis d'Amérique voudraient interpeller tous les acteurs et intermédiaires de la crise ivoirienne à une analyse impartiale et juste de tous les aspects de cette crise en vue d'un règlement définitif de ce qui est aujourd'hui devenu un conflit international.

Le coup d'état de 1999 a été à n'en point douter le début d'un processus politique qui nous a conduit à la rébellion de septembre 2002 dont nous continuons de subir les soubressauts en terme de morts d'Hommes tant du côté de nos vaillants militaires -LES FANCI- que de la population civile et surtout de la jeunesse de Côte d'Ivoire. Bien que fermement opposés à toute forme de changement de gouvernment par des voies anti-démocratiques: coups d'état, mutineries et autres rébellions, nous voulons ici interpeller le président de la République de Côte d'Ivoire, Son Excellence Monsieur Laurent Koudou Gbagbo, le FPI parti politique au pouvoir, son président Mr Affi N'guessan, tous les groupes satellites gravitant autour du pouvoir ainsi que les responsables de la Communauté Internationale.

Pour les besoins de la cause, qu'il nous soit permis de passer sous silence le détail des événements depuis septembre 2002, avec leur kyrielle de rencontres à travers le monde pour nous arrêter aux derniers accords d'Accra III qui exigeaient le vote des lois dites essentielles afin d'aboutir au désarmement, véritable noeud gordien du problème ivoirien, que nous attendons tous avec impatience. Mais au lieu de se conformer au calendrier établi, et pour une fois accepté par le président Ivoirien contrairement à Marcoussis qu'il voulait uniquement essayer, Mr Laurent Koudou Gbagbo, sous la pression du FPI, son Parti, décide de violer les Accords d'Accra III, les conclusions des rencontres entre les FANCI et rebelles à Yamoussokro en octobre 2004 et entreprend de passer à l'offensive; non sans avoir fait préparer ses partisans et supporters.

C'est ainsi que Mr Affi N'guessan, président du Front Populaire Ivoirien, lors de ses dernières tournées n'avait cesser de galvaniser ses adhérents à la reprise des hostilités si les rebelles refusaient de désarmer. En prélude à ce plan funeste imposé au président Gbagbo par le FPI et ses groupes de soutien:

•  tous les jounaux de l'opposition ont été muselés par des actes d'intimidation et de vandalisme (destruction de journaux mis en vente, attaques voire incendies des sièges desdits journaux et destruction du matériel d'impression);

•  la télévion nationale est prise en otage par une subversion interne du FPI;

•  des attaques sont perpétrées contre les sièges de partis tels que le PDCI-RDA à Cocody et le RDR, emportant leurs ordinateurs;

•  les résidences des personnalités de l'opposition sont aussi visées et des menaces de mort pèseraient sur la vie de certains dirigeants et militants de ces partis.

Au vu de ce qui précède, les Militants du PDCI-RDA des Etats-Unis d'Amérique condamnent fermement:

•  la violation des Accords d'Accra III par le président Laurent Gbagbo;

•  l'offensive lancée sous la pression du Front Populaire Ivoirien occultant ainsi la voie de la négociation car celle-ci n'a pour unique objectif qu'un hypothétique crédit politique que veut s'octroyer le FPI en vue des élections à venir;

•  l'intrusion militaire vigoureuse de la France dont le but était de détruire les arsenaux militaires de la Côte d'Ivoire et affaiblir sa puissance de frappe, en dépit des règles de l'inviolabilité des frontières, de l'espace aérien et de la souveraineté nationale d'un pays indépendant fût-il un pays ami, acte d'ailleurs très suspicieux de la part d'une France très à cheval sur les principes de liberté et d'égalité;

•  un nouveau règlement de la crise par l'Union Africaine, excluant les principaux dirigeants de partis politiques ivoiriens;

•  l'immobilisme de l'ONUCI, Force Onusienne, en charge de la supervision des accords entre les différentes factions ivoiriennes.

Encouragent:

•  nos braves et valeureux soldats, sous-officiers et officiers supérieurs de nos Forces Armées Nationales de Côte d'Ivoire et les félicitent pour leur sang froid et tactiques de précision sur le terrain;

•  notre population dans son ensemble pour leur patience et abnégation en dépit des dures épreuves que beaucoup subissent malgré elle.

Lancent un appel pressant, au nom de la PAIX chère à tous les Ivoiriens:

•  au président de la République pour qu'il ordonne la cessation des manifestations de rue jusqu'à nouvel ordre, manifestations qui n'ont que trop tué car leur cortège de morts se rallonge de manifestation en manifestation, et qu'il reprenne le dialogue avec tous les autres partis;

•  aux mouvements de jeunesse, à la société civile ivoirienne, au FPI et leur demandent de privilégier la mère patrie, notre chère Côte d'Ivoire, avant les intérêts partisans;

•  à la France et à son président afin que toute leur initiative s'inscrive dans le cadre des résolutions des Nations Unies car toute action unilatérale viole les principes internationaux;

•  à la communauté internationale, principalement L'ONU, pour que des sanctions sévères soient appliquées aux parties (gouvernementales ou rebelles) qui ne respecteraient pas le calendrier du processus de paix en vue des prochaines élections générales de 2005;

•  pour la mobilisation de moyens financiers et médicaux pour aider notre jeunesse victime innocente de la politique partisane en Côte d'Ivoire.

Fait aux Etats-Unis d'Amérique, le 8 Novembre 2004

Les Militants du PDCI-RDA