Le PDCI-RDA, Parti de PAIX par excellence, et ses militants, en particulier ceux des Etats-Unis d'Amérique ne peuvent rester indifférents aux événements en cours dans notre cher pays, la Côte d'Ivoire et rappellent ici l'un de leurs célèbres slogans:
“ LA PAIX, CE N'EST PAS UN VAIN MOT MAIS UN COMPORTEMENT ”
Aussi au regard de la situation très très préoccupante en cours dans notre pays, les militants PDCI-RDA des Etats-Unis d'Amérique voudraient interpeller tous les acteurs et intermédiaires de la crise ivoirienne à une analyse impartiale et juste de tous les aspects de cette crise en vue d'un règlement définitif de ce qui est aujourd'hui devenu un conflit international.
Le coup d'état de 1999 a été à n'en point douter le début d'un processus politique qui nous a conduit à la rébellion de septembre 2002 dont nous continuons de subir les soubressauts en terme de morts d'Hommes tant du côté de nos vaillants militaires -LES FANCI- que de la population civile et surtout de la jeunesse de Côte d'Ivoire. Bien que fermement opposés à toute forme de changement de gouvernment par des voies anti-démocratiques: coups d'état, mutineries et autres rébellions, nous voulons ici interpeller le président de la République de Côte d'Ivoire, Son Excellence Monsieur Laurent Koudou Gbagbo, le FPI parti politique au pouvoir, son président Mr Affi N'guessan, tous les groupes satellites gravitant autour du pouvoir ainsi que les responsables de la Communauté Internationale.
Pour les besoins de la cause, qu'il nous soit permis de passer sous silence le détail des événements depuis septembre 2002, avec leur kyrielle de rencontres à travers le monde pour nous arrêter aux derniers accords d'Accra III qui exigeaient le vote des lois dites essentielles afin d'aboutir au désarmement, véritable noeud gordien du problème ivoirien, que nous attendons tous avec impatience. Mais au lieu de se conformer au calendrier établi, et pour une fois accepté par le président Ivoirien contrairement à Marcoussis qu'il voulait uniquement essayer, Mr Laurent Koudou Gbagbo, sous la pression du FPI, son Parti, décide de violer les Accords d'Accra III, les conclusions des rencontres entre les FANCI et rebelles à Yamoussokro en octobre 2004 et entreprend de passer à l'offensive; non sans avoir fait préparer ses partisans et supporters.
C'est ainsi que Mr Affi N'guessan, président du Front Populaire Ivoirien, lors de ses dernières tournées n'avait cesser de galvaniser ses adhérents à la reprise des hostilités si les rebelles refusaient de désarmer. En prélude à ce plan funeste imposé au président Gbagbo par le FPI et ses groupes de soutien:
tous les jounaux de l'opposition ont été muselés par des actes d'intimidation et de vandalisme (destruction de journaux mis en vente, attaques voire incendies des sièges desdits journaux et destruction du matériel d'impression);
la télévion nationale est prise en otage par une subversion interne du FPI;
des attaques sont perpétrées contre les sièges de partis tels que le PDCI-RDA à Cocody et le RDR, emportant leurs ordinateurs;
les résidences des personnalités de l'opposition sont aussi visées et des menaces de mort pèseraient sur la vie de certains dirigeants et militants de ces partis.
Au vu de ce qui précède, les Militants du PDCI-RDA des Etats-Unis d'Amérique condamnent fermement:
la violation des Accords d'Accra III par le président Laurent Gbagbo;
l'offensive lancée sous la pression du Front Populaire Ivoirien occultant ainsi la voie de la négociation car celle-ci n'a pour unique objectif qu'un hypothétique crédit politique que veut s'octroyer le FPI en vue des élections à venir;
l'intrusion militaire vigoureuse de la France dont le but était de détruire les arsenaux militaires de la Côte d'Ivoire et affaiblir sa puissance de frappe, en dépit des règles de l'inviolabilité des frontières, de l'espace aérien et de la souveraineté nationale d'un pays indépendant fût-il un pays ami, acte d'ailleurs très suspicieux de la part d'une France très à cheval sur les principes de liberté et d'égalité;
un nouveau règlement de la crise par l'Union Africaine, excluant les principaux dirigeants de partis politiques ivoiriens;
l'immobilisme de l'ONUCI, Force Onusienne, en charge de la supervision des accords entre les différentes factions ivoiriennes.
Encouragent:
nos braves et valeureux soldats, sous-officiers et officiers supérieurs de nos Forces Armées Nationales de Côte d'Ivoire et les félicitent pour leur sang froid et tactiques de précision sur le terrain;
notre population dans son ensemble pour leur patience et abnégation en dépit des dures épreuves que beaucoup subissent malgré elle.
Lancent un appel pressant, au nom de la PAIX chère à tous les Ivoiriens:
au président de la République pour qu'il ordonne la cessation des manifestations de rue jusqu'à nouvel ordre, manifestations qui n'ont que trop tué car leur cortège de morts se rallonge de manifestation en manifestation, et qu'il reprenne le dialogue avec tous les autres partis;
aux mouvements de jeunesse, à la société civile ivoirienne, au FPI et leur demandent de privilégier la mère patrie, notre chère Côte d'Ivoire, avant les intérêts partisans;
à la France et à son président afin que toute leur initiative s'inscrive dans le cadre des résolutions des Nations Unies car toute action unilatérale viole les principes internationaux;
à la communauté internationale, principalement L'ONU, pour que des sanctions sévères soient appliquées aux parties (gouvernementales ou rebelles) qui ne respecteraient pas le calendrier du processus de paix en vue des prochaines élections générales de 2005;
pour la mobilisation de moyens financiers et médicaux pour aider notre jeunesse victime innocente de la politique partisane en Côte d'Ivoire.
Fait aux Etats-Unis d'Amérique, le 8 Novembre 2004
Les Militants du PDCI-RDA