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Miss Pérou se déclare victime d'un réseau de trafic de femmes
LIMA, 6 fév (AFP) - 0h24 - Miss Pérou, Ivette Santa María, a affirmé vendredi, lors d'une conférence de presse, avoir été "victime d'un réseau de trafic de femmes" sous le couvert d'un concours de beauté qui devait être organisé au Gabon.
"J'ai la conviction d'avoir été victime d'un réseau de trafic de femmes qui m'a attirée au Gabon pour participer à un concours de beauté, Miss Humanity, dont je devais être l'image" emblématique auprès des parraineurs, a-t-elle déclaré au lendemain de son retour à Lima au terme d'une Odyssée pour le moins mouvementée dans ce pays africain.
Elle a ajouté ignorer si, quand elle a été présentée par les organisateurs du supposé concours au président Omar Bongo, celui-ci était au courant qu'il avait affaire à un trafic de femmes "ou si lui aussi a été victime de personnes qui se consacrent à la prostitution internationale."
"Je ne peux pas affirmer que le président Bongo était au courant", a-t-elle insisté. La veille, dans une déclaration rapportée par le quotidien El Comercio, elle avait déclaré qu'elle croyait qu'il y avait "un malentendu" entre elle et le chef de l'Etat gabonais avec qui elle s'était retrouvée en tête en tête, une fois la présentation faite par ses accompagnateurs.
Elle a dénoncé le fait que son père, après que l'affaire eut été rendue publique, ait reçu des menaces au téléphone pour le dissuader d'informer la police péruvienne.
Miss Pérou a expliqué qu'elle avait été contactée pour se rendre à Libreville par une journaliste uruguayenne Fabiana Segovia, qui lui avait offert "une bonne quantité d'argent" pour participer à un concours baptisé miss Humanity et être aussi l'image des parraineurs.
A son arrivée au Gabon en compagnie de son fiancée, elle a été accueillie par un ressortissant gabonais Patrick Etho, organisateur du concours. "Je me suis rendu compte qu'il y avait quelque chose de bizarre, a-t-elle raconté, notamment que j'étais l'unique concurrente."
"L'aide de camp du président nous attendait à l'hôtel, a-t-elle poursuivi. Dans un espagnol approximatif, il nous a dit que, moi, Fabiana et Patrick, devions aller au palais, mais pas mon fiancé, ajoutant qu'il s'agissait d'une réunion protocolaire."
"Une fois au palais, le président Bongo nous a reçu", a-t-elle ajouté. Après un moment "il nous a dit que nous pouvions nous retirer et de revenir le lendemain."
"Quand nous sommes revenus, le président s'est adressé à Fabiana et Patrick, raconte-t-elle. Ils ont dit alors qu'ils devaient se retirer pour signer des papiers. Je me suis retrouvée seule avec le président."
"Nous sommes restés les deux à nous regarder sans rien dire", affirme-t-elle, précisant que le président ne parle ni l'espagnol ni l'anglais. "Il a alors appuyé sur un bouton, une porte s'est ouverte d'où j'ai pu apercevoir un lit, poursuit-elle. Atterrée, épouvantée, je me suis levée de ma chaise et me suis dirigée vers l'ascenseur. J'ai fui."
Une fois hors du palais, elle a regagné l'hôtel d'où elle a pu entrer en contact à Lima avec ses parents qui ont révélé l'affaire dimanche soir, lors d'une émission d'information intitulée "La fenêtre indiscrète".
A ce moment-là, Miss Pérou avait déjà pu quitter Libreville et était à bord d'un vol Paris-Bogota. Elle est arrivée lundi matin dans la capitale colombienne d'où est originaire son fiancé.
De son côté, la présidence de la République gabonaise s'était déclarée mercredi indignée par les premières versions données par les parents qui faisaient état d'une séquestration.
Pour elle, il s'agit d'une "campagne de dénigrement et déstabilisation" se basant sur "des accusations aussi grossières que mensongères, dans tous les cas diffamatoires."
Le communiqué de la présidence du Gabon concluait en disant qu'il s'agissait d'une "affaire rocambolesque qui ressemble à une tentative d'escroquerie qui a mal tourné."
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Aux USA, un gars comme ca aurait ete "impeached".