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Côte d'Ivoire / Le chef de l'ONUCI explique les « mille microprojets » à Seguela : « une initiative qui vise a donner un coup de pouce a la sortie de crise » |
ABIDJAN, Côte d'Ivoire, 17 août 2008/African Press Organization (APO)/ — Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire, Y.J. Choi, était vendredi, 15 aout 2008, à Séguéla (528 kms au nord-ouest d'Abidjan) dans le cadre d'une caravane de sensibilisation sur l'initiative pilote des 1000 microprojets destinés à la réinsertion socioéconomique des ex-combattants et des jeunes à risque en Côte d'Ivoire. Après avoir lancé cette initiative, jeudi à Bouaké, le chef de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), a souhaité mieux informer les agences des Nations Unies pour qu'elles s'y impliquent davantage.
L'initiative pilote des « 1000 Microprojets », financée par les Nations Unies, s'inscrit dans le cadre de l'appui au programme national de réinsertion et de réintégration des ex-combattants et ex-miliciens, mis sur pied par le gouvernement ivoirien et soutenu par ses partenaires internationaux. Cette initiative vise à contribuer à la création d'un climat stable et à « donner un véritable coup de pouce au processus électoral et au programme de sortie de crise », selon M. Choi. Le Représentant spécial a précisé que la rencontre avec les fonctionnaires de l'ONU sur le terrain visait à mettre tout le monde au même niveau d'information afin que tous comprennent que ce projet-test offre d'énormes perspectives pour une excellente sortie de crise.
Dans l'après-midi du vendredi, M. Choi a rencontré les autorités administratives locales, les chefs traditionnels, les représentants des Forces Nouvelles (FN) et ceux des ex-combattants pour mieux leur expliquer l'initiative. Face à l'enjeu que représentent les « 1000 Microprojets », importants à la fois pour la mission onusienne et pour les ex-combattants, M Choi a rappelé l'urgence de proposer des projets fiables et bancables pour bénéficier de cette enveloppe budgétaire, qui va de 300.000 à 420.000 pour chaque ex-combattant. « Si le premier cycle est couronné de succès, nous allons délivrer des certificats aux meilleurs éléments afin de leur permettre d'accéder à une autre tranche d'aide pour poursuivre leurs activités » a-t-il expliqué. Il a également lancé un appel à tous pour qu'une sensibilisation efficace soit menée sur le terrain afin de garantir le succès des microprojets qui seront retenus dans la région de Séguéla.
Prenant la parole, le Préfet de Séguéla, Ibrahima Fofana, a tenu à féliciter et à remercier l'ONUCI pour cette initiative et pour ses efforts, qui ont permis de briser le mur de méfiance des bailleurs de fonds qui y ont contribué. Il a promis que ses collaborateurs et lui-même, conscients qu'il est urgent et indispensable d'aller aux élections dans un climat apaisé, mettront tout en œuvre pour mener la sensibilisation en synergie avec tous ceux qui sont impliqués dans ce processus. Estimant qu'une personne oisive et sans ressources est un danger pour son environnement, le Préfet Fofana a fait la réflexion suivante : « Si on ne trouve pas une activité pour les ex-combattants, ils peuvent être un danger pour le processus. Je lance un appel pour que tout le monde s'implique pour combattre cela, car les microprojets vont générer des ressources pour ces personnes qui n'en n'ont pas ».
Ses propos ont été corroborés par ceux du Commandant de zone adjoint de Séguéla au sein des FN, Coulibaly Djiman, qui a confirmé que le sort de leurs ex-combattants demeure une préoccupation pour les Forces Nouvelles. « Nous sommes en contact avec les démobilisés et nous espérons maintenant qu'avec ces 1000 micro projets, nous allons savoir ce nous allons faire d'eux », a-t-il dit, tout en rappelant que les Forces Nouvelles sont engagées pour la paix et pour les élections et ne souhaitent qu'une chose, une solution définitive pour leurs ex-combattants afin que tout se passe bien.
Avant ces échanges, le responsable de la Section Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) de l'ONUCI, Sidi Ould Zahabi, a fait un exposé pour présenter à tous l'initiative des 1000 microprojets et les moyens d'en bénéficier. Il a expliqué que les autorités ivoiriennes, dont des représentants accompagnent cette caravane, appuient avec le Programme national de réinsertion et réhabilitation communautaire (PNRRC), les efforts de l'ONUCI et de la communauté internationale. M Zahabi a ajouté que ce sont les efforts du Représentant spécial qui ont permis d'obtenir 4 millions de dollars du Fonds de Consolidation des Nations Unies pour financer les 1000 microprojets. Il a ajouté que cette première phase, qui se présente comme un test, pourra aboutir en cas de succès, à une rallonge supplémentaire et faire école auprès des autres missions de maintien de la paix de l'ONU.
La séance de questions-réponses qui a suivi a permis d'apaiser les préoccupations des uns et des autres et de leur montrer comment monter un projet et à qui s'adresser pour les différentes procédures.
SOURCE : Mission of UN in Côte d'Ivoire |
Côte d'Ivoire / UNPOL remet des matériels de maintien de l'ordre à la police ivoirienne
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ABIDJAN, Côte d'Ivoire, 12 août 2008/African Press Organization (APO)/ — Le Contingent turc de la police onusienne (UNPOL) déployé au sein de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), a procédé récemment à une remise de matériels de maintien de l'ordre à la Police nationale ivoirienne composée, entre autres, de tenues d'intervention rapide, de bottes, de casques, de menottes et de boucliers.
Le Commandant Huseyin Sari, en remettant les dons au nom du contingent turc, a expliqué que ceux-ci sont la marque des bonnes relations que ce contingent entretient avec la police ivoirienne. Il a rappelé qu'à l'initiative du contingent turc, le Directeur Général Adjoint de la Police Nationale Ivoirienne, Roger Godrin-Kouadio, a effectué en avril dernier, une visite en Turquie en vue de participer à une formation en police technique et scientifique. C'est lors de cette visite que les deux polices ont décidé de renforcer leur collaboration par un appui à la police ivoirienne.
C'est pourquoi le Commandant Sari a salué la cérémonie à travers ces mots : « C'est un acte que nous saluons très chaleureusement et nous voudrions bien qu'il se développe progressivement dans le futur». Le Ministre de l'Intérieur, Désiré Tagro, a remercié l'ONUCI au nom du Gouvernement ivoirien, tout en signalant que la mission a toujours entretenu une excellente collaboration avec la police ivoirienne en lui faisant régulièrement des dons. Il a exhorté le Directeur Général de la Police de continuer à satisfaire les préoccupations des populations ivoiriennes et promis que bon usage sera fait de ces dons. « Il faudra effectivement mettre les matériels au service de la population » a invité le Ministre Tagro.
La cérémonie a enregistré outre la participation du Directeur Général de la Police nationale ivoirienne, et de plusieurs éléments de la police onusienne.
SOURCE : Mission of UN in Côte d'Ivoire
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| Cote d'Ivoire / Résolution 1826 adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies |
NEW YORK, USA, 31 juillet 2008/African Press Organization (APO)/ — Le Conseil de sécurité,
Rappelant ses résolutions antérieures, en particulier les résolutions 1739 (2007), 1765 (2007) et 1795 (2008), les déclarations de son président concernant la situation en Côte d'Ivoire et la résolution 1777 (2007) concernant la situation au Libéria,
Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de l'unité de la Côte d'Ivoire, et rappelant l'importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale,
Rappelant qu'il a entériné l'accord signé par le président Laurent Gbagbo et M. Guillaume Soro à Ouagadougou le 4 mars 2007 (ci-après dénommé “l'Accord politique de Ouagadougou” - S/2007/144) et les accords complémentaires, comme recommandé par l'Union africaine,
Rappelant qu'il a favorablement accueilli l'annonce, par les autorités ivoiriennes, de l'organisation, le 30 novembre 2008, du premier tour des élections présidentielles (S/PRST/2008/11) et qu'il a encouragé les parties ivoiriennes à redoubler d'efforts pour tenir cet engagement et la communauté internationale à continuer d'apporter son concours à cette fin,
Rendant hommage à nouveau au Facilitateur, le président Blaise Compaoré du Burkina Faso (ci-après dénommé “le Facilitateur”), pour les efforts qu'il ne cesse de déployer en faveur du processus de paix en Côte d'Ivoire, notamment dans le cadre des mécanismes de suivi de l'Accord politique de Ouagadougou, félicitant et encourageant l'Union africaine et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour les efforts qu'elles continuent de déployer en vue de promouvoir la paix et la stabilité en Côte d'Ivoire et leur renouvelant son plein soutien,
Soulignant à nouveau qu'il importe que l'organe consultatif international prenne part, en qualité d'observateur, aux réunions du Comité d'évaluation et d'accompagnement et rappelant qu'il pourra être consulté à tout moment par le Facilitateur,
Réitérant sa ferme condamnation de toute tentative visant à déstabiliser le processus de paix par la force et exprimant son intention d'examiner rapidement la situation après toute tentative de ce type, en s'appuyant sur un rapport du Secrétaire général,
Ayant pris note du rapport du Secrétaire général en date du 10 juillet 2008 (S/2008/451),
Notant avec préoccupation, malgré l'amélioration régulière de la situation générale des Droits de l'Homme, la persistance de cas de violation des Droits de l'Homme touchant des civils, dont de nombreux actes de violence sexuelle, soulignant que les auteurs de ces actes doivent être traduits en justice et réitérant sa ferme condamnation de toute violation des Droits de l'Homme et du droit international humanitaire en Côte d'Ivoire,
Rappelant sa résolution 1612 (2005) relative aux enfants dans les conflits armés et les conclusions ultérieures du Groupe de travail sur les enfants et les conflits armés concernant les parties au conflit armé en Côte d'Ivoire (S/AC.51/2008/5),
Rappelant aussi ses résolutions 1325 (2000) et 1820 (2008) sur les femmes, la paix et la sécurité et sa résolution 1674 (2006) sur la protection des civils dans les conflits armés, condamnant toute violence sexuelle et encourageant le Secrétaire général à adopter une démarche soucieuse de l'égalité des sexes dans la mise en oeuvre du mandat de l'ONUCI,
Soulignant qu'il importe que le système des Nations unies et la communauté internationale maintiennent leur appui au renforcement des capacités du gouvernement ivoirien et des instances électorales en vue de l'organisation du processus électoral,
Considérant que la situation en Côte d'Ivoire continue de mettre en péril la paix et la sécurité internationales dans la région,
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations unies,
1. Décide de proroger les mandats de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et des forces françaises qui la soutiennent, fixés par la résolution 1739 (2007), jusqu'au 31 janvier 2009, notamment pour aider à l'organisation en Côte d'Ivoire d'élections libres, ouvertes, justes et transparentes ;
2. Prie l'ONUCI, dans la limite de ses ressources et de son mandat, de soutenir la pleine mise en oeuvre de l'Accord politique de Ouagadougou et des accords complémentaires et, en particulier, de contribuer à l'instauration de la sécurité nécessaire au processus de paix et au processus électoral et de fournir un appui logistique à la Commission électorale indépendante en vue de la préparation et de la tenue des élections ;
3. Engage vivement les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire et les Forces nouvelles à élaborer conjointement un plan global pour la sécurité des élections, en coordination étroite avec le Facilitateur, avec l'appui technique et logistique de l'ONUCI qui est soutenue par les forces françaises ;
4. Encourage les parties ivoiriennes à accomplir de nouveaux progrès concrets, en particulier pour éliminer les obstacles logistiques qui persistent et entravent l'identification de la population, l'inscription des électeurs, le désarmement et le démantèlement des milices, le programme de regroupement et de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, l'unification et la restructuration des forces de défense et de sécurité et le rétablissement de l'autorité de l'Etat dans tout le pays ;
5. Invite instamment les partis politiques à respecter pleinement le Code de bonne conduite pour les élections qu'ils ont signé sous les auspices du Secrétaire général, et exhorte en particulier les autorités ivoiriennes à permettre un accès équitable aux médias publics ;
6. Appelle toutes les parties concernées à faire en sorte que la protection des femmes et des enfants soit prise en compte dans la mise en oeuvre de l'Accord politique de Ouagadougou, ainsi que dans les phases de reconstruction et de relèvement après le conflit, y compris la poursuite de la surveillance et de la communication de l'information sur la situation des femmes et des enfants ;
7. Souligne qu'il importe d'assurer l'égalité de protection et de respect des droits fondamentaux de chaque Ivoirien dans le cadre du système électoral et d'éliminer les problèmes et les obstacles qui s'opposent à la pleine participation des femmes à la vie publique ;
8. Invite les parties signataires de l'Accord politique de Ouagadougou à prendre les mesures nécessaires pour protéger les populations civiles vulnérables, y compris en garantissant le retour volontaire, la réinstallation, la réintégration et la sécurité des personnes déplacées, avec l'appui du système des Nations unies, et à remplir à cet égard leurs engagements conformément aux dispositions de l'Accord politique de Ouagadougou et leurs obligations en vertu du droit international humanitaire ;
9. Exprime son intention de réexaminer, d'ici au 31 janvier 2009, les mandats de l'ONUCI et des forces françaises qui la soutiennent, ainsi que le niveau des effectifs militaires de l'ONUCI, à la lumière des progrès réalisés dans la mise en oeuvre des étapes clefs du processus de paix et des progrès du processus électoral, et prie le Secrétaire général de lui soumettre trois semaines avant cette date un rapport à ce sujet, énonçant des critères pour une éventuelle réduction progressive des effectifs militaires de l'ONUCI, à la lumière de l'évolution du processus électoral et de la situation sur le terrain, en particulier des conditions de sécurité ;
10. Réitère son plein appui aux efforts déployés par le Représentant spécial du Secrétaire général en Côte d'Ivoire, rappelle que ce dernier certifiera que toutes les étapes du processus électoral fournissent toutes les garanties nécessaires pour la tenue d'élections présidentielle et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes conformément aux normes internationales, et réaffirme son appui aux cinq critères-cadres établis par le Représentant spécial et mentionnés dans le document S/2008/250 ;
11. Rappelle que la publication de la liste électorale est une étape cruciale du processus électoral, demande à la Commission électorale indépendante, aux opérateurs techniques, aux autorités ivoiriennes et aux partis politiques de redoubler d'efforts à cet égard et prie le Représentant spécial du Secrétaire général de certifier cette liste d'une manière explicite ;
12. Se félicite de l'assistance financière fournie par les donateurs à la Commission électorale indépendante, qui a permis de réunir le financement du processus électoral ;
13. Prie les donateurs d'apporter en particulier un soutien financier accru pour le regroupement, le désarmement et la réinsertion des ex-combattants et des milices et pour le redéploiement de l'administration de l'Etat dans tout le pays ;
14. Félicite le Représentant du Secrétaire général des efforts qu'il déploie pour faciliter la réinsertion des ex-combattants grâce au lancement d'un millier de microprojets, et encourage les donateurs à contribuer à leur financement ;
15. Prie le Secrétaire général de continuer à prendre les mesures nécessaires pour assurer à l'ONUCI la pleine application de la politique de tolérance zéro des Nations unies concernant l'exploitation et les violences sexuelles et d'en tenir le Conseil informé, et prie instamment les pays fournisseurs de contingents de prendre les mesures de prévention qui s'imposent, notamment en menant, avant déploiement, des actions de sensibilisation et en prenant d'autres mesures visant à ce que les membres de leur contingent qui se seraient rendus coupables de tels actes en répondent pleinement ;
16. Rappelle l'importance des dispositions de l'Accord politique de Ouagadougou et des Accords complémentaires, y compris le paragraphe 8.1 de l'Accord politique de Ouagadougou et les paragraphes 8 et 9 du troisième Accord complémentaire, et exhorte les forces politiques ivoiriennes à s'en remettre à la médiation du Facilitateur pour toute difficulté majeure liée au processus électoral ;
17. Félicite le Facilitateur de continuer à soutenir le processus visant à résoudre la crise en Côte d'Ivoire, et prie l'ONUCI de continuer de l'assister, ainsi que son Représentant spécial à Abidjan, M. Boureima Badini, dans la mise en oeuvre de la facilitation, y compris en aidant le Facilitateur, en tant que de besoin et à sa demande, dans l'exécution de son rôle d'arbitrage conformément aux dispositions du paragraphe 8.1 de l'Accord politique de Ouagadougou et aux paragraphes 8 et 9 du troisième Accord complémentaire ;
18. Prie le Secrétaire général de le tenir régulièrement informé de la situation et des préparatifs du processus électoral, y compris le processus d'établissement de la liste électorale, et notamment en lui soumettant un rapport à cet égard le 15 octobre 2008 au plus tard ;
19. Décide de rester activement saisi de la question./.
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| Côte d`Ivoire: l`ONU prolonge le mandat des forces de la paix |
| mardi 29 juillet 2008 - Par AFP |
| NEW YORK (Nations unies) - Le Conseil de sécurité de l'ONU a approuvé à l'unanimité mardi une résolution française prolongeant de six mois le mandat des Casques bleus en Côte d'Ivoire et des soldats de la force française Licorne, afin de sécuriser le processus des élections à venir.
La résolution 1826, également co-signée par le Burkina-Faso et l'Afrique du Sud, étend jusqu'au 31 janvier 2009 le mandat des quelque 8.000 Casques bleus de l'Onuci, l'Opération de paix des Nations unies en Côte d'Ivoire, ainsi que celui des 1.800 soldats de la force française Licorne, qui soutient l'Onuci.
Leur mandat expirait mercredi.
Leur mission sera de "soutenir l'organisation d'élections libres, ouvertes, justes et transparentes" dans ce pays, un scrutin qui après avoir été repoussé à plusieurs reprises est prévu pour le 30 novembre.
La résolution souligne aussi que l'envoyé spécial de l'ONU en Côte d'Ivoire, le Sud-Coréen Choi Young-Jin, "certifiera que toutes les étapes du processus électoral fournissent toutes les garanties nécessaires pour la tenue d'élections présidentielle et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes".
Elle appelle toutes les parties ivoiriennes "à accomplir de nouveaux progrès concrets, en particulier pour éliminer les obstacles logistiques qui persistent".
L'ambassadeur adjoint de la France à l'ONU Jean-Pierre Lacroix a immédiatement salué l'adoption de la résolution à l'unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité.
"Nous avons un signal fort du conseil, qui est a la fois un signal de soutien au processus ivoirien, au calendrier du processus ivoirien et en même temps un signal de vigilance du Conseil, puisqu'il faudra que le processus électoral soit certifié à chaque étape", a-t-il déclaré.
L'ambassadeur du Burkina Faso, Michel Kafando, dont le pays a joué un rôle clé de médiateur dans le processus de paix en Côte d'Ivoire, a également salué le vote. "C'est un signe de confiance de la part du Conseil et de la communauté internationale qui va donner un coup de fouet pour arriver à l'élection présidentielle du 30 Novembre", a-t-il dit.
L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire doit mettre fin à la crise politico-militaire née en septembre 2002, quand une rébellion a pris les armes dans le nord du pays pour renverser le président ivoirien Laurent Gbagbo.
Lors de cette tentative de coup d'Etat, la Côte d'Ivoire a été coupée en deux entre un Nord rebelle et un Sud loyaliste.
Mais après un accord de paix signé en mars 2007 entre la rébellion des Forces nouvelles (FN) et le président ivoirien Laurent Gbagbo, un nouveau gouvernement a été installé, au sein duquel M. Gbagbo partage le pouvoir avec l'ancien chef de la rébellion Guillaume Soro en tant que Premier ministre. |
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| Côte d`Ivoire: plus de problème de financement pour la présidentielle (ONU) |
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samedi 12 juillet 2008 - Par AFP -
ABIDJAN - Le financement de l`élection présidentielle en Côte d`Ivoire, dont le premier tour est prévu le 30 novembre, n`est plus un "problème", a indiqué vendredi le représentant spécial du secrétaire général de l`ONU dans ce pays, Y. J. Choi.
"Le financement pour les élections est bouclé. Il n`y a plus de problème de financement pour les élections", a affirmé M. Choi sur Onuci FM, la radio de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire.
"Entre le gouvernement et les bailleurs de fonds internationaux, on a rassemblé toutes les sommes nécessaires pour les élections", a précisé M. Choi qui a participé jeudi à Ouagadougou à une réunion de suivi sur l`application de l`accord de paix signé en mars 2007 entre le président Laurent Gbagbo et l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN).
Le coût du processus électoral, notamment de l`identification des électeurs pour la mise à jour des listes électorales, a été évalué à environ 100 milliards FCFA (150 millions d`euros).
"Il s`agit maintenant de s`assurer mois par mois que l`engagement financier qui a été pris doit être décaissé. C`est ça le nouveau défi", a-t-il ajouté.
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Le représentant de Ban ki-moon a expliqué qu`il restait en revanche à trouver des financements pour le processus de sortie de crise, notamment pour le coûteux programme de désarmement et de réinsertion (DDR) des ex-combattants.
Ce DDR est inscrit dans l`accord de paix, au même titre que le processus électoral qui est mené en parallèle. Interrogé sur le retard dans les décaissements des fonds promis par la communauté internationale, M. Choi a expliqué qu`"il faut qu`il y ait des réponses en forme de programmes de la part des partenaires ivoiriens". La gouvernement ivoirien et la presse locale accusent régulièrement la communauté internationale de ne pas respecter ses engagements financiers. |
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| Droits de l`Homme: situation encore préoccupante dans l`Ouest ivoirien (ONU) |
| vendredi 27 juin 2008 - Par AFP |
ABIDJAN - La situation des droits de l'Homme reste encore préoccupante dans l'Ouest ivoirien, a indiqué jeudi un responsable de l'Opération de maintien de la paix de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci), avec des cas de "civils sommairement abattus" et de "femmes violées".
Ces faits ont été évoqués par les populations des régions du Moyen Cavally et des 18 Montagnes (centre-ouest) au cours d'une visite en juin d'une délégation menée par chef de la division des droits de l'Homme de l'Onuci, Simon Munzu, dont les propos sont rapportés dans un communiqué de l'Onuci.
Même si l'on constate "une amélioration dans l'ensemble du climat général", les habitants ont déploré la persistance "de milices locales toujours armées"
dans ces région où "l'on note des attaques récurrentes par des bandes armées organisées et des coupeurs de route", notamment sur l'axe Duékoué-Bangolo, a expliqué M. Munzu.
"Au cours de ces attaques, des civils ont été sommairement abattus, des femmes et des petites filles violées, les biens arrachés", a-t-il poursuivi en ajoutant que ces "bandes armées attaquent même des cortèges funéraires sur l'axe Guitrozon-Man".
Ces régions sont aussi le théâtre de "rivalités violentes et parfois sanglantes sur fond d'occupation et exploitation de terre par des communautés immigrées et l'exigence de leur restitution par des populations autochtones", a indiqué M. Munzu, citant le cas d'une médiation onusienne dans un village près de Duékoué.
"Cette situation se complique par le phénomène de +nouveaux venus+, populations venant des pays étrangers qui envahissent, occupent et exploitent des terres laissées vacantes par leurs propriétaires, déplacés internes dans certaines localités", a noté M. Munzu.
Le responsable de l'Onuci a aussi rapporté des "exactions que des éléments des Forces nouvelles (FN, ex-rébellion) continuent à infliger aux villageois, y compris la confiscation de leur bétail", ainsi que des arrestations abusives dans la région de Man.
Les FN ont signé en mars 2007 un accord de paix avec le président Laurent Gbagbo visant à réunifier le pays, coupé en deux depuis leur tentative de coup d'Etat en septembre 2002.
Cet accord prévoit un processus de désarmement et de réinsertion des ex-combattants qui peine à se mettre en place, en particulier pour les miliciens de l'Ouest qui ont soutenu le régime du président Gbagbo pendant le conflit.
L'Ouest ivoirien a été le théâtre de nombreuses violations des droits de l'Homme pendant ce conflit, provoquant des déplacements de populations. Des affrontements ont également eu lieu entre des villageois et des ressortissants ouest-africains, notamment burkinabè, venus travailler dans les plantations de cacao. |
| Présidentielle en Côte d`Ivoire: l`ONU veut le respect des engagements |
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lundi 9 juin 2008 - Par AFP -
ABIDJAN - Une délégation du Conseil de sécurité de l`ONU est arrivée lundi à Abidjan pour une visite d`une journée visant à rappeler les parties à leurs engagements quant à l`organisation de l`élection présidentielle prévue le 30 novembre 2008, a constaté un journaliste de l`AFP. Cette mission, conduite par l`ambassadeur du Burkina Faso au Conseil, Michel Kafando, doit rencontrer l`ancien Premier ministre ivoirien et principal opposant Alassane Ouattara, ainsi que le président Laurent Gbagbo et des représentants militaires des troupes gouvernementales et des ex-rebelles des Forces nouvelles (FN). Selon les termes de référence de la visite, cette mission vise à "encourager davantage les parties à appliquer intégralement et de bonne foi toutes les dispositions de l`APO (Accord politique de Ouagadougou) et ses accords complémentaires, souligner la nécessité de respecter le calendrier qui y |
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est établi et les assurer de l`appui du Conseil à cet égard".
Le Conseil souhaite aussi "exhorter le gouvernement et la Commission électorale indépendante (CEI) à la résolution rapide des questions techniques relatives aux élections".
Il s`agit enfin pour l`ONU "d`engager les parties à créer un environnement favorable pour que les élections se déroulent d`une manière libre, ouverte, régulière et transparente et rappeler l`importance de la certification de tous les stades du processus électoral par le représentant spécial du Secrétaire général de l`ONU", ajoute le texte soulignant la nécessité de la présence pour ce scrutin d`observateurs internationaux.
Attendue depuis la fin du mandat du président Gbagbo en 2005, la présidentielle a été sans cesse repoussée en raison de la crise politico-militaire qui a éclaté quand une rébellion a pris les armes en septembre 2002 et tenté de renverser le chef de l`Etat.
Un accord de paix a été conclu entre les deux parties en mars 2007 à Ouagadougou, prévoyant une réunification du pays coupé en deux.
La mission, qui devait arriver dimanche soir à Abidjan, a été retardée par un accident alors qu`elle se trouvait dans l`est de la République démocratique du Congo (RDC): une balle accidentellement partie de l`arme d`un agent de sécurité de l`ONU avait traversé le plancher de l`avion de la délégation, sans faire de blessé.
La délégation a dû rallier Kigali depuis Goma par la route, pour quitter la capitale rwandaise à bord d`un autre appareil au milieu de la nuit à destination d`Abidjan, dernière étape d`une tournée de dix jours du Conseil en Afrique. |
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| SEXE, ALCOOL A GOGO, ARGENT… La vie secrète des agents de l'ONUCI |
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Le Matin d'abidjan-24/7/2007
L'administration onusienne, on le sait, a frappé fort depuis le week-end dernier au sein de sa mission en terre ivoirienne. Cela sous la forme d'une suspension jusqu'à nouvel ordre du contingent marocain fort de 734 soldats, accusés d'abus sexuels sur des personnes mineures. Une sanction qui vient donner, deux ans après, raison à ‘'Le Matin d'Abidjan'' qui à l'époque, avait levé le lièvre sur les agissements peu catholiques des agents de l'ONU en Côte d'Ivoire. Pour comprendre au mieux la décision de la maison Ban Ki-moon, nous vous proposons à nouveau l'enquête réalisée plus d'un mois durant, à Abidjan, Bassam, Assouindé, Assinie, où nous avons marché sur les pas des agents de l'ONUCI. Grand angle.La Côte d'Ivoire est en crise! Abidjan n'est pas en reste. Mais on ne dirait pas. Dans la mesure où les folles nuits de la capitale économique ivoirienne, appelées “Abidjan By night”, n'ont pratiquement rien à envier aux nuits chaudes de New York, Paris ou Saigon.
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De Yopougon à Port-Bouet Vridi en passant par Adjamé, Treichville, Koumassi, Marcory etc., les noctambules abidjanais n'ont aucunement changé d'habitude malgré une crise qui perdure. Bien au contraire, que ce soit à la rue Paul Langevin, Pierre et Marie Curie en zone 4, au Vallon, ou encore sur le boulevard Latrille, de Angré à Cocody, ou dans les artères de Treichville, ces coins les plus chauds d'Abidjan brillent toujours de mille feux la nuit tombée. Et ne manquent pas d'attirer du beau monde. Les agents des Nations Unies qui ont pris officiellement pied en Côte d'Ivoire depuis 2004, n'ont pas échappé pour la plupart, à la vie en rose des nuits de la cité abidjanaise. Il n'y a qu'à se rendre dans les places enflammées d'Abidjan pour s'en rendre compte. A commencer par des endroits dont certains Ivoiriens sont loin de d'imaginer l'existence sur les bords de la lagune Ebrié. Et pourtant ! C'est le cas de ce night club connu sous le nom de “TI-FOLI “. Il est situé en zone 4 sur la rue Paul Langevin, en face de la rédaction d'un quotidien de la place. Vu de l'extérieur, cet endroit n'a pas fière allure. Il ne ressemble pratiquement à rien. Parce qu'apparemment très banal. Mais dès que la porte d'entrée est franchie, le spectacle qui s'offre à vous est à vous couper le souffle. Des jeunes filles en tenue d'Adam et Eve, comme dans le jardin d'Eden, vous accueillent comme des princes. Avec beaucoup d'empressement, elles vous installent confortablement et s'asseyent à vos côtés. Le décor de cet endroit a ceci de particulier qu'à côté de la piste de danse, se dresse un podium supplanté de barres de fer à la forme circulaire comme on en voit sur des terrains de football. Ces barres de fer sont très glissantes. Si elles sont placées là, ce n'est pas fortuit car elles ont un rôle à jouer. C'est contre ces fers là que près d'une dizaine de filles pratiquement nues viennent se glisser en exécutant des scènes érotiques au son et au rythme d'une musique très endiablée. Il arrive que ces danseuses très souples du reste, invitent les clients à une partie de danse. Une autre particularité de ce bar, c'est qu'il dispose d'un salon VIP. Et n'entre pas à cet endroit qui veut. Il faut disposer d'un “passeport” qui s'acquiert à l'achat d'au moins une demi bouteille de liqueur à 17 500 Fcfa (dix-sept mille cinq cent Fcfa). Avec ce laissez-passer, vous avez droit naturellement à divers privilèges, dont celui de disposer d'une jeune fille au choix, prête à vous donner tous les plaisirs sensuels, évidemment contre espèces sonnantes et trébuchantes. Cet endroit, affirment trois des serveuses que nous avons interrogées, “marche très fort malgré la crise.” C'est que le “Ti-Foli “a acquis une nouvelle clientèle. “Depuis 2004, nous avons reçu de nouveaux clients qui nous disent chaque fois qu'ils sont là pour aider la Côte d'Ivoire à sortir de la crise. Ils sont de l'Onuci “, soutient une des barmaids. Le premier week-end, lors de notre passage en ce lieu, nous n'avons pas pu voir ces agents qui ont fait pourtant de cet endroit leur maison, comme le dit la jeune fille. La raison, on était à une semaine de la date fatidique du 30 octobre, ajoute-t-elle. Par conséquent, tout le monde était sur sa garde, de sorte que beaucoup de personnes n'ont pas osé mettre les pieds dehors. Mais qu'à cela ne tienne! Une quinzaine de jours plus tard, nous y retournons. Notre attente n'est pas longue. Trois hommes sortent, presqu'ensemble, du salon privé suivis de jeunes filles avec des bouteilles de whisky quasiment vides en main. Notre contact, qui était parmi ces demoiselles, nous confiera plus tard que c'étaient bel et bien les gens dont elle nous avait parlé. Visiblement fatigués, ces trois messieurs sortent illico, et empruntent un taxi. Non loin de là, se trouve un bar, avec quasiment le même décor: salon privé, barres de fer glissantes… Trois week-ends d'investigation en cet autre endroit nous ont permis de voir que nombreux sont les agents des Nations Unies qui fréquentent ce night club dans lequel sexe et alcool sont bien placés au menu. D'ailleurs, un agent d'une structure spécialisée de l'Onu avec qui nous avons échangé sur les agents des Nations Unies qui aiment bien ces endroits de haute perversité n'a pas caché son sentiment sur le sujet: ” Ce que font les agents de l'Onu à Abidjan est très grave. Ils sont de plus en” plus fréquents dans les lieux où il n'y a que l'alcool et le sexe “. Au “Rubis”, toujours en zone 4, l'un des responsables dont nous taisons volontairement le nom a souligné qu'aujourd'hui le business du sexe marche tellement qu'il a passé des commandes “de femmes” en provenance d'Asie (Thaïlande, Corée…) et d'Europe de l'Est (Roumanie) qui travaillent à son compte. ” C'est mon business. Et je gagne gros”, insiste-t-il. Il a dit que la crise que traverse la Côte d'Ivoire est une des raisons de cette flambée du commerce du sexe. Parce que, poursuit-il “ceux qui sont venus pour travailler dans le cadre de cette crise adorent ça “. En effet, dans tous ces endroits, les bars comme” “Taxi Brousse”, “Chez Chantal”, au “St Germain”, à “la Planta”, en zone 4 ou à Bietry, les voitures 4×4 blanches estampillées “UN” sont de plus en plus visibles. Fait notable, pour la plupart, ces engins ne garent pas devant les nights. Les conducteurs prennent soin d'aller stationner bien loin, dans un endroit moins visible. A Marcory Remblais, à Treichville où nous sommes rendus dans le cadre de cette enquête, le sexe n'a pas droit de cité dans les nights. Ici, c'est l'alcool qui coule à flots. Dans la commune du maire Diagou Gomont, deux endroits ont retenu particulièrement notre attention. Il s'agit des bars climatisés “l'Euro” et le “Select”. Le premier est situé dans les environs d'une station d'essence à Aghien, tandis que le second, en bordure de route, jouxte le célèbre maquis” Couper décaler”. Dans ces deux endroits, les agents de l'Onu sont des rois. Et les propriétaires ou gérants des lieux n'hésitent nullement à dire que les fonctionnaires de l'Onu sont les meilleurs. Et qu'ils sont toujours les bienvenus. Au “Select”, c'est pratiquement le QG d'un des animateurs de la radio des Nations unies en Côte d'Ivoire, Onuci FM. Ancien animateur de la Rti, il y va presque tous les jours en compagnie d'autres collègues. Ainsi que bien d'autres fonctionnaires de l'Onu à qui il se plait à expliquer les choses. La plupart du temps, ces clients particuliers restent si longtemps que la gérante du coin, une jeune dame très connue dans le milieu des journalistes culturels, est formelle: ” Ce monsieur là et son monde, même les jours ordinaires, lorsqu'ils arrivent ici, ils n'ont plus envie de sortir du bar”. Autre endroit prisé par les fonctionnaires des Nations unies, c'est le “Black and white” situé dans la commune du maire Amichia. Aujourd'hui, cet endroit est fermé mais tout le monde savait au moment où il fonctionnait encore que les hommes et femmes de l'Onu ne manquaient pas à cet endroit. Même les jours ordinaires. On voyait chaque jour, devant ce night club, plusieurs voitures des Nations unies, alignées les unes après les autres. La particularité de cette boîte de renommée internationale, c'est que les agents femmes des Nations Unies affectées en Côte d'Ivoire y allaient pour dénicher leurs princes charmants. Jeunes filles et vieilles dames, en Côte d'Ivoire, au nom de la maison de verre, s'adonnaient tellement à ce jeu que d'aucuns ont vu en cet endroit un véritable nid de ‘'Gnangni'' (femmes qui entretiennent des gigolos). Dans ces endroits, serveuses, managers et gérants témoignent que ces clients payaient cash. “Il ont les poches pleines. Et ils dépensent beaucoup”, affirme une barmaid au night club “l'Euro” sis à Angré. Le chiffre d'affaires aurait doublé, voire triplé depuis que les agents des Nations Unies y ont pris pied. Au “Select”, on ne se plaint pas non plus car les finances se portent bien. “Parce que notre clientèle est constituée en majeure partie des agents de l'Onuci qui sont de bons payeurs”, justifie la gérante, une dame au teint clair, chaîne au pied, qui a pris la direction de cet endroit depuis près de trois mois. Le nouveau QG de Sebroko est aujourd'hui un lieu de grand attrait vu que les jeunes filles, qui autrefois officiaient en Zone 4, y ont pratiquement rejoint les généreux payeurs. Mais ce ne sont pas seulement les bars et autres boîtes de nuit qui sont pris d'assaut par les fonctionnaires onusiens à Abidjan. On les voit constamment sur les plages de GrandBassam, Assinie et Assouindé. Il est vrai que depuis 2002, du fait de la crise, les activités touristiques ont pris un grand coup. De sorte que les belles plages, notamment celles des villes proches d'Abidjan, jadis bondées de monde, sont aujourd'hui de moins en moins fréquentées. N'empêche! Les week-ends, ces endroits sont pris d'assaut par quelques personnes au nombre desquelles on compte beaucoup d'éléments militaires et civils de l'Onu. Ils y vont fréquemment avec leurs pickup et les cars de 40 à 60 places. Le samedi 05 novembre 2005 vers 14 heures, ce sont des soldats bengbladeshis que nous avons vus sous les cocotiers et la plage en train de se bronzer, vers le petit village d'Anani, après le corridor de Gonzagville, dans la commune de Port-Bouët. Une semaine plus tôt, c'étaient d'autres militaires de race blanche que nous avons vus à l'hôtel le “Wharf'' à Bassam. Ces clients dont nous avons eu confirmation de l'appartenance à l'Onuci ont nagé dans la piscine de cet hôtel toute la nuit. Avec des compagnes ivoiriennes, ils se sont amusés sur la plage comme de vrais gamins. Selon un travailleur, “c'est devenu une tradition pour ces clients de fréquenter ce lieu tous les vendredis, samedis et dimanches “. Le constat est que les week-ends, les hôtels, les belles plages ainsi que les restaurants de la ville balnéaire des Nzéma sont pris d'assaut par “ces pompiers” venus éteindre le feu en Côte d'Ivoire. A “l'Etoile du Sud”, “Koral Beach”…, c'est avec beaucoup de joie qu'ils passent des week-ends de rêve loin des souffrances des Ivoiriens. A Assouindé, un contingent de soldats des Nations unies en Côte d'Ivoire a pris l'habitude de se rendre pour prendre leur repas. M. Broco, un des responsables du Cojep de cette localité est plus clair: “Nous avons l'habitude de les voir ici. C'est ici qu'ils viennent manger très souvent. Ils arrivent à bord de leur car qu'on reconnaît facilement “. Un restaurateur bien connu sur la place d'Assouindé abonde dans le même sens: “Ils font partie de mes clients. Ils viennent ici pratiquement tous les week-ends, avec les belles filles d'Abidjan. Ce sont les bruits que fait Mathias Doué ces derniers (novembre 2005 ndlr) jours qui ont fait que pour l'instant, ils ont arrêté de venir ici “. Selon lui, les soldats français et ceux des Nations unies ont pris l'habitude d'aller dans leurs voitures 4×4 et autres pick-up à travers le sable au bord de la mer, de Bassam à Assinie. ” C'est le plus court chemin. Et puis, de cette manière beaucoup de gens ne peuvent les voir “, explique ce restaurateur béninois très au fait de tout ce qui se passe sur la plage d'Assouindé. Il avance par ailleurs: ” Ces gens là n'ont pas peur de dépenser. Ils viennent ici avec beaucoup d'argent. Les poulets, les poissons, et autres fruits de mer, ainsi que l'alcool, ils en consomment en très grande quantité… ” Selon des témoignages recueillis, avec les moyens dont ils disposent les agents onusiens s'adonnent à la pédophilie, à la pornographie avec une clientèle recrutée bon marché.
Peut-il en être autrement pour ces agents à qui l'Onu a mis à disposition un budget spécial pour une “ballade de santé” sur le sol ivoirien? En fait, après l'adoption à l'unanimité de la résolution 1609, le vendredi 24 juin 2005, qui a renouvelé le mandat de l'Onuci, ce sont plus de 600 agents supplémentaires qui sont venus s'ajouter aux six milliers d'agents qui sont là depuis 2004. Ce qui fait un total de 6 640 personnes en tenue dont 6 246 soldats, 184 observateurs militaires et 210 policiers. A ceux-là, il faut ajouter le personnel civil international évalué à 323, et le personnel civil local dont l'effectif est de 292. Il y a en outre les volontaires des Nations unies qui sont au nombre de 161. Pour tous ces hommes qui viennent de tous les continents, les Nations unies n'ont pas lésiné sur les moyens. C'est ainsi que pour la seule période qui court du 30 juin 2005 au 1er juillet 2006, c'est un budget de l'ordre de 386,89 millions de dollars qui a été adopté, soit près de 19 milliards et demi (si on évalue le dollar à 500F CFA). Une grande partie de cette somme est affectée aux salaires et à diverses primes. Selon des informations recueillies auprès des agents de l'Onu, ” les salaires, c'est du costaud “, En outre, ils bénéficient de diverses primes, entre autres celles du dépaysement et du risque. Selon nos interlocuteurs à l'Onuci, lorsque la cote d'alerte de l'insécurité augmente, les primes de risque prennent de la proportion. De sorte que quand le pays connaît des turbulences, comme le 25 mars 2004, ou le 30 octobre 2005, les primes des agents de l'Onu sont multipliées pendant ces périodes par huit, neuf, voire dix. Selon un policier ivoirien qui a pris une mise en disponibilité et qui s'occupe de la sécurité dans l'administration de l'Onuci, ” on n'a pas besoin de toucher son salaire. On peut vivre décemment des primes, tant elles sont lourdes”. Ce nouvel agent ivoirien de l'Onuci a déménagé deux fois de suite dès qu'il a intégré cette institution. Aujourd'hui, il réside à Angré. Et vient de souscrire à l'achat d'une villa dans une agence immobilière de la place. Une villa dont le prix est au delà de 15 millions de F CFA. On peut donc le dire, les agents de l'Onuci sont financièrement nantis. Et ils profitent aisément de la vie en rose sur les bords de la lagune Ebrié et les belles stations balnéaires environnantes. Vous avez dit crise en Côte d'Ivoire? Nombreux sont les fonctionnaires et autres agents de l'Onuci qui vous répondent de la façon suivante. “A Abidjan, la vie est belle! La crise, nous on connaît pas ! ” Il n'y a pas meilleure conclusion.
Contagion française… Point n'est besoin de démontrer que la Force Licorne, composée uniquement de soldats français, est sous la coupe de l'ONU. Ces casques bleu blanc rouge sont sur le sol ivoirien en principe pour un seul objectif: ramener la paix dans le pays. Mais force est de constater que ces soldats de la paix ont failli à leurs missions. Et pour cause, ils sont auteurs de vols, viols et massacres. En effet, le 19 septembre 2004, les Ivoiriens dans leur ensemble, la communauté internationale beaucoup plus tard, ont été surpris d'apprendre que des militaires français, profitant des brèches ouvertes par les rebelles qui venaient de casser la Bceao de Man, ont volé plus de 65 millions de F CFA dans les caisses. C'est le début d'une longue série de casses franco-rebelles. Etrange comportement des soldats de Chirac censés garder une banque. D'autres soldats de cette même force se sont rendus en effet coupables de vols dans les succursales de la Bceao de Bouaké et Korhogo. Le 21 juin 2005, le tribunal aux armées de Paris (FAP), la seule instance habilitée à juger crimes, viols et autres délits commis par des soldats français à l'étranger condamnait à des peines allant de deux mois à un an d'emprisonnement une dizaine de soldats de la Licorne accusés d'avoir pillé les caisses de la Bceao. Ce n'est pas tout, dans ce même tribunal, six autres Français de la Licorne étaient jugés pour viol. Cela vient d'ailleurs battre en brèche l'assertion de la vice-secrétaire des Nations Unies, lors de son passage en début mars 2005. Mme Louise Frechette disait ceci: ” Nous n'avons aucune indication à ce stade de violation du code de conduite par le personnel civil militaire de l'Onuci “. Autres crimes crapuleux à l'actif des forces des Nations Unies en Côte d'Ivoire, le massacre des Ivoiriens devant l'Hôtel Ivoire les 6, 7, 8 et 9 novembre 2004. L'image horrifiante de ce jeune patriote décapité est encore vivace dans l'esprit. En outre, il y a les déboires du Général 4 étoiles, Henri Poncet, accusé d'avoir couvert des soldats français qui ont étouffé à l'aide d'un sac en plastique, Firmin Mahé. Un patriote ivoirien à eux hostile. Pour le salir, il est présenté comme un coupeur de route qui violait les femmes. Voici donc les hauts faits de ces faiseurs de paix de l'Onu, venus selon leurs mandants, aider les Ivoiriens à sortir de la crise actuelle. A dire vrai, la mauvaise maladie des pillards, des adeptes de la pornographie et autres tueurs français a gagné les soldats africains venus “au secours de la Côte d'Ivoire”. Tout comme les Asiatiques qui n'ont pas succombé aux désirs charnels. Adieu la mission originelle! Par Marcel appena
On avait prévenu….. 734 soldats du contingent marocain de l'Onuci basés à Bouaké sont en ce moment suspendus de toutes activités et cantonnés. Suite à une enquête interne diligentée par l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire sur des cas d'exploitation et d'abus sexuels sur mineures. Cette initiative est à saluer. Même si elle vient longtemps après l'arrivée des casques bleus en Côte d'Ivoire. Car comme nous l'avions déjà écrit, à l'issue d'une enquête consacrée sur le sujet, cette attitude aujourd'hui décriée n'est pas propre qu'aux soldats du contingent marocains. Ces 734 casques bleus incriminés ne sont en fait que la partie visible d'une pratique propre à l'ensemble des agents de l'Onuci. A l'instar de Bouaké, Duékoué, Daloa, Yamoussoukro et Abidjan (siège de l'ONUCI)… ne sont pas en reste. Ils ont tous le sexe au bout du fusil. Et le Matin d'Abidjan avait déjà attiré l'attention des uns et des autres sur le fait que la Côte d'Ivoire était en train de devenir un vaste marché du sexe. Nous espérons donc que l'Onuci qui a pris l'initiative de cette enquête poussera ses recherches un peu plus loin en élargissant ses recherches dans camp de la Force Licorne qu'on dit être aussi sous mandat onusien. Car les loups sont nombreux dans ses rangs. Et c'est à juste titre que certains ne manquent pas de dire que ” ces gens là ont toujours donné l'impression qu'ils sont venus en villégiature “. |
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Secrétaire général SG/SM/11596
PKO/182 |
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BAN KI-MOON, PRÉOCCUPÉ PAR LE RAPPORT DE « SAVE THE CHILDREN », RÉAFFIRME L'ENGAGEMENT DE L'ONU À RÉAGIR AVEC FRANCHISE ET FERMETÉ AUX ABUS COMMIS PAR LE PERSONNEL HUMANITAIRE ET DE MAINTIEN DE LA PAIX
La déclaration suivante a été communiquée aujourd'hui par la Porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon:
Le Secrétaire général est gravement préoccupé par le contenu du rapport que vient de publier l'organisation « Save the Children », au Royaume-Uni, et qui souligne que peu de cas d'exploitation et d'abus sexuels d'enfants par des membres du personnel humanitaire et du personnel des opérations de maintien de la paix aient été signalés. L'abus d'enfants par ceux qui ont été envoyés sur le terrain pour les aider est une question importante et douloureuse, une question que les opérations de maintien de la paix traitent et continueront à le faire de façon approfondie, avec franchise et fermeté. Même un seul incident est un incident de trop.
L'ONU s'est engagée à former et à surveiller son personnel civil et à travailler avec ses pays fournisseurs de troupes et de police, pour s'assurer que toutes les catégories du personnel des Nations Unies sont formées aux règles de conduite les plus élevées et sont tenues de répondre de leurs actes.
Comme le souligne le rapport, les Nations Unies ont déjà pris une série de mesures destinées à s'attaquer directement à ce problème, allant de la création d'unités déontologie et discipline dans toutes nos missions au renforcement des programmes de formation pour toutes les catégories de personnel de l'ONU. Nous sommes déterminés à redoubler d'efforts dans ce domaine et à travailler avec tous nos partenaires, afin de mettre en œuvre pleinement notre politique de tolérance zéro à l'égard de l'exploitation et de l'abus sexuels par le personnel de l'ONU.
Les Nations Unies continueront à dépendre des efforts actifs des pays fournisseurs de troupes et de police pour mener des enquêtes et prendre des mesures disciplinaires à l'encontre du personnel national ayant commis des fautes, y compris les actes d'exploitation et d'abus sexuels, au cours de leurs fonctions dans le cadre des opérations des Nations Unies. |
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| Crise ivoirienne: l`ONU appelle les autorités à amender la loi d`amnistie |
| mardi 27 mai 2008 - Par AFP |
| ABIDJAN - La Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l`Homme, Kyung-wha Kang, a appelé mardi les autorités ivoiriennes à amender la loi d`amnistie promulguée après l`accord de paix de mars 2007 pour la mettre en conformité avec les "normes internationales".
L`accord de Ouagadougou, signé entre le président Laurent Gbagbo et l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), précise clairement que "les crimes contre l`humanité, les crimes de guerre et les autres violations des droits de l`Homme doivent être exclus de l`amnistie prévue", a rappelé Mme Kang en visite depuis dimanche à Abidjan.
"Mais l`ordonnance d`amnistie promulguée le mois suivant est moins claire sur ce point", a souligné la diplomate coréenne lors d`une conférence de presse.
"Selon la manière dont on la lit, cela pourrait indiquer l`inclusion de certaines violations", a-t-elle ajouté sans plus de précisions.
"Nous avons porté cette question à l`attention des autorités, de sorte qu`elles puissent amender l`ordonnance d`amnistie (...) en accord avec les normes internationales des Nations Unies", a indiqué Mme Kang.
La Haut-commissaire adjointe, qui effectuait sa deuxième visite en Afrique de l`Ouest depuis sa nomination en 2006, a rencontré le Premier ministre ivoirien et chef des FN Guillaume Soro ainsi que plusieurs responsables, mais pas le président Gbagbo, en déplacement à l`intérieur du pays.
Le 12 avril 2007, le chef de l`Etat a promulgué par ordonnance une loi d`amnistie couvrant "les infractions contre la sûreté de l`Etat et la défense nationale commises par les nationaux ivoiriens se trouvant sur le territoire ou en exil entre le 17 septembre 2000 et la date de la signature de la présente ordonnance".
Tout en reconnaissant des progrès dans le domaine des droits de l`Homme depuis l`accord de Ouagadougou, Mme Kang a reconnu qu`il y avait une attente en Côte d`Ivoire pour juger les crimes de guerre commis lors du conflit.
Une visite de la Cour pénale internationale (CPI) en Côte d`Ivoire a déjà été reportée à deux reprises, a indiqué Mme Kang, encourageant les autorités de ce pays "à accepter cette visite et à collaborer avec la CPI".
Interrogée sur les récentes critiques d`une ONG à l`encontre du principal syndicat étudiant ivoirien (Fesci), accusé d`avoir commis de nombreux actes de violence pendant la crise, la Haut-commissaire a reconnu que cette question était "une partie du problème plus large de l`impunité, à laquelle sont confrontés les acteurs ivoiriens". |
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