October 13, 2008 |
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| Actualité | International | |||
| Le FMI rend public son rapport régional sur l'Afrique subsaharienne | |||
Le rapport du FMI sur les perspectives économiques de l'Afrique subsaharienne met en relief l'impact de l'envolée des cours des carburants et des denrées alimentaires ainsi que les retombées des turbulences financières mondiales. |
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| Dominique Strauss-Kahn : "Je proposerai au G20 un plan de nouvelle gouvernance mondiale" |
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Entretien publié dans Le Monde , 30 octobre 2008
Blanchi par son conseil d'administration de l'accusation d'abus de pouvoir dans le cadre de sa liaison avec une de ses subordonnées, Dominique Strauss-Kahn, le directeur du Fonds monétaire international (FMI), rebondit. Il a retrouvé le dynamisme qui lui avait permis, depuis un an, de commencer à réformer la représentativité et les finances du Fonds. Au plus fort de la crise financière, il a encouragé les gouvernements à mettre sur pied des plans globaux prévoyant la recapitalisation des banques en difficulté. Le 15 novembre, à Washington, il proposera au G20 un plan de nouvelle gouvernance mondiale baptisé "Global regulation strategy" pour en finir avec les "bulles" à répétition qui détruisent l'économie réelle. Quand finira la descente aux enfers des Bourses mondiales ? |
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L'extrême volatilité des marches montre que la crise financière continue à produire ses effets. J'ai bon espoir que cette volatilité se calme parce que les plans financiers américain et européen sont solides ; il leur faut juste un peu de temps pour donner leur pleine mesure. Je suis plus préoccupé, en revanche, par le ralentissement de l'économie mondiale et ses conséquences sociales. C'est pourquoi le FMI ne peut pas se contenter d'être le pompier qui aide les pays à redresser leurs balances de paiement, il revendique le rôle du maçon qui aide à reconstruire la croissance. En 2009, nous prévoyons une croissance mondiale de 3 %, soit 0 % pour les économies avancées et de 6 % à 7 % pour les pays émergents. Dès le mois de février, j'ai d'ailleurs conseillé à ceux d'entre eux qui le pouvaient de prévoir un soutien budgétaire conjoncturel. Mais vous ne savez pas tout et c'est normal ! Quand une crise bancaire se déclenche à l'intérieur d'un pays, le FMI n'a pas de rôle direct, mais prodigue des conseils aux gouvernements. Munis de l'analyse unique de 122 crises passées, nous avons martelé deux recommandations. D'abord, en finir avec le cas par cas et mettre au point un plan global ; ensuite, recapitaliser les banques, parce qu'injecter de liquidités ne peut suffire. Jusqu'à la mi-septembre, l'efficacité commandait la discrétion. Depuis, ayant été entendus, nous avons pu parler publiquement. Que pensez-vous de la proposition de Gordon Brown de faire du FMI une banque centrale mondiale dotée de moyens financiers renforcés ? Gordon Brown a raison de vouloir réformer l'architecture financière mondiale. Avec la mondialisation, quand l'immobilier s'effondre en Virginie, la Hongrie en pâtit, parce que la chute du secteur résidentiel américain met en difficulté les banques américaines, puis toutes les banques de la planète qui rapatrient leur argent chez elles et coupent les crédits aux pays les plus lointains. L'effet domino se met alors en place. Le FMI peut y parer. Pour cela, il faut que son rôle de coordonnateur de la régulation mondiale soit réaffirmé telle est d'ailleurs l'approche de Nicolas Sarkozy. Je proposerai ainsi au G20 un plan de nouvelle gouvernance, ou "global regulation strategy" , autour des cinq axes suivants : 1/Mettre au point un prêt nouveau qui permette de soulager les problèmes de liquidités à court terme que rencontrent certaines économies : nous venons d'en définir les caractéristiques. 2/Augmenter les ressources du FMI qui peuvent devenir insuffisantes face à l'ampleur des besoins à moyen terme : c'est ce que propose Gordon Brown. 3/Tirer les leçons des politiques économiques qui ont conduit à ces "bulles" à répétition dont l'éclatement détruit l'économie réelle : c'est la mission qui nous a été confiée, il y a quelques jours, par les 185 pays membres du Fonds. 4/Surveiller la mise en place des nouvelles régulations financières élaborées, avec le FMI, par le Forum de stabilité financière, qui regroupe principalement les grandes banques centrales. 5/Aider à repenser un système mondial plus cohérent parce que plus simple, plus efficace parce que plus coordonné. Au-delà de son rôle de pompier et de maçon, le FMI peut aussi avoir, pour un temps, un rôle d'architecte. Qu'attendez-vous de la réunion du G20 à Washington, le 15 novembre ? La mesure de la situation historique que nous vivons. Et donc une impulsion décisive, à partir du document que nous lui soumettrons sur les leçons de la crise, pour la réforme de la gouvernance mondiale. C'est une perspective que les Américains sont réputés ne pas apprécier... Beaucoup de choses changent en ce moment. A des degrés divers, tous les pays y compris les Etats-Unis reconnaissent que le marché ne fonctionne que s'il est organisé et qu'on ne peut attendre aucun bienfait de la mondialisation si ses défauts ne sont pas corrigés. Notre assemblée du 11 octobre à Washington a marqué un tournant dans ce domaine : nos 185 pays membres ont accepté à l'unanimité un système coopératif qui a ensuite aidé les Européens à être unanimes à Paris, le 13 octobre. Vous vous souvenez que, quelques jours auparavant, tout le monde ne jurait que par le prisme national... Vous notez aussi que ce sera un G20 et non un G8 qui se réunira à Washington, le 15 novembre, parce que tous les responsables ont pris conscience que l'économie mondiale ne se réduit plus aux seuls pays riches. Pour ma part, je rappelle sans relâche qu'il y a une autre crise derrière la crise financière : celle que vivent les pays pauvres, frappés de plein fouet par le renchérissement des matières premières et des produits alimentaires. Dans les pays développés, la crise signifie baisse du pouvoir d'achat; chez les plus démunis, elle veut dire risque de famine pour certains, malnutrition pour beaucoup et séquelles pour toute une génération. L'enquête interne demandée par votre conseil d'administration sur un incident de votre vie privée vous a lavé de l'accusation d'abus de pouvoir. Votre crédibilité et celle du Fonds n'en sont-elles pas affectées ? Cette enquête a été conduite par un organisme indépendant dont les conclusions sont claires et nettes. Comme l'a dit le conseil d'administration du FMI : "L'incident est clos" . Pour ma part, je suis pleinement dans l'action pour apporter des solutions aux problèmes économiques et financiers de la planète. D'ailleurs, le FMI n'est déjà plus le même qu'il y a un an quand j'y suis arrivé. Il est plus représentatif : la réforme des droits de vote, dont on parlait depuis des années, a été adoptée au printemps et aura à terme des effets considérables. Il est plus efficace : les 500 salariés qui nous ont volontairement quittés donnent une marge pour en embaucher une centaine d'autres qui vont nous aider pour nos nouvelles missions. Il est plus respecté : l'Asie et l'Amérique latine ne sont plus en délicatesse avec le FMI, qu'elles accusaient d'éteindre les incendies au prix d'une régression économique et sociale. Il est enfin plus pragmatique : autant il serait absurde de prêter de l'argent aux Etats sans conditions, autant ces conditions ne doivent plus découler d'une ligne idéologique mais des besoins des pays. Le FMI a tiré les leçons de ses erreurs passées. J'ai plus que jamais l'ambition de continuer de le réformer pour lui faire jouer un rôle original dans ce nouveau contexte historique. |
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| Communiqué du Comité monétaire et financier international du Conseil des Gouverneurs du Fonds monétaire international | |||
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Crise financière: le Fonds monétaire international (FMI) a entériné samedi le plan établi par le G7 Le Fonds monétaire international (FMI) s'est dit prêt samedi à aider les pays victimes de la crise financière. Il a entériné les orientations adoptées la veille par les grands argentiers du G7. Le plan du G7 a pour ambition de débloquer les marchés monétaires et de permettre aux banques de lever des capitaux auprès des secteurs public et privé. Il entend également déverrouiller le marché du crédit immobilier. La réunion du G7 s'est elle élargie samedi soir au "G20", en accueillant de grands pays émergents comme l'Afrique du Sud, le Brésil, la Chine et l'Inde. Le président G.W.Bush y a participé. |
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| le 11 octobre 2008
1. Le Comité monétaire et financier international a tenu sa dix-huitième réunion à Washington le 11 octobre 2008, sous la présidence de M. Youssef Boutros-Ghali, Ministre des finances de l'Égypte. Le Comité souhaite la bienvenue à M. Boutros-Ghali, qui préside le CMFI pour la première fois. Le Comité exprime sa profonde gratitude à M. Tommaso Padoa-Schioppa pour le rôle inestimable qu'il a joué en tant que de Président du Comité en assurant l'adhésion des pays membres aux réformes indispensables engagées au FMI et il lui adresse ses meilleurs v_ux. 2. Hier, 10 octobre, le G-7 s'est réuni et a adopté le plan d'action suivant : · «Adopter des mesures décisives et utiliser tous les outils à notre disposition pour appuyer les institutions financières ayant une importance systémique et ainsi prévenir leur faillite. · Prendre toutes les mesures nécessaires pour débloquer les marchés monétaires et du crédit et veiller à ce que les banques et les autres institutions financières aient un large accès aux liquidités et au financement. · Veiller à ce que nos banques et autres grands intermédiaires financiers, au besoin, puissent mobiliser, auprès de sources publiques et privées, des capitaux en quantité suffisante pour rétablir la confiance et pouvoir continuer à octroyer des prêts aux ménages et aux entreprises. · Faire en sorte que nos programmes nationaux respectifs de garantie et d'assurance des dépôts soient solides et cohérents, de façon que les déposants individuels puissent continuer d'avoir l'assurance que leurs dépôts sont en sécurité. · Adopter des mesures, s'il y a lieu, pour relancer les marchés secondaires des prêts hypothécaires et autres actifs titrisés. Il faut pour cela que les actifs soient valorisés de manière exacte et fassent l'objet d'informations transparentes, et que des normes comptables de qualité soient appliquées de façon cohérente. Ces mesures devront être adoptées de façon à protéger les contribuables et à éviter les effets qui pourraient nuire à d'autres pays. Nous appliquerons les politiques macroéconomiques nécessaires, s'il y a lieu. Nous appuyons entièrement le rôle crucial que doit jouer le FMI pour aider les pays touchés par ces bouleversements. Nous accélérerons la mise en _uvre complète des recommandations du Forum de stabilité financière et nous nous engageons à répondre au besoin impérieux de réforme du système financier. Nous renforcerons encore notre collaboration et travaillerons avec d'autres parties pour concrétiser ce plan.» 3. Aujourd'hui, le Fonds monétaire international a exprimé son ferme soutien en faveur de ces engagements. 4. Le Comité est conscient que, compte tenu de la profondeur et du caractère systémique de la crise, les autorités doivent être exceptionnellement vigilantes, coordonner leurs actions et être prêtes à prendre des mesures énergiques. Il souligne que le FMI a pour mission essentielle d'encourager la coopération multilatérale indispensable pour rétablir et préserver la stabilité monétaire et financière internationale. Le Comité considère que, en faisant usage de ses procédures d'urgence, le FMI est prêt à mettre rapidement à disposition des ressources substantielles pour aider les pays membres à couvrir leurs besoins de financement. Le Comité demande que le FMI continue d'intensifier ses contacts avec les pays membres pour examiner et mettre au point avec eux des ripostes vigoureuses à la crise. 5. En outre, le Comité note que de nombreux pays émergents, qui ont mené des politiques saines ces dernières années, pourraient subir les retombées de la crise financière. La conjoncture financière mondiale difficile ainsi que le niveau élevé des cours des produits alimentaires et énergétiques ajoutent aux difficultés qu'éprouvent les pays émergents et en développement à préserver la stabilité macroéconomique, soutenir la croissance et faire reculer la pauvreté. Pour toutes ces raisons, il est extrêmement important que les pays avancés et les pays émergents coordonnent leurs actions dans un esprit de collaboration. 6. Le Comité demande au FMI, compte tenu de son caractère universel, de son expertise fondamentale en matière macrofinancière, et de la mission qui est la sienne de promouvoir la stabilité financière internationale, de prendre la tête des efforts, dans le cadre de ses attributions propres, visant à identifier les enseignements que les pouvoirs publics doivent tirer de la crise actuelle et à recommander des actions efficaces pour rétablir la confiance et la stabilité. Il invite le FMI à axer le dialogue sur cette question et à renforcer la coopération avec le Forum de stabilité financière, le G-20 et les autres parties intéressées, de manière à mettre à profit un large éventail de points de vue dans un cadre participatif. Le Comité demande au FMI d'engager cette initiative immédiatement et de lui faire rapport au plus tard lors de sa prochaine réunion. 7. La prochaine réunion ordinaire du CMFI se tiendra à Washington le 25 avril 2009. On trouvera en annexe un résumé des autres principaux points examinés par le Comité. 1. Le Comité insiste sur le fait que les politiques macroéconomiques des pays avancés doivent apporter une impulsion essentielle face au risque de repli prononcé de l'activité économique, tandis que la confiance se rétablit dans le système financier. Étant donné que les cours des matières premières refluent après avoir atteint des niveaux record et que l'activité économique devrait ralentir dans de nombreux pays, les décideurs devraient envisager les actions les plus appropriées en fonction de la situation de leur pays. Le Comité salue les mesures monétaires prises récemment de façon coordonnée par plusieurs banques centrales. Dans plusieurs pays, la politique budgétaire est venue apporter un soutien opportun à l'activité économique. Les initiatives budgétaires envisagées devront tenir compte des objectifs de consolidation à moyen terme et, lorsqu'elles seront mises en _uvre, chercher à régler en priorité les problèmes financiers. Si les priorités de la politique macroéconomique varient considérablement en fonction du pays émergent ou en développement considéré, le Comité note que nombre d'entre eux craignent avant tout un ralentissement prononcé de l'activité sous l'effet des tensions financières et de l'atonie des marchés d'exportation. Le Comité demande au FMI de se tenir prêt à aider les pays membres à préparer en temps utile des ripostes adéquates et efficaces pour atténuer les retombées négatives de la crise financière. 2. Le Comité craint que les progrès accomplis par les pays à faible revenu en matière de stabilité macroéconomique, de stimulation de la croissance et de réduction de la pauvreté ne soient fragilisés par la conjoncture mondiale défavorable. Beaucoup d'entre eux, en particulier en Afrique subsaharienne, ont été durement éprouvés par la hausse des prix des produits alimentaires et des carburants. Le Comité exhorte les pays à faible revenu à intensifier leurs efforts d'ajustement, sachant qu'un surcroît d'aide des bailleurs de fonds, en particulier sous forme de dons, devrait limiter les effets sur les revenus réels et la pauvreté. Il se félicite des termes dans lesquels le FMI a défini son rôle dans les pays à faible revenu et il considère que le FMI doit continuer à jouer son rôle dans les domaines qui relèvent de ses compétences fondamentales. Le Comité salue la réforme de la Facilité de protection contre les chocs exogènes, qui permet un accès plus rapide et plus adéquat à ses ressources. 3. Le Comité note les difficultés qu'engendre dans de nombreux pays la hausse des prix des produits de base, même si les cours des denrées alimentaires et des carburants ont reculé par rapport à leurs records récents. Il recommande de répercuter les variations des cours internationaux des denrées alimentaires et des carburants sur les marchés intérieurs, tout en prenant des mesures ciblées et en mettant en place des dispositifs de protection en faveur des pauvres, en fonction de la situation propre à chaque pays. 4. Compte tenu des risques qui pèsent sur la croissance économique mondiale, il n'a jamais été aussi important que maintenant de développer le multilatéralisme dans les échanges commerciaux internationaux. Le Comité appelle donc les pays membres à résister à la montée du protectionnisme et réaffirme qu'il soutient vigoureusement une conclusion rapide et ambitieuse du cycle de négociations commerciales de Doha pour le développement 5. Le Comité souligne qu'il reste important d'éviter des déséquilibres mondiaux. La stratégie multilatérale mise en place pour corriger ces déséquilibres reste d'actualité, même si à court terme il faudra se concentrer sur la stabilisation des marchés financiers. Faire avancer le programme du FMI en matière de surveillance 1. Le Comité souligne le rôle essentiel de la surveillance exercée par le FMI, qui met en garde contre les risques de manière claire, aide les pays membres à comprendre l'interdépendance de leurs économies, et encourage des réactions cohérentes des pouvoirs publics à l'échelle mondiale. Le Comité prend note de la conclusion de l'examen triennal de la surveillance et souscrit à la première déclaration du FMI sur ses priorités en matière de surveillance 1 . Il appelle tous les pays membres à collaborer ensemble et avec le FMI pour atteindre les objectifs économiques et opérationnels qui y sont énoncés. Le Comité appelle le FMI à continuer de renforcer les mécanismes de mise en garde rapide contre les risques et les facteurs de vulnérabilité, notamment en améliorant la liaison avec le secteur financier, ainsi que l'analyse des liens macrofinanciers et des scénarios, et en appliquant son analyse de vulnérabilité aux pays avancés. Ces risques et facteurs de vulnérabilité devraient être communiqués de manière concise, rigoureuse et en temps voulu, notamment à l'aide d'une amélioration du rapport sur les Perspectives économiques mondiales et du Rapport sur la stabilité financière dans le monde. Il conviendrait aussi de remodeler le programme d'évaluation du secteur financier pour mieux l'intégrer à la mission de surveillance de l'institution et y inclure les perspectives régionales. Le Comité attend avec intérêt que le Directeur général l'informe régulièrement des progrès accomplis en ce qui concerne les priorités de la surveillance. Repenser le rôle de prêteur du FMI 2. Le Comité souligne que les concours financiers du FMI sont importants pour donner confiance aux pays membres - sous réserve de garde-fous adéquats - en les aidant à faire face aux problèmes posés par la mondialisation en général et à la crise financière actuelle en particulier. Le Comité insiste sur le fait que le FMI est prêt à mettre pleinement à profit la souplesse inhérente à ses instruments de prêt, notamment dans les procédures d'urgence et les dispositions prévoyant un accès exceptionnel. Toutefois, il convient de passer en revue ces instruments, qui devront peut-être être adaptés aux besoins en pleine évolution des pays membres. Le Comité note avec intérêt l'examen en cours du rôle de prêteur du FMI et souscrit à la poursuite des travaux dans les cinq domaines suivants : i) examiner le cadre analytique des prêts du FMI et sa cohérence, notamment les possibilités de simplification des instruments de prêts et d'innovation, et explorer de nouvelles modalités de prêt, ii) mettre en place un instrument de liquidité, iii) réexaminer la conditionnalité, iv) passer en revue les mécanismes de prêt pour les pays membres à faible revenu, et v) rehausser les limites d'accès aux ressources du FMI et réexaminer les conditions de financement. Le Comité engage le Conseil d'administration à faire avancer ces travaux promptement. Il recommande vivement que des décisions soient prises rapidement sur les questions où il y a un consensus solide et une urgence particulière, par exemple la mise en place d'un instrument de liquidité, et d'ici l'Assemblée annuelle de 2009 sur l'ensemble de ces questions. Principes de Santiago - Principes et pratiques généralement reconnus pour les fonds souverains 3. Le Comité note avec intérêt l'établissement des principes de Santiago par le Groupe de travail international sur les fonds souverains. Ces principes sont le résultat d'une collaboration entre fonds souverains de pays avancés, émergents et en développement, qui ont cherché à mettre en place un cadre global permettant de mieux comprendre leurs activités. Leur adoption sans contrainte marque une solide adhésion à ces principes, et leur application devrait renforcer le rôle stabilisateur joué par les fonds souverains sur les marchés financiers, et contribuer à préserver la libre circulation des investissements internationaux. Le Comité note avec satisfaction que le Groupe de travail international a l'intention d'étudier la mise en place d'un groupe permanent qui examinerait périodiquement ces principes et explorerait les possibilités de collecter et de diffuser des données agrégées sur les activités des fonds souverains. Il souligne que la poursuite du soutien du FMI, si nécessaire, devra être compatible avec les contraintes budgétaires. Le Comité insiste aussi sur le fait qu'il importe pour les pays bénéficiaires de traiter de manière claire et non discriminatoire les investissements des fonds souverains. Il attend avec intérêt l'achèvement des travaux de l'OCDE dans ce domaine et encourage la poursuite du dialogue et de la coordination entre l'OCDE et les fonds souverains. Autres questions 4. Le Comité se félicite de l'approbation par le Conseil des gouverneurs de la résolution sur la réforme des quotes-parts et de la représentation, notamment l'amendement des Statuts du FMI qui renforcera la représentation et la participation dans l'institution. Il note qu'il s'agit d'une première étape importante vers un réalignement des quotes-parts et des parts de voix des pays membres. Ces réalignements devraient entraîner une augmentation des quotes-parts des économies dynamiques et donc de la part des pays émergents et des pays en développement dans son ensemble. Le Comité attend avec intérêt aussi la poursuite des travaux du Conseil d'administration sur des éléments de la nouvelle formule de calcul des quotes-parts qui peuvent être améliorés avant que la formule soit utilisée de nouveau. En outre, le Comité accueille avec satisfaction l'approbation de l'amendement qui élargit le pouvoir d'investissement du FMI dans le cadre du nouveau mode de financement de l'institution. Il appelle tous les pays membres à prendre rapidement les mesures législatives nationales qui sont nécessaires pour rendre effectifs la réforme des quotes-parts et de la représentation, ainsi que le nouveau mode de financement du FMI. 5. Le Comité recommande que les pays membres acceptent l'amendement des Statuts qui prévoit une allocation spéciale de DTS à caractère exceptionnel. 6. Le Comité note avec intérêt la réévaluation en cours de la gouvernance du FMI. Il s'agit du suivi par le Conseil d'administration de l'évaluation de la gouvernance de l'institution par le BIE, des travaux du comité de personnalités éminentes sur la réforme de la gouvernance du FMI, présidé par M. Trevor Manuel, ainsi que de la contribution de la société civile et d'autres parties intéressées. Le Comité souligne que les réformes de la gouvernance exigeront des efforts conjoints et la collaboration de tous les organes du FMI. Il attend avec intérêt de recevoir un rapport intérimaire lors de sa prochaine réunion.
· Résoudre les difficultés des marchés financiers . Restaurer la stabilité et réduire au minimum l'impact négatif de la crise actuelle des marchés financiers sur l'économie réelle. · Renforcer le système financier mondial en améliorant la réglementation et le contrôle dans les cadres nationaux et au plan international, et notamment sur les grandes places financières, et en évitant d'exposer les pays importateurs de capitaux, notamment les pays à faible revenu, à des risques excessifs. · S'ajuster aux variations brutales des prix des produits de base . Répondre aux fluctuations des prix des produits de base par des mesures appropriées sur le plan intérieur et cohérentes à l'échelle mondiale, en s'appliquant surtout à endiguer les pressions inflationnistes en phase de boom économique et à réduire au minimum les risques qui pourraient se faire jour lorsque les prix chutent. · Favoriser une réduction ordonnée des déséquilibres mondiaux tout en limitant autant qu'il est possible les répercussions négatives réelles et financières.
· Évaluation des risques. Affiner les instruments nécessaires au fonctionnement d'un système d'alerte avancée capable de donner des signaux clairs aux pays membres. Les principaux risques pesant sur les projections de référence (y compris, le cas échéant, ceux, très coûteux, liés aux variations extrêmes des rendements de certains placements) et leurs conséquences pour la politique économique devraient faire plus systématiquement l'objet d'analyses approfondies. · Surveillance du secteur financier et liens entre l'économie réelle et l'économie financière . Améliorer l'analyse de la stabilité financière, et notamment les outils utilisés pour établir un diagnostic en la matière, approfondir notre connaissance des liens existant notamment entre les marchés et les établissements financiers, et veiller à ce que ces questions reçoivent une attention suffisante dans les rapports de surveillance ; · Perspective multilatérale . La surveillance bilatérale doit pouvoir s'appuyer systématiquement sur l'analyse des répercussions internes, mais aussi externes (le cas échéant) et sur les résultats d'études comparatives entre pays (lorsqu'ils peuvent être utiles) ; · Analyse des taux de change et risques pesant sur la stabilité externe . Dans le cadre du renforcement de l'analyse de la stabilité externe, intégrer une analyse plus claire et plus robuste des taux de change étayée par des méthodes perfectionnées, dans l'évaluation de l'agencement des politiques économiques. Le Conseil d'administration du FMI a arrêté les priorités susmentionnées, qui devraient favoriser la collaboration multilatérale et guider la Direction et les services du FMI dans l'exercice de la surveillance. Ces priorités s'inscrivent dans un horizon triennal, mais pourraient être révisées si les circonstances l'exigent. Elles guideront le travail du FMI dans le cadre de la surveillance défini par ses Statuts et par les décisions du Conseil dans ce domaine, et notamment par la décision de 2007 sur la surveillance bilatérale. En outre, nos domaines de compétence traditionnels (tels que la politique budgétaire et l'analyse de viabilité de la dette) et les questions spécifiques à tel ou tel pays membre ne doivent pas être négligés. Il appartient au Conseil d'administration de conduire, de guider et d'évaluer la surveillance afin d'assurer que ces priorités sont atteintes. La Direction et les services du FMI sont responsables de la mise en _uvre des priorités opérationnelles, sous réserve que les pays membres leur apportent leur coopération comme ils s'y engagent dans les Statuts du FMI. Pour favoriser les progrès sur le front des priorités économiques, il appartient à la Direction et aux services du FMI de fournir des analyses franches et pertinentes, et de communiquer efficacement sur ces questions. Le Directeur général rendra compte : i) à intervalles réguliers, des initiatives prises pour concrétiser ces priorités et des résultats visibles qu'elles auront donnés et, ii) lors du prochain examen triennal de la surveillance, des progrès accomplis pour mener à bien ces tâches prioritaires, de la contribution de la Direction et des services du FMI aux résultats obtenus et, le cas échéant, des facteurs qui s'y seront opposés. COMITÉ MONÉTAIRE ET FINANCIER INTERNATIONAL Président Youssef Boutros - Ghali Directeur général Dominique Strauss - Kahn Membres ou suppléants Ibrahim A. Al - Assaf, Ministre des finances, Arabie saoudite Sultan N. Al-Suwaidi, Gouverneur, Banque centrale des Émirats arabes unis (suppléant de Obaid Humaid Al Tayer, Ministre d'État pour les affaires financières, Émirats arabes unis) Stefan Ingves, Gouverneur, Sveriges Riksbank, Suède (suppléant de Anders Borg, Ministre des finances, Suède) Wouter Bos, Ministre des finances, Pays-Bas Duvvuri Subbarao, Gouverneur, Banque de réserve d'Inde (suppléant de Palaniappan Chidambaram, Ministre des finances, Inde) Alistair Darling, Chancelier de l'Échiquier, Royaume-Uni Carlos Fernández, Ministre de l'économie et de la production, Argentine James Michael Flaherty, Ministre des finances, Canada Aleksei Kudrin, Vice-Premier Ministre et Ministre des finances, Fédération de Russie Christine Lagarde, Ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, France Mohammed Laksaci, Gouverneur, Banque d'Algérie Hervé Nzé Nong, Directeur national, Banque des États de l'Afrique centrale, Gabon (suppléant de Blaise Louembe, Ministre de l'économie, des finances, du budget et de la privatisation, Gabon) Guido Mantega, Ministre des finances, Brésil Tito Mboweni, Gouverneur, Banque de réserve d'Afrique du Sud Jean - Pierre Roth, Président de la Direction générale, Banque nationale suisse (suppléant de Hans - Rudolf Merz, Ministre des finances, Suisse) Shoichi Nakagawa, Ministre des finances, Japon Henry M. Paulson, Jr., Secrétaire au Trésor, États-Unis Bernard Clerfayt, Secrétaire d'État, Belgique (suppléant de Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des finances, Belgique) Floria María Caricote Lovera, Directrice du crédit public, Ministère des finances, Venezuela (suppléante de Alí Rodríguez Araque, Ministre des finances, République bolivarienne du Venezuela) Peer Steinbrück, Ministre des finances, Allemagne Wayne Swan, Trésorier du Commonwealth d'Australie Giulio Tremonti, Ministre de l'économie et des finances, Italie Tarisa Watanagase, Gouverneur, Banque de Thaïlande YI Gang, Vice-Gouverneur, Banque du peuple de Chine (suppléant de ZHOU Xiaochuan, Gouverneur, Banque du peuple de Chine) Observateurs Mohammad Alipour-Jeddi, Chef du Département des études sur le marché pétrolier, Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) Joaquin Almunia, Commissaire, Affaires économiques et monétaires, Commission européenne (CE) Agustín Carstens, Président, Comité conjoint du développement (CD) Mario Draghi, Président, Forum de stabilité financière (FSF) Heiner Flassbeck, Directeur, Division de la mondialisation et des stratégies de développement (CNUCED) Angel Gurría, Secrétaire général, Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) Hervé Hannoun, Directeur général par intérim, Banque des règlements internationaux (BRI) Jomo Kwame Sundaram, Sous-Secrétaire général au développement économique, Département des affaires économiques et sociales, Nations Unies (ONU) Juan Somavía, Directeur général, Organisation internationale du travail (OIT) Jean - Claude Trichet, Président, Banque centrale européenne (BCE) Robert B. Zoellick, Président, Groupe de la Banque mondial
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| Le FMI prêt à aider | |||
Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a déclaré samedi que le FMI devait être prêt à fournir « rapidement » aux pays touchés par la crise financière des ressources « substantielles ». « Certains pourraient avoir des problèmes de liquidités. Le Fonds est là, il a été créé pour cela, et nous sommes prêts à fournir aux différents pays qui le désireraient les liquidités dont ils ont besoin », a-t-il expliqué. Les dirigeants du FMI appuient le plan d'action élaboré par les membres du G7 pour faire face à la crise financière. Ils ont aussi chargé le FMI, qui comprend 185 États membres, de faire des analyses et d'émettre des recommandations pour la stabilité du système financier d'ici la prochaine réunion de l'organisation, en avril prochain. Au tour du G20 |
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Au lendemain d'une rencontre des grands argentiers des sept pays les plus riches (G7), c'était au tour des ministres et banquiers centraux du G20, un groupe qui rassemble des pays riches et émergents, de se réunir, samedi, dans la capitale américaine. Ils tentent, eux aussi, de trouver des solutions communes pour tenter d'établir un plan pour baliser les marchés boursiers en pleine déroute. Plus tôt en journée, le président américain, George W. Bush, s'est entretenu avec les ministre des Finances du G7, le président de la Banque mondiale et le directeur général du FMI. Chacun d'entre nous reconnaît qu'il s'agit d'une grave crise mondiale et, par conséquent, elle requiert une réponse sérieuse à l'échelle mondiale. George W. Bush |
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De fermes intentions Réunis à Washington vendredi, en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, les ministres des Finances du G7 se sont mis d'accord pour prendre des mesures en vue de contenir la crise financière. Le G7 réunit l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et le Japon. n À l'issue de leur rencontre, ils ont précisé, par voie de communiqué, leurs intentions. Ils prévoient notamment d'assurer aux banques un accès complet aux liquidités et aux capitaux et de réinstaurer la confiance des investisseurs en garantissant les dépôts et en empêchant la faillite de toute institution financière importante. Le tout devra se faire dans la transparence, avec l'esprit comptable en tête. Ces actions, poursuit le communiqué, devront être prises afin de « protéger le contribuable et empêcher des effets potentiellement dommageables sur d'autres pays ». Le G7 dit en outre soutenir avec force « le rôle déterminant joué par le FMI pour aider les pays affectés par ces turbulences ». Reste que le premier ministre sortant du Canada, Stephen Harper, a exprimé une certaine inquiétude quant à la nationalisation partielle de certaines banques. Selon lui, cette dépense de deniers publics ne s'inscrit pas dans une vision à long terme des marchés boursiers. L'importance d'un front commun À l'issue de la réunion du G7, le secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson, a estimé en fin de journée vendredi qu'il n'a jamais été aussi important de trouver des solutions communes pour faire face à la crise. Il a insisté sur l'importance de coordonner les initiatives tout en travaillant au sein d'un cadre commun. Il ne veut pas que ces efforts se fassent au détriment des autres ou de la stabilité du système dans son ensemble. Le G7 est attaché à un partenariat et une coopération internationale solides. Il n'a jamais été plus important de trouver des solutions collectives pour assurer la stabilité et l'efficacité des marchés financiers et rétablir la santé de l'économie mondiale. Henry Paulson Par ailleurs, tout en reconnaissant que le G7 avait bien compris le besoin de liquidité, mais que les pays qui le composent avaient des « approches différentes », il a souligné que la recapitalisation des institutions financières dans son pays constituait un but principal. |
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Les Canadiens Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a affirmé que le G7 avait eu vendredi « les discussions les plus franches et directes » depuis sa toute première rencontre à ce titre en 2006. Le ministre Flaherty se dit confiant que le plan va réussir à endiguer la panique sur les places boursières. Le communiqué indique une voie d'action claire, et c'est ce que tout le monde voulait à un moment de tarissement du crédit. Jim Flaherty En outre, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a rappelé que le Canada possède un système bancaire « extrêmement solide » et très bien capitalisé. Il estime qu'il faut attendre que les autres banques dans le monde obtiennent du capital pour que le marché interbancaire recommence à fonctionner. MM. Flaherty et Carney participent à la rencontre du G20 prévue aujourd'hui. Appels à l'unité De toute évidence, alors que les bourses du monde ont connu une autre journée sombre vendredi, force est d'admettre que le temps des initiatives dispersées de chaque pays est désormais révolu, et qu'il faut faire place à la concertation. Le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, déclarait vendredi qu'il fallait « arrêter de prendre des solutions au cas par cas. Nous avons besoin de règles mondiales pour les marchés », a-t-il dit. Ce véritable mantra a été repris par la ministre française Christine Lagarde: « Il faut qu'on soit tous en concertation et en propositions. [...] Faire tout ça sur une base coordonnée va être le seul moyen de réagir à la situation ». La ministre a même ajouté que la concertation ne devait pas se limiter aux pays du G7. Selon le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, « dans un cas comme celui-ci, on peut constater que les marchés mondiaux ne peuvent résoudre le problème par eux-mêmes, et que les gouvernements doivent être prêts à intervenir pour le compte de ceux qui les ont élus ». Les Américains Le président américain a toutefois une approche un peu moins globalisante et bien particulière pour venir à bout de la tempête boursière. George W. Bush a affirmé, vendredi matin, que les États-Unis avaient les moyens de régler la crise. Il avait alors lancé un appel pour rejeter « l'incertitude et la peur [...] L'anxiété peut alimenter l'anxiété et occulter les efforts qui sont entrepris ». Malgré tout, si les racines de la crise ne sont pas nécessairement les mêmes pour tous, il demeure que l'étape de la concertation semble arrivée pour tous. Le monde est en train d'envoyer un message sans équivoque: nous sommes dans le même bateau et nous devons nous tirer de là ensemble. George Bush |
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| Le Fonds monétaire international impuissant face à la crise mondiale | |||
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| L'institution estime qu'une solution coordonnée au niveau mondial s'impose, et souhaite voir son rôle évoluer CLÉMENCE FUGAIN | JDF HEBDO | 11.10.2008 | 19H45 Depuis plusieurs mois, Dominique Strauss-Kahn, actuel directeur général du Fonds monétaire international (FMI), plaide en faveur d'une réponse planétaire à la crise mondiale actuelle. « Le FMI ne peut plus se contenter d'être un gendarme qui prête de l'argent » , déclarait-il quelques jours après son élection au poste de directeur général. Précisant que le Fonds « doit avoir une vision plus vaste de sa mission et aussi renforcer sa légitimité » . Mais ces statuts ne lui permettent pas de décider d'une politique globale. L'instance estime avoir rempli son rôle d'analyste au cours des derniers mois, et attend désormais d'avoir le pouvoir d'en faire davantage. L'assemblée générale qui se tiendra ce week-end sera l'occasion de discuter de ce mandat avec les ministres des Finances de ses 185 pays membres. Des prévisions peu encourageantes |
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| Le Fonds monétaire international prévoit une sombre année 2009 - | |||
| Le Fonds monétaire international prévoit une année 2009 bien sombre pour l'économie mondiale, ayant nettement revu à la baisse le 8 octobre sa prévision de la croissance mondiale à 3,0%, celle des pays développés ne devant pas dépasser 0,5%. Son rapport "Perspectives économiques mondiales" indique que l'économie mondiale entre dans un "tournant majeur", faisant face au "choc financier le plus dangereux" sur les marchés financiers développés depuis les années 30. "Selon nos prévisions, la croissance mondiale devrait ralentir significativement en 2008, et une reprise modeste ne commencerait que plus tard en 2009", poursuit ce rapport. En juillet, le FMI prévoyait 3,9% de croissance en 2009, et 1,4% dans les pays développés. Cette estimation a été revue à la baisse par rapport à ce qu'elle était alors dans tous les pays et toutes les régions du monde, au vu de l'aggravation de la crise financière. Le FMI prédit la récession aux États-Unis, dont le PIB devrait croître de 1,6% cette année mais de seulement 0,1% en 2009, avec probablement 2 trimestres de croissance négative fin 2008/début 2009. La zone euro ne devrait guère faire mieux, avec 1,3% cette année et 0,2% l'année prochaine. Dans le panorama établi par le Fonds, 2009 sera une année de croissance quasi-nulle (France), nulle (Allemagne) ou négative (Espagne, Grande-Bretagne, Italie) pour les grandes économies européennes. "Les indicateurs de confiance des chefs d'entreprises et des consommateurs pour les États-Unis sont désormais proches des plus bas connus lors de la récession de 2001-2002", relève le Fonds. Les pays en développement tireraient donc à eux seuls la croissance mondiale, la Chine en tête (9,3%), même si "la crise financière est en train d'affecter de manière croissante les marchés émergents également". Pour les pays en développement, la prévision de croissance en 2009 a été ajustée à 6,1% contre 6,7% prévus il y a 3 mois. Dans les pays développés, elle descendrait de 3,6% en 2008 à 2,0% en 2009, et dans les pays en développement, de 9,4% cette année à 7,8% l'année prochaine. Plan européen de garantie des prêts interbancaires Le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé mercredi avoir "invité" les autres pays de l'UE à adopter un "plan européen de financement", qui permettrait de garantir les prêts interbancaires. "Nous avons invité les autres pays européens à envisager des propositions que nous leur avons faites ce matin (mercredi) en vue d'un plan de financement à moyen terme", a indiqué M. Brown au cours d'une conférence de presse, pour présenter leur plan de sauvetage des banques britanniques. Le chef du gouvernement a précisé en avoir discuté mercredi matin avec le président Sarkozy, dont le pays préside actuellement l'Union européenne. Dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, obtenue par le quotidien français Le Monde, Gordon Brown explique le plan de soutien britannique au secteur bancaire et propose une approche européenne concertée pour garantir les prêts interbancaires afin de rétablir la confiance entre les banques. Accalmie sur les marchés asiatiques Un calme tendu a régné hier sur les marchés asiatiques où les investisseurs sont restés nerveux malgré les mesures annoncées par les institutions financières et les appels au calme de leurs responsables à la veille de grands rendez-vous financiers internationaux. Au lendemain d'un plongeon historique de 9,38%, le plus grave depuis 1987, la Bourse de Tokyo a clôturé sur un repli de 0,5%, après être brièvement (et pour la première fois depuis le 2 octobre) sortie du rouge en cours de séance. Après les baisses de taux concertées lancées par 6 grandes banques centrales occidentales et l'annonce par Londres d'un plan de soutien aux banques, les grands argentiers internationaux ont soufflé le chaud et le froid. "Certaines institutions financières vont faire faillite" aux États-Unis en dépit des récentes mesures, a averti le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson, en appelant à la patience face aux turbulences sur les marchés qui "ne vont pas se terminer rapidement". "Reprenez vos esprits !", a lancé de son côté aux investisseurs le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet : "Le pessimisme excessif est très mauvais conseiller". La dégringolade des marchés a été accentuée par les sombres perspectives du FMI pour l'économie mondiale, annonçant un coup d'arrêt brutal à la croissance, qui n'atteindrait que 0,1% aux Etats-Unis et 0,2% dans la zone euro l'an prochain. Dans l'attente de l'ouverture des marchés européens (en très forte baisse mercredi) et après une nouvelle clôture en baisse de Wall Street (-2,21%), les mesures de restructuration bancaire se sont poursuivies en Islande où l'État a pris le contrôle de la première banque du pays. Avec la nationalisation de la banque Kaupthing, les 3 plus grandes banques du pays, en proie à une grave crise financière, sont passées sous le contrôle de l'État islandais. À Tokyo, l'indice Nikkei 225 a cédé en clôture 45,83 points (- 0,50%) à 9157,49 points, après avoir alterné toute la journée entre la hausse et la baisse. L'accalmie était sensible sur les autres marchés asiatiques. Vers 02h25 GMT, la Bourse de Hong Kong gagnait 2,28%, Singapour 2,37%, Séoul 1,76%, Taipei 0,64% et Manille 0,04%, les chasseurs de bonnes affaires profitant de la dégringolade de la veille pour se remplir les poches d'actions bon marché. Mais Sydney perdait 1,10%, Shanghai 0,62% et la Bourse de Nouvelle-Zélande 0,73%. À Jakarta, les activités restaient suspendues après une chute de 10% AFP/VNA/CVN (10/10/2008) |
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| Le FMI se dit prêt à prêter aux pays touchés par la crise | |||
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| Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) | |||
Le FMI dispose d'environ 200 milliards de dollars disponibles immédiatement, une somme relativement faible comparée aux milliers de milliards de dollars injectés sur les marchés ces dernières semaines par les gouvernements et banques centrales du monde entier. "Notre point de vue est que la situation est très grave mais dans le même temps nous pouvons résoudre les problèmes si nous agissons vite, énergiquement et de façon concertée", a assuré Strauss-Kahn. Interrogé ultérieurement par la chaîne de télévision France 24, sur l'idée d'une garantie des prêts interbancaires, défendue notamment par le Premier ministre britannique Gordon Brown, Strauss-Kahn a répondu: "C'est une mesure assez révolutionnaire mais j'ai moi-même proposé la même chose dans un article de Financial Times hier". "PAS DE SOLUTION LOCALE" "Je pense que nous sommes à un point où en effet la garantie interbancaire est quelque chose à laquelle il faut réfléchir." "Ce que cette crise montre c'est que quand on régule pas le marché, quand on le supervise pas, quand on l'organise pas, il ne s'organise pas tout seul. (...) Il faut de l'intervention publique pour réguler les marchés", a-t-il poursuivi. Il avait auparavant mis en avant quelques principes de gestion de la crise; en particulier, toute intervention publique doit avoir des objectifs clairs et doit s'accompagner d'une surveillance étroite de la manière dont les fonds sont dépensés. Il a insisté sur la nécessité d'une coordination à la fois mondiale et locale et jugé que le contribuable devrait retirer a posteriori les bénéfices de tout programme de renflouement une fois la crise passée. "J'exhorte les pays européens à travailler ensemble. Il n'y a pas de solution locale à une crise comme celle-là", a lancé Strauss-Kahn. "Tous les types de coopération doivent être encouragés. Les actions solitaires doivent être évitées, si ce n'est condamnées." Il a admis que les Etats et les organismes internationaux avaient très mal anticipé les troubles financiers du moment dans toute leur étendue. "Je pense qu'on peut légitimement dire que nous avons tous sous-estimé la vigueur de la crise financière (...) Il semble que les racines de cette crise soient plus profondes qu'on ne le pensait", a-t-il expliqué. Pour autant, a noté Strauss-Kahn, le FMI prévoit que la reprise mondiale devrait s'installer vers la fin 2009. Il a également dit que la Chine n'était pas préservée de la crise financière mondiale mais il estime que son rythme de croissance devrait rester soutenu. "Ce serait très étonnant qu'une puissance comme la Chine puisse observer la crise sans en être très préoccupée", a-t-il déclaré. "Néanmoins, le rythme de croissance de la Chine restera très élevé", a-t-il ajouté, jugeant qu'il était important que l'économie chinoise s'oriente davantage vers la consommation intérieure et moins vers l'exportation. Le Brésil, un autre des pays à forte croissance économique ces dernières années, pâtira également de la crise mais ses solides fondamentaux économiques le protègeront, a encore constaté Strauss-Kahn. Doug Palmer et Gwénaëlle Barzic, version française Wilfrid Exbrayat et Gregory Schwartz |
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| Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) | |||
| La facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) est le guichet par lequel le FMI accorde des prêts assortis de faibles taux d'intérêt aux pays à faible revenu. Les programmes appuyés par la FRPC reposent sur des stratégies globales d'allégement de la pauvreté qui sont pilotées par les pays. |
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Qu'est-ce que la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance? |
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En septembre 1999, le FMI a créé la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC), afin de placer les objectifs de lutte contre la pauvreté et de promotion de la croissance au centre de ses opérations de prêts dans ses pays membres les plus pauvres. L'examen de la FRPC par les services du FMI en 2002 et par le Bureau indépendant d'évaluation (BIE) du FMI en 2004 confirme que les programmes appuyés par les prêts FRPC sont devenus plus favorables à l'augmentation des dépenses publiques, en particulier des dépenses en faveur des pauvres. Afin de poursuivre sur cette lancée et de donner suite au rapport de 2007 du BIE sur le FMI et l'aide à l'Afrique subsaharienne, le FMI a, en 2007, adopté des principes visant à favoriser l'utilisation intégrale de l'aide extérieure sans compromette la viabilité macroéconomique et de la dette. L'examen de la conception des programmes de la FRPC auquel le Conseil d'administration a procédé en septembre 2005 a révélé que le revenu par habitant reste bas dans les pays à faible revenu en dépit d'une nette amélioration de leurs résultats macroéconomiques ces dernières années. Cet examen a montré notamment que l'existence de solides institutions économiques est essentielle au maintien de la stabilité et à une croissance économique durable. Il a confirmé aussi combien il importe de bien gérer l'accroissement des flux d'aide. Les programmes appuyés par la FRPC sont établis sur la base de documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) exhaustifs dont les pays ont l'entière responsabilité. Les DSRP sont préparés par les autorités nationales avec la participation active de la société civile et d'autres partenaires au développement. Ils sont ensuite examinés par les Conseils d'administration respectifs du FMI et de la Banque mondiale, qui s'en servent comme référence pour leurs prêts concessionnels et les allégements de dette au titre de leur initiative conjointe en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Les objectifs et les conditions des programmes appuyés par la FRPC reposent sur le DSRP du pays concerné. Principales caractéristiques de la FRPCPremièrement, la FRPC repose sur le principe fondamental d'une large participation publique et d'une internalisation accrue par le pays . À cet égard, les entretiens sur les politiques qui sous-tendent les programmes appuyés par la FRPC sont plus ouverts, puisqu'ils se fondent sur le DSRP piloté par le pays. Les pays internalisant davantage leurs programmes, la conditionnalité est devenue plus parcimonieuse, ciblée sur les principaux domaines de compétence du FMI et limitée aux mesures qui ont un impact direct et vital sur les objectifs macroéconomiques du programme. Deuxièmement, les programmes appuyés par la FRPC reflètent plus étroitement les priorités nationales en matière de réduction de la pauvreté et de croissance. Les principales mesures de politique économique et réformes structurelles axées sur la réduction de la pauvreté et sur la croissance sont définies et hiérarchisées durant le processus du DSRP et, si possible, leur coût budgétaire est évalué. Dans le cadre des programmes FRPC, les budgets nationaux reflètent cette analyse. Par ailleurs, les objectifs budgétaires de ces programmes sont adaptés en fonction de l'évolution des circonstances du pays et des priorités des politiques en faveur des pauvres, tout en assurant que la stratégie peut être financée durablement sans provoquer d'inflation. Troisièmement, les programmes appuyés par la FRPC mettent l'accent sur le renforcement de la gestion publique pour aider les pays à bien cibler et hiérarchiser leurs dépenses. Les mesures visant à améliorer la gestion des ressources publiques, la transparence et la responsabilisation revêtent une importance particulière. Ces programmes accordent plus d'attention aussi à l' impact des principales mesures de politique macroéconomique sur la pauvreté et la situation sociale . Coopération FMIBanque mondialeLes programmes appuyés par la FRPC ne portent que sur des domaines relevant de la responsabilité première du FMI, sauf dans le cas où une mesure particulière est considérée comme ayant un effet direct et décisif sur la situation macroéconomique. Le FMI dispense généralement des conseils sur l'élaboration de politiques macroéconomiques et financières prudentes et les réformes structurelles connexes, par exemple concernant la politique de change et la politique fiscale, l'amélioration de la gestion des finances publiques, l'exécution du budget, la transparence des finances publiques et l'administration fiscale et douanière. Le cas échéant, le FMI fait appel aux compétences de la Banque mondiale pour la conception de programmes appuyés par la FRPC; les services des deux institutions coopèrent étroitement dans le domaine de la conditionnalité. La Banque prend l'initiative des conseils aux autorités en ce qui concerne l'élaboration des stratégies de réduction de la pauvreté, notamment pour les diagnostics de la pauvreté, le suivi, les questions structurelles et sectorielles, la dimension sociale et l'évaluation des dépenses prioritaires de lutte contre la pauvreté. Financement de la FRPCLes prêts concessionnels de la FRPC actuelle sont administrés par le FMI par l'intermédiaire du compte de fiducie FRPC-FCE et du fonds fiduciaire FRPC-PPTE. Le compte de fiducie FRPC-FCE emprunte à des banques centrales, États ou organismes publics, généralement aux taux d'intérêt du marché, et prête ensuite ces ressources aux pays admissibles à la FRPC. Les contributions de donateurs bilatéraux et les ressources propres du FMI permettent de financer l'écart entre le taux d'intérêt du marché versé aux prêteurs et le taux annuel de 0,5 % payé par les emprunteurs. |
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Modalités de la FRPC |
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En août 2007, 78 pays à faible revenu au total étaient admissibles à la FRPC. L'admissibilité est basée essentiellement sur l'évaluation par le FMI du revenu par habitant du pays, qui s'inspire du critère d'admissibilité au guichet concessionnel de la Banque mondiale (actuellement, revenu national brut par habitant de 1.025 dollars EU en 2005). Les prêts au titre de la FRPC sont assortis d'un taux d'intérêt annuel de 0,5 % et sont remboursables sur dix ans par paiements semestriels dont le premier a lieu 5 ans et demi après le décaissement du prêt. Les pays admissibles peuvent emprunter à hauteur de 140 % de leur quote-part au FMI dans le cadre d'un accord de trois ans; ce plafond peut toutefois être porté à un maximum de 185 % dans des circonstances exceptionnelles. Dans chaque cas, le montant est fonction des difficultés de balance des paiements du pays, de la vigueur de son programme d'ajustement, de l'encours de ses emprunts au FMI et de son recours antérieur aux crédits de l'institution. Le niveau d'accès moyen est en principe de 90 % de la quote-part pour l'accord initial de trois ans et respectivement de 65 %, 55 %, 45 %, 35 % et 25 % de la quote-part lorsque la facilité est utilisée une seconde, troisième, quatrième, cinquième ou sixième fois. Les pays membres qui n'ont guère besoin - ou pas besoin du tout - de ressources pour faire face à des problèmes de balance de paiements dans l'immédiat peuvent utiliser un «bas niveau d'accès» (normalement 10 % de la quote-part) dans le cadre des accords FRPC. Les membres admis à bénéficier de la FRPC dont le revenu par habitant dépasse 75 % du seuil d'admissibilité aux prêts concessionnels de la Banque mondiale, ou les pays membres qui empruntent aux conditions du marché, peuvent combiner des accords FRPC avec des prêts accordés dans le cadre du mécanisme élargi de crédit non concessionnel du FMI. |
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| Fonds monétaire international (FMI). | |||
Le Fonds monétaire international (FMI) est une institution internationale dont le rôle essentiel de nos jours est de fournir des crédits aux pays connaissant des déficits extérieurs et des difficultés financières. Il leur impose en contrepartie certaines politiques économiques. L'institution a été créée en 1944 et devait à l'origine garantir la stabilité du système monétaire international, dont la disparition au moment de la Grande dépression des années 1930 avait eu des effets catastrophiques sur l'économie mondiale. Après 1976 et la disparition de ce système monétaire, le FMI a hérité d'un nouveau rôle face aux problèmes d'endettement des pays en développement et à certaines crises financières. |
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| Afin d'essayer de garantir la stabilité du système monétaire international, les accords de Bretton Woods donnent naissance au Fond monétaire international. Le rôle de cette organisation est donc de promouvoir l'orthodoxie monétaire afin de maintenir un contexte favorable à l'essor du commerce mondial , tout en accordant des prêts à certains pays en difficultés dans le contexte de la reconstruction d'après guerre. |
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