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ELLECTION PRESIDENTIELLE USA 2008: MICHELLE OBAMA
 

TOUT SUR BARACK OBAMA

Michelle, le «roc» d'Obama
Michelle LaVaughn Robinson Obama est une avocate américaine, née le 17 janvier 1964. Elle est l'épouse du sénateur de l'Illinois Barack Obama, candidat démocrate à la présidence de 2008.

Faire la une de l’un des plus influents hebdomadaires américains n’est pas donné à tout le monde. Michelle Obama, l’épouse du candidat à l’investiture démocrate Barack Obama a fait la couverture du magazine Newsweek (du 18 au 25 février).

Au menu notamment, un retour sur son background familial et scolaire (elle est diplômée des universités de Princeton et de Harvard), sur sa carrière professionnelle (elle a quitté le secteur privé pour des jobs moins bien rémunérés dans le public), sa rencontre avec Barack (dont elle était la supérieure hiérarchique lorsqu’ils se sont rencontrés), ses relations avec l’équipe de campagne de son mari, l’éventuelle arrivée à la Maison-Blanche…

Si elle soutient son mari, Michelle Obama n’est pas vraiment une fan de politique : elle n’envisage pas du tout de reprendre le siège de sénateur de son mari si celui-ci le laisse vacant après la course à la présidentielle, déclare « détester les heures passées au téléphone pour les soirées fundraising ». Celle que Barack Obama appelle son « roc » lui permet selon le magazine de garder les pieds sur terre, de garder le contact avec ses filles, de ne pas se laisser griser par l’atmosphère

de campagne et la quasi-adulation dont il est l’objet.. Femme à forte personnalité, Michelle Obama déclare à Newsweek avoir été caricaturée comme une sorte de "femme castratrice". "Barack et moi nous en rions. Vous pensez vraiment que quelqu’un peut émasculer Barack ?" Selon Newsweek, l’humour de Michelle Obama qui passe bien oralement peut parfois tomber à plat quand il est rapporté en version écrite, pouvant parfois passer pour irrespectueux envers son mari (elle avait ainsi déclaré une fois que son haleine au réveil n’était pas ce qu’il y avait de mieux !)

L'hebdomadaire revient aussi sur la période Princeton de Michelle Obama et note que pour elle, il y avait une barrière dans les années 80 entre les étudiants noirs dont elle faisait partie, et les autres. Leurs camarades les regardaient comme des récipiendaires de l’affirmative action qui ne méritaient pas vraiment d’être là.

Le sujet était suffisamment important pour Michelle au point qu’elle avait même écrit un mémoire sur le sujet, intitulé « les Noirs étudiants à Princeton et la communauté noire ». Le mémoire n’est plus accessible, mais selon le Chicago Sun Times cité par Newsweek, elle écrivait notamment que "Princeton lui avait plus qu’elle ne l’avait ressenti avant fait prendre conscience de sa condition de Noire (...)" Le magazine note aussi que Michelle Obama dit aujourd’hui de façon "pas vraiment convaincante" ne plus se souvenir de ce qu’il y avait dans ce mémoire.

Après sa rencontre avec Barack, Michelle Obama a quitté son job dans le privé (elle travaillait dans un cabinet d’avocat) pour des jobs dans le secteur public moins bien rémunérés. Réticente au départ –il fallait tout de même rembourser l’emprunt souscrit pour financer ses études-, elle a été convaincue par Barack. Les choses ont évolué entre temps puisque dans son dernier emploi, au centre médical de l’université de Chicago, elle touchait 275 000 dollars par an (environ 180 000 euros). Mais c’est le succès du livre d’Obama "The audacity of hope" qui a permis de rembourser définitivement toutes les dettes.

Quant à savoir ce qu’elle ferait en tant que première dame, Michelle Obama déclare qu’il y a des tas de choses qu’on peut faire à la Maison-Blanche, mais que tant qu’elle ne sait pas de quelles ressources elle pourra réellement disposer, de quel temps, et ce qu’il y aura au programme pour le pays, elle ne peut pas réellement se prononcer.

Bien qu’elle n’ait pas de rôle officiel dans la campagne, Michelle joue un rôle important, notamment auprès du public afro-américain auquel elle a dit qu’il fallait au moins prendre le risque de voter pour son mari. Aux gens qui doutent du fait que Barack soit prêt à prendre les rênes du pays, il lui est arrivé de raconter sa propre histoire selon Newsweek :

"j’ai rencontré une fille de 10 ans en Caroline du Sud qui m’a dit que si Barack était élu président, alors elle pouvait imaginer devenir tout ce qu’elle voulait dans la vie." Pour Michelle Obama, cette petite fille aurait pu être elle :

"elle aurait pu être moi, car la vérité c’est que je ne suis pas supposée être ici, je suis une rareté statistiquement. Une fille noire, qui a grandi dans les quartiers sud de Chicago. Etais je supposée étudier à Princeton ? Non...Certains disaient que la Harvard Law School était un objectif trop élevé pour moi. Mais si j’y suis allée, et j’y ai obtenu de bons résultats..."

Michelle Obama clarifie sa remarque sur ''sa fierté" à l'égard de son pays

 
Michelle Obama : La « Black Jacky Kennedy » ?

Ils sont jeunes et beaux, ils sont démocrates : comme les Kennedy en leur temps, Barack Obama et sa femme, Michelle, font rêver l'Amérique à de meilleurs lendemains. Portrait d'une possible « Première Dame Noire » à la personnalité affirmée . Quand en 1988, Michelle Lavaughn Robinson avait été chargée par son patron de superviser un nouveau venu, un certain Barack Obama, elle ne s'imaginait pas qu'elle partait ainsi à la rencontre de son futur mari et surtout de celui qui va la faire nourrir la belle ambition d'être la première « first lady noire ». En tout cas de cette première rencontre, un effet s'est produit : « Je l'ai trouvé charmant, drôle, plein d'humour et mignon, sérieux sans trop se prendre la tête », raconte-t-elle.

Le jeune avocat lui aussi n'est resté indifférent face à sa superviseuse « La plupart des gens qui rencontrent ma femme concluent très vite qu'elle est remarquable. Ils ont raison : elle est très intelligente, drôle et absolument charmante. Elle est aussi très belle » écrit Barack Obama dans son dernier livre « L'audace d'espérer ».

Le reste c'est le destin qui s'en charge. En 1992, ils se marient. Le couple Obama aura deux filles, Malia Ann en 1999 et Sasha en 2002. Michelle Obama est née le 17 janvier 1964 dans une famille modeste de South Side, un quartier noir de Chicago. Son père, atteint d'une sclérose en plaques, travaillait pour le service des eaux, sa mère pour une banque. Ils ont eu deux enfants, Graigs Robinson qui est de seize mois plus vieux que Michelle. Quand Craig, son frère aîné, est entré à Princeton, la jeune Michelle s'est dit : « Pourquoi pas moi ? Je suis plus intelligente. » « Elle a horreur de perdre », s'amuse son frère.

Elle est aussi brillante. Après Princeton, elle a fait son droit à la prestigieuse université de Harvard, où elle ne s'est jamais vraiment sentie intégrée en tant qu'étudiante noire. Elle a ensuite rejoint un cabinet d'avocats d'affaires où elle a rencontré celui qu'elle a décidé de soutenir dans la course à la Maison blanche. En 1993 la jeune avocate a laissé tomber son gros salaire et contacté le cabinet du maire de Chicago, qui lui a proposé un boulot dès son premier entretien. C'est la chef de cabinet et aussi de vice-présidente des hôpitaux de l'université de Chicago. Elle gagnait très bien sa vie avec 325 000 dollars par an. Michelle Robinson-Obama, une avocate renommée, est une figure influente du Parti démocrate local et proche du maire de Chicago, Richard M. Daley.

Elle a introduit Barack dans le milieu politique de l'Illinois. Grâce à elle, il a tissé le réseau qui lui a permis d'être élu au congrès de l'Etat et au Sénat à Washington. Puis Michelle a aidé son homme à planter ses racines dans la communauté noire de Chicago et il a découvert la stabilité qu'il veut assurer à ses propres enfants. Michelle Obama pourrait en effet devenir la première dame des États-Unis. Elle n'a peut-être jamais rêvé à ce titre, mais elle mène aujourd'hui une campagne vigoureuse en faveur de Barack Obama. Et pourtant la décision n'a pas été aussi facile à prendre. « La raison pour laquelle j'ai dit oui, explique-t-elle, c'est que je n'en peux plus de cette peur. Je suis fatiguée de vivre dans un pays où toutes les décisions que nous avons prises ces dix dernières années sont motivées par la peur. Peur de ceux qui ont l'air différents, peur de ceux qui pensent et croient autrement, peur les uns des autres. Je ne veux pas que mes filles grandissent dans un pays et un monde qui a peur. »

Depuis, le monde est en train de découvrir à son tour Michelle Obama, une « Jackie Kennedy noire ». Grande et élégante dans ses robes ajustées, elle fait sensation aux États-Unis, tout comme son mari. Elle est un atout pour le sénateur de l'Illinois. Mais aussi un handicap : si les électeurs Blancs peuvent oublier qu'il est noir, quand elle monte sur scène avec ses deux filles, le doute n'est plus permis et l'image de cette famille à la Maison-Blanche en effraie plus d'un. Y compris au sein de la communauté noire qui a du mal à croire que les Blancs éliront un président noir. « Il y a toujours ce doute dans notre psyché, expliquait-elle récemment à une assemblée noire en Caroline du Sud. Parce qu'on nous a toujours dit : "Ce n'est pas possible, ce n'est pas pour toi." Prouvons à nos enfants qu'ils peuvent vraiment réaliser leurs rêves. » Michelle Obama, première « first lady » noire ? La juriste se sent prête à assumer ce rôle « Je suis prête. Je suis ce que je suis. Je suis prête. Je suis comme ça. » Michelle Obama ne ferait pas une First Lady ordinaire. Mais, contrairement à Bill Clint on qui avait fait campagne en 1992 en promettant qu'en l'élisant les Américains en auraient « deux pour le prix d'un », elle ne se voit pas jouer un rôle prééminent à la Maison-Blanche. « Nous parlons de tout », a-t-elle expliqué au magazine Time. « Mais je ne suis pas son conseiller politique. Je suis sa femme. » Pour le moment, Michelle Obama, née Robinson, suscite l'admiration plutôt que l'animosité. Des signes bien rassurants pour continuer le combat.

Par Eugène Yobouet pour Spheremetisse.com

 
LA FAMILLE
La vie du jeune Barack a été à la fois mouvementée et caractéristique d'une Amérique multiraciale. Issu d'une union entre un jeune étudiant kenyan, également appelé Barack Obama, admis en échange à l'université de Hawaï, et d'une étudiante américaine dans la même université, Anna, originaire elle du Kansas, le métis Barack Obama Jr est très vite confronté aux dures réalités de la vie. Ses parents se séparent très vite alors qu'il n'a que 2 ans, et Barack est obligé de suivre un moment sa mère à l'intérieur des Etats-Unis, puis en Indonésie où elle s'installe avec son nouveau compagnon. Quelques années plus tard, il retourne dans son pays natal pour y poursuivre des études secondaires, puis supérieures. Au moment d'intégrer la célèbre université de Harvard, Barack présente la spécificité d'avoir fréquenté une école musulmane, puis catholique en Indonésie, un lycée à Hawaï, puis en Californie à forte coloration culturelle asiatique, une première partie d'université à Columbia New York et enfin des associations communautaires à Chicago qui lui permettent d'assumer véritablement une partie de ses racines africaines. Il se rendra d'ailleurs en Afrique, au Kenya, en 1986, quatre années après la mort tragique de son père à Nairobi lors d'un accident de la circulation. Il y mesurera mieux les ressorts et les ambiguïtés de son histoire et de sa personne.
C'est fort de cet héritage riche que le jeune Barack intègre en 1989, l'université de Harvard. Il devient en 1990, le premier noir, rédacteur en chef de la célèbre revue « Harvard Business Review » . Il obtient une petite renommée et en profite pour y développer des actions plus marquées dans le domaine des droits civiques et de la politique. Tout de suite, il acquiert le style Clinton qui vient alors d'être élu brillamment à la maison blanche (charisme certain, proximité avec ses électeurs, visite des églises, défense des faibles contre les puissants, etc.). Avec son épouse, née Michelle Robinson , une jeune noire diplômée de la célèbre université de Princeton et directrice aujourd'hui au sein de l'hôpital universitaire de Chicago où ils sont installés, ils ont deux très jeunes filles, mais n'hésitent pas à parcourir la région pour faire passer leur vision de la société. Très vite également, Barack a su donner à son discours, une dimension plus large que l'aspect communautaire, ce qui lui confère une crédibilité manifeste au sein des autres communautés, notamment dans l'Illinois, une région qui a été longtemps un bastion du parti républicain. Intelligent, au parcours politique presque sans faute, Barack Obama est en bonne position aujourd'hui
Michelle et Barack Obama et leurs deux enfants
pour rééquilibrer en Novembre prochain le rapport de forces au Sénat, la chambre la plus importante du parlement américain et devenir le troisième noir élu, membre de cette institution après le républicain Edward Brooke en 1967 et la démocrate Carol Moseley-Braun en 1993. Son admission sur le devant de la scène lors de la convention du parti démocrate lui donne désormais une stature nationale, qui lui sera sans doute très utile lors des prochaines échéances politiques. Barack est par ailleurs auteur d'un ouvrage « Dreams from my father : A story of race and inheritance », une autobiographie publiée en 1995.
   
Michelle Obama, une Première dame potentielle déjà controversée

Agence France-Presse - Washington

Grande, athlétique, diplômée de Princeton et de Harvard, Michelle Obama est une Première dame potentielle déjà admirée, peut-être intimidante, et en tout cas controversée avant même la désignation officielle du candidat démocrate à la présidentielle américaine.

Une remarque lâchée lundi à Milwaukee (Wisconsin, nord) lors d'un des nombreux meetings qu'elle anime en solo, sans son mari Barack Obama, a mis le feu aux poudres: «pour la première fois dans ma vie d'adulte, je suis vraiment fière de mon pays - et pas seulement parce que Barack s'est bien débrouillé, mais parce que je crois que les gens ont soif de changement - j'attendais désespérément que notre pays avance dans cette direction».

Les commentateurs de droite se sont emparés de la petite phrase et la passent en boucle - comme une validation de leur argument selon lequel la gauche n'aimerait pas les États-Unis.

Le lendemain, une autre Première dame potentielle, Cindy McCain, l'héritière d'un empire de la bière, aussi blonde et effacée que Michelle Obama, fille de plombier, est noire et connue pour son franc-parler - a rebondi sur cette gaffe.

«Je suis fière de mon pays - je ne sais pas ce qu'il en est pour vous (..), je suis très fière de mon pays», a lancé l'épouse du candidat républicain John McCain - nul besoin de dénoncer explicitement Michelle Obama, l'assistance républicaine du Wisconsin était ravie. Ultime tentative mercredi de Michelle Obama pour tourner la page de l'incident:
«je suis fière de ce pays mais ce que je sais c'est que nous pouvons faire mieux»,

a-t-elle dit lors d'un rassemblement à Providence (Rhode Island, nord-est) - dans l'espoir d'enfin éteindre l'incendie.

Depuis le début de sa campagne présidentielle, Barack Obama n'a pas hésité à laisser sa femme, rencontrée dans le prestigieux cabinet d'avocats de Chicago où ils ont tous deux débuté leur carrière, s'exprimer en son nom.
Dépêchée un peu partout dans le pays, particulièrement dans le Sud et auprès des femmes, elle sait partager son expérience, la difficulté d'être une femme qui travaille, forcée de jongler pour faire tourner la maison tout en faisant carrière.

«Elle est plus intelligente, plus dure, et définitivement plus séduisante que moi», répète-t-il à l'envi. Elle est en tout cas aussi diplômée que lui, et de toute évidence une forte personnalité, avec une franchise qui l'expose peut-être plus que d'autres à commettre des impairs.

La semaine dernière sur CNN, elle déclarait ainsi: «Barack va faire des erreurs», ou encore: «absolument», il peut changer d'avis: «je le fais changer d'avis tous les jours!».

Pendant plusieurs mois, Michelle Obama, l'une des dirigeantes d'un grand hôpital de Chicago, qui gagnait plus de 200.000 dollars annuels avant de devoir réduire ses horaires de 80%, avait semblé s'évertuer à faire de son mari un homme comme les autres: dans le magazine féminin Glamour à l'automne, elle avait raconté qu'il ronflait, qu'il laissait traîner ses chaussettes...

Il y a quelques semaines encore, elle expliquait dans un entretien à l'édition en ligne de Vanity Fair que, lorsqu'il rentre chez lui à Chicago, c'est lui qui sort les poubelles ou qui fait le lit de ses filles, Malia, 9 ans, et de Sasha, 6 ans.

Une façon de faire valoir qu'en élisant Barack Obama, les Américains auraient pour président quelqu'un qui sait ce qu'est la vraie vie, ce que c'est de devoir rembourser des emprunts étudiants quand on est déjà quadragénaire, et non un politicien de carrière.

«Nous n'allons pas briguer (la présidence) encore et encore», a-t-elle promis à Vanity Fair, «parce que au bout d'un moment on perd sa vie (..). Il faut qu'on y aille maintenant, quand on est encore frais, ouverts, sans peur, audacieux - ce sont des choses qui se perdent avec le temps. Barack n'est pas encore prudent, il est prêt à changer le monde, et c'est ce qu'il nous faut».