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Seneweb.com | 14 sep, 2011 - Après la sortie d'Idrissa Seck, qui réagissait aux révélations de Robert Bourgi accusant Wade d'avoir remis 500 millions à Chirac pour sa campagne de 2006, Karim Wade a réagi. Dans une correspondance téléphonique avec le journal Le Pays, le fils du président de la République déclare que «s'il y a une personne qui ne doit pas parler d'argent, c'est bien Idrissa Seck ». Wade fils raconte qu'en 1999, à quelques encablures de la présidentielle de 2000, alors que Wade préparait son retour au pays pour participer à l'une des élections les plus disputées, Jacques Chirac a décidé d'entrer en scène par l'intermédiaire de Robert Bourgi. «Sa mission consistait à prendre toutes les dispositions pour faire réélire son ami de toujours, Abdou Diouf. Alors que Wade est en exil, Robert (Bourgi) travaille au corps Idrissa Seck pour qu'il trahisse Wade et rejoigne Diouf, convaincu que Wade est vieux et fini. Il lui remet 200.000 francs français (soit 100 millions de francs Cfa). En septembre 1999, Idrissa Seck débarque chez nous à Versailles. Il annonce qu'il quitte le Pds car il n'y croit plus. Wade lui dit : «Toi aussi mon fils, ils t'ont acheté ! » Idrissa Seck baisse les yeux et fond en larmes. La scène se passe dans le salon en ma présence », raconte Karim Wade dans les colonnes du journal « Le Pays ».
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65 millions de F CFA. Tel est le montant de la caution que doit désormais débourser tout citoyen sénégalais qui voudra briguer la magistrature suprême. La nouvelle est-elle à peine tombée que l'opposition est montée au créneau pour dénoncer ce qu'elle considère comme "une entrave à la démocratie". Rappelons au passage que le montant de la caution est successivement passé de 6 millions en 2002 à 25 millions de F CFA en 2007 avant d'être plus ou moins triplé. Pour le pouvoir de Dakar, cela vise à empêcher les "candidatures fantaisistes". Que diantre ! Que veut Wade ? Pourquoi s'était-il fait élire en 2002 avec une caution modique pour aujourd'hui s'opposer par tous les moyens à toute forme d'alternance en mettant les bâtons dans les roues de la nouvelle classe politique émergente qui, quoique adulée, n'en demeure pas moins désargentée ? Sans doute qu'à l'époque, Wade serait monté sur ses grands chevaux si son prédecesseur avait augmenté le montant de la caution. LIRE L'ARTICLE
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