November 18, 2007

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RAPPORT DES JOURNEES DE REFLEXION 1ere PARTIE
 
Avant-Propos

 

Honorables Membres du Conseil Politique,

Honorables Membres du Bureau Politique,

Son Excellence Monsieur Henri Konan Bédié, Président du PDCI-RDA,

Leurs Excellences Messieurs Les Vice-Présidents du PDCI-RDA,

Monsieur Alphonse Djédjé Mady, Sécrétaire Général du PDCI-RDA,

Monsieur Gaston Ouassénan Koné, Président du Groupe Parlementaire PDCI-RDA,

Madame Dao Coulibaly, Présidente Nationale de l'Union des Femmes du PDCI-RDA,

Mr Kouadio Konan Bertin dit KKB, Président des Jeunes du PDCI-RDA,

Messieurs Les Membres du Gand Conseil du PDCI-RDA,

Vaillants Militants et Militantes de Base du PDCI-RDA,

Camarades Militantes et Militants des Délégations Extérieures,

Les militants PDCI-RDA des Etats-Unis d'Amérique ont le plaisir de vous informer de la tenue de leurs premières assises qui ont rassemblé la plupart des militants de notre Grand Parti, venus des différentes contrées des Etats-Unis et vous remercient pour votre intérêt et soutien à ce premier projet unique en son genre.

I. Introduction

1. Mr Yoro Séraphin Marius, Membre du Grand Conseil, Délégué Général du Sud-Est des Etats-Unis et Président des Journées de Réflexion des Militants PDCI-RDA / USA qui ont eu lieu les 28 et 29 Mai 2005 à Washington DC, capitale fédérale des Etats-Unis d'Amérique ainsi que le comité de réflexion et d'organisation composé de MM Amoikon Boa Dihyé, Bilé Hilaire Anelone, Dogaux Kouassi Jacques Roger, Kéita Aboubacar, Koné Hassan Moussa, Poimon Lucien et de Mme Gnoan, réitèrent leurs sincères remerciements au Président Henri Konan Bédié, Président du PDCI-RDA pour avoir autorisé ces journées et surtout en accepté le haut patronage. Nos remerciements ainsi que nos salutations militantes vont à notre cher Camarade Alphonse Djédjé Mady, dynamique Sécrétaire Général de notre grand Parti, pour son soutien indéfectible à ce grand projet dès son initiation en 2003 jusqu' à sa réalisation. Nous adressons, enfin, nos vifs remerciements à tous nos: Doyens, Barons, Membres Statutaires du PDCI-RDA ainsi qu'à tous les militants de base de notre Grand Parti pour leurs encouragements à l'organisation de telles journées, une grande première dans l'histoire du PDCI-RDA aux Etats-Unis.

2. Cette rencontre a été un forum politique qui a rassemblé de nombreux militants PDCI des Etats-Unis, venus des Etats suivants: Georgia, Maryland, Massachusetts, Minnesota, New Jersey, New York, Pennsylvania, Virginia et Washington DC (dont la délégation générale a brillé par son absence pour des raisons non encore explicitées.) North Carolina, California, Ohio, Indiana et le Canada qui n'ont pas pu faire le déplacement ont apporté leur soutien au président de ces assises.

3. L'objectif de ces journées était d'anlyser les enjeux auxquels fait face notre Parti depuis 1990, année de la réinstauration du multipatisme dans le paysage politique ivoirien et de réfléchir aux questions de sensibilisation, et de mobilisation des militants quant aux actions à mener sur toute l'étendue des Etats-Unis pour soutenir notre PARTI, le PDCI-RDA, lui assurer la victoire totale aux prochaines élections générales et au-delà afin que le PDCI-RDA demeure toujours le premier parti politique, sinon le plus puissant, de Côte d'Ivoire dans la perspective d'une Côte d'Ivoire Nouvelle. De cette synergie est resorti un plan d'action qui est proposé aux instances statutaires du PDCI-RDA, notre Grand Parti.

II. Présentation des thèmes

4. Les journées en elles-même ont été marquées par l'exposé de trois grands thèmes à savoir: l'évolution du PDCI-RDA à partir de 1990 avec pour épicentre, la gestion des différentes crises universitaires ainsi que le suivi de la Jeunesse Miliatnte PDCI-RDA par notre Parti alors encore au pouvoir, le PDCI-RDA et la crise de 2002, et enfin le PDCI-RDA et la nouvelle Côte d'Ivoire dont nous avons le plaisir de vous présenter la synthèse.

5. L'Evolution du PDCI-RDA de 1990 à nos jours

5. 1- Le premier exposé qui a porté sur l'Evolution du PDCI à partir de 1990: Choix des Responsables Politiques par la Direction du Parti , dans le cadre du fonctionnement des instances du Parti, a été animé par Mr Coffi Sosthène, président du Comité de base de Philadelphie, ………………………………………………………..

5.2- Le Militantisme Politique en Milieu Universtaire ou comment le PDCI-RDA a-t-il géré les crises universitaires de 1990 à nos jours. Ce sous-thème a été traité par Mr Yoro Séraphin Marius, Délégué Général du SUD-EST, ancien MEECISTE, ancien président des étudiants de toutes les facultés de l'Université d'Abidjan Cocody, acteur et témoin privilégié des années “chaudes” des crises universitaires de 19.. à …. “co-légionnaire” des Dibopieu,….et autre Soro Guillaume et Blé 6/23/2005 6:42:10 AMGoudé aujourd'hui acteurs principaux dans la crise qui secoue le pays depuis 2002, assisté de Mr Kéita Aboubakar, Ancien Président du MEECI, responsable donc de la jeunnesse scolaire et estudiante à cette époque…………………………………………….

6. MM Yoro et Kéita ……………………………………………………………………….

7. Le PDCI-RDA et la Crise de 2002
Ce thème a été présenté par Mr Koné Hassan Moussa, grand militant du PDCI-RDA du Maryland, ancien Président de l'Union Fraternelle des Ivoiriens (UFI) et ancien Président du Comité de Sensibilisation et de Mobilisation du PDCI-RDA aux USA. En 1997-1998, le camarade Moussa Koné avait silloné à la tête de cette structure, les Etats-Unis d'Amérique de l'Est à l'Ouest et du Nord au Sud pour, d'une part sensibiliser et mobiliser les militants du PDCI-RDA aux USA, et d'autre part expliquer l'action du Président Bédié aux Ivoiriens et rallier ceux-ci à la cause de notre bien-aimé Président. C'est donc ce vaillant militant fidèle aux idéaux du PDCI-RDA et profondément attaché à la personne et à l'action politique du Président Henri Konan Bédié qui a eu la lourde tâche de traiter de ce sujet O! combien passionant, à en juger par les nombreuses questions qui ont suivi son exposé. Ce thème a permis au conférencier d'éclairer les nombreux militants du PDCI-RDA et de les satisfaire d'une certaine manière de la façon dépassionnée et objective avec laquelle le camarade Moussa Koné a essayé d'aborder le sujet.  

Avant tout propos, le conférencier a tout d'abord rendu un vibrant hommage au Président Henri Konan Bédié, Président du PDCI-RDA dont il n'a aucun doute quant au retour au pouvoir au soir du 30 Octobre 2005. Le présentateur a ensuite adressé ses félicitations au Professeur Alphonse Djédjé Mady pour le travail colossal qu'il abat a la tête du Sécrétariat Général de notre Grand Parti et ses encouragements pour l'action que notre vaillant Sécrétaire Général mène en tant que Président du Directoire du G7 afin que cette entité ramène la paix dans notre pays. Avant d'aborder son sujet, Mr Koné Moussa a aussi tenu à féliciter tous les membres du Sécrétariat Général qui aident le Sécrétaire Général dans sa tâche d'animation quotidienne du PDCI-RDA. 

8. Selon le conférencier, dès l'éclatement de la crise, le Président Bédié l'avait immédatement et fermement condamnée, et conseillé par la suite au Président Gbagbo de négocier avec la rebellion pour trouver une solution pacifique de sortie de crise le plus rapidement possible afin d'éviter ainsi un bain de sang inutile aux populations ivoiriennes. Mais contre toute attente, le Président Gbagbo, des son retour d'Italie où il était en déplacement, a préféré tenir un discours guerrier dès sa descente d'avion à l'aéroport Houphouet-Boigny de Port-Bouet; ce qui n'était pas de nature à calmer les esprits et a d'ailleurs envenimé la situation. 

9. Dans la première partie de son exposé, le camarade Koné a d'abord tenu à rappelé aux uns et aux autres la situation très tendue qui prévalait en Côte d'Ivoire avant la date fatidique du Jeudi 19 Septembre 2002. Le conférencier a fait un flash-back sur le climat politique et l'atmosphère sociale d'avant cette crise qui a endeuillé nombre d'Ivoiriens et porté un coup grave à l'économie de notre pays. Selon le conférencier, les fronts politique et social étaient en ébullution. Les partis politiques de l'opposition étaient mécontents des pratiques du Président Gbagbo et, du régime FPI qui passait tout son temps à verser dans la provocation inutile. Le Général “putschiste” Robert Guéi naguère allié du FPI avait au cours d'une conférence de presse le 13 Septembre 2002, sur un ton menaçant traité, Mr. Laurent Gbagbo de “boulanger qui passait tout son temps à rouler tout le monde dans la farine”. Il n'etait visiblement pas très heureux de la composition du gouvernement de large ouverture du 5 Aout 2002. Quant au Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur, Boga Doudou, il avait déclaré à propos des militaires déserteurs de l'armée ivoirienne qui étaient à l'origine du coup d'état du 24 Décembre 1999, “nous savons tout ce que ces gens font à Ouaga, nous savons à quel feu ils s'arrêtent, ou ils mangent, quel clubs ils fréquentent...Nous savons tout sur leurs mouvements”. Pendant ce temps, le PDCI était encore en négociation avec le Président Laurent Gbagbo à propos du Gouvernement du 5 Aout où des cadres du parti proposés par le Président Bédié avaient été récusés au profit d'autres dans le but très clair de semer la zizanie dans nos rangs et de présenter à tort notre président comme quelqu'un qui ne fait que la promotion des cadres Akans. Le RDR, de son coté, refusait de présenter quelqu'un d'autre en lieu et place de Mme Kandia Camara récusée par Mr. Gbagbo, même les magistrats avaient organisé une marche pacifique au cours de laquelle ils ont été rudoyés par les jeunes désoeuvrés appelés communément “sorbonnards” agissant pour le compte du régime FPI. Les résolutions du forum de la réconciliation nationale attendaient de connaitre un début de commencement. C'est donc dans cette atmosphère très tendue que les mêmes “jeunes gens” qui avaient entravé la bonne marche de la démocratie le 24 Décembre 1999 en perpétrant un coup d'état contre le PDCI-RDA et son Président (que Mr. Gbagbo lui-même avait jugé de “republicain”), ont décidé de prendre les armes pour chasser le Président Gbagbo du pouvoir. La suite on la connait. 

10. En outre, Mr Koné Moussa fait remarquer que la gestion de la crise par le régime FPI s'est plutôt caractérisée par l'instauration d'un climat de peur au sein de la population Ivoirienne: les milices disséminées dans toute la partie gouvernementale du pays sèment la mort et la désolation, malgré les différents accords de Lomé à Accra en passant par Marcoussis dont le refus d'application par le pouvoir en place a entraîne la création du G7 pour en exiger l'application afin que le pays connaisse la paix. 

11. Le G7 qui est constitue de l'opposition politique (PDCI-RDA RDR, UDPCI et MFA) et des 3 groupes des Forces Nouvelles (MPCI, MJP, et MPIGO) reproche notamment au président Gbagbo de retarder le vote des lois inspirées de l'accord de Linas Marcoussis. Le G7 accuse également M. Gbagbo de bloquer le "démantèlement" des groupes armés et les milices. Le G7 estime que les différents accords de Lomé à Accra, en passant par Marcoussis constituent une base solide d'un retour à la normale en Côte d'Ivoire car ils prévoient en particulier l'adoption d'une série de projets de lois (réforme de la nationalité, de la commission électorale indépendante, du régime de la presse, du code foncier, etc.)et sont à même de régler bien des causes du conflit. Selon le G7, les Accords de Marcoussis associés aux conclusions du Forum de réconciliation nationale ivoirien de 2000, sont un socle commun sur lequel les Ivoiriens peuvent s'appuyer pour conduire rapidement le pays sur la voix d'un retour au calme et redonner les libertés minimales confisquées par les frontistes aux Ivoiriens. Ce qui sous-entend bien évidemment que Gbagbo ne soit plus chef de l'État, sa crédibilité étant bien trop entachée par ses retournements de vestes réguliers et sa politique sanguinaire. A l'image de l'assassinat, parmi tant d'autres, du syndicaliste étudiant et révolutionnaire Abib Dodo le 23 juin 2004 par les jeunes miliciens de Gbagbo (cf le communiqué de presse de la CNT à ce sujet).

En outre, le G7 coordination des Partis politiques signataires de Marcoussis, oeuvre au rétablissement immédiat des droits minimums de toutes et tous :

•  la garantie de la liberté de la presse pour tous;

- les auteurs de crimes politiques doivent être recherchés et poursuivis ;  

- les syndicats, associations et partis politiques doivent retrouver toute latitude d'action et de parole dans la limite acceptable de la provocation à la haine raciale et de l'appel au meurtre politique.

12. Dans la dernière partie de son exposé relative aux voies et voix du PDCI-DA pour la sortie de crise en Côte d'Ivoire, Mr Koné Moussa indique que hormis le Président du Parti, les structures spécialisées et certaines instances du PDCI-RDA sont mises à contribution pour aider notre pays à sortir de la situation très difficile et complexe dans laquelle la politique aventurière des refondateurs l'a plongé. La voix la plus importante est celle du Professeur Alphonse Djédjé Mady qui est le Président du Directoire et Porte Parole du G7. Les voies et voix incluent la recherche par tous les moyens pacifiques de sortie de crise afin de permettre aux populations qui ont été déplacés du fait de la guerre de rentrer chez elles. Le Groupe Parlementaire PDCI-RDA sous la houlette du Général Gaston Ouassénan Koné oeuvre inlassablemet à faire voter les lois issues de Marcoussis et les autres accords pour ramener la paix dans le pays. Mme Dao Coulibaly de l'Union des Femmes du PDCI d'une part et le leader des jeunes du PDCI, associé à ceux des autres partis membres du G7, le RDR du Dr Alassane Dramane Ouattara, l'UDPCI de feu le Général Robert Guéi et le MFA du ministre Anaky Kobenan, exhortent les militantes et militants de ces formations politiques et leurs jeunesses en particulier, à saisir la perche du G7 comme un moyen pour ravir le pouvoir au front populaire ivoirien (FPI). 

12. Le PDCI-RDA et la Côte d'Ivoire Nouvelle

12. 1- Le PDCI-RDA: Parti Démocratique de Côte d'Ivoire a-t-il réellement un Esprit et un fonctionnement démocratique? Si oui: comment cela se manifeste-t-il? Sinon non: comment y remédier?

Telles étaient les interrogations auxquelles avait à répondre Mr Bilé Hilaire Anelone, dynamique Maître de Cérémonie de ces Journées de Réflexion.

13. Mr Bilé, ancien MEECISTE, Professeur Certifié de Mathématiques à Atlanta Public Schools, l'équivalent de nos lycées et collèges, a commencé sa conférence par l'origine de la démocratie. Selon le conférencier, la Grèce antique qui avait établi un gouvernement à Athènes où tous les hommes se rencontraient pour discuter de certaines questions et votaient à main levée pour entériner les décisions issues de ces rencontres inventa la démocratie qui vient des termes demos qui signifie personne et kratos qui veut dire autorité ou pouvoir. Le terme démocratie en lui-même signifie le gouvernement de l'Etat par le peuple; c'est-à-dire un système politique dans lequel les individus peuvent changer de dirigeants de façon pacifique et où le gouvernement a le droit de gouverner parce que le peuple lui a conféré ce droit.

14. Comme l'indique le conférencier, la démocratie grecque se caractérise par par trois principes fondamentaux:

•  Isonomia qui confère l'égalité de tous devant la loi;

•  Isegoria qui signifie l'égalité de la parole où la voix du pauvre ou du roturier vaut celle du riche ou du noble;

•  Et enfin Isokrateia qui veut dire égalité de pouvoirs dans un état.

Cependant les sociétés qui établissaient des démocraties devenant de plus en plus larges et diverses, il a fallu passer d'une démocratie directe dans laquelle les citoyens votent directement à une démocratie représentative où des personnes élisent des représentants qui prennent des décisions en leur nom. De nos jours, les formes de démocratie directe sont le référendum, les pétitions, les plébiscistes et les propositions qui ont cours dans des démocraties plus vieilles et mieux pourvues de moyens technologiques.

15. Dans son exposé, Mr Bilé a noté qu'il fallait un minimun de préalables pour qu'un pays ait le qualificatif “démocratique”. Etant donné l'augmentation du nombre de pays qui organisent des élections et qui se déclarent états démocratiques, des théoriciens ont établi des préalables de base pour qualifier un pays démocratique. Les conditions ci-dessous ont été établies à la lecture des différentes théories et suite à une étude des démocraties. Cette étude fournit les normes servant à évaluer si un pays est démocartique ou non et qui sont:

  • Les citoyens doivent avoir le droit d'exprimer leurs opinions sur les questions politiques dans leur ensemble sans crainte de représailles de l'état;
  • Tout citoyen éligible doit jouir de son droit de se présenter comme candidat lors des élections;
  • Les citoyens doivent avoir le droit de chercher différentes sources d'information, telles que les médias et de telles sources doivent être protégées parla loi;
  • Les citoyens doivent avoir le droit de former des associations et organismes indépendents, y compris des partis et groupes d'intérêts politiques indépendents;
  • Le vote doit être universel;
  • Les élus doivent être choisis lors d'élections périodiques et équitaqbles;
  • Les élus doivent être en mesure d'exercer leur pouvoir constitutionnel sans faire face à une opposition dominante de personnes non élues;
  • Le gouvernement ne doit pas subir une influence étrangère.

Si une de ces conditions est absente ou non respectée, les experts politologues prétendent qu'un tel pays n'est réellement pas une démocratie.

16. Selon le conférencier, la démocratie est constructive et les éducateurs devraient faire comprendre aux citoyens le besoin d'être proactifs voire réalistes car le fait de s'attendre à une démocratie parfaite est irréaliste. On peut demamder aux citoyens d'identifier les menaces auxquelles fait face leur démocratie telles qu'ils les perçoivent et ensuite songer aux défis que présentent ces menaces ainsi que la façon dont ils peuvent les éliminer au niveau communautaire. Les éducateurs ont donc un rôle primordial à jouer dans la construction de la démocratie. Ils doivent fournir aux citoyens des outils pour analyser les circonstances dans lesquelles ils vivent, afin de les éduquer en matière de démocratie.

17. Après cette enrichissante analyse de la démocratie, le conférencier aborde la démocratie au sein du PDCI-RDA, en en faisant l'historique. Il soutient qu'avant1960 les parlementaires étaient choisis parce que le pays n'avait pas beaucoup d'intellectuels et que dans un esprit d'équité, les grands militants du PCDI-RDA qui ne savaient ni lire ni écrire étaient choisis pour être membres de l'Assemblée Territoriale. Par la suite, au nom de la discipline du Parti, le camarade Président Félix Houphouet, Président du parti, nommait les membres de L'Assemblée Nationale.

Cependant, affirme-t-il, le PDCI-RDA est un Parti démocrtique car au PDCI-RDA la démocratie n'est pas un vain mot. Les militants du Parti ne devraient laisser personne leur dire que leur Parti n'est pas démocratique. Même à l'époque du Parti unique, la démocratie était déjà réelle dans nos rangs. Mais à situation exceptionnelle, on applique des méthodes exceptionnelles pour toujours protéger le Parti.

18. De la discipline du Parti, le présentateur indique que toute organisation sérieuse observe une certaine discipline. Cette discipline au sein du PDCI-RDA est exercée par les instances supérieures; c'est-à-dire le Sécrétariat Général, la Présidence du Parti, le Bureau Politique et le Conseil Politique. En situation de blocage où l'avenir du Parti est menacé la discipline au sein du Parti doit s'appliquer. Certains militants pourraient avoir l'impression qu'une certaine dictature est exercée au sein du parti, mais ce n'est pas le cas. Le PDCI-RDA, Parti de tolérance doit mettre les intérêts du Parti au dessus de toute situation. Lorsque les intérêts du parti sont en danger, la direction du parti impose le chemin à suivre aux militants. Par example, nous voila à six mois des échéances électorales et une crise surgit au sein d'un comité de base. La direction du parti peut et doit trancher rapidement pour limiter les effets de cette crise sur l'ensemble du parti. Cette intervention doit se faire avec tact pour éviter des mécontentements qui provoqueraint des réactions négatives sur la vie du parti. Je parle des membres qui humiliés et vexés changent de veste et adhèrent à d'autres parties ou alors des palabres interminables qui créent une crise au sein du parti et que sais-je encore? Cependant tous les militants du PDCI-RDA, quelqu'ils soient, doivent avoir à l'esprit que le plus important c'est le Parti. Les hommes partiront mais le Parti doit demeurer, ne l'oublions pas.

19. Le conférencier termine pour dire que si par moments dans l'application de la discipline du Parti, certains militants se sentent lésés parce que leurs opinions n'ont pas été prises en compte, le PDCI-RDA est et demeure tout de même l'exemple de démocratie en Côte d' Ivoire. Enfin, il lance cet appel à tous les militants et dignitaries du Parti: “ Camarades Militantes, camarades militants vous pouvez être fiers de votre Parti, le PDCI-RDA, initiateur et garant de la démocratie en Côte d'Ivoire.

20. Le PDCI-RDA et les Nouvelles technologies: Informatique et Communication Amoikon Boa Dihyé

20. 1-

21. 1- Choix des Candidats: Consensus ou Election?

Ce thème a été présenté par Messieurs Lakpa Koffi et Kouakou Kouassi Frédéric de l'Etat du Minnesota. Il est à noter que le terme élection, dans le cadre de nos travaux, se refère aux élections générales: de la présidentielle, aux législatives en passant par les conseils régionaux et généraux ainsi qu'aux municipales et l'expression candidat sous-entend les candidats du PDCI-RDA, notre Parti.

22. Dans la première partie de leur présentation, les conférenciers ont soutenu que le choix de candidats par voie élective qui se fait soit au moyen du suffrage direct soit par le suffrage indirect à travers un corps électoral restreint: les grands électeurs qui à leur tour votent les représentants n'a de caractère réellement démocratique que si ces choix respectent les règles de la majorité absolue ou relative. Quant au choix par consensus, il s'opère au moyen d'une concertation.

Cependant, la condition nécessaire et suffisante pour qu'un consensus soit efficace, il faudrait que le groupe ainsi constitué soit capable de compromis en cas de désaccord.

23. La deuxième partie de l'exposé présente les avantages et inconvénients de chacun des deux modes de scrutin. Commençant par les avantages de l'élection, les conférenciers en ont énuméré un certain nombre mais par souci de concision, nous ne mentionnerons que quelques uns qui sont:

•  le choix du candidat; il est fonction de la représentativité de celui-ci par rapport à la majorité des membres ou militants de base du Parti;

•  la confrontation de programmes d'action pour motiver et justifier le soutien des militants;

•  l'expression d'une confiance mutuelle entre le ou les prétendants et les électeurs potentiels.

24. Par contraste, les inconvénients de l'élection relevés par les présentateurs ont été les coûts engendrés par les campagne électorales et les débats contradictoires souvent porté sur des attaques personnelles; ce qu'il faudrait éviter à tout prix.

25. A l'opposé, les avantages du consensus énumérés par les présentateurs sont de deux ordres: la libre expression du collège électoral lors des concertations et la réduction des coûts de gestion du consensus par le Parti. Cependant, selon les conférenciers,le choix du consensus a beaucoup plus d'inconvénients indiqués comme suit:

•  développement de la sectarisation du parti;

•  représentation par une stricte sélectivité;

•  interdiction de la libre expression du militant;

•  discrimination contre la majorité des militants par la sélection d'un groupe qui intervient au nom de cette dernière;

•  insatifaction de la majorité des militants de base;

•  creuset de tension au sein du Parti qui peut entraîner des règlements de compte.

26. Dans la troisième partie de leur exposé, les présentateurs ont soutenu que le choix par élection qui se traduit par le vote est l'émanation de la démocratie. Par contre, l'esprit du consensus est autocratique et discriminatoire car il confisque la liberté d'expression des militants.

27. Partant du fait que le PDCI-RDA est un parti démocatique qui s'est voulu libre parce que défenseur de la cause des opprimés et de tous ceux qui verraient leur liberté confisquée, les présentateurs ont conclu en optant pour le choix des candidats par élection, puis ont recommandé la pluralité des candidatures avec à l'appui leur projet de gouvernement ou programme d'action pour permettre aux militants de choisir le candidat qui repond le mieux à leurs aspirations.

28. Quant au débat qui a suivi leur présentation, MM Koffi Lapka et Kouakou Frédéric ont apporté des réponses précises à l'auditoire. C'est ainsi que Mr Kéita Aboubacar, dernier président de l'ex Mouvement de Etudiants et Elèves de Côte d'Ivoire (MEECI), a témoigné d'une situation lors des élections qui ont eu lieu à Samatiguila, en 1990, où les notables de la localité ont préféré choisir leur candidat par consensus pour éviter une division au sein de la population. Ainsi donc, les conférenciers ont reconnu que le choix par consensus existe encore dans certaines régions oú la pression coutumière est très forte dans la vie sociale et politique.

29. Convention Unique ou Eclatée: Avantages et Inconvénients de chaque mode de sélection? (Sosthène Coffi)

29. 1-

30. Comment Assurer la Victoire Totale du PDCI aux Prochaines Elections?

Le présentateur Mr Séa Robert Patrice, Nouveau Délégué Général de New York a d'abord remercié le Président des Journées de Réflexion d'avoir initié cette rencontre politique dont le but était de promouvoir le PARTI aux Etats-Unis, mais aussi d'informer et de former les militants. Il a en outre remercié le Comité d'organisation d'avoir tout mis en oeuvre pour que ces journées connaissent un succès, avant d'aborder son exposé.

31. Dans la première partie de sa conférence, Mr Séa définit la victoire totale et les dispositions à prendre pour la réaliser. Ainsi, selon lui, le PDCI-RDA remportera une victoire totale aux prochaines élections par la forte mobilisation des militants mais surtout en surmontant toutes les tentatives de fraudes électorales. D'ou la necéssité de mettre en place un système de contrôle et de vérification du processus électoral sinon le PDCI-RDA court le grand risque d'être victime de la “machination” de la machine électorale grâce à laquelle des fraudes massives seront organisées en utilisant des procédés anti-démocratiques pourvu que les résultats profitent à son inventeur, le parti au pouvoir.

32. La deuxième partie de la présentation de Mr Séa porte sur le système de contrôle et de vérification du processus électoral à appliquer sur le terrain. Pour ce faire, il a divisé le champ d'application du système électoral en trois groupes:

les documents électoraux,

les opérations de vote,

la supervision du processus électoral.
Les documents électoraux dont Mr Séa fait allusion sont la liste électorale, la carte d'électeur et la carte d'identité. S'agissant de la liste électorale, le présentateur a reconnu que sa mise à jour ne sera pas facile à cause de la situation de guerre qui divise le pays. C'est pourquoi il préconise une concertation entre le gouvernement et les partis politiques avant de confier la confection de ces documents à la Commision Electorale Indépendante (CEI) acteur contitutionnel de l'organisation des élections. L'on éviterait ainsi la polémique autour du choix de l'INS, en application abusive de l'article 48 de notre Constitution.

33. Cela dit, le présentateur a attiré l'attention de l'auditoire sur l'importance du nombre d'intention de votes. En effet selon le conférencier, plus ce nombre est significatif, plus il est avantageux pour le PDCI, le challanger le plus sérieux, et aussi pour le pays dont le dégré de démocratisation sera jugé à travers ces intentions de votes. Il a donc demandé au Parti de veiller à ce que tous les militants ayant l'âge de voter soient inscrits susr les listes électorales. En outre, le Parti devra vérifier que le nombre d'intentions de vote communiqué aux différents partis politiques soit le même que celui reçu par les observateurs. Ce point de vérification est important parce qu'il permettra de déceler la présence d'éventuelles urnes fictives, bourrées à l'avance et dont les bulletins seront ajoutées à ceux du parti au pouvoir qui aura ainsi une longueur d'avance sur ses concurrents.

34. Pour la carte d'électeur, Mr Séa propose que la date d'expédition ou de retrait de ladite carte soit communiqué à l'intéressé si la carte n'est pas livrée à temps au bénéficiaire aussitôt après l'enregistrement. Il a poursuivi pour dire que dans un cas comme dans l'autre, le Ministère de L'Intérieur ou la Commission Electorale Indépendante est dans l'obligation de délivrer les cartes d'électeur dans un délai raisonnable afin de permettre à nos militants de se tenir prêts pour le vote. Au cas où les militants n'auraient pas reçu leurs cartes d'électeur à temps, Mr Séa exhorte la Direction du Parti à saisir directement le gouvernement pour faire accelérer le processus de distribution des cartes afin d'éviter tout affolement, source de démobilisation des militants.

35. Pour ce qui est de la carte d'identité, le présentateur a fait remarquer qu'étant donné que celle-ci est exigée le jour du vote, le PDCI-RDA doit dès à présent mener une vigoureuse campagne de sensibilisation auprès de nos militants afin que ceux-ci fassent renouveler les cartes d'identité dont les dates sont arrivées à expiration. Le Parti doit également veiller à ce qu'il n'y ait aucune discrimination entre les différents groupes d'électeurs (militants FPI mieux servis que les militants PDCI par example) dans l'opération de renouvellement de cette pièce administrative dans nos commissariats de police et sous-préfectures.

36. En abordant l'aspect des opérations de vote proprement dites, le conférencier a évoqué la question des urnes. Il suggère que celles-ci soient transparentes et légères car facilement transportables, évitant ainsi les fraudes, comparativement aux urnes compactes au travers desquelles on ne peut pas voir les bulletins. Mr Séa a ensuite proposé que l'encre indélébile soit utilisé dans les bureaux de vote et appliqué recto verso sur les deux mains de chaque votant, après leur vote, pour empêcher les multiples votes de certains fraudeurs. Dans le souci d'une élection libre et transparentes, le présentateur exige que des observateurs internationaux crédibles supervisent les prochaines élections à venir.

37. Mr Séa recommande, en outre, que le PDCI-RDA s'assure que ces observateurs:

•  sont effectivement impartiaux afin d'éviter toute sympathie avec un quelconque parti politique;

•  coopèrent avec les représentants de tous les partis politiques appelés à entrer en compétition;

•  prennent en considération toutes les réclamations portant sur les cas d'irrégularités.

38. En ce qui concerne la supervision du processus électoral, le conférencier demande que le Parti soit particulièrement vigilant et prêt à faire face à tous les problèmes que rencontreront nos militants dans l'exercice de leur droit de vote; que ce soit le problème d'accès aux bureaux de vote, l'intimidation de nos militants sur les lieux de vote, et le dépouillement des bulletins de vote.

39. Mr Séa indique que le problème le plus important est, entre autre, celui des moyens de transports lors des élections où les propriétaires de cars décrètent des grèves sauvages les jour d'élections dans les circonscriptions qui ne sont pas acquises à la cause de leurs candidats. Ne disposant d'aucun moyen pour pallier ces contraintes où même prévenir les responsables du Parti, nos militants restent tout simplement chez eux et font ainsi perdre des voix au PDCI-RDA. Pour remédier à cela, le Parti devra réquisitionner des véhicules pour assurer le ramassage des militants, partout où ces problèmes se poseront.

40. Quant à l'intimidation des électeurs, les représentants du Parti dans les bureaux de vote qui ne sont pas des fiefs du PDCI-RDA doivent rapporter par écrit, si possible en collaboration avec les représentants des observateurs étrangers, tous les cas d'intimidation au président des bureaux de vote avec copie du rapport au Parti et à la CEI.

41. Pour assurer la sécurité des urnes, le présentateur a suggéré de faire en sorte que les bureaux de vote procèdent au dépouillement sur place, juste après la clôture des bureaux de vote, afin que le décompte des résultats se fassent en présence des représentants de tous les partis politiques et les observateurs étrangers. Ainsi seul le procès verbal du résultat des décomptes, après avoir été annoncé par téléphone à la CEI et copie remise à chaque représentant de Parti Politique, pourra être convoyé par les représentants officiels de chaque bureau de vote au siège de la CEI à Abidjan. Si les urnes doivent être obligatoirement convoyées à un centre de dépouillement, pour éviter que sur le trajet les urnes officielles soient substituées ou infiltrées d'urnes fictives, seul un convoi officiel devra être autorisé à transporter les urnes du bureau de vote au centre de dépouillement. Dans ce cas, le dépouillement des urnes devra toujours se faire en présence de chaque parti engagé dans la compétition ainsi que les observateurs étrangers.

42. Pour terminer, le conférencier a dit qu'en acceptant d'apporter sa contribution à

ce forum politique, il n'avait pas la prétention d'enrayer à 100% les éventuelles fraudes électorales, mais il pense les limiter au profit de notre Parti, le PDCI-RDA, condamné à gagner ces élections pour rétablir la stabilité politique, sociale, économique et culturelle de la Côte d'Ivoire.

 
43. Quel Type de Dirigeants PDCI faut-il pour une Côte d'Ivoire Nouvelle?

43. 1- Ce thème fut le dernier de nos Journées de Réflexion. Il a été présenté par Mme Gnoan du Groupe de Réflexion et d'Organisation desdites Journées. En avant-propos, la conférencière a indiqué que la situation de crise que traverse notre pays est la conséquence du coup d'état du 24 Décembre 1999 qui avait plongé le PDCI, ses dirigeants, ses nombreux militants et sympatisants dans la stupeur, la torpeur, la réclusion forcée et poussé même à l'exil plusieurs responsables du Parti durant la transition militaire. Cela a été une onde de choc qui a éveillé la conscience des dirigeants du Parti, celle des militants et de toute la population ivoirienne quant au vrai sens du bonheur et de la paix qu'on apprécie lorsqu'on les a perdus comme l'avait souvent rappelé le président Félix Houphouet-Boigny.

44. La présentatrice poursuit pour dire que les violences et autres persécutions psychologiques engendrées par les exécutions sommaires et le grand banditisme tant

sous le régime militaire qu'avec le régime FPI depuis leur prise de pouvoir en 2000 jusqu'à leur gestion politique désatreuse de la rebellion depuis Septembre 2002 ont conduit la Côte d'Ivoire dans la plus grave crise de toute son histoire contemporaine.
 

45. De ce bref rappel, la conférencière nous a fait percevoir le rôle et la capacité du dirigeant politique dans la gestion d'un état et d'une nation. De ce constat, Mme Gnoan a dégagé le profil du dirigeant politique en général, a fait une brève rétrospective du leadership du président Houphouet-Boigny, premier président du PDCI-RDA et de la République de Côte d'Ivoire, pour relever les qualités qui faisaient de lui un “Grand” homme d'Etat, ce d'autant plus que sa philosophie politique dénommée l'houphouétisme est remise à l'ordre du jour et a enfin analysé le type de dirigeant PDCI qu'il faudra pour une Côte d'Ivoire aujourd'hui différente de celle des années des indépendances dont le peuple a encore démontré durant ces trois années de guerre et de privation, son courage, rappelant ainsi les périodes héroïques de lutte de libération.

47. Selon la présentatrice, le dirigeant, nous dit le Robert de la langue française, c'est celui qui dirige. Mais dans le contexte de nos journées, nous nous focaliserons sur le dirigeant politique; c'est-à-dire celui qui exerce le pouvoir ou influence le gouvernement selon un ordre ou une manière en vue d'obtenir des résultats surtout positifs pour le bien-être de toute la communauté. Si l'on convient que la politique est l'art et la pratique du gouvernement des sociétés humaines organisées en état ou nation, il est alors aisé d'affirmer que la politique est une manière concertée de conduire les affaires de la cité. De ce fait, la politique pourrait se définir comme la méthode de gestion des besoins des populations d'un pays donné. Ainsi, la politique devient une affaire d'individus au service de toute la communauté ou du peuple et non pas d'individus au service “du moi” ou “du soi” comme dans nos pays africains.

48. Mme Gnoan poursuit pour dire que le dirigeant politique comme expliqué ci-dessus est d'abord au service de la communauté dont il a la charge immédiate; que ce soit le responsable de groupe, de quartier, de municipalité, de région ou au niveau le plus élevé de l'état, ce responsable politique est tenu de se préoccuper des besoins primaires de ses concitoyens en premier lieu. Il doit donc être disponible et disposé à écouter afin de comprendre les aspirations profondes, parfois secrètes de ses administrés en vue de la recherche de solutions appropriées. Etant au premier plan de ses concitoyens, le dirigeant politique est une personne publique qui doit conséquemment être accessible par toutes les catégories sociales de la communauté ou du pays. Au niveau national, le dirigeant politique doit être respectueux des institutions de l'état ou de la république et des individus qui les représentent ou les dirigent. Il se doit d'honorer les engagements pris au nom de son peuple et de son pays dans le cadre des accords internationaux, respecter l'éthique donc la parole donnée; ce qui se perd malheureusement dans le nouveau paysage politique de la Côte d'Ivoire. Au niveau de la gestion de la chose publique, la présentatrice soutient que le dirigeant politique doit faire preuve de probité car la charge de sa fonction l'oblige à observer scrupuleusement les règles de la morale sociale imposées par l'honnêteté et la justice. En tant que responsable d'une société humaine, tout dirigeant politique, en plus de sa qualité de leader, doit être un batisseur, dans le souci d'un développement continu de son pays et de sa population.

49. La conférencière a ensuite relevé quelques traits particuliers de la gestion de la Côte d'Ivoire par le président Houphouet- Boigny. Le premier fait marquant de la politique du président Houphouet a été l'unité. Cette unité a d'ailleurs été le mobile de la transformation du PDCI-RDA en parti unique par le jeu des alliances. Mais cette unité, maintes fois soumise à rude épreuve, résista grâce à la forte personnalité et à l'autorité du président Houphouet. Bien qu'il lui ait été reproché une pratique politique personnelle voire même dictatoriale du pouvoir par ses détracteurs, la méthode de gestion politique du président Houphouet a plutôt été le paternalisme, une conception patriarcale ou paternelle; les deux modes se retrouvaient dans la méthode Houphouet, qui consiste à exercer un contrôle et une domination sous couvert de protection d'où le sobriquet de “vieux” et de “père de la nation” qu'il affectionnait tant. Malgré cet autoritarisme à la tête de l'état qui n'était pas si mauvais en soi parce qu'ayant permis de maintenir une certaine discipline et un respect certain des institutions de la République de Côte d'Ivoire dans les relations de notre pays avec les autres, le président Houphouet-Boigny a aussi développé un certain nombre de valeurs qu'il a inculqué à son parti et légué au peuple de Côte d'Ivoire tout entier. Ce sont les valeurs de rassemblement pour tendre vers l'unité nationale, de paix et de dialogue comme voie de règlement de tout conflit. L'objectif essentiel de ce que nous appelons la méthode Houphouet était de conduire son pays au développement global par la stabilité politique. Mme Gnoan pense que l'homme avait au moins réussi ce pari si tant est qu'aucune oeuvre humaine n'est parfaite.

50. Abordant la dernière partie de son exposé, Mme Gnoan a soutenu qu'au regard de la crise exceptionnelle que vit la Côte d'Ivoire, notre pays, et qui a développé une nouvelle mentalité: celle de résistant chez l'Ivoirien surtout la jeunesse, la première qualité du dirigeant PDCI nouveau doit être de rassurer le peuple tout en entier dont il aura la gestion qu'une telle situation ne se reproduira plus et d'y veiller. Cela ne devrait pas être de voeux pieux de campagne électorale. Ce dirigeant PDCI nouveau doit être le rassembleur de tous les Ivoiriens, plus aujourd'hui qu'hier et cela à tous les niveaux. Celui-ci devra éviter le piège de l'embrigadement partisan, clanique ou régional; ce d'autant plus que le PDCI est un parti de masse. Il doit encore plus privilégier le dialogue comme méthode de résolution des conflits non seulement parce que c'est le moyen le plus efficace mais aussi le moins onéreux. Au plan des relations fonctionelles déterminant le choix de ses collaborateurs, celles-ci devront se caractériser par la compétence individuelle et la probité, et non le copinage ou les alliances familiales.

51. Pour terminer, la conférencière a invité les militants et militantes du PDCI-RDA à s'imprégner de la réflexion que leur inspire les différents thèmes qui leur ont été proposés en faisons en sorte que notre Parti s'en inspire pour le bonheur de ses militants et de la population ivoirienne toute entière, et a remercié l'auditoire pour son attention soutenue.


* RAPPORTEUR GENERAL
SEA ROBERT, DELEGUE GENERAL
NEW YORK

* SUPERVISEUR GENERAL / MME GNOAN, MILITANTE PDCI-RDA

* PRESIDENT DES JOURNEES

YORO SERAPHIN MARIUS, DELEGUE GENERAL / SUD-EST GEORGIA - ATLANTA