September 2, 2008
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Absent a tous les meetings du président du PDCI - Pourquoi Bombet boycotte Bédié
mardi 2 septembre 2008 - Par Le Matin d'Abidjan - Un des anciens et fidèles lieutenants du sphinx de Daoukro continue de manquer à l'appel. Une situation qui cause bien des soucis.
Emile Constant Bombet se fait rare dans l'entourage immédiat du président Aimé Henri Konan Bédié. Malgré son statut de vice-président du parti « vert et blanc », l'ancien ministre de l'Intérieur fréquente de moins en moins la maison du PDCI-RDA, sise à Cocody. Plus grave, l'homme a toujours trouvé une excuse pour se soustraire à toutes les grandes manifestations mettant en première ligne Bédié. L'on a pu le noter depuis le début de cette année avec notamment tous les shows politiques animés par « N'zueba » de Dabou à Bouaké, en passant par Koumassi, Bocanda, Yopougon et Soubré. A toutes ces occasions, point d'ombre du ministre Bombet. Quelle est la raison de ce boycott qui ne dit pas son nom ? De sources généralement bien informées, il se rapporte que l'ex « Monsieur élections » du sphinx de Daoukro attend de vider un contentieux avec ce dernier avant de s'engager résolument et sans calculs à ses côtés. Il s'agit, dit-on, de l'attitude observée par Bédié au lendemain du coup d'Etat de décembre 1999 vis-à-vis de ses proches collaborateurs et d'un débat franc sur l'avenir de Bombet au PDCI, vu que l'homme n'a jamais caché ses ambitions politiques. En d'autres termes, le ministre ne veut plus jouer le rôle de ‘'suiveur''. Sur tous ces sujets, N'zueba traînerait les pieds, ne les jugeant pas opportuns.
Face à une telle situation, soutiennent des sources, l'ancien ministre de l'Intérieur a donc choisi de se consacrer essentiellement, pour l'heure, à l'animation de son courant politique dénommé « PDCI nouvelle vision » qui se réunit régulièrement à Abidjan. Un emploi du temps qui, confie-t-on, inquiète le leader du PDCI qui craint que cela débouche sur une éventuelle candidature indépendante de Bombet à la prochaine présidentielle ou pire à un ralliement au camp ennemi de Laurent Gbagbo. Aussi l'activisme sur le terrain, ces derniers mois, de Dr Narcisse Ehoussou et les siens sur le terrain, n'est pas fait pour rassurer l'entourage de Bédié qui a déjà commencé à crier au loup. Pour mémoire, il faut indiquer que pion essentiel du régime Bédié, Emile Constant Bédié a été incarcéré à Akouédo à la suite du coup de force de décembre 1999 où il a subi un traitement de choc. Libéré quelques jours plus tard, il restera digne dans la douleur et l'épreuve. Une posture qui lui vaudra d'arracher la préférence des militants du Pdci à la convention de 2000 qui le désignera comme candidat des « vert et blanc » à la présidentielle de la même année. Mais comme bien d'autres postulants, sa candidature sera rejetée par la Cour suprême de l'époque. Et depuis lors, le ministre Bombet essaie de faire son propre trou au sein du Pdci-rda.

Géraldine Diomandé
Crise au Pdci-Rda: La jeunesse se déchire
Nord Sud - sam 14 juin 2008
La coordination des élèves et étudiants du Pdci ne veut plus militer sous la houlette du bureau de la jeunesse dirigée par Kouadio Konan Bertin. Il l'on fait savoir, hier, au siège de leur parti à Cocody. La coordination nationale des élèves et étudiants du Pdci-Rda n'est plus en odeur de sainteté avec le bureau national de la jeunesse dirigée par Kouadio Konan Bertin (KKB). Hier, au cours d'une conférence de presse au siège du Pdci-Rda à Cocody, le président de la coordination, Yao Kouamé Patrick, a craché ses vérités au bureau exécutif national de la jeunesse. Il a dénoncé, sans commune mesure, la gestion du bureau de Kouadio Konan Bertin qu'il accuse de manque de stratégie. Parce que, dit-il, ce bureau est «vieillissant» et en panne sèche d'idées pour redonner à Henri Konan Bédié son pouvoir perdu à l'issue du coup d'Etat de décembre 1999. «Pendant que l'accent, dans les autres partis, est mis sur la jeunesse (…) la Jpdci se plaît à étouffer et à contraindre sa jeunesse à intégrer les autres obédiences politiques», a-t-il fulminé. Et, de poursuivre en assenant qu'aujourd'hui aucune section de la Jpdci ne fonctionne normalement faute de suivi sur le terrain. «Le comble est grand et alarmant dans les zones Centre-Nord-Ouest où aucune section n'est créée pour maintenir la flamme de la Jpdci alors que c'est la jeunesse qui est censée pérenniser l'héritage du Pdci à travers la jeunesse estudiantine et scolaire. En plus force est de constater qu'au lieu de faire adhérer la jeunesse aux idéaux du Pdci, la Jpdci se prête à une politique de déstabilisation des mouvements de jeunesse», a martelé Yao Kouamé Patrick. Dans la même veine, s'est-il interrogé, «comment comprendre qu'une structure comme la Jpdci qui est chargée d'encadrer, de former et d'organiser la jeunesse du parti se prête à une promotion anti-démocratique basée sur le seul critère de l'égocentrisme, du nombrilisme et du mercantilisme récusant du coup tout principe de contradiction et de confrontation», véritable base de la démocratie. En clair, conclut-il, le bureau «vieillissant» de la Jpdci démontre encore une fois son incompétence et par-dessus tout son incapacité à faire revenir le président Henri Konan Bédié au pouvoir. La charge contre le bureau de KKB terminée, Yao Kouamé Patrick laisse tomber la sentence. «Notre interlocuteur sera désormais le secrétariat général. Nous l'interpellons à cet effet. La distraction est terminée. Il faut arrêter de blaguer Bédié. Nous ne voulons plus militer sous la houlette de Kouadio Konan Bertin», assène le président de la coordination des élèves et étudiants du Pdci-Rda. La conférence s'est achevée par la lecture d'une motion de soutien au président Henri Konan Bédié. K. Marras. D
 
Kouadio Konan Bertin (KKB), président de la JPDCI : “Il faut arracher les élections à Gbagbo”
lundi 31 mars 2008 - Par Le Nouveau Réveil - Monsieur le Président du PDCI-RDA, Aimé Henri Konan Bédié, Madame la présidente Henriette Bédié, Chers amis jeunes. La situation commande que nous restions sereins et calmes en présence du Président Aimé Henri Konan Bédié. Mais je voudrais d`entrée de jeu, vous dire que nous avons eu l`habitude de dire que le FPI est mort. Le FPI est mort ! Et devant cette mobilisation exceptionnelle, mémorable de tous les temps dans la plus grande commune de Côte d`Ivoire, vous consacrez définitivement la mort du FPI. Le FPI est mort ! Le FPI est mort !
Monsieur le Président du PDCI-RDA, chers aînés, tous ceux qui nous ont précédés ont dit suffisamment bien ce qu`il fallait dire. Depuis vos capacités à gérer cette Côte d`Ivoire à nouveau pour apporter le bonheur, la paix et la prospérité aux Ivoiriens. Je me contenterai à mon tour de donner quelques indications aux jeunes et à l`ensemble des militants.
S`il est vrai que le FPI théoriquement est mort, sa mort doit être consacrée définitivement par des Ivoiriens civilisés comme nous le sommes au PDCI-RDA. Cela suppose quelques dispositions à prendre. J`ai toujours pensé et c`est ma conviction profonde. Je vous l`ai fait partager et les jeunes ne doivent jamais perdre cela de vue. Tel que tu arrives au pouvoir, c`est de cette façon que tu pars du pouvoir. Et vous savez tous, nous savons tous comment Laurent Gbagbo est arrivé au pouvoir. Alors dans des conditions calamiteuses, il faut qu`on s`organise, pour lui arracher les élections ! Il faut lui arracher les élections ! Il faut lui arracher les élections ! Ça veut dire que nous devons rester constamment mobilisés, debout. C`est pourquoi, jeunes de Yopougon, contrairement à ce qu`on peut penser, devant ce que j`observe, je suis fier de vous. Parce que votre attitude me conforte à l`idée que vous êtes prêts à affronter n`importe quelle situation. Continuez dans ce sens. Simplement, vous allez entendre les slogans du genre, " on gagne ou on gagne ". Alors je vous dis militants du PDCI en général et jeunes du PDCI-RDA en particulier, méfiez-vous des slogans, " on gagne et on gagne " parce qu`un homme normalement constitué doit savoir que quand il part à une bataille, il part soit pour gagner, soit pour perdre. Celui qui dit je gagne ou je gagne, celui-là est un danger pour la paix. Vous savez que quand les Eléphants de Côte d`Ivoire allaient à Accra, tout le monde entier nous donnait gagnant. Mais quand on est tombé sur l`Egypte, on est revenu ici à Abidjan. Ça veut dire que dans un match qui se joue avec des gens normalement constitués il y a soit une défaite soit une victoire. Alors, si Gbagbo dit qu`il gagne ces élections où il les gagne, je déclare à Yopougon qu`il perd ou il perd. Il perd ou il perd ! Il perd ou il perd ! Il perd ou il perd ! Parce qu`il n`est pas question que les Ivoiriens même dans leur rêve le plus fou, envisagent qu`à l`issue des élections à venir, on va prolonger leur souffrance et leur misère maintenant de quelque façon que ce soit, le Président Gbagbo au pouvoir. C`est pourquoi, je vous demande, jeunes du PDCI-RDA, jeunes de Côte d`Ivoire, d`être vigilants. Restez debout, soyez mobilisés. De toutes les façons, les Ivoiriens, pour les élections à venir, auront besoin d`un homme de paix, d`un faiseur de paix. C`est pourquoi, je vous demande d`aller fouiller vos archives et d`en ressortir la fameuse photo qui a été prise à l`issue de la flamme de la paix à Bouaké. Tous ceux qui, le moment venu, viendront solliciter votre suffrage, que vous avez déjà aperçus dans une photo avec une kalachnikov en main, sont des dangers pour la paix. Et je vous demande simplement qu`en ce moment là, vous n`avez qu`à les chasser gentiment parce que Aimé Henri Konan Bédié est encore là. La voie est grandement ouverte. La victoire est à notre portée. La Côte d`Ivoire est en grossesse d`une élection. Mais une femme enceinte "tchoco-tchoca" (Ndlr : un jour ou l`autre) va accoucher. Les élections auront lieu. Et Gbagbo les perdra et comme il l`a dit lui-même, le ciel ne nous tombera pas dessus. Je vous fais confiance. Chacun doit jouer son rôle là où le parti l`a mis et dans ces conditions-là, nous allons tout droit vers la victoire pour le bonheur du peuple de Côte d`Ivoire. Nous en savons le PDCI capable avec un chef capable. Alors quoi de plus normal. Allons y partout investir les hameaux, les villages, les campements et dire que Bédié revient. C`est fini, ça y est. Au revoir, au revoir, au revoir, Laurent Gbagbo s`en va, Laurent Gbagbo s`en va, Laurent Gbagbo s`en va, et Bédié revient…

Propos retranscrit par Diarrassouba Sory
 
Meeting du PDCI à Yopougon - Bédié "Le peuple doit exiger des élections à Gbagbo"
lundi 31 mars 2008 - Par Nuit & Jour -
Le samedi 29 mars dernier le Complexe Sportif de Yopougon a accueilli près de 15.000 militants du Parti Démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI). Ils s`y sont rendu en si grande masse pour écouter leur mentor, Aimé Henri Bédié qui y a animé un meeting. Il n`a pas chaussé de gangs ce jour-là pour fustiger le comportement de Laurent Gbagbo et son régime.

C`est dans un Complexe Sportif de Yopougon qui a refusé du monde le samedi 29 mars dernier, que le président du Parti Démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI), M. Aimé Henri Bédié a animé un meeting. Devant ses militants de Yopougon, estimé à plus de 15.000 personnes assises sous 100 abri-bâches et débout à l`extérieur comme à l`intérieur du stade, le premier militant du parti fondé par Félix Houphouët-Boigny a fait le diagnostic de la gestion du parti au pouvoir. Avant de dénoncer les carences du Front Populaire Ivoirien (FPI), Henri Konan Bédié a choisi d`abord de faire le bilan de son propre parti, le PDCI, en ce qui concerne la gestion et la construction de la commune de Yopougon. Pour mieux présenter ce tableau, il a rappelé en faisant allusion au FPI, que " tous ceux qui dans leurs élucubrations mensongères, proclament que Yopougon est leur bastion, prennent leurs rêves pour des réalités ".

Le bilan du PDCI à Yopougon

Selon le sphinx de Daoukro, Yopougon est PDCI-RDA. Pour étayer ses propos, il a rappelé que la plus grande commune de la Côte d`Ivoire représente un atout majeur dans le bilan du PDCI. " Conçue et réalisée par le PDCI-RDA dans le but d`en faire un pôle de développement économique prospère, Yopougon a été dotée d`un plan directeur et d`urbanisme rationnel ". Pour Bédié c`est pourquoi il a été prévue une zone industrielle pour offrir des emplois. Grâce au PDCI, la SICOGI et la SOGEFIA ont réalisé d`importants projets de construction de logements sociaux et économiques. Et ce, sans discrimination, ni exclusion. " Depuis lors certains locataires en sont devenus des propriétaires " a-t-il ajouté. Grâce au PDCI également, selon son président, la commune de Yopougon, a été dotée d`infrastructures sanitaires sociales, scolaires, universitaires. Un centre hospitalier universitaire y a même été construit. " Comme vous pouvez le constater, a-t-il conclu. Yopougon a toujours constitué un levier important de la politique économique et sociale des gouvernements successifs dirigés par le PDCI-RDA ".

Le bilan du FPI à Yopougon au regard du PDCI

Pour Henri Konan Bédié depuis huit ans, le FPI et son régime se sont acharnés à transformer " Yopougon la belle " en " Yopougon la guerre ". Il s`est interrogé en ces termes : " Que pouvait-on attendre de dirigeants qui ont refusé d`apprendre à Gouverner ? Que pouvait-on espérer de ceux qui, dans leurs mirages et illusions, rêvaient de " gouverner la Côte d`Ivoire autrement " et qui parvenus au pouvoir, continuent de se comporter comme des opposants irresponsables ? Avec un catalogue de projets inconsistants et incohérents ? Rien !" A-t-il renchérit. Pour Henri Konan Bédié, sous le régime FPI, le développement s`est arrêté. La Côte d`Ivoire a sombré dans la guerre. La misère s`est généralisée. Le chômage et la pauvreté ont gagné du terrain. Et " depuis leur avènement malencontreux au pouvoir, ils se sont évertués de tirer la Côte d`Ivoire par le bas " Bédié a condamné la destruction de la forêt d`Anguédédou et de la forêt du Banco, ce dernier site qui fait l`objet d`un lotissement perpétré par le FPI. Ce, " en violation de la législation sur notre écosystème ". Henri Konan Bédié a lancé un cri de cœur, face à la commune de Yopougon qui va en se dégradant chaque jour. " Le FPI et son régime ont démontré à souhait leur carence. La coquette commune de Yopougon se transforme en cité où hélas, la violence et le désordre se disputent à l`indiscipline, pour instaurer la loi du plus fort (…) Yopougon est aujourd`hui en proie à tous les excès. Véritable laboratoire de la mauvaise gouvernance du FPI, Yopougon draine le banditisme, la dérive des mœurs… Et faute d`emplois, la jeunesse de Yopougon est abandonnées par les vendeurs d`illusion, et est obligée de vivre d`expédients ". Depuis huit ans donc selon Bédié, Yopougon est le théâtre de centaines de crimes de sang, de règlements de compte, de bavures policières, d`affrontements meurtriers entre groupes rivaux. Et " le plus troublant, c`est que ces situations ne font jamais l`objet d`enquêtes sérieuses ". Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA a conclu le volet du bilan du FPI à Yopougon pour dire. " Ce régime n`aime pas la vérité. Ce régime ne respecte pas la vie. Ce régime est dangereux pour la Côte d`Ivoire ".

L`Accord politique de Ouagadougou

Pour Henri Konan Bédié, l`Accord politique de Ouagadougou a suscité un espoir. Mais après un an, le bilan reste mitigé. Désormais, les louvoiements, les atermoiements, les batailles sur l`interprétation des textes préalablement approuvés et signés sont des signes de blocages, volontairement entretenus. " La dénonciation répétitive de faux complots, participent également de la stratégie du FPI pour remporter indéfinitivement les élections ". En outre, selon Bédié, " les réponses évasives avancées avec dédain sur ces questions essentielles, montrent dans quel mépris Gbagbo tient le peuple ivoirien ". Un peuple auquel, depuis bientôt trois ans le chef de l`Etat dénie le droit de choisir ses dirigeants. A-t-il fait remarquer. Pour Bédié, la finalité pour Gbagbo est de demeurer au pouvoir sans le consentement du peuple. L`Assemblée nationale ne fonctionnant plus selon lui pour servir de contrepoids à l`exécutif, le FPI utilise des procédés illégaux pour tenter de verrouiller le système politique. Pour le sphinx de Daoukro, avec " ces manœuvres dilatoires qui font fi des principes républicains, le FPI confond roublardise et politique. Machination et légalité ". Toutefois selon Bédié, depuis la signature de l`Accord de Ouagadougou, les choses paraissent moins laissées à la seule initiative du FPI.

L`appel du PDCI à la communauté nationale et internationale

Au nom de son parti le PDCI-RDA, M. Henri Konan Bédié a lancé un appel pour dire que la Côte d`Ivoire est le bien de tous les Ivoiriens dont nul n`a le droit " d`hypothéquer l`avenir en privilégiant les trucages et les hold-up électoraux (…) Pour Konan Bédié, le peuple doit exiger les élections à Gbagbo qui clame tous les jours que c`est le peuple qui l`a installé au pouvoir. Il ne peut donc se soustraire à l`exigence constitutionnelle de le consulter. Nous demandons à la communauté internationale d`aider les Ivoiriens à se libérer d`un pouvoir qui se prolonge sans fin " a-t-il ajouté Henri Konan Bédié a également exhorté ses militants à se faire identifier en participant aux audiences foraines et au recensement électoral. Il a conseillé pour finir à ses militants de se mobiliser pour faire échec à ceux qui pensent " par la terreur, la force brutale, la barbarie et la roublardise " enfermer leurs libertés. Mais avant lui, d`autres militants ont intervenu, dont Kouadio Konan Bertin dit KKB, président de la jeunesse du PDCI. Avec sa virulence que l`on lui connaît il a rappelé que " de la manière dont le FPI est arrivé au pouvoir dans des conditions calamiteuses c`est de cette même manière qu`il doit en partir ". Il a pour se faire fustiger le slogan, du FPI " on gagne ou on gagne " qui selon lui, relève de propos d`être pas normalement constitué. Car en tout jeu, l`on gagne ou l`on perd. Mais si le FPI tient à son slogan, alors lui KKB dit aux militants du PDCI " Gbagbo perd ou il perd ". Il a aussi avoué que Gbagbo est un danger pour la Côte d`Ivoire parce qu`il a déjà tenu une kalachnikov dans la main à Bouaké, s`est fait photographier. Au moins 24 militants ont reçu des médailles. La cérémonie a été égayée par des prestations d`artistes dont Billy Billy, Antoinette Alany, Soum Bill.

(par Adolphe Kouilahan)

 

Que veut “La renaissance ivoirienne” ?- Voici le manifeste des intellectuels du PDCI-RDA

Introduction générale

Le mouvement de (re) démocratisation de l`Afrique, dans les années 90 ne fut pas facile. Par endroits, il fut même violent et très brutal. En Côte d`Ivoire, grâce aux dispositions constitutionnelles pertinentes prévues et maintenues avec la clairvoyance légendaire du père de la Nation, Feu Félix Houphouët-Boigny, ce changement de cap fut franchi sans trop de tares béantes, de heurts ou de blessures. C`est dans ce contexte nouveau, fait de compétition mais aussi de démagogie et de mauvaise foi de nouveaux venus sur la scène, que le PDCI-RDA, parti historique de l`indépendance nationale et parti bâtisseur de l`Etat moderne, allait être violemment contesté sur ses bases et dans sa position jusque-là dominante.

Les enjeux furent, dès lors, pour lui, pénibles voire fatals et sans appel. La mort, dès 1993 du ciment de l`unité nationale et principal point d`appui du PDCI, allait coïncider avec des velléités et ambitions nouvelles, mettant ainsi à mal la cohésion, l`unité et la solidarité de notre famille politique. Il s`ensuivit des départs et des fissures basés, non pas sur des questions ou divergences idéologiques ou sociétales mais sur l`autel des positionnements individuels. La suite est connue. Une première vague de militants du PDCI s`en allèrent créer le RDR. L`une des conséquences majeures de ces premiers départs du PDCI, fut le relatif affaiblissement du parti dans certains de ses bastions, notamment dans la partie nord, historiquement fidèle à Félix Houphouët-Boigny avec l`historique pacte le liant au patriarche Pelforo Gon COULIBALY. Face à ce séisme, les tentatives pour ramener l`unité du parti, recoller les morceaux se sont caractérisées par l`insuccès d`autant plus désolant qu`il intervenait dès après le rappel à Dieu du père et l`installation du successeur constitutionnel et légal Henri Konan Bédié. Mais à ce stade, nombreuses et pertinentes sont les interrogations :
Comment le PDCI a-t-il appréhendé et " géré " ce premier départ des militants ? Par qui, comment les discussions ont-elles été conduites avec les militants et militantes mécontents ? Quelle était la bonne foi des émissaires du parti ? Leur détermination ? Quels résultats ont-ils obtenus ?

Ce premier échec fut donc, on le comprend, "aux torts partagés". De ceux qui, " gardiens du temple " ne sont pas parvenus à préserver la famille unie tout comme de ceux qui n`avaient, en ce moment-là, qu`une seule ambition : abandonner la maison familiale. Nonobstant ce coup porté au PDCI, les sept années de gestion des affaires de l`Etat par le successeur constitutionnel, un homme de grande formation et à l`expérience certaine, ont été sans aucun doute parmi les plus glorieuses de la prospérité retrouvée après la dure période de la " conjoncture " dans les années 80. Au mouvement où le coup d`Etat injustifié du 24 Décembre 1999 surprenait la Nation et le monde, les indicateurs économiques étaient favorables et les perspectives de croissance, inéluctables. D`où vient-il donc, second échec du PDCI, que notre parti, nos militants, les " 500 " clubs et mouvements de soutien, bref le peuple du PDCI, n`aient pas réussi à stopper cet acte de haute trahison nationale qui, on le voit aujourd`hui, s`apparente plus à une abjecte mise à l`écart du style " ôte-toi de là que je m`y mette " qu`à un projet " salvateur " pour le pays ? Il est certes vrai qu`en près de 40 ans de vie nationale, en 1999, le bon peuple ivoirien ne s`était jamais mis à l`idée qu`un putsch militaire ou coup d`Etat, sorte de " braquage du pouvoir d`Etat " était envisageable et réalisable sur cette terre d`Eburnie mais l`immobilisme face à l`imposture était difficilement explicable, encore moins justifiable. Au-delà du caractère injuste, inique de ce coup d`Etat, nous militants et militantes du PDCI, sans jamais cautionner cet acte honteux et hideux, devrons tout de même opérer une salvatrice introspection : qu`est-ce qui n`a donc pas marché pour qu`on nous cueille ainsi comme " un fruit mur " sans la moindre résistance ? Ce débat nécessaire n`a pas encore eu lieu ...près de 10 ans après... Sans vouloir justifier quoi que ce soit, il y a lieu, avec courage et honnêteté, de reconnaître certaines dérives en notre sein. Le parti, et chacun et chacune ira de sa réponse et de son argumentaire, était gagné par une sorte de lassitude et de sclérose, les valeurs historiques de fraternité, de camaraderie, de saine compétition étaient de plus en plus délaissées au profit de manœuvres mesquines de jalousie, de délation, d`abandon et d`essoufflement. A tel point que la hiérarchie du parti, elle aussi, commettait la fatale erreur d`aller chercher d`illustres anonymes n`ayant fait aucune classe pour des promotions gouvernementales qui les surprenaient eux-mêmes et dépassaient l`entendement de tous. Ce point fut à l`origine d`une grande démobilisation et de l`inactivisme de beaucoup de militants et de cadres, qui s`étaient dévoués sang et eau à la cause du parti.

Aujourd`hui, une dizaine d`années après la perte du pouvoir d`Etat, le PDCI, il ne faut pas se le cacher, reste à la traîne. Les vieilles pratiques et méthodes ont succédé aux vices et faux calculs de positionnement d`antan. Un petit noyau s`est emparé de la direction du parti et a pris tout le parti lui-même en otage. Opposition d`accompagnement ou opposition réelle ou crédible, force alternative à la sulfureuse et pitoyable refondation ?

Au niveau des structures dirigeantes, le parti a-t-il pris la juste mesure des changements et des mutations en cours dans le microsome politique ?
Comment compte-t-il les intégrer dans sa stratégie nouvelle ?
Quel mode de financement autonome, efficace et surtout transparent a-t-il été mis en place pour le parti ?

En filigrane surtout, cette question existentielle : quelle est la stratégie conçue, pensée, discutée et arrêtée pour la reconquête du pouvoir d`Etat, avec ou sans nos alliés du RHDP ?
Avec quel projet ou plate-forme commune ? Suivant quelle politique de communication, celle-ci ayant de tout temps été le talon d`Achille du PDCI.
Autant d`interrogations qui se veulent autant d`expressions de nos préoccupations et qui fondent notre projet.

Notre projet

Notre projet pour le futur et la "renaissance ivoirienne" est d`essence libérale et démocratique.

A- POUR LE PDCI

La démocratie interne n`a jamais été absente de la longue prestigieuse marche du PDCI-RDA. Notre mouvement entend contribuer à réveiller cet esprit qui semble sommeiller en vue de concourir à la redynamisation du parti :
Cette démarche s`entend aussi d`une plus grande approche de proximité. Plus que jamais, il s`agit de consolider et de rendre fluides les rapports entre le sommet et la base. A l`aide d`un système d`information en relation directe avec les délégués départementaux et communaux et les secrétaires de section, les présidents de comité, le dialogue devra être permanent. De même, notre mouvement pourra se doter d`un ou de plusieurs organes de communication pour favoriser l`information et le débat démocratique. L`informatisation réelle et suivie du parti contribuera à sa nécessaire modernisation, elle-même, facteur d`ouverture et de démocratisation. Un fichier à jour sera tenu pour les militants, les cotisations, les activités du parti, ainsi que pour tous échanges d`information, d`opinion à l`intérieur du PDCI. Aussi bien dans ses supports rédactionnels que sur son site web qui devra être (ré) activé, notre mouvement se dotera d`outils appropriés pour énoncer, échanger et discuter de fond en comble de son projet de société pour la renaissance de la Côte d`Ivoire.

B - PROJET POUR LA COTE D`IVOIRE

D`essence libérale, notre mouvement vise à remettre la Côte d`Ivoire sur les rails et en la réconciliant avec elle-même après tant d`années de crise. C`est le lieu d`affirmer haut et fort que notre projet pour la renaissance ne concerne pas uniquement les militants du PDCI seulement, encore moins ceux uniquement de notre mouvement. Ce projet sociétal transcende toutes la chapelles et s`adresse directement à chaque Ivoirien épris de paix, de progrès et de stabilité :
Les grandes questions nationales telles que l`éducation, la formation, la politique de l`emploi ; l`essor du monde agricole, son organisation, la culture seront au cœur de la réflexion profonde et soutenue du mouvement. Sur chacune de ces problématiques, un projet précis ayant pour objectifs le progrès et le bien-être sera élaboré. Au-delà de tout, la "renaissance ivoirienne", notre concept mobilisateur, veut contribuer à la durabilité du développement à travers la démocratie économique et sociale de la justice, du respect des droits humains , des libertés publiques, la fin de l`impunité, la lutte contre la corruption et les détournements, etc.
Au plan diplomatique. La Côte d`Ivoire restera fidèle à ce qu`elle a toujours été avec Félix Houphouët-Boigny et Henri Konan Bédié : " l`amie de tous et l`ennemie de personne ".
En assumant son ancrage sous-régional et son engagement résolu pour l`intégration africaine (Union Africaine), notre pays devra, aussi, normaliser et prioriser ses rapports historiques avec la France mis à mal sous la Refondation. Au sortir de la guerre, notre mouvement, conformément à la ligne et aux orientations de notre parti, tendra une oreille attentive aux déplacés, victimes (veufs ou veuves, orphelins) et des grandes endémies (VIH-SIDA), etc.
Les projets pour les jeunes et les femmes, les personnes vulnérables, seront abordés et planifiés en vue d`une réponse appropriée sur la base d`une plate-forme spécifique. Dans chaque commission ou thématique du mouvement, sera proposé un projet cohérent et ambitieux pour tirer définitivement notre pays des misères de la sulfureuse et bouillonne refondation.
Enfin, le projet global qui devra être arrêté avec l`apport et la contribution de tous.

 
PDCI-RDA/ A QUELQUES MOIS DES ELECTIONS: Des intellectuels créent un mouvement
jeudi 21 février 2008 par Assane NIADA
La sortie officielle de ce mouvement, dénommé « Mouvement pour la victoire du Pdci », est prévue pour ce matin. Ses initiateurs ont précisé le sens de leur action dans un texte qu'ils ont joint à la demande de couverture qu'ils nous ont fait parvenir. Selon eux, il s'agit, par la création dudit mouvement, de « moderniser et dynamiser le Pdci ». Tout un programme ! A ceux qui pourraient leur reprocher de fragiliser leur parti par leur action, ils rétorquent qu'ils ne sont pas des « parricides ». « Nous voulons tout simplement secouer le cocotier et nous inscrire dans la modernité en vue de la victoire et du succès ivoirien », soutiennent-ils. Ces intellectuels et cadres du Pdci, qui se présentent comme des « jeunes loups », disent également rêver d'un Pdci qui, une fois le pouvoir reconquis, va travailler non pas seulement avec des cadres compétents issus du Pdci mais aussi avec « l'ensemble des fils et filles du pays qui partagent les mêmes objectifs de développement et de bien-être collectif des ivoiriens ». Ces passages du texte dont nous avons reçu copie laissent clairement penser que les initiateurs du « Mouvement pour la victoire du Pdci » s'annoncent comme des réformistes. Ils rappellent l'époque d'un autre groupe de cadres du Pdci qui s'étaient proclamés rénovateurs et étaient animés du désir d'apporter du sang neuf à ce parti. Finalement, ils sont rentrés dans les rangs. Aussi, pour en savoir davantage, avons-nous joint par téléphone l'un des animateurs de ce mouvement interne au Pdci. « C'est un mouvement et non un courant. On peut également dire que c'est un mouvement de réflexion au service de la direction du parti », nous a dit notre interlocuteur, avant d'ajouter : « Le mouvement regroupe des intellectuels qui se tournent le pouce au Pdci et entendent désormais faire bouger les choses dans le cadre du débat interne. Nous voulons faire en sorte qu'à l'avenir l'opposition anticipe, réponde du tac à tac aux attaques de ses adversaires et n'attende plus ». A la question de savoir s'ils ne craignent pas de se faire tirer les oreilles par la direction du parti, il a répondu : « Nous avons été reçus et par le secrétaire général et par le président Bédié ; ils nous ont donné leur bénédiction ». Pourvu que la naissance de ce mouvement ne provoque pas une vague de réactions hostiles comme ce fut le cas au Rdr, quand Adama Bictogo a lancé le Cercle de réflexion et d'action.
 
 
PDCI-RDA/Retour de Banny et de Bombet - Bédié désamorce la guerre des chefs
  samedi 16 février 2008 - Par Nuit & Jour
Alors que, de l`extérieur, on le dit aux commandes d`un PDCI-RDA fragilisé, Henri Konan Bédié démontre de l`intérieur qu`il manœuvre de façon fort habile. Avec le retour de Charles Konan Banny et d`Emile Constant Bombet au bercail, il réussit à tuer dans l`œuf la guerre des chefs.

Le PDCI-RDA ne subira peut-être pas, ou du moins pour l`instant, l`autre grande saignée que l`on lui prédit, après la formation du RDR et de l`UDPCI. Alors qu`on les disait retranchés dans des camps où ils se préparaient à venir livrer chacun bataille contre Henri Konan Bédié pour l`investiture du candidat du PDCI-RDA à l`élection présidentielle, Charles Konan Banny et Emile Constant Bombet ont déjoué toutes les analyses prétendues avisées.

Bédié, Bombet, Banny, Essy Amara… Les secrets d`une nouvelle alliance qui annonce mille fleurs
samedi 16 février 2008 - Par Le Nouveau Réveil
Belle image de fraternité, de solidarité militante et surtout d`unité retrouvée que celle affichée par le PDCI-RDA lors de sa dernière réunion du Bureau Politique. En se mobilisant comme un seul homme autour du président Henri Konan Bédié, tous les ténors du PDCI-RDA que l`on disait en désaccord profond avec le candidat officiel du PDCI et sur le point de mener une aventure présidentielle solitaire lors des prochaines consultations électorales, ont voulu simplement lancer un message fort aux Ivoiriens : au-delà des intérêts personnels des ambitions légitimes des uns et des autres, il y a l`intérêt du groupe et de la nation qui surpasse tout. Et cette valeur-là demeure essentielle pour les fils héritiers d`Houphouët-Boigny. C`est un revirement qui va certainement contraindre les adversaires du PDCI-RDA aux futures élections à réviser leurs plans. Car contrairement à ce qu`ils avaient envisagé, le parti du président Félix Houphouët-Boigny n`ira pas aux élections en rangs dispersés. Mais uni, main dans la main. En effet, après avoir, peut-être, donné l`impression qu`ils étaient en rupture de ban, divisés sur tout et prêts à s`affronter comme des adversaires politiques, les hauts dignitaires du PDCI-RDA ont choisi le bon moment pour se retrouver et fumer le calumet de l`entente cordiale. Ils se sont parfaitement comportés comme si leur attitude d`apparente division participait d`une stratégie politique bien pensée, destinée à endormir l`adversaire, en l`occurrence le FPI et Gbagbo. L`obsessionnel désir du chef de la refondation de découper le serpent PDCI pour s`assurer une longévité politique va en effet pousser Gbagbo à œuvrer inlassablement pour monter les barons du PDCI-RDA, les uns contre les autres.
. Malheureusement pour lui, ceux des enfants d`Houphouët-Boigny qui se sont véritablement laissé pénétrer par les enseignements et les vertus du père fondateur n`ont pas mordu à l`hameçon de la tentation. Pendant de longues années, Laurent Gbagbo a fait une cour assidue au ministre d`Etat Emile Constant Bombet, a tenté de séduire et de rallier à sa cause l`orfèvre de la diplomatie Essy Amara. Le premier Ministre Charles Konan Banny n`a pas échappé à cette tentative d`enrôlement. Après avoir poussé l`ancien chef du gouvernement à abandonner la Primature, Gbagbo a envoyé Désiré Tagro à Dakar pour présenter ses sincères regrets à Banny. De fait, l`idée que Gbagbo avait derrière la tête était de contraindre son Premier ministre d`alors au départ et l`obliger à entrer en politique pour gêner le président Bédié. Le chef de l`Etat pensait ainsi pouvoir jouer sur les petites mésententes entre Banny et Bédié. Mais la mayonnaise n`a pas pris. Bien au contraire, le président du PDCI a été d`un soutien de tous les instants pour son jeune frère lorsque celui-ci ne "pédalait pas dans la même direction avec Gbagbo". On ne compte plus les audiences que les deux hommes ont pu avoir. Depuis jeudi, Banny a fait son grand retour au PDCI-RDA, et les militants du PDCI qui ne sont pas ingrats le lui ont bien rendu.

Emile Constant Bombet et Henri Konan Bédié sont en réalité deux frères, deux amis et complices qui ont traversé, comme cela arrive dans les relations entre les hommes, leur désert de mésentente. Des hommes ont œuvré au grand jour comme discrètement pour dissiper entre eux les malentendus. Et le temps aidant à cicatriser les blessures, les plaies se sont refermé. Depuis plusieurs années déjà, Bédié et Bombet se fréquentent à nouveau. A quatre (4) mois de la présidentielle, le PDCI-RDA présente plutôt un visage rassurant. Voir Charles Konan Banny, Bombet Emile Constant, Essy Amara, Boa Thiémélé Amoakon Edjampan, Daniel Kablan Duncan, Kouamé Konan N`Zikan, Cheickna Sylla, autour de Henri Konan Bédié et Djédjé Mady n`est rien d`autre qu`un message clair que le parti envoie à ses adversaires. Pour dire nous arrivons ! Certes le PDCI a été blessé par le coup d`Etat de 99, il a subi des dommages importants, des pertes sèches, des départs. Certes il y a eu le temps du doute, des procès, des accusations au sein de la famille, mais aujourd`hui le parti renaît de ses cendres, il se recompose pour aller à la reconquête du pouvoir. Ce PDCI-là sera très difficile à battre. Et il avait raison cette personnalité du parti qui nous lançait, fièrement, à la fin de la réunion de jeudi dernier, ceci "maintenant c`est fait, on va gagner. Le plus difficile était de faire la paix en notre sein. Maintenant, c`est chose faite. L`intelligence des uns et des autres a pris le dessus. Le PDCI est avant tout une famille avec un chef".

Akwaba Saint Clair
 
PDCI-RDA/ Elections générales Bédié présente l'organigramme de campagne au Bureau Politique

Le Patriote - 14/02/2008

Une ambiance de fête. Des têtes fortes. Constant Bombet, M'Bahia Blé Kouadio, Essy Amara aussi et surtout Charles Konan Banny, présents. Des militants qui ne cachent pas leur joie de voir Henrri Konan Bédié et l'ancien Premier ministre main dans la main. Des images saisissantes. Tel était le décor du Bureau politique du PDCI tenu hier à son siège sis à Cocody. En voyant ces deux personnalités côte à côte, un militant visiblement enthousiaste, ne s'est pas empêché de crier : « Le PDCI sortira la grande batterie aux prochaines élections ». Le Bureau politique qui s'est tenu hier au siège du parti cinquantenaire a officiellement entériné le retour de l'ancien Premier ministre, du moins sa reprise des activités. A l'ordre du jour de cette réunion, il y avait deux points : le compte rendu de la dernière réunion du Cadre permanent de concertation tenue le 24 janvier 2008 à Ouagadougou et la présentation de l'organigramme de campagne du PDCI pour les élections à venir. Il s'est agi selon le secrétaire général, de présenter au Bureau politique les structures au plan national, départemental, sous-préfectoral ainsi dans les pays étrangers, qui devront organiser et coordonner la campagne du PDCI à tous les niveaux. Toutefois, le Pr. Djédjé Mady a affirmé que les personnes devant animer lesdites structures ne sont pas encore désignées. Toujours selon le secrétaire général qui s‘est prêté aux questions de la presse, le Bureau politique a exigé que la question de l'opérateur technique chargé de l'identification soit définitivement réglée pour que les opérations démarrent.

BANNY à l'honneur

Concernant la présence du Premier ministre Banny à ce Bureau politique, Djédjé Mady a estimé qu'elle était dans l'ordre normal des choses d'autant que le concerné a toujours été un militant du PDCI. Seulement, indique-t-il, il était tenu par ses fonctions de Premier ministre de transition et Gouverneur de la BCEAO. « Si cette reprise des activités peut réconforter l'opinion nationale et la presse que le Premier ministre Banny a toujours été un militant du PDCI-RDA, tant mieux », a laissé entendre Djédjé Mady. Selon des indiscrétions le président Bédié a rendu un hommage appuyé à Banny qui, malgré tout ce qui se disait a toujours affiché ses convictions et son militantisme au PDCI. Aussi, a-t-il rappelé que c'est sous sa primature que le financement des partis politiques a été acquis auprès du gouvernement. Pour son retour à la maison, Banny n'était pas en terre étrangère. Il a été chaleureusement accueilli à l'entrée du siège du parti par des jeunes et femmes au son de tambours et de chants le magnifiant. Comme quoi, un nouveau tandem vient de naître du coté de la maison verte.

Ibrahima B. Kamagaté.