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| Rebondissement dans l'affaire trafic de médicaments - Le gestionnaire en pharmacie de Saïoua libéré en catimini |
| samedi 5 avril 2008 - Par L'intelligent d'Abidjan |
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| Gardé au violon de la Police Criminelle pour nécessité d'enquête dans l'affaire du trafic de médicaments à la formation sanitaire de Saïoua, Gustave Yoro a recouvré la liberté. Il a été libéré le vendredi 4 avril 2008 et depuis lors, il est injoignable.
Libération soudaine et curieuse que celle qui est survenue hier à la Police Criminelle au Plateau. Celui qui a réceptionné puis livré à un neveu du ministre Djédjé Mady, les médicaments et le matériel médical sortis sous chapitre UEC (Urgences, Epidémies et Calamités) de la Pharmacie de la Santé Publique pour l'hôpital de Saïoua, à savoir Gustave Yoro est depuis hier, hors des geôles de la Police Criminelle. L'information nous a été livrée par un agent de cette unité alors que nous étions dans les locaux pour un entretien avec le mis en cause. Sur les raisons de la libération, notre interlocuteur nous a fait savoir que M. Yoro avait été mis aux arrêts avec quatre autres personnes pour nécessité d'enquête et qu'il pouvait à tout moment être libéré si l'enquête ne relevait pas son implication dans le trafic. Mais, ce qui intrigue, est que depuis sa libération, le gestionnaire en Pharmacie de l'hôpital de Saïoua est totalement injoignable. Le leader du syndicat qui a bataillé pour sa libération n'en sait pas plus. ‘'Je confirme qu'il a été libéré. Mais, je n'ai aucune nouvelle de lui et je ne sais pas où il est passé. Je m'active à avoir de ses nouvelles et dès que j'en aurais, vous serez informé'', a déclaré Daha Didier. Mais, il n'a pas exclu le fait que son syndiqué ait été approché par des émissaires de responsables du ministère de la Santé notamment le Chef de cabinet M. Félix Tanoh, le directeur des infrastructures et équipements médicaux ainsi que la directrice de la PSP Mme Souaré et le ministre Djédjé Mady afin de ne rien ébruiter sur cette affaire de trafic de médicaments. ‘'C'est ce qui explique certainement son mutisme et le fait qu'il soit injoignable. Mais, nous ne resterons pas les bras croisés. Nous exigeons la lumière et toute la lumière sur cette affaire qui éclabousse des responsables du ministère de la Santé qui s'érigent en donneurs de leçons alors qu'eux mêmes traînent des casseroles'', a-t-il dit. |
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| Affaire Djédjé Mady cité dans un vol de matériel médical : Un complot mené par le FPI et Désiré Tagro |
Le Nouveau Réveil - N°1885 - jeudi 3 avril 2008 - Le quotidien gouvernemental Fraternité Matin a traité hier d'une affaire de détournement de matériels biomédicaux et de médicaments qui a entraîné l'arrestation de 7 personnes à Abidjan et à Saïoua, et qui implique des personnalités que sont l'ancien ministre de la Santé, Alphonse Djédjé Mady, natif de Saïoua, et M. Tanoh Félix, chef de cabinet du ministre de la Santé.
Une affaire politisée par le FPI
De détournement, en fait, il n'en est rien au regard des preuves et des informations que nous avons eues au sortir de nos investigations, hier. De fait, le ministère de la Santé est régulièrement sollicité par des personnalités en vue de leur apporter un appui logistique dans leurs actions de développement local. Cela s'exprime généralement en terme de besoins en matériel médical, en médicaments ou encore en terme d'assistance technique. Simone Gbagbo, Laurent Dona Fologo, le Colonel Mangly Alphonse, nouveau DG de la Douane, etc. sont autant de personnalités qui ont déjà bénéficié de ces appuis. Djédjé Mady, l'un des derniers demandeurs, en date, venait ainsi de bénéficier d'un lot de médicaments d'une valeur de 1.377.308 F CFA et de matériels biomédicaux d'une valeur de 621.644F CFA. Soit, une valeur globale de 1.998.952F CFA. Il entendait les offrir aux populations du village de Daïra II dans la sous-préfecture de Saïoua.
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| Son neveu Kougon Kougon Marcel dit Zabla n'étant pas en place le samedi 1er mars dernier à Saïoua pour réceptionner le matériel comme convenu, le chauffeur du véhicule de la pharmacie de la santé publique (PSP), M. Mambo Kotia Emile les dépose au centre de santé de Saïoua, auprès de l'infirmier de garde. Non sans que le Directeur des infrastructures de l'équipement et de la maintenance du ministère de la Santé (DIEM) au téléphone lui donne les instructions suivantes : Ces colis ne vous sont pas destinés, comme vous l'a dit le chauffeur. Cependant, je vous prie de bien vouloir les réceptionner de façon provisoire pour lui permettre de rentrer à Abidjan. Je vous rappellerai les jours à venir pour vous donner des instructions à suivre ". Le lundi 03 mars, le neveu du Pr Djédjé Mady, venu chercher le matériel, se voit opposer le refus de l'infirmier Yoro Gustave. Le DIEM intervient encore et Kougnon Kougnon Marcel dit Zabla peut partir avec le matériel après qu'il eut signé le bordereau de livraison. Qui n'indique pas par ailleurs que le matériel est adressé au centre de santé urbain (CSU) de Saïoua (voir fac-similé). Revenu le jeudi 6 mars d'un séminaire à Agboville, Dr Douin Bernadin, médecin chef du CSU de Saïoua qui n'a pas fait de demande de matériel et de médicament et qui n'a pas été saisi d'un quelconque arrivage pour le compte de sa structure crie au détournement. Une demande d'explication est adressée à l'infirmier Yoro Gustave. Un courrier est aussitôt adressé au directeur départemental de la santé basé à Issia avec ampliation au sous-préfet. La suite, on la connaît. Le mardi dernier, la police met aux arrêts Yoro Gustave, infirmier au CSU de Saïoua. Kougnon Kougnon Marcel dit Zabla, le neveu du ministre Djédjé Mady à Saïoua. Allo Kambou, Assofi Assou Didier et Kambou Hermann, en service au bureau des contrôles de la PSP ainsi qu'Amenou Marcelin, chef de service à la direction des infrastructures de l'équipement et de la maintenance (DIEM) du ministère de la Santé sont également arrêtés. Qui veut salir Djédjé Mady ?
Interrogé par notre confrère Fraternité Matin, M. Tanoh Félix, chef de cabinet du ministre de la Santé dit avoir approché le Directeur général de la police criminelle. " Qui a porté plainte ? " a-t-il demandé. L'autorité policière, a-t-il dit, lui a répondu que " c'est la présidence ". Et M. Tanoh de préciser à notre confrère " Or en pareil cas, c'est la directrice du PSP ou le ministère qui porte plainte. Il n'a pas été possible de me montrer la plainte… " Outre donc la présidence qui n'est pas au courant de la plainte, de nos investigations, il ressort également que le procureur de la République n'est pas lui aussi saisi de cette plainte. Visitant encore nos nombreuses sources, il n'y aurait pas du tout de plainte concernant l'affaire. L'ordre de l'arrestation des 7 personnes serait venu du ministère de l'Intérieur, département que dirige le ministre Désiré Tagro, également fils de Saïoua. L'aggravation de cette affaire par le médecin-chef du CSU de Saïoua, Dr Douin Bernadin, s'expliquerait par le fait que ce serviteur de l'Etat serait aussi un grand serviteur du FPI à Saïoua. Vu que Djédjé Mady dérange à Saïoua parce que dynamique secrétaire général du PDCI-RDA et digne fils toujours au service de ses parents, il fallait de quelque manière que ce soit salir son image. Les 7 personnes arrêtées devraient être libérées, hier, selon des informations recoupées. Toutefois, l'on continue de se demander jusqu'où ira encore le FPI ? Djédjé Mady, détourner du matériel médical et des médicaments d'une valeur totale de 1.998.952F CFA ? " C'est des méchancetés. Pourquoi les gens peuvent-ils être si méchants et si vils ? " a répondu tout simplement l'ancien ministre de la Santé sous Houphouët-Boigny. Qui, rappelons-le, lors d'une tournée, a offert le mois dernier 5 millions F CFA au village de Daribouo dans le département de Bondoukou pour la construction d'une école de 3 classes que le conseil général dudit département dirigé par Sécré Richard, ponte du FPI, n'a pu réaliser depuis son élection il y a 7 ans.
Diarrassouba Sory |
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Pour prévenir les syndromes Rwandais et Kenyan en Côte d'Ivoire: La déclaration des députés Pdci-Rda |
jeudi 14 février 2008 - Par Le Rebond
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'Ceux qui voudront tricher à ces élections ou qui ne voudront pas reconnaître leur défaite s'ils perdent nous trouveront sur leur chemin. Nous n'accepterons pas de laisser ce pays entre les mains de violents.'' Ainsi parla le Chef de l'Etat Ivoirien aux ressortissants de Grand Akouzin venus lui rendre visite récemment au Palais Présidentiel… on croit rêver quand Gbagbo parle de ne pas laisser le pouvoir aux violents. A qui pense t'il ?
- Aux auteurs de l'assaut final de 1992 ?
- Aux auteurs du boycott actif de 1995 ?
- Aux auteurs du massacre de ceux qui ont tenté de marcher les 24, 25 et 26 mars 2004 ?
- Aux auteurs de la bastonnade des magistrats,
Qui dans cette Côte d'Ivoire peut être plus violent que ceux qu'on vient de citer ?
Gbagbo dit que ceux qui ne voudront pas reconnaître leur défaite le trouveront sur leur chemin. En parlant ainsi, le Chef de l'Etat s'adresse certainement à ses adversaires dans la prochaine course à la présidentielle. Il n'est pas besoin d'être sorcier pour le savoir. Gbagbo n'envisage certainement pas qu'il peut perdre les élections. Car s'il envisageait cette éventualité, il aurait pu dire : ‘'si je perd, je reconnaîtrai ma défaite''.
Les feux de l'enfer qu'il promet aux mauvais perdant sont pour les autres et non pour lui car il est impossible à quelqu'un de dire ‘'si je perds les élections et si je ne veux pas reconnaître ma défaite, je me trouverai sur mon chemin.'' Gbagbo n'est donc pas parmi les perdant éventuels, ce qui signifie que dans tous les cas la férocité qu'on lui connaît toute velléité de contestation ; avec les miliciens et les Fds acquis à sa cause, Gbagbo pense avoir les moyens pour perpétrer un autre hold-up électoral |
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| comme il l'a fait en octobre 2000.
Mais ce que le Woody semble ignorer, c'est que 2008 n'est pas octobre 2000 et que les acteurs ont changé notablement. Il doit savoir que le Rhdp n'est pas Guéi Robert qui lui a abandonné le pouvoir parce qu'il ne s'était pas appuyé sur une organisation politique. Gbagbo doit également savoir que le peuple ivoirien qui a trop souffert des élections calamiteuses de 2000, n'est pas prêt à se voir imposer une victoire qui n'en serait pas une avec toutes les conséquences désastreuses que cela suppose. De même, Gbagbo doit savoir qu'en tant que candidat, il occupe une position qui est égale à celle des autres candidats. Dés lors, on ne sait pas trop à quel titre il peut se substituer à la Cei pour décréter qu'il y a de mauvais perdants et surtout pour mater ces disant mauvais perdants ?
Chacun des partis politiques tel que le Pdci-Rda et le Rdr est largement majoritaire par rapport au Fpi. En conséquence, si Gbagbo appelle à l'insurrection populaire comme il l'a fait avec Guéi en 2000, il trouvera en face de lui la quasi-totalité de la population pour l'empêcher de s'emparer encore du pouvoir. Car, à ces élections, il y aura de gros calibres tels Bédié et Ado qui ne sont pas prêts de se laisser voler leur victoire par le Fpi.
Si Gbagbo aime donc son pays comme il le prétend, il ne lui reste qu'à laisser organiser des élections justes et transparentes par la Cei, faute de quoi, il préparera des massacres de populations pire que le Kenya ou même le Rwanda.
La Côte d'Ivoire ne mérite pas cela.
A bon entendeur.
La cellule de communication
Du Groupe Parlementaire
Pdci-Rda
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Le Groupe parlementaire PDCI : “Cas Assalé Tiémoko : les derniers soubresauts d`un régime totalitaire agonisant” |
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Le Nouveau Réveil - N°1817 - samedi 12 janvier 2008
Cela ne fait l'ombre d'aucun doute, la refondation est en train de faire ses adieux à la Cote d'Ivoire. Cependant, elle dispose encore d'une grande capacité de nuisance et il faut craindre les dérives totalitaires d'un système qui continue de mettre la justice ivoirienne en coupe réglée. Les innocents sont châtiés avec une rare sévérité quand les méchants et les vrais criminels reçoivent honneurs, gloires et protections.
Pour une offense au chef de l'État non établie, le Ministre-Député KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI a été traîné illégalement devant les tribunaux de longs mois durant pour se voir infliger finalement une peine d'emprisonnement de deux mois avec sursis.
Aujourd'hui, c'est le tour d'un jeune étudiant s'essayant à la littérature, d'écoper de 12 mois d'emprisonnement ferme pour un soi-disant outrage à magistrat.
Pourquoi notre justice est-elle sans pitié à l'égard des innocents alors que des criminels avérés vaquent à leurs occupations et jouissent totalement de leurs libertés?
En effet, on peut dire que la justice ivoirienne fonctionne à merveille, puisqu'elle n'a pas hésité à s'emparer d'un jeune écrivain pour le faire croupir en prison pendant 12 mois. Mais les Ivoiriens sont en droit de se demander ce qu'a fait cette justice dans des cas avérés tels que :
- l'importation volontaire de déchets extrêmement toxiques qui ont tué une vingtaine d'ivoiriens et empoisonné des dizaines de milliers d'autres,
- le détournement de 100 milliards de la filière café cacao pour l'achat fictif d'une usine au USA,
- l'attentat contre l'avion du Premier Ministre Soro K. Guillaume,
- La bastonnade des magistrats à leur siège ainsi que le vol et le pillage de leurs biens,
- La destruction volontaire de Ivosep pour un simple déplacement d'heure de levée du corps d'un membre de la Fesci, etc. etc.
Le crime du jeune ASSALE TIEMOKO, c'est d'avoir écrit que dans un pays appelé "République des mastodontes, la justice s'était abonnée au racket et à la corruption et que le Procureur de cette République s'appelle Moukki. Il n'en fallait pas d'avantage pour déchaîner l'ire du procureur Tchimou de la République de Côte d'Ivoire. S'il y a eu effectivement outrage à Magistrat de la part du jeune ASSALE TIEMOKO, ce ne serait qu'à l'égard de magistrats de la Côte des Mastodontes. Pourquoi notre justice s'est-elle sentie concernée par le récit prosaïque du jeune écrivain ? Les pratiques dénoncées par ASSALE TIEMOKO auraient-elles effectivement cours en Côte d'Ivoire ? L'auteur ne l'a pas dit et de toutes les façons, l'auteur d'une œuvre de fiction ne saurait être poursuivi pour ressemblance entre les personnages de son œuvre et des personnes réelles ?
Le cas ASSALE TIEMOKO va faire jurisprudence avec comme conséquence, l'assassinat de toute velléité de création littéraire et artistique. Cette menace qui pèse sur notre intelligentsia doit être combattue avec vigueur car elle vise la frange la plus créative de la population que sont les artistes, les journalistes, les écrivains confirmés et/ou en herbe, les chroniqueurs, etc. Si Monsieur TCHIMOU, procureur de la République de Côte d'ivoire prétend être ce Moukki, dont a parlé le jeune Assalé Tiemoko, q'il introduise donc dès à présent une requête auprès des tribunaux aux fins de se faire attribuer désormais de façon officielle le prestigieux nom de MOUKKI. Cela lui permettra de poursuivre, rétroactivement (s'il veut) ASSALE TIEMOKO. En attendant, rien ne prouve que le procureur MOUKKI de la Côte des mastodontes est la seule et même personne que le procureur TCHIMOU de la République de Côte d'Ivoire. Pauvre Côte d'ivoire ! Depuis que le FPI est arrivé de façon calamiteuse au pouvoir, les Ivoiriens souffrent dans leur chair et quand certains d'entre eux comme ASSALE TIEMOKO, tentent de se libérer de leurs angoisses par la création littéraire imaginative, on les emprisonne. Empêcher quelqu'un de crier sa souffrance par la littérature, cela s'appelle battre un enfant et l'empêcher de pleurer.
Si la justice de la Côte des mastodontes n'était pas corrompue et aux ordres, comment se fait-il que ses nombreuses enquêtes judiciaires n'ont jamais abouti, et que les criminels de tout acabit se pavanent fièrement sans crainte? Courage Assalé, ton combat est noble et il sera poursuivi. La corruption sera combattue jusqu'à ce qu'elle disparaisse en Cote des Mastodontes.
Courage Assalé !
La Cellule de communication
du Groupe Parlementaire PDCI-RDA |
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| PDCI-RDA/ A QUELQUES MOIS DES ELECTIONS: Des intellectuels créent un mouvement |
jeudi 21 février 2008 par Assane NIADA |
| La sortie officielle de ce mouvement, dénommé « Mouvement pour la victoire du Pdci », est prévue pour ce matin. Ses initiateurs ont précisé le sens de leur action dans un texte qu'ils ont joint à la demande de couverture qu'ils nous ont fait parvenir. Selon eux, il s'agit, par la création dudit mouvement, de « moderniser et dynamiser le Pdci ». Tout un programme ! A ceux qui pourraient leur reprocher de fragiliser leur parti par leur action, ils rétorquent qu'ils ne sont pas des « parricides ». « Nous voulons tout simplement secouer le cocotier et nous inscrire dans la modernité en vue de la victoire et du succès ivoirien », soutiennent-ils. Ces intellectuels et cadres du Pdci, qui se présentent comme des « jeunes loups », disent également rêver d'un Pdci qui, une fois le pouvoir reconquis, va travailler non pas seulement avec des cadres compétents issus du Pdci mais aussi avec « l'ensemble des fils et filles du pays qui partagent les mêmes objectifs de développement et de bien-être collectif des ivoiriens ». Ces passages du texte dont nous avons reçu copie laissent clairement penser que les initiateurs du « Mouvement pour la victoire du Pdci » s'annoncent comme des réformistes. Ils rappellent l'époque d'un autre groupe de cadres du Pdci qui s'étaient proclamés rénovateurs et étaient animés du désir d'apporter du sang neuf à ce parti. Finalement, ils sont rentrés dans les rangs. Aussi, pour en savoir davantage, avons-nous joint par téléphone l'un des animateurs de ce mouvement interne au Pdci. « C'est un mouvement et non un courant. On peut également dire que c'est un mouvement de réflexion au service de la direction du parti », nous a dit notre interlocuteur, avant d'ajouter : « Le mouvement regroupe des intellectuels qui se tournent le pouce au Pdci et entendent désormais faire bouger les choses dans le cadre du débat interne. Nous voulons faire en sorte qu'à l'avenir l'opposition anticipe, réponde du tac à tac aux attaques de ses adversaires et n'attende plus ». A la question de savoir s'ils ne craignent pas de se faire tirer les oreilles par la direction du parti, il a répondu : « Nous avons été reçus et par le secrétaire général et par le président Bédié ; ils nous ont donné leur bénédiction ». Pourvu que la naissance de ce mouvement ne provoque pas une vague de réactions hostiles comme ce fut le cas au Rdr, quand Adama Bictogo a lancé le Cercle de réflexion et d'action. |
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