September 2, 2008
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Le président Henri Konan Bédié, dimanche, à M'bahiakro : “La Côte d`Ivoire est sinistrée. Les Ivoiriens ont perdu tous leurs repères”

Le Nouveau Réveil - N°2011 - mardi 2 septembre 2008 -

Messieurs les élus ;
Autorités coutumières ;
Chers frères et Sœurs de M'Bahiakro;
Au meeting de Bocanda du 22 décembre 2007 auquel vous avez participé, nous avions évoqué les grands sujets qui agitent la Côte d'Ivoire.
J'avais évoqué le rôle historique et prépondérant du N'Zi-Comoé dans le développement économique et social de notre pays. En effet, votre région a vu se créer, évoluer et prospérer la première boucle du café et du cacao qui, comme nous le savons, a jeté les bases de la modernisation de notre économie et contribué à bâtir la Côte d'Ivoire moderne.
Je m'étais longuement penché sur l'état du pays depuis que notre parti a injustement perdu le pouvoir sous l'effet conjugué de l'action insensée de politiciens à l'ambition démesurée et d'un groupuscule de soldats manipulés.

A cette occasion, j'avais mis un accent tout particulier sur les conditions de vie du monde rural, sur la crise qui mine notre agriculture, tant au niveau de la production que de celui de la commercialisation. J'ai indiqué ce que le PDCI-RDA préconise pour mettre fin à la politique aventureuse du FPI et pour sortir notre pays de l'impasse dans laquelle il l'a conduit. Cependant, sur le chemin de mon retour de la Vallée du Bandama où j'ai séjourné pendant une semaine, pour m'incliner devant la peine et les souffrances de nos concitoyens et les assurer de ma compassion et de mon soutien, je ne pouvais traverser le pays Sono sans y marquer cette escale de M'Bahiakro, un des hauts lieux de notre lutte pour l'émancipation politique des peuples de Côte d'Ivoire. Vous savez combien est forte l'affection qui m'attache à ce terroir qui a vu naître à Sono Nenou mes aïeux paternels. Je ne suis donc pas aujourd'hui simplement de passage, car je suis ici chez moi. Vous comprenez donc le sens de mon escale et l'émotion qui m'habite devant tant de marques d'attention de votre part.

Chers frères et sœurs de M'Bahiakro;
Depuis que le PDCI-RDA, notre parti, n'est plus au pouvoir, la Côte d'Ivoire est sinistrée. Les Ivoiriens ont perdu tous leurs repères. Abreuvés de démagogie, de promesses sans lendemain par les vendeurs d'illusions, ils sont gagnés par le désespoir, minés par la pauvreté et la maladie, jetés dans la misère et le dénuement total. Les régions comme le N'Zi-Comoé, naguère si prospère, ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes plongées qu'elles sont dans le marasme et la paupérisation. Chers frères et sœurs de M'Bahiakro,
Je sais combien vous avez souffert et combien vous continuez de souffrir. Mais le temps de l'espoir est arrivé. Rêvons ensemble d'une nouvelle Côte d'Ivoire en marche, avec le PDCI-RDA vers de nouveaux horizons de progrès et de prospérité pour tous. Armés de courage et forts de l'amour de la patrie en danger, persuadés des vertus du pardon et de la réconciliation, convaincus aussi des vertus du travail, tous les possibles souhaitables nous sont ouverts. Nos terres sont encore là qui attendent d'être mises en valeur, nos plantations d'être régénérées, nos vergers d'être replantés, nos expertises d'être utilisées. Fait seulement défaut une politique agricole intelligente et volontariste comme le PDCI-RDA a su l'initier en l'appuyant sur un solide projet de développement rural intégré et rigoureux.

Chers frères et sœurs de M'Bahiakro,
La pauvreté n'est pas une fatalité, nous en connaissons tous les causes. Il est impérieux d'arrêter l'exode rural des jeunes et des ressources humaines les plus dynamiques du département qui dévitalisent M'Bahiakro et sa région. Nous pouvons lutter contre la sécheresse par la maîtrise de l'eau et des feux de brousse et promouvoir une agriculture moderne, source de prospérité. Je m'engage, dès le retour aux affaires de notre parti, le PDCI-RDA, à faire de la satisfaction de ces préoccupations une de mes priorités. Il faut donc que le PDCI-RDA reprenne son œuvre de construction et de développement du pays entreprise par Félix Houphouët-Boigny et poursuivie par moi-même. Pour y parvenir, il faut dire : NON au FPI! Non à sa dictature ignoble et inhumaine ! Il faut sans ambigüité l'exprimer dans les urnes en votant massivement pour le retour du PDCI-RDA, parti du développement, de la liberté, de la paix et de la solidarité agissante.
Préparons-nous à reconquérir nos libertés en nous mobilisant pour les élections du 30 novembre 2008. J'invite tous les responsables, les militants et les sympathisants à renforcer les rangs du PDCI-RDA en vue de notre succès, de notre victoire. Mobilisez-vous pour sanctionner par le verdict des urnes ce régime FPI qui a échoué partout et en tout et qui a ruiné notre pays pour enrichir ses dirigeants!
Pour cela, n'oubliez pas de vous faire identifier massivement pour obtenir tous vos documents électoraux. Participez donc aux audiences foraines, à l'identification et au recensement électoral.
L'avenir du pays dépendra de ces gestes simples mais décisifs qui détermineront la capacité du peuple à maîtriser son avenir. Ne remettez à personne vos extraits d'acte de naissance et vos jugements supplétifs. Pour obtenir votre carte nationale d'identité et votre carte d'électeur, vous devez vous rendre en personne sur les lieux d'enrôlement et d'identification pour vous faire photographier et faire relever vos empreintes digitales. Comme vous le voyez, nul ne peut le faire à votre place.

Chers compatriotes,
Il nous faut nous ressaisir pour redonner à la Côte d'Ivoire sa prospérité. Sympathisants, Militantes et militants du PDCI-RDA, Hommes, Femmes, Jeunes de M'Bahiakro, je compte sur chacun de vous. Au nom des souffrances qui vous ont été imposées par le FPI, vous avez le devoir de vous entendre, de vous rassembler, de surmonter vos ressentiments quels qu'ils soient et aller au pardon et à la réconciliation. Nous comptons sur la sagesse des autorités coutumières, sur tous les dépositaires de nos traditions et de nos valeurs de civilisation, sur tous les cadres et responsables du PDCI-RDA rassemblés autour du Doyen M'Bahia Blé Kouadio Joseph pour maintenir à notre Parti son ouverture, sa vitalité et son dynamisme. Notre cohésion, notre union et notre détermination sont la clé de nos succès à venir ! C'est en resserrant nos rangs face au danger qui, depuis huit ans, menace notre pays que nous construirons la Côte d'Ivoire de nos aspirations, c'est-à-dire, une Côte d'Ivoire réconciliée avec elle-même, une Côte d'Ivoire au travail avec une jeunesse bien éduquée et bien formée, armée de science et capable de résister à toutes les manipulations et instrumentalisations actuelles qui l'ont conduite à la recherche de la facilité, au chômage et à sa perte. Il faut sortir notre jeunesse des zones de non-droit, des ghettos de l'abrutissement et de l'inculture tels que les Agoras et autres parlements de perdition politique. La place de notre jeunesse est dans les écoles, dans les centres de formation professionnelle et dans les universités préoccupés essentiellement par la recherche de l'excellence, le respect de la probité intellectuelle et l'exigence de la qualité morale propre aux cadres de demain. Le PDCI-RDA au pouvoir, avec tous, servira le dessein de notre jeunesse pour une Côte d'Ivoire prospère et solidaire, respectueuse de la chaîne des générations.

Vive le département de M'Bahiakro!
Vive le PDCI-RDA !
Vive la Côte d'Ivoire !
Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA
 

Visite du Président Bédié dans la Vallée du Bandama du 24 au 31 août 2008/ Les responsables du PDCI au président Bédié : “Ici, notre seul espoir, c`est vous”
Le Nouveau Réveil - N°2011 - mardi 2 septembre 2008
Le retour de sa tournée dans la région de la Vallée du Bandama le 31 Août dernier, le président du PDCI-RDA, Aimé Henri Konan Bédié, a marqué une escale à M'bahiakro, département situé dans le N'zi Comoé pour communier avec les militants de son parti. C'est à 13 heures 45 minutes que le président du PDCI-RDA a fait son entrée au stade municipal de M'Bahiakro où l'attendaient plusieurs militants. Qui scandaient en chœur "Bédié président, Bédié président…". Les militants de M'Bahiakro qui ont appelé de tous leurs vœux cette rencontre avec le leader de leur parti, ont saisi l'occasion pour lui témoigner leur soutien. "Ici, notre seul espoir, c'est vous. Nous le disons non pas pour répondre à une exigence circonstancielle mais pour exprimer le sentiment profond des peuples de M'Bahiakro qui ont besoin de paix et de tranquillité pour accomplir leur développement harmonieux. Les peuples de M'bahiakro ont besoin de vous pour le changement dont nous avons tant besoin" a dit M. Kouadio Kpli Delphin, maire et délégué départemental du PDCI à M'bahiakro. Qui a ajouté que "Le FPI est mort à M'bahiakro". A sa suite, le porte-parole des secrétaires de section M. Koffi Kouakou Félix, a exprimé, au nom de ses pairs, leur détermination à œuvrer pour la victoire du PDCI. "Nous sommes en état d'alerte, prêts pour le vrai combat, celui de la victoire du PDCI-RDA avec à sa tête Aimé Henri Konan Bédié, afin que les chantiers de l'éléphant d'Afrique à l'image des dragons d'Asie se mettent en route pour le progrès pour tous et le bonheur pour chacun", a-t-il relevé. Le coordonnateur départemental de la JPDCI, Koffi Gervais, a, pour sa part, relevé les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes depuis le coup d'Etat de 1999. "Cette mobilisation de la jeunesse s'explique par le fait que vous représentez aujourd'hui en Côte d'Ivoire, l'espoir, notre espoir pour un lendemain meilleur. Depuis votre départ injuste et injustifié du pouvoir d'Etat, les jeunes du département sont en face de toutes sortes de difficultés dont les plus significatives sont : le chômage grandissant, la mévente des produits agricoles, le renchérissement des prix des denrées alimentaires, la non scolarisation et le racket dans les ex-zones de guerre du département", a énuméré Koffi Gervais. La porte-parole de l'UFPDCI de M'Bahiakro, Mme Kouadio Christine, a indiqué que "les femmes de M'bahiakro sont mobilisées et prêtes à aller au front du combat électoral car le retour au pouvoir d'Etat avec vous est notre préoccupation majeure, notre souhait le plus sincère et le plus ardent… Les Ivoiriens sont devenus malheureux à cause de la gestion calamiteuse des refondateurs. Il faut donc chasser ces hommes du pouvoir afin qu'il y ait le progrès pour tous et le bonheur pour chacun". Répondant à tous ces intervenants, le président Henri Konan Bédié les a invités à se mobiliser pour les élections du 30 novembre prochain. Les artistes N'guess Bon sens, Antoinette Konan et St Mao ont conféré, de par leur prestation, une ambiance de fête à cette communion entre militants de M'bahiakro et le président Henri Konan Bédié.
Jules Claver Aka
Envoyé spécial  
Mobilisation exptionnelle des militants de Bouaké
Le Nouveau Réveil - lundi 1 septembre 2008-
e dernier meeting animé par le Président du parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI-RDA), le Président Henri Konan Bédié, dans la Vallée du Bandama, s'est déroulé le samedi 30 août au stade de Bouaké. Par milliers, les militants habillés aux couleurs de leur parti ont déferlé sur Bouaké Chaque groupe qui débarquait était gagné par la fièvre de la folle ambiance entretenue par les différents groupes de danses et d'animation. Un stade envahi, au trois quarts par les militants, militantes et sympathisants du pdci RDA après 6 ans de crise, c'était fantastique. Comme ils le font depuis le 24 août, c'était la fête à la couleur du Parti de Félix Houphouët Boigny. Transportée par car ou venu à pied à vélo et à motos pour la plupart, la famille pdci-RDA de Bouaké et ses environs a chanté, dansé et défilé parfois au son de la fanfare municipale de Bouaké ou vibraient au rythme envoûtant des morceaux qu'interprétait de fort belle manière la fanfare de Daoukro. pour leur leader Henri Konan Bédié.Quand sous le coup de 12heures 40, ce dernier, dans son commande car, debout en compagnie de son épouse Henriette Bomo, a fait son entrée dans le stade de Bouaké, c'était le délire. Des minutes durant les militants n'ont arrêté de scander, Bédié ! Bédié ! Bédié ! Les danses aussi diverses que variées, tirées du patrimoine culturel de la Vallée du Bandama ont égayé des milliers de militants. Le goli venu de Bendé Kouassikro a arraché la palme de l'applaudimètre suivi du Zaouli de Gohitafla Le mercure est monté d'un cran quand l'artiste musicienne Antoinette Konan, dans une mélodie poétique, Antou (pour les intimes) peignait les qualités humanistes du président Bédié en ces termes : " Bédié est un homme. On le haït, on lui en veut, on l'a trahi, on a beau dire, il
demeure un Homme. On l'a contraint à l'exil, il n'a pas voulu verser de sang ". Antoinette Konan, au stade de Bouaké comme à Béoumi, a fait montre de toutes ses qualités artstiques.Les militants pdci rda ne demandaient que ça. Au cours du gigantesque défilé des différentes sections qui composent la délégation départementale de Bouaké, une centaine de femmes de ses sections au moins portait des pancartes qui disaient et chantaient de façon dithyrambique les louanges du PDCI-RDA et de son président Aimé Henri Konan Bédié. Ces pancartes venaient confirmer les textes inscrits sur les banderoles. L'on pouvait lire entre autres ces messages forts : "Bédié, ton pied, mon pied, pas un pas sans Bédié, avec le PDCI, pas de déchets toxiques, Bédié, libère-nous de l'anarchie, 40 ans de paix, l'œuvre du PDCI-RDA, Bédié aujourd'hui de progrès partagé, A chacun sa carte d'identité pour aller aux élections". D'autres textes disaient : "plus d'élection calamiteuse en Côte d'Ivoire, les jeunes font bloc derrière Bédié, Bédié incarne l'espoir et l'espérance de tout un peuple, Bédié aide-nous à reprendre nos biens pillés, Bédié, viens améliorer la condition de vie des enseignants, Bédié, viens sauver ton peuple, Bédié libère nous des griffes des refondateurs, construisons la Côte d'Ivoire avec Bédié… etc." Le président de la jeunesse du pdci rda Kouadio Konan Bertin, avant l'intervention du président Bédié, a enflammé le stade dix minutes durant. Il en a profité pour haranguer les milliers de militants. En préambule, la régie a positionné la chanson "Béni-béléko" de l'artiste Yodé et Siro. L'apothéose du séjour du président Bédié dans la Vallée du Bandama a tenu toutes ses promesses au grand dam de tous ceux qui ont souhaité son échec.
Joël Abalo
Envoyé spécial à Bouaké  
Le président Bédié aux populations de Bouaké, samedi : “Le régime FPI a fragilisé l'unité de la nation”
Le Nouveau Réveil - N°2010 - lundi 1 septembre 2008

Monsieur le Secrétaire Général du PDCI-RDA,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Monsieur le Délégué départemental de Bouaké,
Honorables membres des Instances du PDCI-RDA,
Vaillants Secrétaires généraux de Sections,
Madame la Présidente et les Membres de l'UFPDCI,
Monsieur le Président et les Membres de la JPDCI,
Mesdames et Messieurs, les Présidents des mouvements de soutien au PDCI-RDA,
Distingués Chefs traditionnels de Bouaké,
Populations de Bouaké,
Mesdames et Messieurs,
Chers Frères, Chères sœurs,
Militantes et militants du PDCI-RDA,
Populations de Bouaké,
Dans la droite ligne de nos visites aux militants et aux populations, nous voici aujourd'hui à Bouaké qui est, tout à la fois, le cœur inaltérable de la Côte d'Ivoire éternelle, le poumon économique et la capitale de la Vallée du Bandama.
Aujourd'hui à Bouaké, je dis haut et fort que pas un seul instant, je n'ai cessé de penser, de prier et d'espérer pour cette cité meurtrie, pour ses habitants, nos frères et sœurs, durement éprouvés.
Grande donc est ma joie, immense mon bonheur de vous retrouver en si grand nombre, plein d'allant et de vitalité. C'est pourquoi, je ressens un honneur et un réel plaisir à prendre la parole devant vous, d'abord pour exprimer ma satisfaction d'être à Bouaké et traduire le sentiment de profonde gratitude pour l'accueil si fraternel et militant que vous réservez à mon épouse, à moi-même et à la délégation qui m'accompagne.
Je salue tout particulièrement les autorités administratives, politiques, militaires, coutumières et religieuses ainsi que tous les élus, députés, conseillers généraux et municipaux, pour leur présence distinguée. Mes remerciements s'adressent, également, à ceux qui ont consenti tous les sacrifices, déployé tous les moyens matériels et humains nécessaires au succès de notre rencontre. Je salue et remercie nos militants, femmes, et jeunes et tous ceux du RHDP qui se sont mobilisés avec tant d'ardeur pour participer massivement à cette rencontre politique. Félicitations donc à toutes et à tous pour cet engagement et cette fidélité.
Je rends un hommage tout spécial au doyen Konan Kanga Antoine, proche compagnon du président Félix Houphouët-Boigny et un des artisans de l'époque glorieuse du PDCI-RDA. Pionnier parmi les pionniers, M. Antoine Konan Kanga, par ailleurs, maire émérite d'Abidjan, est resté fidèle aux idéaux du PDCI-RDA. Son exemple de militantisme, de loyauté sans faille, aux antipodes des comportements opportunistes, doit être perçu, au sein de notre formation politique, comme un modèle pour l'ensemble de nos militants et pour notre jeunesse en particulier. A présent, mes pensées vont vers tous nos pionniers et pionnières qui nous ont quittés. Je pense notamment à Nanan Akissi Sakiè; à N'nan Kla, aux chefs de canton Toto Kra, Kouassi Batè, N'Goran Koffi, à messieurs Djibo Sounkalo, à Fadiga Lamine, Azagoh-Kouadio Benoît, Mamadou Berté, Kouakou Etienne, André N'dri Dahouët, Fama Touré, Yao Kouakou Noël, Ahébé Kouassi, tous militants de la première heure ainsi qu'à Konan Blédou, Koffi Konan Antoine, Koffi N'Guessan Christophe, Adama Koné, Kouassi N'Guessan Alexandre et Mamadou Ouatara dit Décostère.
Mesdames et Messieurs,
Comment évoquer ces figures légendaires de notre lutte commune, sans nous rappeler les événements douloureux qui ont arrêté brutalement la marche que le PDCI-RDA a impulsée à notre pays vers le progrès pour tous et le bonheur partagé ?
Populations de Bouaké, comme vous le savez, depuis décembre 1999, par-delà ma modeste personne, la Côte d'Ivoire est victime d'une déstabilisation programmée. La conséquence de cette situation désastreuse est notre descente aux enfers dont le point culminant est la crise déclenchée depuis le 19 septembre 2002. Particulièrement ciblée, la grande famille du PDCI-RDA a enduré les pires souffrances dans tous les domaines. Il suffit de rappeler les nombreuses pertes en vies humaines, les assassinats, les enlèvements et les disparitions de personnes, les destructions et les dépossessions de biens, les actes d'inhumanité, sans compter les humiliations et les traumatismes en tous genres. Nous nous souvenons avec amertume de ce fatidique mois de septembre 2002 où, jetés sur les routes, des hommes, des adolescents, des femmes, baluchons sur la tête, bébés au dos, fuyaient la guerre à la recherche d'un refuge loin du crépitement des armes. Souvenons-nous également de nos filles, de nos sœurs, de nos mamans, outragées et violées. Rappelons-nous ces femmes qui ont avorté ou accouché dans des conditions dramatiques lors de ces déplacements massifs et qui, dans leur fuite, ont dû parfois abandonner leurs progénitures. Comment oublier ces agents de l'Etat, militaires, gendarmes, policiers, enseignants, civils, étudiants, élèves, tués au cours de ces affrontements fratricides ?
On peut regretter que cette liste macabre ait été inutilement allongée suite à l'annonce hâtive de la " libération de Bouaké " par les stratèges improvisés du pouvoir FPI, à des fins de propagande politique. A cela, il convient d'ajouter les dégâts directs et collatéraux provoqués par le bombardement insensé de la ville de Bouaké en novembre 2004, au cours duquel la base de la mission d'interposition française a été attaquée occasionnant encore des morts.
Je ressens avec la plus vive émotion, les douleurs muettes trop longtemps contenues de tous ceux, hommes, femmes, jeunes, vieux, cadres ou simples employés, qui en un seul jour ont perdu le fruit de dures années de labeur. Evoquons, enfin, ces soubresauts qui, de temps à autre, visent à remettre en cause le rétablissement de la paix, de la quiétude et de la normalité.
Parmi ceux-ci, il faut mentionner l'attentat perpétré le 29 juin 2007 contre l'avion du premier ministre Soro Guillaume. Cette forfaiture qui a occasionné la mort de certains de ses collaborateurs est d'autant plus condamnable qu'elle constitue un acte terroriste inédit en Côte d'Ivoire. Souhaitons que ces faits ignobles ne restent pas, comme tant d'autres forfaits, impunis !
Je salue toutes les familles éplorées et partage leur peine. C'est pourquoi, en cet instant solennel, je vous demande d'honorer, avec moi, la mémoire de tous ces disparus en observant une minute de silence.
Je vous remercie !
Frères et sœurs de Bouaké,
Neuf longues années viennent de s'écouler qui nous ont tenus éloignés les uns des autres. Cependant, elles ont été pour nous une occasion de méditation et de réflexion fécondes.
Permettez donc que nous jetions ensemble un regard sur Bouaké, son destin et son avenir.
Bouaké représente dans la vision du PDCI-RDA un symbole de très grande portée. A équidistance du Nord et du Sud de la Côte d'Ivoire, Bouaké est aussi à égale distance de tous les pays voisins de la Côte d'Ivoire : Ghana, Burkina Faso, Mali, Guinée, Libéria. Cette position exceptionnelle a conféré à Bouaké d'énormes atouts dont la richesse et la variété de son peuplement. Ainsi, dès 1912, avec l'arrivée du chemin de fer, Bouaké s'ouvrait à la modernité. Cela a facilité l'implantation, en 1919, des établissements Robert Gonfreville, la première unité industrielle textile de Côte d'Ivoire. Par la suite, Bouaké recevait la société BASTOS, une usine de transformation de tabac devenue, après notre indépendance, la Société ivoirienne de Tabac (SITAB). Erigée, sous le régime de la Loi-cadre, commune de plein exercice, Bouaké fut avec Abidjan, puis San Pedro, l'un des trois pôles régionaux du développement de la Côte d'Ivoire.
L'aspect radieux et engageant, que tout le monde reconnaissait à Bouaké, procède essentiellement de la politique imaginative et créatrice du PDCI-RDA.
Ainsi, les travaux d'édilité, l'organisation des comices agricoles et des foires commerciales, le célèbre Carnaval de Bouaké, de réputation internationale, l'intense vie culturelle animée par le légendaire Orchestre de la Fraternité Ivoirienne (O.F.I.), le vaste réseau de ses établissements scolaires, son université, et tant d'autres innovations contribuèrent à conforter Bouaké dans sa fonction de métropole régionale. Pour beaucoup d'observateurs, Bouaké était non seulement la deuxième ville de Côte d'Ivoire, mais encore, du fait du brassage des populations, la deuxième ville du Mali, du Burkina-Faso et de la Guinée, avait-on coutume de dire.
Le marché de gros devait, dans la vision prospective du PDCI-RDA, consolider Bouaké dans son rôle essentiel de pôle économique et commercial de cette sous-région ouest africaine promise au plus bel avenir. Ce pôle de développement régional, riche de ses infrastructures de transport aéroportuaire, routière et ferroviaire, dynamique par son agriculture, ses unités industrielles et commerciales, ses établissements scolaires et universitaires, ses instituts de recherche agronomique est aujourd'hui, sous les effets conjugués du sinistre coup d'Etat de décembre 1999 et de la crise actuelle, dans un état de dégradation et de déliquescence affligeant.
La jeunesse en âge scolaire de la Vallée du Bandama a été ainsi sacrifiée par la destruction du système éducatif performant qui faisait de Bouaké une cité du savoir et de la culture.
Nous ne rendrons jamais assez hommage à tous les bénévoles qui ont accepté d'être les volontaires de l'éducation, de l'alphabétisation de cette jeunesse abandonnée sur le bord du chemin de la scolarisation, de l'éducation, de la formation et du savoir.
L'évolution d'un pays résulte de l'accumulation des apports de ses différents dirigeants. Avec le gâchis actuel qui a défiguré la Côte d'Ivoire, l'on constate que les refondateurs, non seulement, n'ont rien apporté à l'édifice, mais pire, ils se sont acharnés à détruire les acquis. Ils ont ainsi par leur incompétence, leur laxisme et leur irresponsabilité, réduit à néant l'œuvre de construction de l'unité nationale, de modernisation politique et de développement entreprise par le PDCI-RDA.
En privilégiant la violence, la haine et le tribalisme, le régime FPI a fragilisé l'unité de la nation si chère au Père fondateur, le Président Félix Houphouët-Boigny qui n'a eu de cesse de répéter que " la Côte d'Ivoire doit forger son avenir sur sa propre unité. " Fort de cela, j'ai affirmé, en 1985, que " le pays de Côte d'Ivoire " ne saurait être " une juxtaposition de tribus et d'ethnies dont les différences seraient la marque dominante". Dès lors, c'est tout naturellement que le PDCI-RDA a fait de la construction de l'unité nationale, le puissant ferment des actions de ses différents gouvernements. Dans cette logique, toujours en 1985, j'affirmais que l'unité nationale est " le sentiment et la conscience de notre citoyenneté, le sentiment national, le lien d'une appartenance commune à un groupe distinct au monde, à un peuple, le peuple ivoirien " (HKB : Paroles, p.229-230) L'aménagement du territoire, la réduction des disparités régionales, les fêtes tournantes des célébrations de la liberté et de l'indépendance nationale, les programmes d'urgence au nord, l'école ivoirienne, l'usage généralisé de la langue française devenue la langue officielle, facteur d'harmonie et d'échanges, telles furent les nervures principales de l'action gouvernementale pour déclencher le mouvement de totalisation des tribus de ce pays dans la nation.
Ce processus de formation de la nation ivoirienne et de la conscience citoyenne, étayé sur l'attachement de nos populations à la terre, a unifié les attitudes, concilié les intérêts et harmonisé les comportements et les sentiments.
Cette politique visait à faire de la Côte d'Ivoire " une réalité vivante dans les cœurs avec l'amour de la terre avide de soins qui exige d'être plantée d'ignames, de bananiers, de manioc, d'ananas, de caféiers, de cacaoyers, de palmiers, d'hévéa, et semée de riz, de maïs, de sorgho et de mil….
Pour lier les ivoiriens dans ce sentiment d'un destin commun, le PDCI-RDA s'est attaché à les engager dans un effort tendu vers un but intériorisé et socialisé : le développement, notre idéologie agissante, pratique, émancipatrice et pacifique.
Si notre pays a pu surmonter les écueils de l'histoire, c'est en grande partie parce que la cohésion nationale s'était faite autour de cet idéal fondateur qui plaçait notre unité au cœur de toutes nos actions. " Vouloir l'unité du peuple ou l'unité de la nation, c'est admettre comme surannées, donc dépassables les réactions du tribalisme et du racisme. C'est, dans tous les cas, reconnaître en chaque citoyen un autre soi-même, un semblable, un égal dans la citoyenneté et un frère de statut. Mais c'est surtout reconnaître en lui la valeur suprême de la personne humaine dont la vie s'ouvre sur la nôtre par la communication et le dialogue. " (Paroles. p.230)
Aujourd'hui, ce ferment a disparu, anéanti par la valorisation systématique des critères ethniques, des comportements tribaux et la banalisation de la violence. Les vertus républicaines et les droits de l'homme sont ignorés et foulés au pied. Dans un tel contexte, l'unité nationale ne pouvait que voler en éclats. Parce qu'elle est indissociable à la survie de la nation ivoirienne, il nous faut nous employer à reconstruire et à renforcer notre unité en vue de la convergence de tous les ivoiriens, qu'ils soient du sud, du nord, du centre, de l'ouest et de l'est dans la perspective d'une intégration vraie qui renforce et sauvegarde la conscience nationale. Mais pour nous rétablir dans notre unité ébranlée par la mauvaise gouvernance du régime des refondateurs, il nous faudra consentir au dépassement de soi, à l'acquisition du sens du bien commun et à la reconstruction de notre stabilité intérieure pour rebâtir la confiance à l'intérieur comme à l'extérieur. Cela implique également que nous prenions tous conscience de la nécessité de briser le mur de la méfiance pour restaurer la paix sociale. " Non, il n'y a pas de progrès social dans le désordre et l'anarchie ; il n'y a pas de conquêtes sociales possibles dans le mépris de la légalité et du dialogue, de la tolérance et de la solidarité ; il n'y a pas de progrès social sans la paix. " (HKB : Paroles. p.62)
C'est dans ce sens qu'en dépit de toutes les adversités, je me suis efforcé de tenir le parti à la périphérie des luttes armées et des frictions inutiles. Et, c'est dans cet esprit que le PDCI-RDA et ses alliés du RHDP ont évité la guerre civile et sauvé la paix. Contrairement aux affirmations récurrentes de certains observateurs de la scène politique ivoirienne, le jour viendra où l'on prendra la véritable mesure du rôle considérable de l'opposition politique. Celle-ci, après avoir participé à toutes les rencontres de la paix, s'est abstenue, avec un sens élevé des responsabilités, de prendre part aux surenchères politiques suscitées par le FPI.
Qui ne se souvient que, dès le déclenchement de la crise, nous avons proposé au FPI la voie de la négociation et du dialogue ? Qui a oublié que le 4 juillet 2003, les forces belligérantes avaient publiquement et officiellement déposé leurs armes au palais présidentiel d'Abidjan? Mais M. Gbagbo a choisi la logique meurtrière de la guerre. En effet, obnubilé par le désir de confisquer le pouvoir au-delà de la durée légale de son mandat, le FPI, a refusé de créer les conditions d'une restauration rapide de la paix. Il a privilégié la violence armée, inventé les frictions, multiplié les troubles politiques et installé partout l'anarchie, le désordre, l'insécurité, la terreur, la gabegie et la pauvreté généralisée. Mes Frères et sœurs de la Vallée du Bandama,
A quoi sert-il de répondre au mal par le mal quand on veut faire œuvre utile et construire durablement ? La violence appelle la violence, la paix engendre la paix, ferment de la cohésion sociale et de l'unité nationale. C'est pourquoi le PDCI-RDA recommande et fait la promotion du dialogue et de la négociation en prônant toujours le pardon comme stratégie de sortie de crise.
Par ailleurs, j'ai toujours dit qu'"il nous faut prendre conscience de l'atout irremplaçable que constitue notre union politique, écarter résolument tout germe de désordre, purger tout foyer de discorde et d'indiscipline. Le dialogue, le pardon, la réconciliation, la discipline demeurent nos armes invincibles contre les forces de la haine et de l'anarchie. Il faut que soit maintenu entre nous l'élément essentiel, le ciment de notre communauté : la confiance entre Ivoiriens. " (Paroles p.63)
Frères et sœurs,
Militantes et militants du PDCI-RDA,
Populations de Bouaké et de la Vallée du Bandama,
Le pardon rassemble les populations divisées en permettant de faire, dans le règlement des conflits, des concessions qui rapprochent les positions extrêmes. L'invitation au pardon est une invitation à se conduire en humain avec celui qui nous a offensés. L'acte de pardonner est donc une volonté de s'associer avec l'autre en dépit de ses méfaits. Le pardon donne une chance à la vie communautaire pour préserver la paix et retrouver l'harmonie sociale. Le désir de réconciliation qui inspire le pardon vise à surmonter les ressentiments, à dépasser les antagonismes, à interrompre le cycle infernal de la vengeance, des représailles et de la rancune.
Ainsi, le pardon libère le potentiel de rédemption de l'offenseur en le soulageant du poids de sa dette morale. Par la remise de la faute, le pardon fait apparaître le fautif sous un jour nouveau. Le pardonné n'apparaît plus comme un criminel mais plutôt comme un semblable invité à se conduire en humain afin que puisse se rétablir la communication rompue. Frères et Sœurs de Bouaké,
Réhabilitons la socialité et les vertus d'humanité afin de recoudre le lien social en fondant à Bouaké un nouvel ordre de convivialité citoyenne et intercommunautaire, bâti sur la réconciliation et le rassemblement fraternel des populations. Donnons-nous, par le pardon, une chance d'espérer, une chance de recommencer une vie commune, une chance d'inaugurer une nouvelle relation sociale. C'est un acte de raison qui invite au renouvellement du pacte social qui conforte notre unité nationale.
Mes Frères, mes Sœurs,
J'ai la ferme conviction que vous m'avez compris, car le pardon est un apaisant social, facteur de reconstruction du tissu social déchiré.
C'est donc avec la plus grande responsabilité que je vous invite au pardon.
Avec l'Accord Politique de Ouagadougou, nous pouvons nous féliciter de la prise de conscience des protagonistes de la guerre devant la nécessité de nous conduire aux élections qui, enfin, établiront la légitimité nécessaire à la gestion légale du pays. En effet, il est inadmissible que l'on ait sacrifié inutilement tant de vies humaines, versé tant de sang au mépris du droit à la vie et des droits universels de l'homme et fait de certains de nos compatriotes des réfugiés dans leur propre pays !
Peuples de Bouaké, la part que vous avez prise à ces souffrances inqualifiables est considérable et l'histoire retiendra le martyr subi ici. C'est d'ailleurs pour cela que, dans ma Lettre aux Ivoiriens, je me suis engagé à prendre, dès notre retour au pouvoir, des mesures d'urgence pour l'assistance aux populations sinistrées comme celles de la Vallée du Bandama. Ces mesures comprennent un vaste programme de réparation des dommages causés aux victimes de la guerre et aux déplacés. Ce défi sera relevé. Le temps de la renaissance de Bouaké et de l'Etat est venu et nous ne doutons pas du dynamisme dont vous êtes capables pour relever les défis. Oui, Bouaké et l'ensemble des régions du Centre, du Nord et de l'ouest de la Côte d'Ivoire renaîtront !
Avec l'organisation des élections démocratiques, libres et transparentes, l'espoir est permis. C'est là un enjeu majeur pour le PDCI-RDA et c'est aussi là le sens de son combat actuel.
Me retrouvant à Bouaké, je voudrais saluer le Premier Ministre Guillaume Soro. Nous mesurons le poids de sa charge et tout ce qu'il entreprend pour sortir la Côte d'Ivoire de la crise. Je salue sa détermination à assumer, en dépit des entraves et des atermoiements contingents, tout le contenu et les contours de l'Accord politique de Ouagadougou.
Dans cette perspective, le PDCI-RDA soutient et encourage le Premier Ministre à persévérer dans ses efforts pour que se tiennent, dans les délais impartis, des élections démocratiques, libres et transparentes. Celles-ci constituent, pour nous, l'unique issue pour sortir notre pays de l'impasse et de l'illégitimité actuelle.
Le temps est donc venu d'asseoir une véritable reconversion des approches pour garantir la paix et la prospérité à notre pays
Dès lors, nous appelons les militants, les sympathisants et tous les Ivoiriens à se mobiliser pour amener le pouvoir FPI à s'inscrire franchement dans le processus électoral en cours. Le combat des vrais démocrates dans cette perspective est de faire en sorte que le FPI par des subterfuges et des entraves politiciennes ne retarde encore l'échéance des élections.
Chers Compatriotes,
Il y a deux mois environ, accompagné d'une forte et imposante délégation de notre grand parti, nous avons, mon épouse et moi, rendu visite à nos militants, sympathisants et parents de Soubré. Nous n'oublions pas les escales mémorables de Kokumbo, Oumé et Gagnoa, Issia, Saïoua, Sinfra. Ces instants de retrouvailles restent encore gravées non seulement dans la mémoire de nos militants et militantes mais également dans celle de toutes les populations rencontrées. La ferveur de l'accueil traduit mieux que tout discours la popularité et l'audience toujours grandissantes de notre famille politique, portée par la justesse de notre cause et les attentes légitimes que les populations ivoiriennes manifestent à notre égard. Nos obligations sont donc immenses et nous devons y faire face à tout instant. Pour toutes ces marques d'attentions et de militantisme vrai, vous me permettrez de redire à tous, hommes, femmes, jeunes, l'expression de mon affectueuse reconnaissance pour l'exemplarité de leur mobilisation et leur enthousiasme.
Rappelons-nous qu'au cours de ces moments d'intense communion, nous avons pris, ensemble, un rendez-vous ferme avec l'histoire, celui de ramener, au soir du 30 novembre 2008, le PDCI-RDA au pouvoir. Nous n'insisterons jamais assez auprès du gouvernement pour que les audiences foraines qui vont se rouvrir bientôt permettent aux populations omises notamment dans l'Ouest, le Sud-Ouest, le Centre Ouest, le Moyen Cavally, le N'Zi-Comoé et le Sud, d'obtenir leurs pièces d'état civil et leurs documents électoraux. Les recensements à base tribaliste et les manœuvres de collecte illicite des extraits d'acte de naissance ou de jugements supplétifs pour tronquer le listing électoral sont une forfaiture que le PDCI-RDA dénonce et condamne énergiquement. Ne remettez à personne vos extraits d'acte de naissance ni vos jugements supplétifs. Pour obtenir votre carte nationale d'identité et votre carte d'électeur, vous devez vous rendre en personne dans les lieux d'enrôlement et d'identification pour vous faire photographier et faire relever vos empreintes digitales. Comme vous le voyez, nul ne peut le faire à votre place.
Nous n'admettons pas non plus la gabegie dans la filière café -cacao où ceux qui produisent tout n'ont rien et ceux qui ne produisent rien ont tout ! Les procès dans ce secteur devront dire le droit et s'attacher à rendre justice dans l'équité. Nous avons toujours dénoncé et déploré le caractère inadapté et désordonné de la réforme de la filière café-cacao mise en place par les refondateurs. Dans ce système, tous les planteurs sont laissés pour compte au profit d'amis politiques et d'hommes liges. Si la motivation réelle des arrestations en cours est de mettre de l'ordre dans la filière café-cacao, le PDCI-RDA ne peut qu'y consentir. Par contre, si le régime FPI veut s'en remettre à ses vieux réflexes en détournant le mécontentement général sur des boucs émissaires, notre parti dénoncera cette supercherie. Dans un pays de droit, les coupables doivent payer pour leurs forfaits et les innocents acquittés. Telle est l'exigence du PDCI-RDA.
Nous n'avons cessé de dénoncer la cherté de la vie. Aujourd'hui, il est établi que la majorité des Ivoiriens ne parvient pas à se nourrir convenablement. Dans ces conditions, on ne peut se satisfaire d'expédients. Nous attendions du régime des initiatives de politique structurelle susceptibles de maîtriser le coût de la vie en vue de soulager durablement les populations et d'améliorer la qualité de la vie des Ivoiriens. Au lieu de cela, c'est tout le contraire que nous constatons avec l'augmentation vertigineuse des prix des produits pétroliers et la flambée généralisée des prix des denrées de première nécessité. Mobilisons-nous pour mettre fin, par les élections, à ce régime de misère dont l'incapacité et l'incompétence ajoutées à la gestion désordonnée et chaotique des finances publiques ont conduit à la cherté de la vie. Celle-ci résulte de la hausse scandaleuse et insupportable du prix du pétrole, du gaz, des transports et des denrées de consommation courante que le FPI n'a pas su maîtriser. Comme vous le constatez, le régime FPI a abandonné les travailleurs à la misère, à la pauvreté et à la précarité. En effet, malgré le gel des salaires et des investissements publics, malgré l'importance considérable des revenus de l'Etat issus de l'augmentation de la production nationale des produits pétroliers et du doublement des prix du baril sur le marché international, l'augmentation sauvage des prix du carburant est un signe de l'indifférence que le régime de la refondation témoigne à la condition des Ivoiriens et à la qualité de la vie des ménages.
Chers compatriotes,
Face aux défis auxquels la Côte d'Ivoire est confrontée, il nous faut nous ressaisir pour reconstruire l'unité de notre pays défiguré. Il nous faut renouer avec les normes et les vertus qui sont au fondement des nations modernes. Il nous faut nous attacher à notre référence commune qui est la paix, notre credo. Avec la paix reconstruite, le progrès pour tous et le bonheur pour chacun auxquels nous aspirons sont possibles. Comme je le répète souvent, la fin de nos souffrances ne peut se faire sans notre détermination et notre ferme engagement à prendre en mains notre propre destin. Pour ce faire, notre solidarité et notre union doivent être fortes. Rassemblons-nous pour conforter notre cohésion. Nous n'avons qu'un seul combat : des élections transparentes et crédibles pour donner à la Côte d'Ivoire les dirigeants que vous aurez librement choisis. Pour cela, il faut vous faire identifier massivement et disposer de tous vos documents électoraux en participant aux audiences foraines, de rattrapage à l'identification et au recensement électoral. Cela est déterminant et essentiel !
Tout en félicitant les cadres de notre parti qui s'attellent à la formation et à l'encadrement de nos militants, je les exhorte à poursuivre leurs efforts. Car c'est de cette persévérance dans l'engagement que résultera notre victoire au soir du 30 novembre 2008. Oeuvrons donc de toutes nos forces afin que cette date soit respectée. Mobilisons-nous massivement pour exiger des élections démocratiques, libres et transparentes pour le renouveau de la Côte d'Ivoire !
Sympathisantes et sympathisants du PDCI-RDA, je compte sur vous.
Militantes et militants du PDCI-RDA, Hommes, Femmes, Jeunes de la Vallée du Bandama, je compte sur chacune et chacun de vous. J'invite au rassemblement, à l'union et à la cohésion chaque militante et chaque militant. Ne nous laissons pas distraire par ceux qui dans un passé récent étaient dans le giron du PDCI-RDA parce qu'il y faisait bon vivre et qui aujourd'hui ont vendu leur âme pour de l'argent facile auprès de ceux qu'ils vilipendaient hier.
Je compte, enfin, sur les millions d'Ivoiriennes et d'Ivoiriens qui, en Côte d'Ivoire et à l'extérieur de notre pays, ont soif de paix, de liberté, de démocratie, pour s'assumer et s'épanouir.
Ensemble, prenons l'engagement de reconstruire une Côte d'Ivoire respectueuse de la vie humaine, une Côte d'Ivoire d'amour, d'hospitalité et d'espoir en vue du progrès pour tous et du bonheur partagé dans l'union, la solidarité et la concorde.

Vive Bouaké !
Vive la Vallée du Bandama !
Vive le PDCI-RDA !
Vive la Côte d'Ivoire !
Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA  

Tournée du président du PDCI dans la vallée du Bandama - Bédié compare le portail de Djébonoua au mur de Berlin
samedi 30 août 2008 - Par L'intelligent d'Abidjan
 

C'est un Henri Konan Bédié visiblement comblé de joie devant la forte mobilisation de ses militants, qui a livré son message à la place HKB de Djébonoua, dernière étape avant l'apothéose prévue pour ce matin au stade municipal de Bouaké. Dans son discours, le président du PDCI a dit qu au-delà de la tragédie des affrontements fratricides, ‘‘nous devons savoir garder la force morale nécessaire à la construction de la nation fraternelle de demain, levier de notre renaissance collective et individuelle''. Selon le président du PDCI, sa présence parmi les siens revêt une double signification. A la demande de l'ex-président, les militants dressés comme un seul homme ont observé une minute de silence aux disparus du PDCI. Jetant un regard dans le rétroviseur, Bédié a assimilé le portail, dressé à Djébonoua au plus fort de la crise, au mur de Berlin. ‘‘Populations de Djébonoua votre cité porte encore les stigmates du partage en deux de notre chère Côte d'Ivoire. Elle a connu le sort malheureux d'une ville barrière, comme le fut Berlin pour le monde occidental, avec sa population divisée et isolée du reste du pays. Ils ont placé un portail ''. Pour le sphinx de Daoukro, le ralentissement de l'essor de cette jeune commune est dû aux bouleversements intervenus depuis 1999 et accentués par les affrontements fratricides de 2002.Poursuivant, le président du plus vieux parti a signifié que depuis la perte du pouvoir par sa formation politique, ‘‘ la Côte d'Ivoire va mal. Les Ivoiriens sont gagnés par le désarroi et le désespoir; nos villes et nos villages, nos hameaux et nos campements sont frappés de plein fouet par la pauvreté et confrontés aux pires humiliations. Celles-ci les contraignent à l'indignité et à la déshumanisation qui les transforment parfois en proies faciles pour les manipulateurs et les vendeurs d'illusions''.. Se prononçant sur les méfaits qu'il impute au FPI, le président de l'ex parti unique s'est interrogé ‘ ‘comment le FPI parviendra-t-il à assurer le fonctionnement et le développement des nouvelles créations de départements, de sous-préfectures et de communes quand celles qui existent déjà, privées de tout, sont dans le dénuement le plus scandaleux''. Pour lui, il s'agit d'une démarche de propagande électorale. ‘'C'est de la poudre aux yeux pour abuser l'opinion et le peuple, un « trompe-la-soif »'', a-t-il dénoncé. Avant de poursuivre pour dire ‘ ‘cette attitude dénote chez le FPI, une absence de vision et de maîtrise des instruments de développement; elle relève de sa tendance à servir aux populations des dérivatifs là où il faut satisfaire leurs aspirations légitimes au mieux être. Dans son souci de masquer ses échecs pour se maintenir au pouvoir à tout prix, ce régime a abandonné le développement du pays et oublié les travailleurs.'' Tout en justifiant le sens de sa tournée dans la vallée du Bandama, le successeur de Houphouët-Boigny a martelé que cette visite n'entre pas dans le cadre d'une série de pré-campagne encore moins une campagne. ‘‘ Les tournées politiques que j'entreprends en ce moment sont différentes de celles de notre parti'', a expliqué Bédié. Avant d'appeler les siens à quitter le terrain des ressentiments, de la haine et du désir de vengeance. Car pour N'zuéba, le temps de l'espoir a sonné. Au préalable, les différents intervenants ont traduit leur attachement au parti du premier président de Côte d'Ivoire.

Bosco de Paré

Le président Bédié aux 54 chefs de village de Djebonoua : “Que votre cohésion serve de ciment à notre victoire”
samedi 30 août 2008 - Par Le Nouveau Réveil - Hier vendredi, 29 août 2008, les populations de Djébonoua ont réservé un accueil chaleureux et délirant au président Aimé Henri Konan Bédié dans la capitale des Sâh. Après ses messages forts le président du PDCI-RDA a reçu en audience la chefferie traditionnelle, les ressortissants de Daoukro et enfin les membres des instances du parti sexagénaire. Pour les 54 chefs de villages conduits par le chef canton Nanan Konan Kanga, ils sont venus réitérer leur soutien au Président Bédié et ont profité pour lui faire quelques doléances qu'il pourrait réaliser après son accession à la magistrature suprême. Quant aux 06 secrétaires de section, la responsable de l'UFPDCI, le responsable de la JPDCI et les autres membres des instances qu'accompagnaient les enseignants militants du PDCI-RDA, cette situation dégradante et humiliante n'a nullement altéré leur ardeur et leur foi militante. En réponse, le président Aimé Henri Konan Bédié a tenu à leur réitérer ses remerciements en ces termes :
" Je suis très sensible à vos souffrances. Ce qui motive ma présence parmi vous, pour vous dire " yako ". Je suis venu pour vous dire que bientôt nous irons aux élections. Si nous voulons sortir de cette misère, il est du devoir de tous d'encadrer les populations et les militants de notre parti pour gagner ces élections qui nous permettront de renouer avec la prospérité. Pour ce qui est de vos préoccupations et doléances, prions Dieu pour que nous retournions dans la normalité afin que nous revenions aux affaires. C'est le moyen pour nous de sortir des griffes de tous ces apprentis politiciens qui sont à la base de nos malheurs. Aujourd'hui, je suis simplement venu vous saluer et compatir à vos souffrances et douleurs. Tenez bon ! Je vous invite ce samedi 30 août à Bouaké pour écouter le message que nous sommes venus vous délivrer. Merci pour la confiance que vous placez en moi. Gardez cette organisation qui est la preuve de votre cohésion qui doit être maintenue jusqu'aux élections. Je vous remercie ".
N'GUESSAN Denis
Envoyé spécial à Djébonoua
Le Président Henri Konan Bédié aux populations de Dabakala: “Les élections, unique voie de sortie du désordre

vendredi 29 août 2008 - Par Le Nouveau Réveil -

Monsieur le Secrétaire Général du PDCI-RDA,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Messieurs les Délégués départementaux de Dabakala,
Honorables membres des Instances du PDCI-RDA,
Vaillants Secrétaires généraux de Sections,
Madame la Présidente et les Membres de l`UFPDCI,
Monsieur le Président et les Membres de la JPDCI,
Mesdames et Messieurs, les Présidents des mouvements de soutien au PDCI-RDA,
Distingués Chefs traditionnels de Dabakala,
Populations de Dabakala
Mesdames et Messieurs,
Chers Frères, Chères sœurs,
Militantes et militants du PDCI-RDA,
Populations de Dabakala,
Dabakala est pour moi une ville familière, une ville de fraternité. C`est donc naturellement avec le sentiment d`être chez moi que je me retrouve ici parmi vous. Depuis 1999, année du coup d`état ourdi par des forces maléfiques, je n`ai pas eu l`opportunité de revenir sur cette terre de Dabakala pour rendre visite à mes sœurs et frères que vous êtes.

Je sais combien vous avez souffert des vicissitudes de la vie chaotique de l`Etat aggravée par la crise survenue le 19 septembre 2002. Je suis donc venu aujourd`hui accompagné de mon épouse et d`une délégation de la haute direction de notre parti, le PDCI-RDA, pour partager vos peines et vous assurer de notre sincère solidarité. Ni les brimades, ni les humiliations, ni les assassinats, ni les dépossessions et destructions de biens, œuvres de toute une vie, n`ont pu ébranler votre foi en notre parti. D`autres auraient pu désespérer et s`installer dans les compromissions, les récriminations et l`autoflagellation. Mais en bons militants, dévoués et courageux, vous avez su rester fidèles en témoignant constamment au PDCI-RDA votre confiance. Ce sera toujours avec émotion que mon épouse et moi ainsi que la délégation qui m`accompagne, nous nous souviendrons de cette ville en liesse, des chants et danses avec lesquels dans sa chaleureuse spontanéité Dabakala nous accueille. Dans l`impossibilité de traduire convenablement les sentiments qui m`animent, je voudrais très simplement mais de tout cœur, vous dire merci, infiniment merci !
Je salue toutes les autorités politiques administratives, militaires, coutumières et religieuses qui ont rehaussé par leur présence distinguée cette grande fête de famille.
Je salue la mobilisation exemplaire de nos militants, de nos femmes, de nos jeunes et de tous nos sympathisants qui sont venus prendre part à ces retrouvailles. Félicitations donc à toutes et à tous, particulièrement à la déléguée départementale ma jeune sœur Assana Ouattara-Sangaré et à son équipe, pour cette grande démonstration de fidélité sans faille aux idéaux du PDCI-RDA.
Le PDCI-RDA est redevable à Dabakala des ressources humaines de qualité, grands cadres politiques et grands leaders du monde des affaires, qu`il a données à notre pays et à notre parti. Ces cadres ont contribué par leur compétence, leur ardeur au travail, leur foi en l`Etat et leur militantisme constant, à engager la Côte d`Ivoire sur la voie de la modernité. Je voudrais citer spécialement l`honorable Ouattara Tiéba, mon frère, mon ami, Mme la députée Assana Ouattara-Sangaré, Mme Kada Billon, ma sœur et épouse de mon frère Pierre. A tous ces artisans du développement et du progrès de Dabakala, je rends un hommage fraternel et sincère pour leur constante disponibilité et les marques d`affection et de confiance renouvelée.
A cet hommage, j`associe Monsieur le maire, mon fils Jean-Louis Billon, Président de la Chambre de commerce et d`industrie de Côte d`Ivoire qu`il dirige avec compétence et perspicacité. Il a su, en véritable éveilleur de conscience, avec courage et un sens aigu d`à-propos, attirer l`attention du régime FPI sur les dérives apparues dans la gouvernance et la régulation du monde des affaires et de l`économie nationale. A présent, je voudrais me souvenir de tous nos pionniers, militantes et militants, qui nous ont quittés, en particulier à Pierre Billon, mon frère, trop tôt disparu et que nous ne cesserons de pleurer. Très jeune, Billon Pierre a compris le message de Félix Houphouët-Boigny que le développement d`un pays repose sur l`initiative privée. Après de brillantes études d`ingénieur des travaux publics à Paris, il s`est, tour à tour, investi dans l`agriculture, l`élevage, la création de nombreuses entreprises qui, par leur envergure, ont procuré et continuent de fournir des emplois aux Ivoiriens de toutes les régions. Grand capitaine d`industrie, il fut un des artisans de l`éclosion du secteur privé en Côte d`Ivoire. Il a su faire partager les fruits de son action autour de lui et notamment à Dabakala par ses réalisations économiques et sociales. Il a su également transmettre cette foi en l`initiative privée à ses enfants, Jean-Louis, Hervé, Pierre et David que nous saluons affectueusement.
L`exemple de Pierre Billon doit être médité, imité et amplifié par la jeunesse ivoirienne dans sa quête de réussite professionnelle et sociale. Nous invitons nos jeunes à développer l`amour du travail, de l`effort, le sens de l`initiative privée, qui feront d`eux nos futurs capitaines d`industrie, nos chefs d`entreprise, nos professionnels et agents de maîtrise qualifiés. Nous nous engagerons encore à apporter le cadre propice à leur formation professionnelle.

Militantes et militants,

Comme les populations de Katiola, vous avez été, depuis 1999, victimes d`une barbarie qui a menacé l`irrésistible espoir de renaissance de Dabakala, espoir d`une vie meilleure.

En effet, vieille cité au passé glorieux, Dabakala a toujours nourri l`espoir de redevenir le chef-lieu de la région des Djimini, des Djamala et des Malinké, elle dont l`autorité administrative s`étendait naguère jusqu`à Odiénné. Pour satisfaire cette volonté de renaissance, dès 1975, Félix Houphouët-Boigny, lors de sa tournée mémorable dans le cadre du légendaire programme d`urgence en faveur du Nord, a érigé Dabakala en préfecture. Dans sa lutte contre les disparités régionales, le PDCI-RDA s`est attaché à coller aux préoccupations de Dabakala : maîtrise de l`eau par la construction de barrages, réalisation de plates-formes de cultures, infrastructures routières et socio-culturelles, complexes agro-industriels,
lotissement, adduction d`eau, forages de puits, électrification, noyaux d`élevage, télécommunication, bitumage, projet d`une sorte de "boucle du tourisme " à l`instar de la "boucle du cacao". Cette "boucle du tourisme" devait desservir l`axe Bondoukou-Dabakala-Bouaké.
Nul n`ignore que par cette politique volontariste, le PDCI-RDA a pu redonner une nouvelle jeunesse à Dabakala qui a ainsi retrouvé la vitalité économique qui sied à un chef-lieu.
Il me plaît de rappeler que lors de la visite que j`avais effectuée dans votre cité, en septembre 1995, j`avais présenté les projets grandioses que, sur la base d`études rigoureuses et dans la perspective de l`allègement de la dette de notre pays par les institutions internationales, nous avions conçus et mis en œuvre pour le développement du département de Dabakala et de la région Centre Nord. Ces projets et réalisations concernaient l`hydraulique villageoise, les appuis au mouvement coopératif, aux organisations professionnelles, à l`épargne et au crédit mutuel qui a vu la création de 13 caisses CREP. Selon un adage bien connu, " la route précède le développement." C`est ainsi que par souci d`équité dans le traitement de nos régions, j`avais entrepris de désenclaver Dabakala en procédant à la viabilisation de 1063km de pistes rurales pour l`évacuation de vos produits agricoles. Pour parfaire ce désenclavement, j`avais ensuite projeté l`aménagement des axes routiers Bouaké-Satama-Sokoura, Satama-Sokoura-Bassawa et Katiola- Dabakala qui est une réalité. Ces projets représentaient un investissement de 26 milliards de nos francs. A ce programme de développement des communications, nous avions ajouté la téléphonie rurale et l`électrification rurale, la Centrale d`Azito nous ouvrant dans ce domaine des possibilités inédites. Dabakala sait ce que nous avons fait pour elle en matière de réhabilitation des centres de santé de base et d`écoles. Dans le secteur de l`agriculture c`est un investissement de 1,2 milliard de Fcfa que nous prévoyions pour le développement de la culture irriguée, quand nous affections 3,5 milliards à la création de fermes modèles pour le développement de l`élevage. 13 barrages pastoraux ont été réalisés. Ces investissements spécifiquement destinés à Dabakala et à sa région sont étayés sur des études sérieuses et inscrits dans une programmation budgétaire sans complaisance. Ils ne sont ni des rêveries ni des promesses de circonstances. J`ai consacré toute ma vie à des tâches de gestion qui n`autorisent ni ne tolèrent la fantaisie. C`est pourquoi ces projets restent d`actualité. Mais aujourd`hui, comme vous le constatez, tous ces programmes de développement intégré ont été abandonnés et les réalisations détruites à cause de l`incompétence et de l`irresponsabilité du régime FPI.
Il faut donc que le PDCI-RDA reprenne son œuvre de construction et de développement du pays entreprise par Félix Houphouët-Boigny et poursuivi par moi-même. Dès notre retour aux affaires par le vote massif que vous accorderez au PDCI-RDA, nous nous emploierons à relancer et à soutenir les complexes agroindustriels et agropastoraux de Dabakala pourvoyeurs d`emplois stables pour sortir nos populations et notre jeunesse de la misère actuelle.
Pour aider les nombreux bras valides et courageux de cette région, modèle de courage et de fidélité, et remettre sa jeunesse au travail, nous encouragerons, par la maîtrise de l`eau et par la réintroduction de la culture attelée, les cultures industrielles et de rente. Un programme de développement agro-industriel accompagnera la culture et l`usinage de l`anacarde et de ses dérivés. Comme nous l`avons promis à Katiola, nous réhabiliterons le camp de jeunesse du N`Zi.
Nous ne voulons pas agir comme le FPI en venant ici à Dabakala vous tenir des promesses sans lendemain ou des discours qui masquent, si souvent chez eux, l`irresponsabilité et la sécheresse de leur cœur. Ce que je viens de vous rappeler dans le programme de développement de Dabakala n`est pas une vue de l`esprit. Cela a existé et n`attend plus que l`occasion d`être réhabilité. Nous nous y emploierons ensemble. Mais pour atteindre ces objectifs majeurs, nous devrons restaurer l`Etat dans sa dignité, dans son unité et dans son impartialité par le respect des droits de l`homme garant de la liberté, par la promotion effective de la démocratie, de la justice, du progrès social et de la paix. Devant le désastre causé à la nation par le FPI, le salut ne peut venir que de notre union, de notre cohésion et de notre nécessaire réconciliation.
C`est pourquoi, j`appelle instamment à la réconciliation toutes les communautés qui vivent sur le sol de Dabakala. Il faut aller à l`essentiel en surmontant nos ressentiments, nos rancœurs, nos rancunes, en cultivant le pardon des offenses. Il faut savoir pardonner si l`on veut construire durablement. Il faut accepter de pardonner si l`on veut aller à la paix et retrouver l`unité de la nation. Il faut pour cela renoncer aux outrances, à la haine, au mépris de l`homme et aux mensonges qui divisent. Dabakala a besoin de la réconciliation, de la cohésion de ses filles et de ses fils pour se reconstruire et assurer le bonheur des populations et leur bien-être.
Le gouvernement doit soutenir la réconciliation des communautés par l`indemnisation de toutes les victimes de la guerre. Cela relève de sa responsabilité. Chers Frères et Sœurs de Dabakala,
Les élections constituent, pour nous, l`unique issue pour sortir notre pays du désordre et de l`illégalité actuels. C`est pourquoi nous vous appelons à vous mobiliser pour les élections à venir.
Vous devez vous faire identifier massivement et disposer de tous vos documents électoraux en participant aux audiences foraines, à l`identification et au recensement électoral. Cela est déterminant et essentiel !
Participez aux séances de rattrapage des audiences foraines destinées aux populations omises afin de leur permettre d`obtenir leurs pièces d`état civil et leurs documents électoraux. Cela est essentiel. Ne succombez pas aux manœuvres de collecte illicite des extraits d`acte de naissance ou de jugements supplétifs. C`est un piège du FPI pour tronquer le listing électoral et vous empêcher de voter. Ne remettez à personne vos extraits d`acte de naissance ni vos jugements supplétifs. Pour obtenir votre carte nationale d`identité et votre carte d`électeur, vous devez vous rendre en personne sur les lieux d`enrôlement et d`identification pour vous faire photographier et faire relever vos empreintes digitales. Comme vous le voyez, nul ne peut le faire à votre place.

J`appelle tous les responsables du parti et en particulier nos secrétaires généraux de section à encadrer tous nos militants et sympathisants tout au long de ces opérations.

Mobilisons-nous pour mettre fin, par les élections, à ce régime despotique et de misère dont l`incapacité et l`incompétence ajoutées à la gestion désordonnée et chaotique de notre pays ont conduit à la cherté de la vie. Celle-ci résulte de la hausse scandaleuse et insupportable du prix du pétrole, du gaz, des transports et des denrées de consommation courante que le FPI n`a pas su maîtriser.

Chers compatriotes,

Sortons la Côte d`Ivoire de cette impasse. Ressaisissons-nous pour reconstruire la paix et l`unité de notre pays défiguré. Avec la paix reconstruite, le progrès pour tous et le bonheur pour chacun auxquels nous aspirons sont possibles.
Je félicite les cadres de notre parti qui s`attellent à la formation et à l`encadrement de nos militants. Je les exhorte à poursuivre leurs efforts. Car c`est de cette persévérance dans l`engagement que viendra notre victoire au soir du 30 novembre 2008. Sympathisantes et sympathisants du PDCI-RDA, je compte sur vous. Militantes et militants du PDCI-RDA, Hommes, Femmes, Jeunes de Dabakala, je compte sur chacune et chacun de vous.
Ensemble, déterminés, notre engagement fera de la Côte d`Ivoire de demain un pays respectueux de la vie humaine. En avant donc pour une Côte d`Ivoire d`amour, d`hospitalité et d`espoir qui garantira l`avenir de tous et celui de nos chers enfants.

Vive Dabakala!
Vive la Vallée du Bandama !
Vive le PDCI-RDA !
Vive la Côte d`Ivoire !

Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA
Tournée politique : Le Pdci oppose son bilan à celui du Fpi
Frat Matin - 27 Aug 2008 - Katiola, ce mercredi 27 août 2008. Le président du Pdci-Rda a été accueilli en grande pompe, sur la place qui porte son nom. Non loin de la sous-préfecture. Les danses Afiri, Gboké de Lafokaha, et bien d'autres scènes de réjouissance se sont succédé pour exprimer la joie de plusieurs milliers de militants et sympathisants. Des gens venus de Timé, Fronan, Niakaramadougou, Tafiéré, Tortiya… Les retrouvailles festives avec Henri Konan Bédié à Katiola ont toutefois été l'occasion pour les dirigeants locaux du Pdci d'exprimer leurs difficultés. Des souffrances qui, selon lesdits dignitaires, sont vécues par l'ensemble de la population de cette partie du pays, située au nord de Bouaké. Pour le 4e meeting de sa tournée dans la Vallée du Bandama, Henri Konan Bédié a encore eu droit, de la part de ses hôtes, à une comparaison entre sa gestion du pouvoir d'Etat et celle des actuels tenants du pouvoir. A ce chapitre, Maurice Coulibaly Naclan, délégué départemental du Pdci de Katiola- sud, a indiqué
se souvenir de «temps heureux» sous le mandat de Henri Konan Bédié, avec la réalisation de plusieurs infrastructures dont les routes bitumées Katiola-Dabakala et Kanoholo-Korhogo.

Pour le porte-parole des secrétaires de section, Luc Koné, Henri Konan Bédié a pourtant disposé de «moins de moyens» par rapport au Fpi. M. Koné a mentionné l'exploitation actuelle des produits pétroliers, pour étayer ses propos. Aussi, a-t-il fait remarquer que la situation des cultures de rentes est dramatique à Katiola, depuis le départ de M. Konan Bédié de la Présidence de la république. «Au niveau de l'anacarde, à votre temps, on nous l'achetait à 400 F, 500 F, voire 600 Fcfa. Aujourd'hui, on ne nous l'achète plus qu'à 50 Fcfa», a-t-il regreté.

«Vous vous souvenez qu'à la veille du coup d'Etat de 1999, le kilogramme d'anacarde se vendait à 500 Fcfa. Et aujourd'hui, on vous l'achète à 50 F CFA et à crédit», a renchéri M. Konan Bédié, lui-même, monté à la tribune à 13h35. «On peut citer également les plantations industrielles et les complexes sucriers de Marabadiassa, de Ferké II à Pangaladougou, les complexes agropastoraux destinés à l'élevage moderne appuyé sur les fermes semencières de Badikaha, spécialisées dans la production de l'alimentation du bétail», a encore affirmé le leader du Pdci.

Comme aux étapes antérieures, Henri Konan Bédié ne s'est pas limité à égrener des bons points de son passage et de celui de Félix Houphouet-Boigny à la tête du pays. Il a réaffirmé sa conviction selon laquelle le Fpi et Laurent Gbagbo sont à l'origine de «nos malheurs à tous». «Les promesses démagogiques d'école gratuite et d'assurance maladie universelle (Amu) se sont soldées par un échec cuisant comme celle d'acheter le kilogramme du café et de cacao à 3 000 Fcfa», a noté le président du Pdci. Estimant que «les refondateurs…ont ainsi abusé les paysans en les plongeant dans la misère».

Candidat à la prochaine présidentielle, l'ancien Chef d'Etat ivoirien s'est par ailleurs posé la question suivante : «comment peut-on se vanter d'apporter l'électricité à nos villages quand durant neuf ans, on n'a pas été capable de réaliser une seule centrale électrique» ?

Barthélemy Kouamé
Envoyé spécial à Katiola

Bédié aux Tagbana: “Œuvrons de toutes nos forces pour le respect du 30 novembre”
Après avoir dépeint la situation de la Côte d'Ivoire en général et celle de Katiola en particulier, Henri Konan Bédié a appelé à «l'union» et à la «réconciliation» pour la tenue effective de la présidentielle le 30 novembre prochain. «Œuvrons de toutes nos forces pour le respect de cette date», a-t-il vivement souhaité. En expliquant que «les élections constituent, pour nous, l'unique issue pour sortir notre pays du désordre…».

B . K

Main tendue de Bédié à Fologo/Gnonzié : “Bédié veut reconstituer le parti unique”
Frat Matin - 27 Aug 2008 - Je considère cet appel-là comme une volonté de Monsieur Bédié de reconstituer le parti unique. Parce que vous savez que jusqu'en 1990, tous les Ivoiriens appartenaient ou étaient membres du Pdci. Parce que tous avaient la carte de membres dont les coûts étaient précomptés sur les salaires. Donc formulé ainsi, cela signifie que cet appel s'adresse à tous les militants qui sont partis du Pdci. C'est-à-dire aux militants du Fpi qui sont partis en 1990, aux militants du Rdr qui ont quitté le Pdci après le décès d'Houphouet-Boigny, à l'Udpci dont les militants ont quitté le Pdci après le coup d'Etat et la formation du parti de Guéi. Donc, ce n'est pas un appel qui s'adresse exclusivement à Monsieur Fologo tel qu'il est formulé. Mais plutôt un appel qui s'adresse à tous les Ivoiriens qui ont été, à un moment donné, membres du Pdci.

Ca, c'est pour le fond. En ce qui concerne la forme, Monsieur Bédié qui totalise de nombreuses années de présence dans l'arène politique ivoirienne, sait que lorsqu'on est sérieux - je pense qu'il était vraiment au sérieux et sincère - ce n'est pas sur la place publique, dans un discours au détour d'une phrase, qu'on fait ce genre de choses. En ce qui concerne le Rppp, vous savez le traitement qui a été réservé à notre président depuis 2000 : humilié, insulté, traité de moins que rien, et il a attendu pendant 8 ans (de 2000 à 2008), il n'a jamais eu aucun contact avec Monsieur Bédié qui n'a jamais pris aucune initiative, même pas un coup de fil. Pour se marier, il faut être à deux. Et, vous êtes journaliste, vous vous souvenez lorsque le 29 mai dernier, à l'hôtel Ivoire, le président Fologo a annoncé qu'il transformait son Mouvement de paix en parti politique, le journal du Pdci a écrit :

«Enfin, Fologo libère le Pdci». Autant, ils considèrent qu'on les a libérés, autant nous considérons aussi qu'ils nous ont libérés. Parce que vous n'êtes pas sans savoir qu'en dehors de Monsieur Fologo qui a été maltraité, humilié ; des militants du Pdci de l'époque ont été radiés du parti. Et ça été formalisé par les instances du Pdci, publié dans les journaux et jusqu'à présent, ils n'ont pas eu la preuve du contraire.

Donc, lorsqu'ils ont écrit qu'ils sont enfin libérés, nous aussi nous sommes libérés. Donc vive la liberté.
Propos recueillis Par Emmanuel Kouassi
Scandale dans la filière café-cacao : « QUE LES VRAIS COMMANDITAIRES SOIENT DEBUSQUES », SOUHAITE BEDIE
 
Frat-Matin - 28 Aug 2008  

Mercredi à Katiola, le président du PDCI s'est élevé contre le scandale financier révélé dans la filière café-cacao. « Nous suivons avec une attention particulière les événements en cours dans la filière café-cacao et espérons que les vrais commanditaires de cette vaste escroquerie dans la filière seront débusqués afin d'éviter que seuls les exécutants en soient tenus responsables », a déclaré Henri Konan Bédié.

La veille à Béoumi, le leader du PDCI avait déjà indiqué que l'« exigence » du PDCI, face à la situation « est que la justice s'attache en toute probité et en toute indépendance à dire le droit ». Au passage, Henri Konan Bédié n'a pas manqué de saluer Jacques Mangoua, un des dirigeants de la filière actuellement incarcérés qui, a-t-il dit, « avec de faibles moyens s'efforce d'entretenir les infrastructures de base », en tant que président du Conseil général du département de Béoumi.

Indemnisation des victimes de guerre : l'autre « bataille » de Bédié

Tout en prônant le pardon et la réconciliation, le président du PDCI souhaite vivement que les personnes déplacées du fait de la guerre regagnent leurs localités d'origine. C'est pour Henri Konan Bédié, une « bataille » qu'il faut mener. « Je lance un appel au gouvernement pour qu'il soutienne la réconciliation des communautés en respectant son engagement d'aider au retour et à l'établissement des déplacés, d'indemniser toutes les victimes de la guerre », a en effet affirmé M. Bédié à Béoumi. A Katiola, comme auparavant à Brobo et Sakassou, il a soutenu que le retour des déplacés de guerre relève de « la responsabilité » du gouvernement. La forte mobilisation des populations au cours des meetings du président du PDCI cache difficilement le faible niveau de peuplement actuel des localités visitées. A la suite des « affrontements fratricides », nombreuses sont les personnes rescapées qui ont quitté leurs habitations habituelles pour trouver refuge ailleurs. A Brobo, Sakassou, Béoumi et Katiola, l'on peut constater des services et domiciles désaffectés. Les hautes herbes y règnent en maître. A Bouaké, des îlots entiers sont déserts, la journée. Aussi, le trop faible éclairage public contribue-t-il à éloigner les populations de certains quartiers. Sans oublier les coupures fréquentes d'eau qui sont loin de rassurer. La question du manque d'eau, les populations de Sakassou affirment la vivre avec acuité. Barthélemy KOUAME / Envoyé spécial dans la Vallée du Bandama

Le président Henri Konan Bédié, hier, à Béoumi : “Le FPI a fait le choix de la guerre”
Le Nouveau Réveil - N°2006 - mercredi 27 août 2008 - onsieur le Secrétaire Général du PDCI-RDA,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Distingués Chefs traditionnels de Béoumi,
Monsieur le Délégué départemental de Béoumi,
Honorables membres des Instances du PDCI-RDA,
Vaillants Secrétaires généraux de Sections,
Madame la Présidente et les Membres de l'UFPDCI,
Monsieur le Président et les Membres de la JPDCI,
Mesdames et Messieurs, les Présidents des mouvements de soutien au PDCI-RDA,
Frères et Sœurs,
Militantes et militants du PDCI-RDA,
Populations de Béoumi.

Aujourd'hui 26 août 2008, je suis à nouveau à Béoumi ! Cela fait exactement treize ans. Mais je garde encore vivace la mémoire de la visite que j'ai effectuée ici même, le 18 août 1995. Je me souviens encore de la chaleur exceptionnelle et de la spontanéité de votre accueil.
La grande fête de famille à laquelle nous avons droit depuis notre arrivée dans la Vallée du Bandama se poursuit aujourd'hui à Béoumi et nous plonge aux sources des trésors spirituels de l'histoire et du patrimoine culturel du peuple Baoulé-Kodè.
Cette liesse populaire me touche profondément et c'est avec une vive émotion, une grande joie que mon épouse, la délégation qui m'accompagne et moi-même, ressentons cette manifestation de fidélité, de fraternité et d'amitié.

Malgré la longue période de séparation qui a été pour tous, hommes, femmes, jeunes, cadres, des moments douloureux, des moments de grandes afflictions et de souffrances, je reçois, ici encore, la confirmation et le témoignage de votre volonté d'union dans le parti, de votre attachement à ses valeurs fondatrices, de votre engagement à construire avec confiance l'avenir. Vous démontrez ainsi votre foi dans le PDCI-RDA. Vous apportez la preuve que les actions que le PDCI-RDA, parti fondateur de la Côte d'Ivoire moderne, a menées à la tête de l'Etat ont été bien comprises partout. Cela nous conforte dans l'idée que le parti de Félix Houphouët-Boigny doit reprendre son œuvre de construction, de développement et de modernisation de la Côte d'Ivoire pour lui redonner la place qui est la sienne dans le concert des nations.

Je vous en remercie de tout cœur et vous félicite pour votre mobilisation exemplaire.

Ce matin, le PDCI-RDA vous exprime, par ma voix, sa profonde compassion pour les dures épreuves que vous avez endurées depuis décembre 1999 et singulièrement lors des affrontements fratricides de 2002. Je salue les autorités politiques, administratives, militaires, coutumières et religieuses qui rehaussent de leur présence distinguée la rencontre de ce jour.

Je voudrais, à présent, me souvenir avec vous de nos pionniers, des militantes et des militants qui nous ont quittés. Permettez-moi de faire mention spéciale de Messieurs Blessy N'Guessan Blaise, ancien député, Secrétaire général de section, membre fondateur du PDCI-RDA et membre du Syndicat Agricole Africain (SAA), de M. Salif Koné, ancien instituteur, Permanent de la section de Béoumi et également membre du Syndicat Agricole Africain et du PDCI-RDA.

Comment ne pas citer Attoungblé Kouadio Jean, chef de canton émérite, compagnon et ami de Félix Houphouët-Boigny, représentant local du Syndicat Agricole Africain. Je salue également la mémoire de Tiémoko Traoré, premier instituteur de la région, militant de la première heure du PDCI-RDA. Je n'oublie pas Lombard… et Sounkalo…. dont les mérites au service du parti sont passés à la postérité. Toutes ces hautes figures habitent nos mémoires et leur exemple demeure comme une référence, un encouragement à poursuivre dans la dignité l'œuvre émancipatrice et de développement de la Côte d'Ivoire qui a été leur raison d'être.

Mesdames et Messieurs,

Je salue donc toutes les familles éplorées et les assure de ma solidarité.
Je vous demande d'observer une minute de silence en la mémoire de ces illustres disparus.
Je vous remercie !
Chers frères et sœurs de Béoumi

Je sais combien vous avez souffert ici et je sais à quel point vous êtes inconsolables. Cependant, nous devons accepter de faire le deuil de nos morts, panser nos blessures, oublier nos peines et pardonner. La rancune et la volonté de vengeance avilissent. Et je sais combien le peuple de Béoumi est capable de transcender ses douleurs et ses peines, au nom de l'unité de la nation ivoirienne dont le salut passe par le pardon mutuel. Je sais que vous m'avez entendu, parce que votre passé vous prédispose à la réconciliation, au pardon et à la solidarité sans laquelle on ne peut bâtir durablement. Par son cosmopolitisme et l'interpénétration des ethnies, Béoumi est depuis sa fondation au XVIIIè siècle, un carrefour des peuples. La fertilité de son sol en a fait le grenier prédestiné de la Vallée du Bandama pour les vivriers, les fruits et légumes.

Le barrage de Kossou et le plan d'eau de son lac, la disponibilité des blocs culturaux de l'ex-AVB sont autant de facteurs favorables à l'intensification de l'agriculture et à l'essor de l'élevage et de la pêche. Ces atouts qui naguère avaient attiré tant d'immigrants et favorisé l'essor de l'économie de Béoumi demeurent et devraient faciliter le renouveau de toute la région.

Lorsque j'avais pris connaissance des doléances contenues dans votre livre blanc de 1995, j'ai réaffirmé mon souci de désenclaver les régions de notre pays en vue de consolider la cohésion nationale dont le PDCI-RDA avait fait une exigence. J'avais alors exprimé le désir de reconstruire "ici sur le Bandama, un pont qui servira la fraternité des peuples entreprenants et divers, réunis dans ce bassin ivoirien très peuplé et très riche de potentialités. Un pont auquel vous donnerez le nom de Pont-Neuf des peuples fraternels. " (HKB : Discours et messages à la nation ivoirienne, tome 2, p.334)
Oui, à Béoumi, je rêve d'une Côte d'Ivoire où chaque Ivoirien nourrit l'ambition d'être un " homme-pont " pour servir de viaduc à la fraternité humaine, à la solidarité, à l'hospitalité.

Oui, en dépit des vicissitudes de l'histoire et de la vie politique en Côte d'Ivoire, je suis habité par le sentiment que Béoumi n'a pas perdu son âme et que celle-ci a conservé toute sa vitalité ancestrale pour demeurer le catalyseur de l'unité nationale, de la stabilité politique et de la coexistence dans la paix des populations.

Il nous faut protéger cette âme exemplaire. Préservons donc l'âme et l'unité de la Côte d'Ivoire. C'est notre devoir national. Je lance un appel au gouvernement pour qu'il soutienne la réconciliation des communautés en respectant son engagement d'aider au retour et à l'établissement des déplacés, d'indemniser toutes les victimes de la guerre. Cela relève de sa responsabilité.

Chers frères et sœurs de Béoumi

Avec les atouts de son terroir, Béoumi occupe encore une place de choix pour la mise en œuvre de notre politique d'autosuffisance alimentaire. Je m'engage, dès le retour aux affaires de notre parti, le PDCI-RDA, à veiller à ce que ces préoccupations soient satisfaites pour entraîner le développement dont la politique désastreuse du FPI vous a privé. Vos doléances, consignées dans votre livre blanc de 1995, comme vous le savez, avaient commencé à connaître un début de réalisation. Malheureusement, toutes ces actions ont été brutalement interrompues en décembre 1999. De plus, les affrontements fratricides de septembre 2002 sont venus aggraver la situation et mettre à mal toutes les réalisations entreprises depuis l'AVB.

Chers frères et sœurs de Béoumi,

Vous savez que le FPI, dans sa volonté de confisquer le pouvoir, a fait le choix de la guerre au lieu d'assurer la protection des populations. Vous savez également qu'avec un budget annuel de plus de 2000 milliards, le FPI n'a rien réalisé pour le peuple de Côte d'Ivoire. Par exemple, le Budget annuel alloué à l'ensemble des Conseils généraux ne dépasse guère les 30 milliards de nos francs alors que le budget de souveraineté de M. Gbagbo seul s'élève à plus de 60 milliards !

L'une des raisons de la crise en Côte d'Ivoire et de ses effets sur le niveau de vie des Ivoiriens trouve sa source dans cette gabegie monumentale qui a fait du FPI un régime de la prédation systématique des ressources de l'Etat. La Côte d'Ivoire et les Ivoiriens savent à présent dans quel gouffre cette politique désastreuse les a conduits.

De plus, trop de sang a été versé en Côte d'Ivoire. Trop de malheurs nous ont inutilement frappés. Il faut y mettre fin par un vote sanction contre ceux là-mêmes qui, pour se maintenir au pouvoir et s'enrichir dans l'illégalité, ont commis les pires des crimes contre le peuple.

Alors que le PDCI-RDA a fait du dialogue le socle de sa politique, le FPI, en choisissant de régner par le glaive, a maculé ses mains du sang des Ivoiriens. Est-il besoin de mentionner les charniers par lesquels le régime a inauguré son avènement, les massacres indiscriminés des 25, 26 mars 2004, les crimes crapuleux perpétrés par les milices tribales, les escadrons de la mort, l'assassinat et la disparition de journalistes, le bombardement des populations de Bouaké, enfin le scandale de l'épandage des déchets toxiques à Abidjan et ses environs pour faire de l'argent sur la mort des Ivoiriens!

Le constat est clair : dans ce que le FPI a présenté avec désinvolture comme " la Côte d'Ivoire utile ", nous n'étions pas là-bas au paradis et vous, ici, en enfer !

Avec un bilan aussi monstrueux, comment certains peuvent encore, de façon surréaliste, venir vous demander de reconduire le régime FPI ?

En vérité, le propre des surréalistes et des rêveurs est de croire et de faire croire qu'il est réaliste de demander l'impossible !

En réalité, le FPI refuse aux populations ivoiriennes le droit de se donner librement les dirigeants de leur choix. En faisant planer l'hypothèque de la guerre, il pense pouvoir tenir le peuple en laisse pour le priver de la possibilité des choix démocratiques que la Constitution lui autorise.

Ainsi pour le bonheur personnel de ses dirigeants, le FPI veut prolonger nos souffrances, bloquer la croissance et le développement économique et sociale de la nation, aggraver le délitement de l'école, ruiner le système sanitaire, désorganiser l'armée, détruire nos infrastructures économiques, laisser à l'abandon nos pistes villageoises et j'en passe…

Nous devons dire NON à une telle forfaiture ! Aucune fatalité ne nous condamne à nous soumettre sans résistance à un système, à un régime que nous jugeons ignoble et inhumain !

Préparons-nous à reconquérir nos libertés que le FPI veut confisquer par ses atermoiements, en nous mobilisant pour lui arracher la tenue d'élections transparentes, démocratiques et justes le 30 novembre 2008. J'invite tous les responsables, les militants et les sympathisants à renforcer les rangs du PDCI-RDA en vue de notre succès, de notre victoire aux prochaines élections.

Pour cela, vous devez vous faire identifier massivement et disposer de tous vos documents électoraux en participant aux audiences foraines, à l'identification et au recensement électoral.
L'avenir du pays dépendra de ces gestes simples mais décisifs qui détermineront la capacité du peuple à maîtriser son avenir. Participez donc aux séances de rattrapage des audiences foraines.
Ne remettez à personne vos extraits d'acte de naissance ni vos jugements supplétifs. Pour obtenir votre carte nationale d'identité et votre carte d'électeur, vous devez vous rendre en personne dans les lieux d'enrôlement et d'identification pour vous faire photographier et faire relever vos empreintes digitales. J'insiste particulièrement sur votre participation personnelle à ces opérations car nul ne peut le faire à votre place. Chers compatriotes,

Il nous faut nous ressaisir pour reconstruire l'unité de notre pays défiguré. Nous devons relever les défis de la modernisation et du développement auxquels la Côte d'Ivoire est confrontée. Cela ne peut se faire qu'avec la paix retrouvée et dans la réconciliation.

Je ne saurais terminer mon message sans féliciter le Conseil Général de Béoumi et notamment son Président M. Mangoua Jacques qui, avec de faibles moyens, s'efforce d'entretenir les infrastructures de base afin de soulager les populations. Les difficultés qu'il traverse aujourd'hui ne peuvent occulter sa compétence, ses qualités d'homme d'honneur et de gestionnaire reconnu. Notre exigence, face à sa situation actuelle, est que la justice s'attache en toute probité et en toute indépendance à dire le droit. Je félicite également tous les cadres de notre parti qui s'attellent au soutien, à la formation et à l'encadrement de nos militants. Je les exhorte à poursuivre leurs efforts. Car c'est de cette persévérance dans l'engagement que résultera notre victoire au soir du 30 novembre 2008. Sympathisantes et sympathisants du PDCI-RDA, je compte sur vous. Militantes et militants du PDCI-RDA, Hommes, Femmes, Jeunes de Béoumi, je compte sur chacun de vous. J'invite au rassemblement, à l'union et à la cohésion, chaque militante et chaque militant. Unis et déterminés, prenons l'engagement de reconstruire la Côte d'Ivoire. En avant vers un avenir meilleur pour une Côte d'Ivoire respectueuse de la vie humaine, une Côte d'Ivoire d'amour, d'hospitalité et d'espoir tournée vers le progrès pour tous et le bonheur pour chacun dans l'union, la solidarité et la fraternité.

Vive Béoumi !
Vive la Vallée du Bandama !
Vive le PDCI-RDA !
Vive la Côte d'Ivoire !
Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA  
Meeting du président du PDCI a Sakassou - Le discours que Bédié n'a pu lire

mercredi 27 août 2008 - Par Le Matin d'Abidjan -

Il choisit de jouer la carte de l'extrême prudence. Bédié qui est en tournée à Bouaké biffe des pans entiers de ses discours pour éviter de fâcher les FN.

Il a retenu la leçon. Konan Bédié qui a subi le courroux de l'ex- rébellion l'année dernière après ses attaques contre l'accord de Ouaga, est rentré dans les rangs. Il l'a démontré avant-hier, lors de son escale à Sakassou. Dans cette ville, capitale de la notabilité Baoulé, le patron du PDCI qui est en pré-campagne avait prévu tenir des propos des plus virulents à l'encontre de Soro Guillaume et ses soldats. Notamment, le ‘'Sphinx'' de Daoukro tenait à se montrer solidaire des populations locales qui ont subi de nombreux revers au début de la crise politico-armée. L'opinion se souvient encore du 6 mars 2003. Ce jour là, neuf femmes, danseuses d'Adjanou (danse traditionnelle) ont été froidement exécutées par des éléments du MPCI. Le péché des victimes : avoir exécuté un rite mystique censé provoquer la déroute militaire du mouvement rebelle.

Les insurgés d'alors ont aussi profané des objets sacrés dont le tam-tam royal des Baoulé. Henri Konan Bédié, qui, dit-on s'est longtemps désolé de cette situation dans la contrée, n'a pas eu un mot de compassion pour les habitants de Sakassou, gardiens de la tradition Baoulé. Et la tournée du PDCI qui se déroule en ce moment devrait être l'occasion de rectifier le tir. Mais aussi et surtout de condamner publiquement les auteurs de ce crime de lèse-majesté. Konan Bédié a pu peut-être se faire pardonner son silence, à l'issue du long tête à tête qu'il a eu avec la cour royale ce lundi. Mais il n'a pu désavouer les forces nouvelles, comme prévu dans son discours. De fait, l'ancien chef de l'Etat a soigneusement évité de lire le passage qui fustige vertement l'acte du MPCI. « As