August 13, 2008
ACCUEIL PDCI NEWS RDR NEWS FPI NEWS FORCES NOUVELLES VICTIMES GUERRE NOS CONTACTS
Copyright 2004©LeConservateur.net All rights reserved. Privacy policy

 

LeConservateur.net
“ LA PAIX, CE N'EST PAS UN VAIN MOT MAIS UN COMPORTEMENT ”
IDEOLOGIE
 
LIVRE
SHENKA
 
PUBLICITE
Présente
"J-Roger Recoit" Micro ouvert exclusive
DEBAT AFRICAIN
Cliquer sur la radio pour écouter nos émissions
Cliquer sur la radio
Pour participer appelez
Le Numero
712-432-3900

code d'accès

2136318
suivi de la touche #
 

Les Bonnes affaires
VENDRE OU ACHETER
Tel: 240-351-6471
 
 
 
 
 
 
Identification : LE PDCI ASSIGNE LE FPI EN JUSTICE
14 Aug 2008 - Frat Matin - Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) a assigné le Front populaire ivoirien (Fpi) en justice, pour «fraude» sur le processus d'identification. Manifestant son désir de mieux comprendre l'«opération inondation», lancée par le parti au pouvoir. La plainte «est datée du 6 août 2008, avec pour objet : dénonciation de fraudes sur actes d'état civil. Elle est adressée à monsieur le procureur de Gagnoa, qui est responsable du tribunal d'Oumé», a déclaré le secrétaire général du Pdci, mercredi au cours d'une conférence de presse animée au siège de son parti à Cocody. «Nous ne comprenons pas les dessous de tout cela mais ce que nous savons, c'est que cela (l'opération inondation) ressemble et c'est sûrement des tentatives de fraude», a soutenu Alphonse Djédjé Mady. Pour le Pdci, le Fpi a lancé l'«opération inondation», «après ses tentatives avortées de substituer l'Institut national de la statistique (Ins) à la Commission électorale indépendante (Cei) dans la gestion du processus électoral…et son échec dans sa volonté de tripatouiller le fichier électoral 2000». Au cours de sa conférence de presse, M. Djédjé Mady a présenté des documents pour soutenir la position de son parti. Il s'agit notamment d'un registre dont la couverture porte le logo du Fpi, et
d'«expéditions délivrées lors des audiences foraines» et datées de 2005. Ces documents ont été ramenés de plusieurs localités dont Djébonoua, Oumé et Saïoua, a précisé le secrétaire général du Pdci. Outre le tribunal, le Pdci affirme avoir saisi le gouvernement, la CEI, la Commission nationale de supervision de l'identification (Cnsi), ainsi que le facilitateur de l'Accord politique de Ouagadougou. «Le Pdci demande au gouvernement de rendre, sans délai, effective la gratuité de l'opération d'identification des populations», a par ailleurs insisté Alphonse Djédjé Mady. Expliquant que ladite gratuité «est mentionné dans l'Accord politique de Ouagadougou». Barthélemy Kouamé
Tournée du président Bédié dans la Vallée du Bandama - Rendez-vous du 24 au 31 août
 mercredi 30 juillet 2008 - Par Le Nouveau Réveil - Il y aura, très bientôt, de quoi faire hurler Affi N`Guessan, président par procuration du Fpi. En effet, du 24 au 31 août 2008, soit quelques jours après le 48ème anniversaire de l`Indépendance conquise par le président Houphouët-Boigny, son successeur Henri Konan Bédié foulera le sol de la Vallée du Bandama. Abandonnées aux mains des rebelles au motif que, selon le chef de l`Etat Laurent Gbagbo, elles les ont favorablement accueillis, les populations de cette région sinistrée vont communier avec le leader du Pdci. Le candidat du parti éléphantesque va sillonner tour à tour Sakassou, Béoumi, Katiola, Dabakala et Djébonoua pour redonner goût à la vie et espoir à ces Ivoiriens. Chaque étape de cette tournée dans la Vallée du Bandama sera marquée par un meeting.
L`apothéose se fera à Bouaké le 30 août 2008. La direction du Pdci est à pied d`œuvre depuis peu pour conduire les préparatifs. A cet effet, Maurice Kakou Guikahué, secrétaire général adjoint chargé de l`organisation et de la mobilisation, tiendra avec les délégués des départements concernés, une réunion de travail le vendredi 1er août prochain. Dès que le programme définitif sera arrêté, une conférence de presse portant sur les menus détails, sera organisée pour tenir informée l`opinion nationale dont fait quand même partie le Fpi. Comme on peut le percevoir, il se prépare une autre étape de l`Ouragan qui va balayer le régime des refondateurs au terme du scrutin du 30 novembre 2008.

MARC KOFFI
Présidentielle 2008 : Pourquoi Henri Konan Bédié est le meilleur candidat et pour quoi faire ?
Le Nouveau Réveil - N°1930 - mercredi 28 mai 2008 - Qui Henri Konan Bédié est le meilleur candidat parce que de nous tous il est l'un des rares qui soit doté d'un très grand esprit d'homme d'Etat avec une dimension humaine, sociale et fait d'une profonde réflexion, pondéré dans les décisions comme dans les propos. Pointu dans tous ses raisonnements faits de recherches, de qualité et surtout de vérité moins sectaire dans son genre et généralement dans les affaires de l'Etat. Il n'est point question de parler de Henri Konan Bédié pour le faire connaître davantage, si ce n'est que pour la génération d'à l'heure actuelle qui peut en fait en avoir besoin.
Il aime beaucoup son pays comme son prédécesseur Feu l'Illustre Président Félix Houphouët-Boigny qui, du fond du cœur, avait toujours souhaité que ce pays soit doté d'infrastructures modernes et de qualité. Henri Konan Bédié est en fait un homme très simple, honnête en qui tous les principes sont basés sur la vérité sans tricherie ni fioritures afin de tendre vers les objectifs escomptés. L'on constatera qu'il est très attaché au monde paysan et à la terre d'ailleurs où au temps de sa gestion aux affaires de l'Etat, il avait à Bouaké doté de la Côte d'Ivoire un outil appelé "Marché de gros " une sorte des Halles des pays du Conseil de l'Entente pouvant les éviter de connaître une pénurie de production de denrées, de produits vivriers et vitaux.

Il est l'homme de la situation parce que d'abord la Côte d'Ivoire est un pays fragile, qui a besoin d'un homme au savoir-faire qui ne saurait souffrir de toute forme de médiocrité mais surtout fait d'expertise et de grandes expériences dans cette période de globalité économique où tout s'interpénètre avec beaucoup de facilité, de fluidité et de rapidité.
C'est Henri Konan Bédié qui correspond le mieux au challenge de l'économie moderne et sociale dans le pays compte tenu de son passé sur les grandes réflexions qui ont concouru au bâtissement de l'économie des perspectives 2000 qui ont donné naissance aux fondamentaux économiques, solides qui ont su résister, malgré les vents et marées, d'un faux coup d'Etat de 1999 contre un gouvernement élu démocratiquement alors à dix mois des élections et un autre matraquage en 2002 du pouvoir en place par une mystérieuse rébellion qui vit le pays coupé pendant 5 ans en deux, et deux modes de fonctionnement économique et social.
Il incarne majestueusement la paix et le bonheur auxquels nous aspirons tous dans nos diverses communautés. Et le pays n'a point besoin de ces expérimentations politiques car les retrouvailles avec la crédibilité internationale étant très longues au point à faire naître, dans ce pays aux succès faits d'agriculture à tous les niveaux, les germes d'une famine et de cherté de la vie.

Henri Konan Bédié pour quoi faire ?
En effet, comme je le disais plutôt, il s'agit d'un challenge et de bâtissement de l'économie moderne dans une Côte d'Ivoire confrontée à une globalisation rigoureuse, dans ses principes et dans sa philosophie. Il est bien placé car lui connait bien la méthode d'emploi non seulement pour avoir été l'artisan des perspectives en 2000 et l'industrialisation de la Côte d'Ivoire, n'eût été son départ brusque du pouvoir au poste où il était ; 35 sociétés d'Etat n'auraient jamais été dissoutes en 1977 au lieu de les vendre comme actifs privatisables aux Ivoiriens qui en seraient devenus des gestionnaires, des acteurs et propriétaires à part entière et créateurs d'emplois.
C'est l'architecte de la méthode d'application de l'initiation à la notion de MBA en Côte d'Ivoire en pensant aux économies modernes du futur tout en se référant aux universités américaines pour l'avenir. C'est ainsi que toute une floppée d'étudiants ivoiriens furent orientés à Syracuse aux Etats-Unis. Il crée dans le secteur de la distribution où il pense à la commercialisation et à la répartition avec les centres commerciaux du Programme d'Action Commercial (PAC) les produits ivoiriens des quatre coins du pays diffusés dans le même temps.
Toujours avec son grand esprit fait d'anticipation, pour ne pas paraphraser ici Feu le Professeur René Remond de Sciences Pô " La politique étant le fait de savoir gérer l'imprévisible et de savoir anticiper " où nous constatons cette application en économie, c'est ainsi qu'alors que la Côte d'Ivoire qui n'avait aucune goutte de pétrole, il conçoit que ce pays soit doté des mécanismes de production et de transformation de produits pétroliers donc en obtenant là, l'arme de demain en l'occurrence et, n'ayant déjà pas aussi les ressources humaines en la matière,
Ceci se pourvoit dans la masse estudiantine à destination des USA.
C'est à croire qu'un homme d'Etat à travers les âges d'une nation ne se fabrique pas très facilement et à tout va.
C'est une question de décennie et voire plusieurs.
Il pensait déjà au groupe SOGIEXI (Société de gestion ivoirienne économique et d'expansion) qui donnait naissance aux produits en provenance de cette Corée du Sud qui avait en même temps que la Côte d'Ivoire le même taux de croissance. Cette Corée qui est aujourd'hui propriétaire de marques comme SAMSUNG, LG, HYUNDAI… donc faisant partie des pays émergents et sans oublier le naissant grand Japon d'aujourd'hui avec des moteurs comme Nissan ou Toyota qui faisait partie de cette dynamique qu'incarnait la société PREMOTO. Parti pour la Banque Mondiale comme conseiller spécial du gouverneur Robert MC Namara, sur ses indications très remarquées au gouverneur de ladite institution, pour donner une impulsion nouvelle aux économies des pays en voie de développement selon cette appellation reconnue à l'époque la S.F.I (Société de Financement International) en soutien aux entreprises privées comme quelques parapubliques fut instituée. Il fait lui-même presque la même chose étant aux responsabilités ou dans un discours de 1997, il se proposait de permettre aux banques de soutenir le secteur privé créateur d'emplois dans le cadre de la lutte du plan recul de la pauvreté en Côte d'Ivoire Il faut surtout noter que la candidature d'Henri Konan Bédié n'a pour objet autre que de redresser la barre car il y va de la vie de plusieurs générations qui seraient en péril si non.
SYRUS  

 
Hommage aux doyennes de l`UFPDCI France/ Le Ministre Kobenan Adjoumani : “Le pouvoir FPI est inspiré de Satan”
Le Nouveau Réveil - N°1929 - mardi 27 mai 2008 - Les doyennes de l`Union des Femmes du Parti Démocratiques de Côte d`Ivoire (UFPDCI) de France ont été honorées le samedi 24 mai dernier. La coordination locale dirigée par Mme Akoun Camille, sous la coprésidence des ministres Patrick ACHI et Adjoumani Kobenan, a organisé une cérémonie en hommage à ces dames qui, depuis des lustres ont consenti leur énergie et leur vie pour le parti. Une occasion pour le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani d`entretenir les militants de Paris sur la santé du parti et les actions du président Aimé Henri Konan Bédié.
La fête des mères 2008 a connu une coloration particulière pour les doyennes de l`UFPDCI France. C`est la date choisie par Mme Camille Akoun, présidente de l`UFPDCI France, et son équipe pour leur rendre hommage, pour saluer leur dévouement à la cause du parti depuis des années. Cette cérémonie placée sous la coprésidence des Ministres Patrick ACHI et Kobenan Kouassi Adjoumani et parrainée par la présidente nationale de l`UFPDCI, Mme Dao Henriette Coulibaly
a connu un franc succès. C`était une démonstration de la vitalité du PDCI-RDA sur la plate-forme parisienne. La salle Rotonde située au 120 rue de la Fayette, dans le 10è arrondissement de Paris a refusé du monde. La preuve que le travail de sensibilisation et de mobilisation entrepris par la déléguée générale France Mme Léontine HOWA donne des fruits. C`est d`ailleurs ce message de sensibilisation que la déléguée de France a encore lancé dans son discours de bienvenue : " Je voudrais encore une fois, aujourd`hui, lancer un appel au rassemblement, à la cohésion et à l`unité de tous les militants pour se mettre en ordre de bataille. Parce que les sorciers d`en face ont mis les dispositifs en place dans toutes les représentations consulaires pour organiser la tricherie à grande échelle. Donc soyez prêts. " A-t-elle prévenu avant de s`interroger : "Pendant qu`ils ont suspendu les cartes consulaires, qui vous dit qu`ils n`en font pas pour leurs gens ? " Les militants qui se complaisent dans les jugements de leurs leaders n`ont laissé Mme HOWA indifférent. " Nos militants, a-t-elle conseillé, qui ont l`habitude de juger nos leaders, je vous demande d`arrêter. Ne soyez pas les vampires de votre parti. Mettons-nous en ordre de bataille pour aller aux élections présidentielles du 30 novembre 2008. Parce que, a-t-elle menacé, cette fois, s`il n`y a pas d`élection Gbagbo dégage. S`il ne dégage pas, nous prendrons la rue au prix de notre vie. " De quoi galvaniser les militants venus nombreux. Les femmes étaient à l`honneur et c`est la présidente de l`UFPDCI-France Mme Camille Akoun, qui s`est réjouie de les voir nombreuses dans la salle et a trouvé les mots justes pour les saluer. " Ce jour de 24 mai est pour nous les femmes, un jour béni (...). Ne dit-on pas que derrière un grand homme se cache une grande femme ? Que deviendra ce grand homme sans la grande femme ? La femme est la vie, la femme porte la vie, la femme donne la vie, la femme respecte la vie, elle est le début et la fin. Ne dit-on pas qu`éduquer une femme, c`est éduquer une nation ? Je dirais que la femme est le moteur de la société. " A-t-elle résumé. Les doyennes étaient à l`honneur. Et la présidente de l`UFPDCI France a donné les raisons de cet hommage. " Chères doyennes et chères mères, je voudrais par ma modeste voix vous transmettre les remerciements du président Henri Konan Bédié, qui est peut-être loin de vous, mais près du cœur dans ses pensées. Je voulais vous dire merci d`être venues et " yako " pour tout ce que vous avez souffert, pour les difficultés que vous avez bravées pour l`avancée de votre parti. Merci pour le travail abattu, nuit et jour, sous la pluie et sous le vent. Vous avez tout donné, votre amour, votre cœur. Vous êtes le socle du PDCI-RDA en France. " Malheureusement, ce qui faisait la fierté de ce travail des femmes, c`est-à-dire la belle Côte d`Ivoire est défigurée par le régime des refondateurs. D`où cet appel de Mme Camille Akoun "Je voudrais vous dire chères doyennes et chères mères, vous savez comme moi que notre pays se meurt, nos parents se meurent. Il est temps que vous vous soulevez, il est temps que nous nous levons comme nos mères l`ont fait par la marche glorieuse et historique sur Grand Bassam pour sauver notre pays. Oui ce que femme veut, Dieu veut. Nous avons perdu beaucoup de ce qui nous est cher. Nous avons souffert dans notre corps et notre âme et nous continuons de souffrir. L`heure est venue pour que nous les femmes décidions du destin et de l`avenir de notre pays ; et pour ce faire, nous devons nous lever comme une seule personne pour qu`au soir du 30 novembre, un nouvel air se fasse sentir, que les Ivoiriens aient l`impression de sortir d`un cauchemar. " A-t-elle conclu. L`intervention du Ministre Kobenan Kouassi Adjoumani était attendue. Comme à son habitude le compagnon fidèle du Président Bédié n`y est pas allé du dos de la cuillère pour fustiger Laurent Gbagbo et son pouvoir. " Le FPI est en perte de vitesse en Côte d`Ivoire. D`ailleurs, le secrétaire général de ce parti Miaka Ouretto a récemment confessé au cours d`un meeting public que la campagne sera rude. Il ne pensait pas si bien dire, car effectivement la campagne sera rude. La campagne sera très rude pour le FPI face au PDCI et au RHDP. La vérité est que les Ivoiriens dans leur immense majorité ont compris et continuent de comprendre que le FPI ne peut rien leur apporter d`autre que des chapelets de malheurs, que sont la misère, la pauvreté, la violence et la guerre. Les refondateurs ont fait la preuve part quatre de leur incompétence, de leur cupidité, de leur souci d`accaparer toutes les richesses du pays, et de les gérer comme on gère les biens d`une famille. Aujourd`hui à Abidjan, il y a autant de grosses cylindrées qu`à Paris. Les refondateurs collectionnent villas et voitures de luxe. Alors qu`ils sont incapables d`entretenir le réseau routier laissé par le PDCI. " A fait remarquer le président du conseil général de Tanda. Poursuivant son propos, le Ministre Adjoumani a dépeint l`état dégradant dans lequel le régime des refondateurs a laissé la Côte d`Ivoire. " Chères sœurs, chers frères, la refondation ne fait plus recette dans la mobilisation parce que les refondateurs ont trahi la Côte d`Ivoire et les Ivoiriens. L`école n`existe pratiquement plus, l`université est en panne, la santé est en péril avec des hôpitaux devenus des mouroirs, l`économie est au bout du gouffre, le nombre des Ivoiriens sans emploi s`accroît au quotidien, les Ivoiriens ne mangent plus à leur faim. Et quand ils ont osé marcher pour crier famine, pour dénoncer la cherté de la vie, le régime FPI a envoyé des policiers pour arroser à balles réelles les manifestants affamés, meurtris et aux mains nues. Comme résultat, il a été enregistré deux morts officiellement, et plusieurs blessés. Mais quand la mort survient en pareille circonstance, que fait-on ? Évidemment, l`on diligente une enquête en vue de sanctionner les criminels. Malheureusement, depuis que les bavures se multiplient à Abidjan, ou partout ailleurs en Côte d`Ivoire, personne n`est sanctionnée, parce qu`aucune enquête n`a pu aboutir. Je vous dis Mesdames et messieurs, que ce pouvoir n`est pas inspiré de Dieu, il est inspiré de Satan. Je crois que le régime FPI n`est pas fait pour gouverner. Il est fait pour être dans l`opposition. Parce que les habits du pouvoir ne leur vont pas. Ils sont rocambolesques dans ces tenues-là. C`est pour cela qu`il faut que vivement, le PDCI revienne au pouvoir. Regardez, les médecins, les élèves, les étudiants, les professeurs, les instituteurs, les planteurs, les ouvriers, les opérateurs économiques, les fonctionnaires et agents de l`Etat, enfin, tout le monde en veut à ce régime. Tous ont au moins une raison légitime de ne pas élire Gbagbo le 30 novembre 2008." Pour le ministre Adjoumani, face à cette situation, il faut se rassembler, se mobiliser pour que les élections se tiennent afin de chasser du pouvoir ces prédateurs de deniers publics. Car selon ses propos, si rien n`est fait, nous n`aurons plus de pays dans quelques années. C`est en ce sens qu`il a salué cette initiative de l`UFPDCI-France. " Il faut reconnaître que l`UFPDCI-France est l`une des rares organisations spécialisées du PDCI qui fait de la mobilisation, qui est sur le terrain. Je profite donc de l`occasion pour rendre un hommage à Mme le présidente Mme Akoun Camille et à son équipe. Aujourd`hui, je me réjouis d`être parmi vous et de constater que la graine qui a été mise en terre a bel et bien germé et est prête à donner des fruits avec l`élection imminente du président Henri Konan Bédié à la magistrature suprême. En effet, je suis heureux de réaliser avec satisfaction que du travail a été fait et que la coordination locale de l`UFPDCI dirigée par Mme Camille Akoun, aidée en cela par les dynamiques et vaillantes amazones, est une grande famille qui se porte bien. Que cette coordination est une réalité vivante et incontournable. Je veux dire une organisation bien structurée et solidement implantée dans vos cœurs ici dans l`hexagone. Je salue surtout Mme la déléguée Générale pour son implication personnelle à tous les rendez-vous de rassemblement de ses militants " a-t-il conclu. Les doyennes ne sont pas parties les mains vides de cette cérémonie qui était à leur honneur. En plus des diplômes, elles ont reçu chacune (elles étaient onze au total) un complet de pagne à l`effigie du parti comme cadeau à l`occasion de la fête des mères.

Jean Morel YOBOUET
Correspondant permanent à Paris  
 
Crise alimentaire : Déjà en 1996, le PDCI l'avait vue...
lundi 12 mai 2008 - Par Le Repère - Le régime PDCI-RDA du Président Henri Konan Bédié avait mûri une efficace politique agricole, qui à terme devrait permettre à la Côte d'Ivoire d'être autosuffisante dans presque tous les domaines agricoles. Concernant le riz et prévoyant déjà depuis 1994, une possible diminution de la production mondiale, le gouvernement d'alors avait élaboré un plan rizicole pour mettre le pays à l'abri du besoin à compter de 2002. N'eut été le coup d'Etat applaudi par Gbagbo Laurent et les siens, et si le plan rizicole avait été effectivement et totalement appliqué, la Côte d'Ivoire ne rencontrerait pas aujourd'hui cette hausse sauvage du prix du riz. Bédié et le PDCI avaient déjà la solution. Voici ce que le gouvernement Bédié a élaboré en 1996 pour l'autosuffisance en riz.
" En Côte d'Ivoire comme ailleurs, le riz est devenu une denrée de première nécessité dont la consommation croît très rapidement sous le double effet de l'augmentation de la population et de la consommation par habitant. " Le riz s'est imposé aux populations à cause de sa facilité de conservation, explique le responsable des programmes de développement du riz au sein du ministère de l'Agriculture et des Ressources animales, Ahmed Timité. C'est une sécurité pour toute la famille. Sa cuisson est facile. Les résultats sont là: avant l'indépendance, la consommation était inférieure à 30 kg par habitant et par an en Côte d'Ivoire; aujourd'hui, elle est de 60 kg avec des pointes de 74 kg et de 84 kg à Man, Daloa, Gagnoa et Abidjan. 60 % du riz importé sont d'ailleurs consommés par la seule ville d'Abidjan. Ailleurs, les besoins sont pour l'essentiel couverts par la production locale. "
Malgré les efforts accomplis (les superficies ont plus que doublé entre 1985 et 1989 pour atteindre 265 000 hectares) la production nationale ne parvient pas à rattraper la consommation intérieure de riz, le taux de couverture se maintenant entre 50 % et 60 % chaque année avec des importations annuelles de l'ordre de 350000 tonnes.
La libéralisation des prix du paddy (riz non décortiqué) produit localement, décidée en juin 1990, a constitué l'amorce d'une relance. Elle favorise une plus grande responsabilisation des différents opérateurs de la filière. Cependant, certaines contraintes n'ont pas encore permis d'atteindre le plein effet des mesures adoptées.
Avec une collecte réduite à 50000 tonnes par an, le taux de remplissage des rizeries industrielles ne dépassait pas 15,5 % en 1989, entraînant, du même coup, leur fermeture, d'autant que les subventions de l'Etat sont supprimées depuis 1988. En revanche, le réseau des décortiqueries artisanales traite efficacement 350 000 tonnes de paddy et écoule alors l'essentiel de la production intérieure commercialisée de paddy.
Le problème était que la filière concernait alors plusieurs intervenants dont les intérêts étaient parfois divergents: les producteurs de paddy; les structures d'encadrement d'Etat chargées de promouvoir la production locale qui ont pris, en 1977, la suite de la Soderiz; les opérateurs privés gestionnaires des rizeries industrielles appartenant à l'Etat; les opérateurs privés propriétaires de décortiqueries artisanales; et la Caisse de péréquation qui contrôle les importations de riz et leur distribution sur le territoire national.
La rentabilité insuffisante de la filière de transformation industrielle du paddy impliquait la recherche d'un compromis entre l'objectif de maîtrise du taux d'autosuffisance et l'objectif social d'approvisionnement des marchés urbains au moindre coût, résultat de la part occupée par le riz dans le budget des ménages.
Cela supposait la recherche d'une meilleure cohérence entre les politiques de production et d'importation et donc le remplacement du choix en faveur de l'import-substitution par le choix de la compétitivité accrue des filières nationales, permettant de ramener le niveau des importations à 25 % de la consommation nationale. Dans le cadre de la politique actuelle de désengagement de l'Etat et de libéralisation de l'économie, l'intervention de l'Etat se limite donc essentiellement à un appui technique et financier pour l'aménagement de nouvelles terres rizicoles.
Afin d'atteindre ces objectifs, le gouvernement oriente son programme sur la réactivation de l'effort de production, grâce à la modernisation des systèmes de production et l'amélioration de la productivité. La riziculture inondée est encouragée par la mise en valeur des petits bas-fonds et des grandes plaines. Les aménagements irrigués existants sont à réhabiliter et de nouveaux aménagements sont en construction, lorsque la contrainte foncière l'exige.
Par ailleurs, l'Etat doit parachever le processus de désengagement, par la privatisation effective des rizeries agro-industrielles. Quant aux conditions de concurrence entre le riz local et le riz importé, elles seront harmonisées grâce au relèvement de la fiscalité sur les riz blanchis de luxe et le riz cargo et grâce à l'élimination du système de péréquation du transport du riz importé.
Pour sa part, la politique d'importation et de production locale de riz retrouvera une certaine cohérence par le contrôle adéquat des importations permettant de limiter leur part dans la consommation nationale au strict minimum et par la mise en place d'une organisation interprofessionnelle pour la gestion de la filière.
Partout dans le monde, la situation rizicole est difficile. Le commerce du riz ne représente plus que 5 % de la production mondiale. Certains pays asiatiques, exportateurs nets, ont cessé tout commerce extérieur. D'autres sont devenus importateurs. Ahmed Timité estime qu'à l'horizon 2005-2010, le monde pourrait être confronté à une "très grave pénurie de riz ". " C'est pourquoi, explique-t-il, il nous faut produire de plus en plus pour couvrir nos besoins. Sinon, les réactions sociales pourraient être très fortes. "
Les chiffres s'imposent d'eux-mêmes. Pour atteindre une production de 2 millions de tonnes de paddy, permettant d'obtenir 1 million de tonnes, de riz blanc - les besoins estimés à 1 'horizon 2003-2005 -, il faut emblaver 776000 hectares de riz pluvial et 78000 hectares de riz irrigué. C'est sur le riz pluvial que va porter l'essentiel de l'effort. Il s'agit de le stabiliser au moins à hauteur de 45 % et de l'intensifier pour au moins 30 %. Les objectifs sont d'atteindre des rendements de 2,5 à 3 tonnes à l'hectare.
C'est la raison pour laquelle la Soproriz, qui est chargée de la promotion de la riziculture, entend développer une politique de proximité associant pleinement les paysans aux travaux d' aménagements mis en place sur les parcelles. Défrichement, canaux, coffrages, entretien... doivent être assurés par les "paysans structurés" au titre de leur contribution à l'investissement. C'est une nouvelle approche qui, déjà, a été testée sur des périmètres expérimentaux et qui donne de bons résultats.
La Soproriz, qui est une cellule de réflexion et d'action, a pour mission de coordonner les actions qui touchent à la riziculture publique ou privée. Elle identifie des projets, monte des dossiers, les soumet pour recherche de financement, assure le suivi des programmes qu'ils soient financés par l'Etat ou par les privés. C'est un rôle d'intermédiation entre l'Etat et les riziculteurs. Qu'il s'agisse de petits producteurs ou d'investisseurs de grande envergure tel ce projet chinois de 1 000 hectares et qui représente un investissement de l'ordre de 4,5 milliards de F CFA.
" Il n'est plus question de fournir des encadrements qui soient lourds à gérer et inefficaces sur le terrain. Il faut être en phase avec les besoins et partir de la réalité du terrain. Qu'il s'agisse d'un village tout entier ou d'un privé, nous avons pour mission d'identifier les projets et d'apporter une assistance qui vise, avant tout, à permettre aux riziculteurs de savoir gérer et de tenir un compte d'exploitation afin d'être bancables. Nous avons l'œil rivé sur les aménagements, les semences, les relations entre les micro-rizeries et les rizeries industrielles afin d'amener tout le monde à travailler ensemble. En fait, concrètement, nous induisons la réflexion. Pour le reste, nous sous-traitons. "
La Soproriz est une structure souple, directement rattachée au cabinet du ministre de l'Agriculture et des Ressources animales. La préoccupation de Ahmed Timité, aujourd'hui, est la production semencière. "Un travail d'artiste. Il faut soigneusement sélectionner les paysans chargés de la multiplication. " Il entend promouvoir les variétés de riz ivoirien. Il ne manque pas de souligner, non plus, que la libéralisation du commerce du riz ne conduit pas à l'anarchie. "La sélection des importateurs vise à une professionnalisation de cette activité et à son contrôle. " Les conditions fixées pour être importateur sont draconiennes. Il faut déposer une caution de 100 millions de F CFA pour tout lot de 10 000 tonnes. Et l'importation ne peut porter que sur des lots minimum de 10 000 tonnes. Autant dire que ce marché est dominé par les grosses entreprises de la place (Optide, Sifca...) tandis que les petites sont condamnées à se regrouper.
Quant à la privatisation des rizeries, elle arrive à son terme. Optide a repris Bouaké et San Pedro. La Sifca contrôle Daloa et Gagnoa. La Soderiz avait mis en place une capacité d'usinage de 440 000 tonnes, largement surdimensionnée. " Moins de 10% du paddy produit en Côte d'Ivoire passe par les grosses rizeries. La transformation industrielle n'est intéressante que dès lors qu'il s'agit de conquérir des marchés extérieurs. Sinon, la meilleure usine, c'est le mortier qui permet de traiter le riz conservé en épi dans le grenier et que l'on va chercher au fur et à mesure des besoins. Cependant, les productions étant en dents de scie, il faut parfois écrémer la production pour ne pas décourager les paysans. Et seules les grosses rizeries peuvent le faire ", souligne Ahmed Timité.
La politique rizicole qui vise à la privatisation totale de la filière va privilégier les micro-rizeries qui permettent de traiter les productions de champs de 100 hectares appartenant à des groupements villageois… ".
Hélas, pour des raisons politiciennes, après le coup d'Etat insensé, ce plan salvateur a été abandonné par la refondation qui a vite fait de léguer la question agricole au second plan de ses soucis. Les jeunes et travailleurs qui devaient être encouragés, sont endoctrinés et jetés dans les rues comme les boucliers de protection du pouvoir FPI.

Eddy PEHE
 
Le Président Henri Konan Bédié : “Si des gens tentent de vous empêcher de voter, défendez-vous”
Le Nouveau Réveil - N°1906 - lundi 28 avril 2008 - Le Président Aimé Henri Konan Bédié a livré le samedi dernier un message d'espoir et d'engagement aux militants du PDCI-RDA du département de Soubré. Hommages aux pionniers du parti dans la région de la Nawa, empêchement de vote sur les militants PDCI par ceux du FPI, mauvaise gestion des affaires de l'Etat par la refondation et l'invitation des militants PDCI à prendre leurs responsabilités pour accomplir leur droit de vote ont meublé le discours du Président Bédié. Monsieur le Secrétaire général du PDCI-RDA,
Monsieur le Délégué départemental, Vice-président du PDCI-RDA,
Honorables membres des Instances du PDCI-RDA,
Vaillants Secrétaires généraux des Sections du Parti,
Chers Présidents des comités de base du Parti,
Madame la Présidente de l'Union des Femmes du PDCI-RDA,
Mesdames les responsables départementales de l'Union des Femmes du PDCI-RDA, Coordination de SOUBRE
Monsieur le Président de la Jeunesse du PDCI-RDA,
Messieurs les Responsables départementaux de la Jeunesse du PDCI-RDA, Coordination de SOUBRE,
Mesdames et Messieurs les Responsables des Associations et Clubs de soutien au PDCI et à son Président,
Militantes et Militants du PDCI-RDA de SOUBRE,
Sympathisantes et Sympathisants du PDCI-RDA, résidant à SOUBRE
Militantes et Militants des Partis frères du Rassemblement des Houphouétistes pour la Paix, RHDP,
Mesdames et Messieurs,

C'est avec un réel plaisir que je me retrouve aujourd'hui dans la région de la Nawa à l'occasion de cette quatrième sortie, après DABOU, KOUMASSI, BOCANDA et YOPOUGON, tournées que j'ai entreprises depuis quelques mois auprès de nos militants dans les délégations départementales et communales de notre formation politique, le Parti Démocratique de Côte d'Ivoire.

En foulant le sol de cette région, j'ai une pensée particulière pour celui qui m'a succédé à la tête de la deuxième grande institution de notre pays, l'Assemblée nationale. Je pense à Charles BAUZA DONWAHI qui a marqué fortement SOUBRE dont il fut le premier magistrat. En ce jour de retrouvailles, je salue son épouse Thérèse YAMASSOU et ses enfants.

Je pense aussi à SERY KORE qui fut l'un des premiers fonctionnaires de la région, considéré comme le mentor de Charles BAUZA DONWAHI. Le PDCI-RDA sera éternellement redevable à son épouse, Madame Marie SERY KORE qui fut au-devant de la lutte pour la libération de la Côte d'Ivoire

Je pense également au Dr DJESSOU LOUGBO qui a été le premier à occuper le poste de ministre de la Santé dans notre pays.

Je vous prie de vous lever et d'observer une minute de silence en mémoire de ces valeureux pionniers et tous nos martyrs morts pour le PDCI.

Permettez-moi à présent de remercier cette foule immense de militants et de sympathisants et plus généralement la population du département de SOUBRE et de ses environs. Je salue et je sais qu'ils sont nombreux ici ce matin, ceux des départements voisins de la région du Sud-Ouest qui ont effectué le déplacement pour prendre part à cette rencontre.

Mais je veux remercier tout spécialement le maître d'œuvre de cette magnifique rencontre, le Délégué départemental du PDCI-RDA de SOUBRE, M. ZADI KESSY Marcel, Vice-Président du PDCI-RDA et membre du Bureau Politique.

La parfaite organisation de cette manifestation ne saurait nous surprendre. Le Président ZADI KESSY nous a en effet habitués à l'excellence en tout ce qu'il entreprend, que ce soit à la tête des structures privées qu'il dirige ou que ce soit à la tête de l'équipe de cadres de son village qu'il a entrepris de gérer avec des méthodes et des techniques modernes. Nous nous réjouissons par ailleurs que, dans un geste de générosité qu'il convient de louer, il a décidé de partager son expérience dans deux ouvrages qui font autorité, " Culture africaine et gestion de l'entreprise moderne ", d'une part, et " Développement de proximité et Gestion des Communautés villageoises ", d'autre part.

Petit village de quelques centaines d'habitants hier, YACOLIDABOUO se transforme progressivement, sous l'impulsion de ZADI Kessy Marcel, en un village modèle, susceptible d'être imité dans sa gestion et son organisation par les villages de Côte d'Ivoire et d'ailleurs!
Je ne puis oublier, de passage à SOUBRE, de saluer le Ministre Bernard ZADI ZAOUROU qui a été membre de l'un de mes gouvernements, au poste clé de ministre de la Culture et dont j'ai eu à apprécier les qualités d'homme d'Etat. Il a démontré, tout au long de sa présence à mes côtés, que l'on pouvait travailler ensemble tout en étant de différents bords politiques. Je veux louer ici sa compétence, sa probité intellectuelle et sa très vaste culture qui en font un véritable homme de bien.

Ainsi que vous l'aurez tous constaté, SOUBRE a mis à la disposition du PDCI-RDA et de la Côte d'Ivoire, le meilleur de lui-même par l'apport remarquable de ses filles et de ses fils, et c'est avec beaucoup de bonheur et de joie que j'ai plaisir, à me retrouver aujourd'hui sur cette terre de la NAWA.

Militantes et Militants du PDCI-RDA,
Sympathisants du PDCI-RDA,
Militants du RHDP,

Au cours de la rencontre de DABOU, j'ai fait un large tour d'horizon de tous les problèmes auxquels fait face notre pays depuis que, par les moyens sordides que nous savons, ses destinées se sont retrouvées entre les mains inexpertes et tachées de sang. A DABOU, j'ai exposé dans les détails notre projet de société et le programme de gouvernement du PDCI.
A KOUMASSI, je me suis appesanti sur la mauvaise gouvernance qui caractérise la gestion scandaleuse du FPI. J'ai insisté également sur l'illégalité et l'illégitimité de ceux qui, par des moyens détournés, continuent de s'imposer aux Ivoiriens qu'ils tiennent en otages ! J'ai de la sorte décrié cette situation qui ne peut perdurer qu'avec l'indifférence et la passivité des Ivoiriens !

A BOCANDA, j'ai attiré l'attention sur l'Agriculture qui a fait, dans le passé, le succès de notre pays, au point que le Président HOUPHOUET-BOIGNY pouvait, en recevant la médaille de la FAO, en 1987, dire avec fierté : " ...sans une goutte de pétrole, sans un kilo de fer, de cuivre, de bauxite , de manganèse ou d'uranium, le peu que nous avons réalisé et dont nous sommes fiers, nous le devons au travail des paysans. La base de notre économie, c'est l'agriculture ". Cette agriculture, florissante, est devenue, aujourd'hui, le dernier des soucis des refondateurs, quand ils ne passent pas leur temps à exploiter les paysans de manière éhontée et encore plus cruelle que ne l'ont fait les colons ! Souvenez-vous des détournements colossaux des filières café-cacao et coton ! Et le pétrole aussi !

Aujourd'hui, dans cette région du Sud-Ouest où se sont retrouvés des Ivoiriens venus de toutes les régions du pays, je veux insister sur les conditions de notre vie commune et de notre survie en tant que pays et en tant que Nation : l'unité nationale et l'intégration de ceux qui sont venus d'ailleurs. Mais auparavant, je veux remercier les populations autochtones de l'accueil qu'elles ont réservé à leurs frères ivoiriens et africains venus nombreux pour les cultures du cacaoyer et du caféier et peut-être encore du palmier et de l'hévéa.

Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA, Militants du RHDP,
En accédant à la souveraineté nationale et internationale, les fondateurs de notre pays et singulièrement Félix HOUPHOUET-BOIGNY ont eu à cœur de bâtir une nation forte dans un Etat moderne. Cette volonté a été exprimée dans la toute première Constitution, celle de 1960 puisque, dans le préambule de cette constitution, il est affirmé que le peuple de Côte d'Ivoire proclame son attachement aux principes de la démocratie et des droits de l'homme et du citoyen de 1789 et toutes les déclarations qui ont suivi.

Mais le droit qui nous intéresse le plus aujourd'hui, c'est le droit pour tout citoyen de participer à la gestion des affaires de sa collectivité, de son pays et surtout de prendre part au vote. C'est à travers le vote que le citoyen peut choisir ceux qu'il estime capables de prendre en main les destinées de son pays, de sa région, de sa commune ou de sa communauté.

Militantes et Militants,

Le vote est essentiel dans une démocratie et donc dans notre pays puisque que c'est bien le régime que nous avons choisi .Si nous choisissons le mauvais candidat, cela signifie que pendant toute la durée de son mandat, nous allons nous retrouver avec des difficultés, comme celles que nous venons de connaître pendant ces sept dernières années. En effet, en 2000, en éliminant tous les candidats du PDCI et du RDR, on a créé la situation catastrophique que nous connaissons.

Voter est un droit que nous devons exercer et cela est d'autant plus important aujourd'hui que les enjeux sont énormes. Si nous devions nous tromper, ce sera certainement la fin de ce beau pays et la descente aux enfers pour tous les Ivoiriens.

Le vote est un pouvoir. C'est pourquoi, voter est un droit que nous devons exercer. Ce pouvoir vous est donné par notre Constitution qui est notre boussole. Vous devez l'exercer en toute liberté, sans crainte, sans peur, car c'est votre droit. C'est votre devoir.

Vous faites partie du peuple, que dis-je, vous êtes le peuple ; vous êtes citoyens de ce pays, voilà ce que veut dire le " gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ". Que personne ne vous empêche donc d'exercer ce pouvoir. C'est là la seule arme que vous donnent votre naissance et votre vie, dans un Etat de droit. Si des gens tentent de vous empêcher de voter, défendez-vous comme on défend sa vie devant un grand danger.

Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA, Militants du RHDP,
La Côte d'Ivoire a toujours été une terre de peuplement. Le miracle réalisé par le Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY a été aussi d'avoir réussi, après la décolonisation, à fondre les nombreuses tribus et ethnies qui peuplaient alors la Côte d'Ivoire pour en faire une nation. Par ailleurs, depuis sa création en 1946, notre parti, le PDCI-RDA, a lutté pour le rassemblement des peuples africains. C'est bien la raison pour laquelle il continue de cultiver l'idéal du Rassemblement Démocratique Africain. Le PDCI est le creuset national pour les ethnies et les tribus. En conséquence, le PDCI condamne le tribalisme ainsi que le régionalisme et le nationalisme étriqué.

C'est également grâce à une politique délibérée de son gouvernement qui a consisté en un transfert volontariste de populations que des régions comme celle de SAN PEDRO ont pu être mises en valeur, à la faveur de la création du port en eau profonde de ce hameau de pêcheurs, devenu aujourd'hui, une ville. Je me souviens d'avoir posé la première pierre alors que les autres membres du gouvernement étaient par le brouillard et la pluie retenus à Abidjan.

C'est dire que les pères fondateurs de la Côte d'Ivoire ont voulu, dès le départ, que les Ivoiriens s'approprient ce territoire de 322 462 km2 et que, parce qu'ils ont adopté un régime de liberté, les citoyens de ce pays puissent, quel que soit leur lieu de naissance ou leur ethnie, s'installer partout où cela leur plait et ce, au gré de leurs intérêts. Un Ivoirien ne peut donc pas être étranger sur le sol ivoirien !

Aussi, dès son accession à l'indépendance, créer une nation forte et solidaire a-t-il été le leitmotiv des responsables politiques, jusqu'au sinistre coup d'Etat perpétré par les jeunes militaires manipulés. Les expressions régulièrement utilisées, qui figurent dans le nom de notre formation politique, " Côte d'Ivoire plus unie ", " progrès partagé ", "société plus homogène", "société solidaire" "rassemblement africain", etc. traduisent ce désir intime de faire de ce pays, une terre d'accueil, ouverte sur l'extérieur. Une terre de rencontre et de métissage culturel.

Mais que constatons-nous aujourd'hui ?

Ceux qui ne jurent que par la Constitution ne l'appliquent que lorsque cela les arrange. Il y a dans cette constitution, des articles qu'ils ont décidé d'appliquer parce qu'ils les maintiennent au pouvoir, tout en ignorant royalement les autres. C'est cela l'imposture et la tromperie que nous dénonçons et dont nous devons nous libérer.

Les refondateurs ne peuvent pas nous bâillonner en interpellant tous ceux qui ne pensent pas comme eux et qui ont le mérite de dénoncer la corruption, les pillages et les scandales des déchets toxiques.

La Côte d'Ivoire est une République qui ne peut accepter d'avoir à sa tête des dirigeants antidémocratiques, installés par la force et l'achat des consciences, qui se maintiennent par la violence et dans le sang et qui refusent d'aller aux élections.

Comment voulez-vous, en effet, que la communauté internationale et les investisseurs étrangers puissent prendre au sérieux un pays dont les dirigeants devraient faire des élections depuis quatre ans déjà et qui, par des mesures dilatoires, s'en sont rendus incapables ? Pire, ils s'adjugent des droits qu'ils n'ont pas, en s'installant à la tête de l'Etat. Qui les a donc élus, où et quand ? Il y a un terme pour qualifier ces responsables : ce sont des dirigeants autoproclamés ou tout simplement des usurpateurs. Il faut que cela cesse. Ils doivent être chassés comme des malpropres. Gbagbo Laurent et le FPI ont échoué. Depuis que la Côte d'Ivoire existe, c'est bien la première fois que des ménagères, affamées, indignées, dépassées par la pauvreté, prennent la rue pour crier leur ras-le-bol, devant la flambée des prix des produits de première nécessité.
Et que fait Gbagbo Laurent ? A-t-il simplement ordonné à ses forces de l'ordre de les abattre, de les humilier, de les tuer pour ne plus entendre leurs voix, car elles l'empêchent de continuer de s'amuser dans les boîtes de nuit à la Rue Princesse ?

Quelle honte ! Comment un pays comme la Côte d'Ivoire qui a été cité comme le modèle de la sous-région a-t-il pu en arriver là ? Nous n'aurions jamais dû tolérer que les refondateurs viennent nous diriger ! Car, ils sont tombés plus bas que terre.

Je m'incline devant la dépouille de tous ceux qui sont tombés sous les balles assassines. Est-il concevable de tirer sur quelqu'un qui a faim ? Le Président Houphouët-Boigny disait : "Celui qui a faim n'est pas un homme libre ". Comment peut-on le tuer dans ces conditions-là ? Un homme qui a faim est un homme en colère.

Les femmes qui ont manifesté dans les rues contre la cherté de la vie, parce que ne pouvant plus rien acheter sur nos marchés, n'étaient pas seulement du PDCI, du RDR, du MFA, de l'UDPCI, mais même du FPI. C'étaient simplement des Ivoiriennes en colère qui avaient faim, qui se sont dressées comme une seule personne pour dénoncer la flambée de prix.

Je lance donc un appel vibrant à tous les Ivoiriens, épris de paix et de justice et à la communauté internationale pour que les élections soient organisées dans les délais proposés par la CEI, des élections justes, transparentes, propres et ouvertes à tous ! C'est le seul moyen de bouter hors du pays, ce régime totalitaire et sanguinaire.

Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA, Militants du RHDP,
Dans quelques mois, nous serons appelés, nous l'espérons, à aller aux élections que nous attendons tous depuis la fin de l'année 2005, donc depuis trois(3) ans !

J'ai assez insisté plus haut et à dessein sur la participation des citoyens à la gestion des affaires de l'Etat. L'un des moyens de cette participation est de prendre part au vote. C'est dire qu'ici, dans cette région de SOUBRE, terre de peuplement, tous les citoyens qui vivent dans cette région doivent prendre impérativement part au vote sans considération de la région dont ils sont issus et sans menace sur leurs personnes et leurs biens.

Par le passé, ces citoyens dits allogènes étaient interdits de vote sous le prétexte qu'ils n'étaient pas chez eux et sous la menace que leurs biens seraient détruits s'ils se rendaient sur les lieux de vote pour exercer leurs droits.

Il s'agit là d'actes anti-démocratiques à dénoncer et à bannir car contraires aux droits du citoyen. Il n'y aurait plus de Côte d'Ivoire si chaque Ivoirien devait se cantonner dans son lieu de naissance. De la sorte, ABIDJAN ne serait peuplé que d'EBRIE et SOUBRE n'aurait pour habitants que des BETE.

Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA Militants du RHDP,
Nous avons fait avec vous le tour des problèmes dont souffre notre pays. Nous voulons à présent nous tourner vers vous et vous dire ce qu'il convient de faire pour lui permettre d'en sortir dans la paix.


Il est vrai que vous êtes dans le Sud-ouest de la Côte d'Ivoire, à SOUBRE. Cela ne doit pas constituer pour vous un handicap. Aucune région du pays n'est éloignée du centre des décisions. Toutes ont une part égale à la décision.

Soyez motivés, car l'enjeu contient la paix et le développement. Serrez-vous les coudes et soyez courageux. Nous savons que ce n'est pas facile pour vous, nous savons aussi que vous faites l'objet de pression et de menaces sans arrêt. Nous en sommes conscients et sommes décidés à vous soutenir par un quadrillage des forces impartiales au moment et après les élections. Une sécurisation du vote et du ramassage des urnes par hélicoptère s'il le faut.

Vous avez perdu, pour certains parmi vous, vos biens surtout vos plantations et souvent même risqué vos vies. Sachez que nous partageons votre peine. Nous sommes à vos côtés et la lutte continue ! Nous faisons en sorte que ces situations ne se reproduisent pas cette fois grâce à la sécurisation du vote au moment de toutes ces élections. Un militant du PDCI-RDA, et singulièrement le Président de la JPDCI, a été interpellé récemment pour avoir dénoncé le mauvais traitement subi par les BAOULES dans certaines régions de notre pays. Vous savez que cette affaire a été réglée à l'amiable grâce à l'intelligence de tous. Nous nous en félicitons.

J'ajoute pour ma part que je suis également préoccupé car, ce n'est pas uniquement les BAOULES qui sont concernés dans cette affaire. Nous devons maintenant faire face à l'épineux problème de la coexistence avec les allogènes : je veux parler des BAOULES, des SENOUFOS, des LOBIS, des MALINKES et des BURKINABES dans les régions de l'Ouest, du Centre-Ouest et du Sud-Ouest de la Côte d'Ivoire. C'est un problème grave et inquiétant qui pourrait ruiner l'économie nationale.

J'en appelle ici, et solennellement, à la communauté internationale et singulièrement à l'ONU pour qu'elle se penche sur le cas de ces régions où certains départements sont peuplés à plus de 50% de populations allogènes, venues s'installer là pour y faire de l'agriculture .Dans ce département qui nous reçoit aujourd'hui, les statistiques montrent que 12 % de la population est autochtone, 45% est constituée d'allogènes, tandis que 43% sont des étrangers. Ces 45 % d'allogènes venus d'autres départements du pays ne sont pas moins Ivoiriens que les autres, à moins que l'on veuille, pour des raisons de pure politique politicienne, créer des citoyens de seconde zone ou mettre en place un système de développement séparé ou apartheid dans lequel la majorité des citoyens n'a pas le droit de voter !

Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA, Militants du RHDP,
En l'an 2000, à la suite de leur élection qu'ils ont eu la lucidité d'un instant de qualifier de " calamiteuse ", les refondateurs ont, par la voix de l'un des leurs, affirmé que le PDCI-RDA et son président fondateur avaient infantilisé les Ivoiriens !

Aujourd'hui, je suis amené à me demander ce que les refondateurs, en sept (7) années de gestion, ont fait des Ivoiriens. La réponse pour moi est claire et nette. Ils les ont purement et simplement muselés, en les soumettant au joug des armes à feu !

Ils ont affamé notre peuple, ils nous ont mentis. Ils ont tué l'économie, l'agriculture dont vivent pourtant plus de soixante-dix (70) pour cent de la population ; ils ont également tué l'école, détruit la santé ; ils ont instauré l'insécurité et le désordre ; enfin, ils ont réduit la Côte d'Ivoire à presque rien.

Comment peut-on gouverner un pays avec le mensonge, la ruse, la cupidité et la malhonnêteté ? Les refondateurs nous ont tellement menti qu'ils ont fini par nous amener la guerre, cette guerre qui n'en finit pas et dont les effets sont de plus en plus insupportables, l'une des conséquences les plus graves étant la division de notre pays et de ses habitants.

Qui aurait cru cela possible, il y a quelques années, dans le pays d'HOUPHOUET-BOIGNY, le sage que l'on venait de partout consulter et solliciter la médiation ?

Les refondateurs nous ont annoncé à coup de propagande que la parole était libérée. Faut-il rappeler tout ce qui a déjà été entrepris par les refondateurs contre les Journalistes, ivoiriens comme étrangers ? Et que penser de l'incarcération récente du jeune ASSALE Tiémoko, diplômé de notre université et obligé de gérer une cabine téléphonique et qui est jeté en prison pour avoir tout simplement dénoncé la corruption et le mensonge?

Par ailleurs, ils indiquaient qu'ils étaient les seuls à avoir le monopole de la vérité. Eux seuls sauraient gérer le pays et feraient le bonheur de l'homme ivoirien ! Or, tout chez eux est mensonge. Qui donc peut croire en ces gens ?

Aujourd'hui, certains parmi eux ont commencé à donner de la voix pour dénoncer eux-mêmes leurs propres comportements et leurs mensonges. La cacophonie s'est installée dans leur camp. Ils sont repus après avoir pillé les Ivoiriens et ils ne sont même plus conscients de la souffrance du peuple auquel ils avaient pourtant promis le bonheur. Notre Côte d'Ivoire, divisée, attend les élections pour les juger, un jugement sans appel pour libérer les Ivoiriens et la Côte d'Ivoire.
Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA, Militants du RHDP,
Créer un espace où les Ivoiriens, de quelque origine qu'ils soient, puissent se sentir chez eux, où ils puissent s'épanouir, se réaliser en tant qu'êtres humains, telle a été la volonté du PDCI et du père fondateur. Telle est aussi notre volonté. Elle est de faire de la Côte d'Ivoire une patrie où il fait bon vivre, où les droits sont respectés, où tous les hommes sont et restent égaux. Cela, nous pouvons le faire et nous le ferons ensemble, avec vous sans verser le sang de nos compatriotes.
Militantes et Militants du PDCI-RDA, Sympathisants du PDCI-RDA Militants du RHDP,
Nous sommes venu échanger avec vous. Nous sommes venu pour vous exhorter à travailler ensemble avec les responsables du PDCI. Il ne suffit pas de dire que l'on est militant du PDCI-RDA, il faut travailler, faire du porte-à-porte, s'assister mutuellement et se soutenir en ces moments d'épreuve.

Le PDCI-RDA n'a pas, aujourd'hui, les moyens d'autrefois. C'est pourquoi, nous devons être plus actifs et persévérants. Seuls notre courage et notre motivation nous mèneront à la victoire en faisant tomber la maison des pillards.

Je ne vous le dirai jamais assez. Faites vos papiers. Allez aux audiences foraines. Vérifiez que vos noms figurent sur les listes électorales. N'ayez pas peur, nous sommes avec vous. Voter est un droit que vous devez exercer. Nul ne peut et ne doit vous en empêcher. Vous êtes des citoyens libres et égaux.

Les militants d'en face ne sont pas plus Ivoiriens que vous. Ne vous laissez pas intimider. Vous devez être fiers d'être des militants du PDCI-RDA, militants du parti créé par celui-là même qui a libéré l'homme noir du joug colonial : Félix HOUPHOUET-BOIGNY.

Je vous remercie de votre accueil et de l'attention que vous m'avez accordée.

Vive le PDCI-RDA
Vice la Côte d'Ivoire
Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA

 
Sécurisation du vote : BÉDIÉ PROPOSE LES FORCES IMPARTIALES ET DES HÉLICOS
Frat Matin - 28 Apr 2008 Le président du PDCI-RDA qui était samedi en tournée dans la cité de la Nawa s'est prononcé en faveur d'un “quadrillage” des élections à venir par les forces impartiales déployées en Côte d'Ivoire dans le cadre du règlement de la crise née en septembre 2002. Devant plusieurs dizaines de milliers de ses militants et sympathisants rassemblés, place Charles Bauza Donwahi, non loin de la mairie, Henri Konan Bédié a longuement incité à une participation massive aux prochains scrutins. “Soyez motivés car l'enjeu contient la paix et le développement. Serrez-vous les coudes et soyez courageux. Nous savons que ce n'est pas facile pour vous. Nous savons que vous faites l'objet de pression et de menaces sans arrêt. Nous en sommes conscients et sommes décidés à un quadrillage des forces impartiales au moment et après les élections”, a-t-il indiqué. De fait, le président du PDCI veut “une sécurisation du vote et du ramassage des urnes par des hélicoptères, s'il le faut”.
Appelant au respect de la date du 30 novembre 2008, pour la tenue effective de la présidentielle, le président du PDCI a beaucoup insisté sur la signification qu'il donne au vote. “Le vote est essentiel dans une démocratie et donc dans notre pays…Si nous choisissons le mauvais candidat, cela signifie que pendant toute la durée de son mandat, nous allons nous retrouver avec des difficultés, comme celles que nous venons de connaître pendant ces sept dernières années”, a-t-il affirmé. “Le vote est un pouvoir. Ce pouvoir nous est donné par notre constitution qui est notre boussole. Vous devez l'exercer en toute liberté sans crainte, sans peur, car c'est votre droit”, a encore déclaré M. Bédié.

Accusant “les refondateurs” d'avoir “tué l'économie, l'agriculture”, Henri Konan Bédié, a dit pouvoir, pour tout le territoire ivoirien, “créer un espace où les Ivoiriens, de quelque origine qu'ils soient, pourront se sentir chez eux, où ils pourront s'épanouir, se réaliser en tant qu'êtres humains”. M. Bédié a également soutenu, devant les populations venues l'écouter, pouvoir “faire de la Côte d'Ivoire une patrie où les droits sont respectés, où tous les hommes sont et restent égaux”. C'est par une série d'hommages que le président du PDCI a entamé son discours. Le délégué départemental et vice-président de son parti, Marcel Zadi Kessy, a en effet eu droit à des mots choisis. Henri Konan Bédié a salué en ce dernier “l'excellence en tout ce qu'il entreprend, que ce soit à la tête des structures privées qu'il dirige ou de l'équipe de cadres de son village qu'il a entrepris de gérer avec des méthodes et techniques modernes”.

L'ancien secrétaire général de l'Union des socio-démocrates (USD), Bernard Zadi Zahourou, n'a pas été oublié par Henri Konan Bédié. “Bien qu'il ne partage pas entièrement notre option politique, je ne puis oublier, de passage à Soubré, de saluer le ministre Bernard Zadi Zaourou qui a été membre de l'un de mes gouvernements, au poste clé de la culture et dont j'ai eu à apprécier les qualités d'homme d'Etat”, a-t-il indiqué. De feu Charles Bauza Donwahi, ancien président de l'Assemblée nationale, Henri Konan Bédié dira qu'il a “marqué fortement Soubré dont il fut le premier magistrat”. Le président du PDCI a également salué la mémoire de Séry Koré, “qui fut l'un des premiers fonctionnaires de la région, considéré comme le mentor de Charles Bauza Donwahi, ainsi que celle de son épouse, Mme Marie Séry Koré qui, a-t-il rappelé, fut au devant de la lutte pour la libération de la Côte d'Ivoire”.

Le meeting de Soubré constituait la cinquième étape d'une tournée nationale qu'entreprend depuis plusieurs mois le chef du PDCI, dans la logique de la reconquête du pouvoir d'Etat qu'il a perdu le 24 décembre 1999, à la suite d'un putsch militaire. M. Bédié a d'ailleurs annoncé sa candidature à la présidentielle dont la date vient d'être fixée au 30 novembre prochain. Les précédentes étapes de la tournée du président du PDCI étaient Dabou, Koumassi, Bocanda et Yopougon. A Soubré, Henri Konan Bédié a eu notamment le soutien de l'ancien Premier ministre Charles Konan Banny, qui nous a confié vouloir “prendre désormais toute sa place au PDCI”.

Barthélemy Kouamé

 
En route pour Soubré : Bédié accueilli en fanfare à Gagnoa
Frat matin - 26 Apr 2008 - En route pour Soubré, le président du parti a été accueilli avec des danses, la fanfare et des prières à Gagnoa. Encore une fois, Henri Konan Bédié n'aura pas fait mentir son petit nom, «N'zueba». C'est, en effet, sous une pluie battante que le leader du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) a fait son entrée dans la cité du Fromager, hier à 15h45. Accompagné d'une délégation comprenant notamment les anciens premiers ministres Daniel Kablan Duncan et Charles Konan Banny, M. Bédié s'est aussitôt rendu au siège de son parti, dans le quartier Commerce, au centre-ville, où avaient pris place de nombreux militants et sympathisants. Sous la pluie, ces derniers ont longuement acclamé leur chef, par des applaudissements très nourris, des cris et des danses au son de la musique d'une fanfare. Après avoir serré des mains dont celles des têtes couronnées, Henri Konan Bédié a reçu différents dons offerts notamment par l'ancien ministre et secrétaire général adjoint du PDCI, Maurice Kacou Guikahué.
D'autres présents ont également été offerts à son épouse, Henriette, qui l'accompagne dans cette tournée politique.

A Gagnoa, le président du PDCI ne s'est pas contenté d'une «simple escale». Il y a dévoilé un pan du message qu'il va délivrer ce samedi, à partir de la localité de Soubré où il est attendu pour animer un «grand meeting».

«Nous nous attacherons à scruter et analyser les conditions d'existence harmonieuse entre tous les habitants de cette région. Mais surtout, nous tiendrons à rassurer les uns et les autres que le PDCI prend toutes les dispositions, les mesures nécessaires pour que les élections prochaines soient sécurisées. Sécurisées dans le vote, sécurisées dans le ramassage des urnes», a déclaré M. Bédié. C'est un message que très peu de personnes présentes à «la maison du parti» à Gagnoa ont entendu, à cause d'une sonorisation défectueuse. Le président du PDCI s'est par la suite rendu au domicile de «la communauté» des Yacouba Sylla, situé également dans le centre-ville. Là, Henri Konan Bédié et sa délégation ont eu droit à une séance de prières, en présence du «Khalife» Checkna Yacouba Sylla.

«La communauté tout entière est heureuse pour cette visite. Le Khalife me charge de vous dire merci. Cette visite revêt un caractère assez spécial pour la communauté, pour le choix du jour: un vendredi très saint… Monsieur le président Henri Konan Bédié, que la paix et le bonheur vous suivent tout au long de votre tournée», a déclaré le porte-parole de la famille de Yacouba Sylla, N'Diaye Oumar. Indiquant également que le «Khalife» a bien noté «les gestes louables que le couple Bédié a fait pour la Côte d'Ivoire».

A son tour, Henri Konan Bédié a exhorté ses hôtes à «continuer à prier pour la paix en Côte d'Ivoire». Les mots du président du PDCI ont été prononcés par l'ancien ministre Maurice Kacou Guikahué, porte-parole pour la circonstance. Notons qu'avant d'arriver à Gagnoa, Henri Konan Bédié a fait d'autres escales dans les localités de Kocoumbo et Oumé. Il a quitté Gagnoa à 17h 21.

Barthélemy Kouamé/ Envoyé spécial à Gagnoa
 
Noces d`or du couple Bédié, hier : Le couple Bédié béni, hier, à l`Eglise Saint Jean
 samedi 19 avril 2008 - Par Le Nouveau Réveil - Le couple Bédié a célébré ses 50 ans d`union, hier. A cette occasion, M et Mme Bédié se sont rendus à l`Eglise Saint Jean pour rendre grâce à Dieu pour avoir protégé leur union durant un demi-siècle. Une reconnaissance que le curé de cette Eglise, l`Abbé Boniface Ziri, a appréciée à sa juste valeur. Le couple Bédié, pour cette cérémonie, n`était pas seul. Plusieurs personnalités sont venues le soutenir et l`encourager à la fois. En dehors des parents et de la famille politique de M et Mme Bédié, il y avait le président Alassane Ouattara, les premiers ministres Banny et Seydou Diarra, le président Wodié et le Président Anaky Kobena. C`est donc en présence de toutes ces autorités que le curé Boniface Ziri a félicité le couple. "M. et Mme Bédié appartiennent à cette Eglise" a-t-il rappelé avant de les féliciter pour le choix qu`ils ont fait en venant se confier à Dieu "Merci d`avoir eu confiance en Dieu, continuez ainsi.Que Dieu qui vous a mis ensemble vous bénisse, vous et vos enfants et vos entreprises… Quand on construit en Dieu, tout ce qu`on fait est frappé d`éternité… Dans la vie, ceux qui ont la main sur le cœur et qui ouvrent leurs portes, Dieu ne les oublie jamais et c`est ce
que vous avez fait" a poursuivi le curé. A l`assistance et surtout aux jeunes couples, le prêtre a conseillé. "Prenez exemple sur ce couple"". Après ces propos, le couple s`est échangé les vœux puis l`Eglise l`a béni à nouveau. Mais avant la bénédiction finale, Monseigneur Ahouana a conseillé à tous les couples d`entretenir l`amour. A la fin de la messe, M. et Mme Bédié ont offert des fleurs à la Vierge Marie et demandé sa grâce avant de partir sous les applaudissements nourris du public. Une grande fête qui a fait même danser le couple et tous les autres invités.

DJE KM
 
Guillaume Soro après sa rencontre avec le Président Bédié, samedi dernier : “Nous n`envisageons pas que les élections excèdent 2008, ce serait intenable”
lundi 14 avril 2008 - Par Le Nouveau Réveil - Le Premier ministre Guillaume Soro a décidé de donner un coup d`accélérateur à l`accord de Ouagadougou et plus singulièrement au processus devant conduire aux élections. Le samedi dernier, il a eu des séances de travail avec des acteurs de ce processus. Hier dimanche, il y a eu un conseil de gouvernement et ce jour, suivra un conseil des ministres qui devra entériner toutes les décisions arrêtées. Après ces rencontres le samedi, il s`est rendu au domicile du Président du PDCI-RDA SEM Henri Konan Bédié pour le consulter. Arrivé à 20h 30mn, Guillaume Soro en est reparti à 21h 05mn. Il a déclaré à sa sortie d`audience que le nouveau calendrier électoral sera connu cette semaine. " Vous savez très bien que je suis dans les consultations pour la tenue des élections. Je suis venu consulter le Président Bédié pour pouvoir fixer une date des élections. Le Président Bédié m`a rassuré de son soutien à l`accord politique de Ouagadougou et à la sortie de crise, mais surtout aussi à la tenue des élections. Je pense que nous allons poursuivre les consultations avec tous les autres leaders pour être en mesure la semaine prochaine de fixer une date des élections.
Et ainsi amener tout le peuple de Côte d`Ivoire à s`aligner et avoir une perspective électorale de façon plus concrète et réaliste ", a soutenu le Premier ministre. Pour lui, les élections peuvent avoir lieu cette année : " Bien entendu, nous n`envisageons pas que les élections excèdent l`année 2008. Ce serait intenable ", a-t-il indiqué. Le Premier ministre a en outre dit comprendre les inquiétudes manifestées par le président du RDR le vendredi dernier après sa rencontre avec le président du PDCI. " Je prends en compte les inquiétudes du Président Alassane Dramane Ouattara. Je prends en compte les inquiétudes du peuple ivoirien. Ma responsabilité, ma tâche, c`est de faire en sorte que justement ces élections puissent se tenir le plus rapidement possible. Le Président de la République est sur la même longueur d`onde. Nous allons nous activer pour proposer aux Ivoiriennes une date électorale qui soit à satisfaction de tous ". Propos du chef du gouvernement. Sur les problèmes de financement auxquels semble confronté l`Etat ivoirien, le Premier ministre a dit " c`est vrai que nous avons une situation financière difficile. Premièrement au plan interne, vous savez que la cherté de la vie a amené le gouvernement à prendre un certain nombre de décisions. Ces décisions feront une moins value pour le Trésor ivoirien. Ensuite vous savez que nous sommes en programme avec les institutions internationales, où nous avons été tenu de respecter nos engagements qui sont de rembourser la dette de la Côte d`Ivoire. Et pouvoir atteindre le point de décisions cette année 2008 en vue de bénéficier de l`allègement de nos dettes. C`est une difficulté je ne dirai pas supplémentaire, mais c`est une difficulté à laquelle l`Etat de Côte d`Ivoire est confrontée. Ensuite nous devons financer la sortie de crise qui se chiffre en centaines de milliards. Ce qui fait que c`est une situation particulièrement difficile. Ceci dit, nous pensons qu`il faut prioriser les actions du gouvernement. Et l`élection nous parait être une priorité. C`est pourquoi, nous allons faire en sorte de converger les ressources que nous avons pour que ces élections puissent se tenir et n`excèdent pas l`année 2008 ".

Paul Koffi
 
Affaire Djédjé Mady cité dans un vol de matériel médical : Un complot mené par le FPI et Désiré Tagro

Le Nouveau Réveil - N°1885 - jeudi 3 avril 2008 - Le quotidien gouvernemental Fraternité Matin a traité hier d'une affaire de détournement de matériels biomédicaux et de médicaments qui a entraîné l'arrestation de 7 personnes à Abidjan et à Saïoua, et qui implique des personnalités que sont l'ancien ministre de la Santé, Alphonse Djédjé Mady, natif de Saïoua, et M. Tanoh Félix, chef de cabinet du ministre de la Santé.

Une affaire politisée par le FPI
De détournement, en fait, il n'en est rien au regard des preuves et des informations que nous avons eues au sortir de nos investigations, hier. De fait, le ministère de la Santé est régulièrement sollicité par des personnalités en vue de leur apporter un appui logistique dans leurs actions de développement local. Cela s'exprime généralement en terme de besoins en matériel médical, en médicaments ou encore en terme d'assistance technique. Simone Gbagbo, Laurent Dona Fologo, le Colonel Mangly Alphonse, nouveau DG de la Douane, etc. sont autant de personnalités qui ont déjà bénéficié de ces appuis. Djédjé Mady, l'un des derniers demandeurs, en date, venait ainsi de bénéficier d'un lot de médicaments d'une valeur de 1.377.308 F CFA et de matériels biomédicaux d'une valeur de 621.644F CFA. Soit, une valeur globale de 1.998.952F CFA. Il entendait les offrir aux populations du village de Daïra II dans la sous-préfecture de Saïoua.

Son neveu Kougon Kougon Marcel dit Zabla n'étant pas en place le samedi 1er mars dernier à Saïoua pour réceptionner le matériel comme convenu, le chauffeur du véhicule de la pharmacie de la santé publique (PSP), M. Mambo Kotia Emile les dépose au centre de santé de Saïoua, auprès de l'infirmier de garde. Non sans que le Directeur des infrastructures de l'équipement et de la maintenance du ministère de la Santé (DIEM) au téléphone lui donne les instructions suivantes : Ces colis ne vous sont pas destinés, comme vous l'a dit le chauffeur. Cependant, je vous prie de bien vouloir les réceptionner de façon provisoire pour lui permettre de rentrer à Abidjan. Je vous rappellerai les jours à venir pour vous donner des instructions à suivre ". Le lundi 03 mars, le neveu du Pr Djédjé Mady, venu chercher le matériel, se voit opposer le refus de l'infirmier Yoro Gustave. Le DIEM intervient encore et Kougnon Kougnon Marcel dit Zabla peut partir avec le matériel après qu'il eut signé le bordereau de livraison. Qui n'indique pas par ailleurs que le matériel est adressé au centre de santé urbain (CSU) de Saïoua (voir fac-similé). Revenu le jeudi 6 mars d'un séminaire à Agboville, Dr Douin Bernadin, médecin chef du CSU de Saïoua qui n'a pas fait de demande de matériel et de médicament et qui n'a pas été saisi d'un quelconque arrivage pour le compte de sa structure crie au détournement. Une demande d'explication est adressée à l'infirmier Yoro Gustave. Un courrier est aussitôt adressé au directeur départemental de la santé basé à Issia avec ampliation au sous-préfet. La suite, on la connaît. Le mardi dernier, la police met aux arrêts Yoro Gustave, infirmier au CSU de Saïoua. Kougnon Kougnon Marcel dit Zabla, le neveu du ministre Djédjé Mady à Saïoua. Allo Kambou, Assofi Assou Didier et Kambou Hermann, en service au bureau des contrôles de la PSP ainsi qu'Amenou Marcelin, chef de service à la direction des infrastructures de l'équipement et de la maintenance (DIEM) du ministère de la Santé sont également arrêtés. Qui veut salir Djédjé Mady ?
Interrogé par notre confrère Fraternité Matin, M. Tanoh Félix, chef de cabinet du ministre de la Santé dit avoir approché le Directeur général de la police criminelle. " Qui a porté plainte ? " a-t-il demandé. L'autorité policière, a-t-il dit, lui a répondu que " c'est la présidence ". Et M. Tanoh de préciser à notre confrère " Or en pareil cas, c'est la directrice du PSP ou le ministère qui porte plainte. Il n'a pas été possible de me montrer la plainte… " Outre donc la présidence qui n'est pas au courant de la plainte, de nos investigations, il ressort également que le procureur de la République n'est pas lui aussi saisi de cette plainte. Visitant encore nos nombreuses sources, il n'y aurait pas du tout de plainte concernant l'affaire. L'ordre de l'arrestation des 7 personnes serait venu du ministère de l'Intérieur, département que dirige le ministre Désiré Tagro, également fils de Saïoua. L'aggravation de cette affaire par le médecin-chef du CSU de Saïoua, Dr Douin Bernadin, s'expliquerait par le fait que ce serviteur de l'Etat serait aussi un grand serviteur du FPI à Saïoua. Vu que Djédjé Mady dérange à Saïoua parce que dynamique secrétaire général du PDCI-RDA et digne fils toujours au service de ses parents, il fallait de quelque manière que ce soit salir son image. Les 7 personnes arrêtées devraient être libérées, hier, selon des informations recoupées. Toutefois, l'on continue de se demander jusqu'où ira encore le FPI ? Djédjé Mady, détourner du matériel médical et des médicaments d'une valeur totale de 1.998.952F CFA ? " C'est des méchancetés. Pourquoi les gens peuvent-ils être si méchants et si vils ? " a répondu tout simplement l'ancien ministre de la Santé sous Houphouët-Boigny. Qui, rappelons-le, lors d'une tournée, a offert le mois dernier 5 millions F CFA au village de Daribouo dans le département de Bondoukou pour la construction d'une école de 3 classes que le conseil général dudit département dirigé par Sécré Richard, ponte du FPI, n'a pu réaliser depuis son élection il y a 7 ans.
Diarrassouba Sory
 
 

Pour prévenir les syndromes Rwandais et Kenyan en Côte d'Ivoire: La déclaration des députés Pdci-Rda

jeudi 14 février 2008 - Par Le Rebond

'Ceux qui voudront tricher à ces élections ou qui ne voudront pas reconnaître leur défaite s'ils perdent nous trouveront sur leur chemin. Nous n'accepterons pas de laisser ce pays entre les mains de violents.'' Ainsi parla le Chef de l'Etat Ivoirien aux ressortissants de Grand Akouzin venus lui rendre visite récemment au Palais Présidentiel… on croit rêver quand Gbagbo parle de ne pas laisser le pouvoir aux violents. A qui pense t'il ?

- Aux auteurs de l'assaut final de 1992 ?
- Aux auteurs du boycott actif de 1995 ?
- Aux auteurs du massacre de ceux qui ont tenté de marcher les 24, 25 et 26 mars 2004 ?
- Aux auteurs de la bastonnade des magistrats,
Qui dans cette Côte d'Ivoire peut être plus violent que ceux qu'on vient de citer ?

Gbagbo dit que ceux qui ne voudront pas reconnaître leur défaite le trouveront sur leur chemin. En parlant ainsi, le Chef de l'Etat s'adresse certainement à ses adversaires dans la prochaine course à la présidentielle. Il n'est pas besoin d'être sorcier pour le savoir. Gbagbo n'envisage certainement pas qu'il peut perdre les élections. Car s'il envisageait cette éventualité, il aurait pu dire : ‘'si je perd, je reconnaîtrai ma défaite''.

Les feux de l'enfer qu'il promet aux mauvais perdant sont pour les autres et non pour lui car il est impossible à quelqu'un de dire ‘'si je perds les élections et si je ne veux pas reconnaître ma défaite, je me trouverai sur mon chemin.'' Gbagbo n'est donc pas parmi les perdant éventuels, ce qui signifie que dans tous les cas la férocité qu'on lui connaît toute velléité de contestation ; avec les miliciens et les Fds acquis à sa cause, Gbagbo pense avoir les moyens pour perpétrer un autre hold-up électoral
comme il l'a fait en octobre 2000.
Mais ce que le Woody semble ignorer, c'est que 2008 n'est pas octobre 2000 et que les acteurs ont changé notablement. Il doit savoir que le Rhdp n'est pas Guéi Robert qui lui a abandonné le pouvoir parce qu'il ne s'était pas appuyé sur une organisation politique. Gbagbo doit également savoir que le peuple ivoirien qui a trop souffert des élections calamiteuses de 2000, n'est pas prêt à se voir imposer une victoire qui n'en serait pas une avec toutes les conséquences désastreuses que cela suppose. De même, Gbagbo doit savoir qu'en tant que candidat, il occupe une position qui est égale à celle des autres candidats. Dés lors, on ne sait pas trop à quel titre il peut se substituer à la Cei pour décréter qu'il y a de mauvais perdants et surtout pour mater ces disant mauvais perdants ?

Chacun des partis politiques tel que le Pdci-Rda et le Rdr est largement majoritaire par rapport au Fpi. En conséquence, si Gbagbo appelle à l'insurrection populaire comme il l'a fait avec Guéi en 2000, il trouvera en face de lui la quasi-totalité de la population pour l'empêcher de s'emparer encore du pouvoir. Car, à ces élections, il y aura de gros calibres tels Bédié et Ado qui ne sont pas prêts de se laisser voler leur victoire par le Fpi.

Si Gbagbo aime donc son pays comme il le prétend, il ne lui reste qu'à laisser organiser des élections justes et transparentes par la Cei, faute de quoi, il préparera des massacres de populations pire que le Kenya ou même le Rwanda.

La Côte d'Ivoire ne mérite pas cela.

A bon entendeur.


La cellule de communication
Du Groupe Parlementaire
Pdci-Rda

Le Groupe parlementaire PDCI : “Cas Assalé Tiémoko : les derniers soubresauts d`un régime totalitaire agonisant”

Le Nouveau Réveil - N°1817 - samedi 12 janvier 2008
Cela ne fait l'ombre d'aucun doute, la refondation est en train de faire ses adieux à la Cote d'Ivoire. Cependant, elle dispose encore d'une grande capacité de nuisance et il faut craindre les dérives totalitaires d'un système qui continue de mettre la justice ivoirienne en coupe réglée. Les innocents sont châtiés avec une rare sévérité quand les méchants et les vrais criminels reçoivent honneurs, gloires et protections.

Pour une offense au chef de l'État non établie, le Ministre-Député KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI a été traîné illégalement devant les tribunaux de longs mois durant pour se voir infliger finalement une peine d'emprisonnement de deux mois avec sursis. Aujourd'hui, c'est le tour d'un jeune étudiant s'essayant à la littérature, d'écoper de 12 mois d'emprisonnement ferme pour un soi-disant outrage à magistrat. Pourquoi notre justice est-elle sans pitié à l'égard des innocents alors que des criminels avérés vaquent à leurs occupations et jouissent totalement de leurs libertés? En effet, on peut dire que la justice ivoirienne fonctionne à merveille, puisqu'elle n'a pas hésité à s'emparer d'un jeune écrivain pour le faire croupir en prison pendant 12 mois. Mais les Ivoiriens sont en droit de se demander ce qu'a fait cette justice dans des cas avérés tels que :

- l'importation volontaire de déchets extrêmement toxiques qui ont tué une vingtaine d'ivoiriens et empoisonné des dizaines de milliers d'autres,
- le détournement de 100 milliards de la filière café cacao pour l'achat fictif d'une usine au USA,
- l'attentat contre l'avion du Premier Ministre Soro K. Guillaume,
- La bastonnade des magistrats à leur siège ainsi que le vol et le pillage de leurs biens,
- La destruction volontaire de Ivosep pour un simple déplacement d'heure de levée du corps d'un membre de la Fesci, etc. etc.
Le crime du jeune ASSALE TIEMOKO, c'est d'avoir écrit que dans un pays appelé "République des mastodontes, la justice s'était abonnée au racket et à la corruption et que le Procureur de cette République s'appelle Moukki. Il n'en fallait pas d'avantage pour déchaîner l'ire du procureur Tchimou de la République de Côte d'Ivoire. S'il y a eu effectivement outrage à Magistrat de la part du jeune ASSALE TIEMOKO, ce ne serait qu'à l'égard de magistrats de la Côte des Mastodontes. Pourquoi notre justice s'est-elle sentie concernée par le récit prosaïque du jeune écrivain ? Les pratiques dénoncées par ASSALE TIEMOKO auraient-elles effectivement cours en Côte d'Ivoire ? L'auteur ne l'a pas dit et de toutes les façons, l'auteur d'une œuvre de fiction ne saurait être poursuivi pour ressemblance entre les personnages de son œuvre et des personnes réelles ?
Le cas ASSALE TIEMOKO va faire jurisprudence avec comme conséquence, l'assassinat de toute velléité de création littéraire et artistique. Cette menace qui pèse sur notre intelligentsia doit être combattue avec vigueur car elle vise la frange la plus créative de la population que sont les artistes, les journalistes, les écrivains confirmés et/ou en herbe, les chroniqueurs, etc. Si Monsieur TCHIMOU, procureur de la République de Côte d'ivoire prétend être ce Moukki, dont a parlé le jeune Assalé Tiemoko, q'il introduise donc dès à présent une requête auprès des tribunaux aux fins de se faire attribuer désormais de façon officielle le prestigieux nom de MOUKKI. Cela lui permettra de poursuivre, rétroactivement (s'il veut) ASSALE TIEMOKO. En attendant, rien ne prouve que le procureur MOUKKI de la Côte des mastodontes est la seule et même personne que le procureur TCHIMOU de la République de Côte d'Ivoire. Pauvre Côte d'ivoire ! Depuis que le FPI est arrivé de façon calamiteuse au pouvoir, les Ivoiriens souffrent dans leur chair et quand certains d'entre eux comme ASSALE TIEMOKO, tentent de se libérer de leurs angoisses par la création littéraire imaginative, on les emprisonne. Empêcher quelqu'un de crier sa souffrance par la littérature, cela s'appelle battre un enfant et l'empêcher de pleurer.

Si la justice de la Côte des mastodontes n'était pas corrompue et aux ordres, comment se fait-il que ses nombreuses enquêtes judiciaires n'ont jamais abouti, et que les criminels de tout acabit se pavanent fièrement sans crainte? Courage Assalé, ton combat est noble et il sera poursuivi. La corruption sera combattue jusqu'à ce qu'elle disparaisse en Cote des Mastodontes.
Courage Assalé !

La Cellule de communication
du Groupe Parlementaire PDCI-RDA

 
PDCI-RDA/ A QUELQUES MOIS DES ELECTIONS: Des intellectuels créent un mouvement
jeudi 21 février 2008 par Assane NIADA
La sortie officielle de ce mouvement, dénommé « Mouvement pour la victoire du Pdci », est prévue pour ce matin. Ses initiateurs ont précisé le sens de leur action dans un texte qu'ils ont joint à la demande de couverture qu'ils nous ont fait parvenir. Selon eux, il s'agit, par la création dudit mouvement, de « moderniser et dynamiser le Pdci ». Tout un programme ! A ceux qui pourraient leur reprocher de fragiliser leur parti par leur action, ils rétorquent qu'ils ne sont pas des « parricides ». « Nous voulons tout simplement secouer le cocotier et nous inscrire dans la modernité en vue de la victoire et du succès ivoirien », soutiennent-ils. Ces intellectuels et cadres du Pdci, qui se présentent comme des « jeunes loups », disent également rêver d'un Pdci qui, une fois le pouvoir reconquis, va travailler non pas seulement avec des cadres compétents issus du Pdci mais aussi avec « l'ensemble des fils et filles du pays qui partagent les mêmes objectifs de développement et de bien-être collectif des ivoiriens ». Ces passages du texte dont nous avons reçu copie laissent clairement penser que les initiateurs du « Mouvement pour la victoire du Pdci » s'annoncent comme des réformistes. Ils rappellent l'époque d'un autre groupe de cadres du Pdci qui s'étaient proclamés rénovateurs et étaient animés du désir d'apporter du sang neuf à ce parti. Finalement, ils sont rentrés dans les rangs. Aussi, pour en savoir davantage, avons-nous joint par téléphone l'un des animateurs de ce mouvement interne au Pdci. « C'est un mouvement et non un courant. On peut également dire que c'est un mouvement de réflexion au service de la direction du parti », nous a dit notre interlocuteur, avant d'ajouter : « Le mouvement regroupe des intellectuels qui se tournent le pouce au Pdci et entendent désormais faire bouger les choses dans le cadre du débat interne. Nous voulons faire en sorte qu'à l'avenir l'opposition anticipe, réponde du tac à tac aux attaques de ses adversaires et n'attende plus ». A la question de savoir s'ils ne craignent pas de se faire tirer les oreilles par la direction du parti, il a répondu : « Nous avons été reçus et par le secrétaire général et par le président Bédié ; ils nous ont donné leur bénédiction ». Pourvu que la naissance de ce mouvement ne provoque pas une vague de réactions hostiles comme ce fut le cas au Rdr, quand Adama Bictogo a lancé le Cercle de réflexion et d'action.