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Guinée: organiser des législatives consensuelles pour retrouver la stabilité

DAKAR - La Guinée doit organiser ses élections législatives dans le consensus pour retrouver la stabilité, estime le groupe d'analyse International Crisis Group (ICG) à quelques jours de manifestations prévues par l'opposition qui conteste la date de ce scrutin fixé à fin décembre.

Après l'élection d'Alpha Condé à la présidence en novembre 2010, des élections législatives doivent clôturer une nouvelle étape de la transition politique guinéenne. (...) Il est de la responsabilité du pouvoir et de ses adversaires politiques d'apaiser la sphère publique en parvenant à un consensus sur l'organisation du scrutin, déclare ICG dans un rapport publié vendredi et intitulé Guinée: remettre la transition sur les rails.

Les dernières législatives guinéennes se sont tenues en juin 2002. Mi-septembre, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé avoir fixé le scrutin au 29 décembre, une date contestée par l'opposition qui a dénoncé une décision unilatérale et appelé à des manifestations mardi dans le pays où un Conseil national de transition (CNT) fait office de parlement depuis début 2010.

Selon des sources concordantes, le gouverneur de Conakry, le commandant Sékou Resco Camara, a notifié le 21 septembre à des élus locaux, dirigeants coutumiers et religieux que les manifestations prévues par l'opposition étaient interdites dans la capitale, suscitant des craintes de violences.

Compte tenu de l'importance de l'enjeu, du rôle que joue l'ethnicité en situation de compétition électorale, et du niveau de suspicion que suscitent les institutions électorales, le scrutin législatif sera probablement un moment de forte tension en Guinée, estime ICG dans son rapport.

Une junte militaire menée par le capitaine Moussa Dadis Camara a pris le pouvoir en décembre 2008, au lendemain du décès de Lansana Conté qui dirigeait le pays d'une main de fer depuis 24 ans.

A la suite notamment d'abus et de la répression sanglante d'une manifestation pacifique de l'opposition ayant fait en septembre 2009 plus de 150 morts à Conakry, le capitaine Camara, visé par une tentative d'assassinat, a été écarté du pouvoir, rappelle encore ICG.

La transition n'est pas terminée. Il importe de compléter rapidement le dispositif institutionnel guinéen en mettant en place l'Assemblée nationale, dit le texte, en exhortant la communauté internationale à accompagner la Guinée dans ce processus.

(©AFP / 25 septembre 2011 16h37
 

GUINEE: Marche interdite en Guinée : De quoi Condé a-t-il peur ?

Le gouverneur de la ville de Conakry a déclaré interdite la marche de l'opposition, prévue pour le 27 septembre prochain. Cette marche avait pour objectif de protester contre la date des élections législatives du 29 décembre 2011. Le pouvoir de Alpha Condé a visiblement de la peine à asseoir une bonne base de dialogue social et politique avec ses contempteurs. Car il donne l'impression d'être trop braqué, fébrile quand il s'agit de discuter avec ses opposants. Apparemment, Condé a peur de son opposition. Il est vrai que les conditions dans lesquelles l'élection présidentielle a été organisée ont laissé des traces dans les esprits. Beaucoup de rancoeur certainement. Mais, il appartient au premier président démocratiquement élu de ce pays de créer les conditions d'une démocratie apaisée. Aller aux élections au forceps alors que l'opposition pose des préalables, c'est la meilleure façon de mettre en péril la paix sociale. Les élections sont nécessaires et incontournables dans le processus de démocratisation du pays. Mais elles ne doivent pas se tenir à n'importe quelles conditions. Le consensus entre les acteurs est primordial afin d'éviter une crise post-électorale aux conséquences souvent incontrôlables. Les membres et les responsables de l'Union des forces démocratiques de Guinée, principal parti de l'opposition, ne sont pas des enfants de chœur. Alpha Condé en est conscient mais, il ne reste pas moins comptable de toutes les dérives et des dérapages actuels parce que c'est lui qui mène la barque. L'interdiction de la marche en est une parfaite illustration. Si d'un point de vue sécuritaire, le pouvoir disposait d'éléments pour annuler cette marche, les flottements administratifs donnent du grain à moudre au moulin de l'opposition qui crie à l'anti-démocratisme du pouvoir en place. En effet, elle s'appuie sur la loi pour contester la légalité de la décision d'interdiction. Le gouverneur n'aurait pas autorité de le faire. Cette contestation de la légalité de la décision ne manquera pas d'alimenter le débat et surtout de faire monter la température au sein des troupes de l'opposition. La Guinée pouvait bien se passer de cet énième bras de fer entre pouvoir et opposition qui sont restés dans une logique de confrontation permanente, créant ainsi un climat délétère non propice au dialogue. Cette marche aurait pu se tenir si on demandait des gages aux organisateurs tout comme les forces de sécurité auraient pu l'encadrer. Il faut croire que la méfiance est tellement grande entre les protagonistes que ce serait trop leur demander, que de leur faire ces propositions simples.

Abdoulaye TAO — Le Pays

 

Guinée: le gouverneur de Conakry interdit des manifestations de l'opposition

CONAKRY - Le gouverneur de la ville de Conakry a interdit les manifestations prévues le 27 septembre par l'opposition qui proteste contre la tenue le 29 décembre des élections législatives en Guinée, a appris l'AFP jeudi de sources concordantes.

Selon un fonctionnaire au ministère de l'Administration du territoire (Intérieur) et un responsable au gouvernorat ayant tous deux requis l'anonymat, le gouverneur, le commandant Sékou Resco Camara, a notifié cette interdiction aux élus municipaux, locaux, ainsi qu'aux chefs coutumiers et religieux des divers quartiers de Conakry.

Le commandant Camara, que l'AFP n'a pas réussi à joindre, a fait part de sa décision à ces responsables lors d'une réunion mercredi à Conakry au siège du Conseil national de transition (CNT), qui fait office de parlement.

Les manifestations prévues par l'opposition ne doivent pas avoir lieu, ou alors le quartier (...) qui (les) acceptera sur sa sphère géographique endossera toute la responsabilité des violences qui en découleront, a affirmé le gouverneur, selon le responsable du gouvernorat.

Le 27 septembre est un jour ouvrable. Tout le monde doit être à son poste de travail et le commerçant qui se hasardera à fermer sa boutique se verra retirer son magasin le lendemain, a-t-il poursuivi.

Sidya Touré, président de l'Union des forces républicaines (UFR), un des partis membres de la coalition de l'opposition appelant à manifester, a indiqué avoir appris, de manière informelle, l'interdiction décidée par le gouverneur et l'avoir rejetée.

Nous avons appris que le gouverneur veut interdire les manifestations, mais sachez qu'il n'a aucune compétence pour le faire. Nous allons informer par courrier les maires des communes (quartiers) que la marche pacifique va traverser, lorsque nous aurons arrêté le tracé de l'itinéraire, un simple courrier d'information, a indiqué à l'AFP M. Touré.

Si maintenant le gouverneur veut nous aider à sécuriser la marche pacifique, il peut envoyer les forces publiques pour l'encadrer, a-t-il ajouté.

Le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition (CPPFT), qui regroupe une vingtaine de partis d'opposition, a accusé la semaine dernière le pouvoir de vouloir organiser une mascarade en ayant fixé seul avec la Commission électorale nationale indépendante (Céni) au 29 décembre la date des législatives et appelé à des manifestations de rue dans tout le pays à compter du 27 septembre.

Ce scrutin aurait dû avoir lieu dans les six mois suivant l'investiture, le 21 décembre 2010, du président guinéen Alpha Condé.

Les dernières législatives en Guinée remontent à juin 2002, à l'époque du régime autoritaire du président Lansana Conté décédé en décembre 2008 après 24 ans au pouvoir.

(©AFP / 22 septembre 2011 20h44)
 

«  Le Président de la République n'est pas au dessus de la loi : la justice doit faire son travail dans l'indépendance totale »

Le Parti politique NFD (Nouvelles Forces Démocratiques ) condamne le Président de la République Alpha Condé pour avoir indexé nommément, le 11 septembre dernier, trois (3) citoyens guinéens et deux (2) Etats voisins comme étant respectivement les commanditaires et les complices de l'attaque de son domicile privé, le 19 Août 2011, avant la tenue du procès autour de la dite affaire. Nous rappelons qu'en tant que démocrates, légalistes et républicains, nous membres de NFD, avions condamné cet évènement à l'instar de l'ensemble de la classe politique de l'opposition. A cette occasion, nous avions exprimé notre opposition à toute forme de violence quels que soient ses auteurs et ses cibles et de toute forme d'accès au pouvoir politique autre que la voie constitutionnelle. Lire l'Article

 

Guinée: Condé accuse Dakar et Banjul de complicité dans l'attaque contre lui

DAKAR - Le président guinéen Alpha Condé a affirmé dans un entretien diffusé dimanche que l'attaque contre sa résidence privée à Conakry, en juillet, avait été préparée à Dakar et que les gouvernements sénégalais et gambien étaient au courant, en mettant nommément en cause un responsable de l'opposition.

Tout a été préparé à Dakar et nous savons très bien que le numéro 2 de l'UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée, opposition), Bah Oury (Amadou), qui a fui, nous savons très bien qu'il a été un des principaux organisateurs ici en Guinée, a dit le président Condé, à propos de ce qu'il a qualifié d'attentat contre sa personne dans cet entretien à la radio privée sénégalaise Sud-F ... LIRE L'ARTICLE
 
GUINEE: Cellou Dalein Diallo rentre à Conakry avec pleins de dossiers entre les mains
Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Monsieur Cellou Dalein Diallo, rentre au bercail. Après un long séjour à l’étranger, notamment à Dakar, Monsieur Diallo est attendu à Conakry, ce lundi 5 Septembre. C’est, en tout cas, l’information distillée par l’entourage du patron de l’UFDG. Un cadre du parti contacté par Guinee58 confie « Le président rentre ce lundi après un long séjour. Il était tant car la situation sociopolitique du pays requiert sa présence auprès de ses compatriotes.» Aucune manifestation n'est prévue pour accueillir le président de l'UFDG, toute fois il est précisé que « le président s'entretiendra avec les militants ce lundi lors de l'assemblée générale hebdomadaire » A noter que le 3 avril dernier, lors du précédent retour de Monsieur Diallo, Alpha Condé a eu les mains trempées de sang. En effet, sous ses ordres et avec son avale, l'armée avait violemment dispersé les nombreux militants de l'UFDG, qui s'étaient regroupés à l'aéroport de Conakry pour accueillir leur président. . LIRE L'ARTICLE
 
Guinée : « CHANGEMENT! » vas-tu te montrer?

Oui, tu m'as bien compris, il s'agit bien de toi, « Changement! » qui avais si bien tinté à l'oreille des Guinéens des années durant, par celui que tu avais chargé ou qui s'était chargé d'être ton crieur public que bien d'entre eux sont enfin impatients de voir ton bout de nez. Je crois que les plus raisonnables de mes compatriotes comprennent très bien que tu ne puisses pas surgir des décombres guinéens, rayonnant dans ta totalité et qu'il te faille un certain délai de préparation pour te montrer petit à petit. Mais, comme tu le sais, dans une population, les gens raisonnables sont toujours une minorité et la majorité qui oriente les démocraties trépigne d'impatience. Et elle a raison car ton crieur public a été imprudent à plus d'un titre, aveuglé par je ne sais quelle récompense digne d'un homme soucieux d'éthique. LIRE

 
Libre opinion : La Guinée d’Alpha, comme un bateau ivre, sombrant tel le Titanic ?

I- Explications métaphysiques et spirituelles

On raconte que lorsque le dernier martyr du Néron guinéen, un imam de Mamou fut arrêté et avant qu'on ne le trucidât, il eut ce mot dont on ne saisit pas tout de suite le sens funèbre.

Je serai le dernier martyr que la Guinée sera forcée d'offrir en holocauste au monstre.

Quelques semaines, quelques mois après, le monstre agita un mouchoir blanc (sa muleta on le sait avait cet éclat dont l'éblouissement empêchait de voir sa couleur sanguinolente) comme un adieu à des jeunes avec qui il venait de conférer. Ses conférences étaient toujours des monologues travestis. Vint ce jeudi, ou était-ce un vendredi ? Il vomit du sang. Le Saint des saints des Angbansan était habitué à ces malaises récurrents du suprême des geôles. Mais le petit Vapo des geôles se croyant immortel refusait d'aller faire un vrai bilan. LIRE L'ARTICLE