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Guinée : manifestation à haut risque après l'échec des négociations entre pouvoir et opposition |
Mardi matin, les forces de l’ordre ont violemment réprimé les manifestants descendus dans les rues de Conakry. La foule a été dispersée par les gaz lacrymogènes et des affrontements entre policiers et contestataires ont fait un mort et plusieurs blessés.
L’opposition guinéenne a décidé de maintenir la manifestation interdite prévue ce mardi contre la tenue des élections législatives le 29 décembre. Elle estime n’avoir obtenu "aucune satisfaction" après la rencontre avec le Premier ministre lundi.
C’est devant le stade du 28 septembre de Conakry, théâtre il y a deux ans presque jour pour jour d’un massacre de civils par l’armée guinéenne, que les militants d’opposition ont prévu de se réunir ce mardi matin pour une manifestation interdite par le gouverneur de la ville.
Ils dénoncent la manière « unilatérale » avec laquelle la date du 29 décembre a été fixée par le pouvoir pour les élections législatives et réclame une « restructuration » de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
La « relance immédiate du dialogue politique » voulu par le président Alpha Condé pour organiser des législatives « transparentes et crédibles » a tourné court. Une rencontre, organisée ce lundi entre les leaders de l’opposition et le Premier ministre, Mohamed Saïd Fofana, n’a pas permis d’aplanir les différents. Ce dernier a jugé qu’il s’agissait des débuts d’une « concertation », susceptible de « donner de l'espoir à ce peuple qui en a besoin ». « La paix aujourd’hui est plus que jamais nécessaire à la Guinée » a encore déclaré le Premier ministre, demandant à l’opposition de « renoncer à la marche [...] au nom du président de la République [Alpha Condé], du gouvernement et du peuple de Guinée ».
"Aucune satisfaction"
Mais pour le leader de l’opposition Cellou Dalein Diallo, « le gouvernement n'a rien mis sur la table ». « Nous n'avons eu aucune satisfaction par rapport à nos revendications », a-t-il déclaré.
L’opposition réclamait « au moins que les activités de la Commission électorale nationale indépendante par rapport au processus électoral soit suspendues », a-t-il ajouté.
« Le Premier ministre a plutôt placé des arguments économiques en lieu et place des arguments politiques », disant « que si nous manifestons, nous allons faire fuir les investisseurs, que l'argent n'aime pas le bruit », a rapporté l’opposant.
L’opposition dit craindre un « hold-up » électoral lors de ces élections. Elles auraient dû être organisé dans les six mois suivant l’investiture d’Alpha Condé, le 21 décembre 2010.
(avec AFP) |
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Guinée: les forces de l'ordre ont empêché la tenue d'une manifestation de l'opposition |
Par RFI
Les forces de l'ordre ont empêché ce mardi 27 septembre 2011 la tenue, à Conakry, d'un rassemblement d'opposants qui entendaient protester contre l'organisation d'élections législatives à une date fixée « unilatéralement » par le pouvoir et la Commission électorale nationale indépendante (Céni), dont ils demandent la restructuration. Un homme de 35 ans a été tué par balle lors des affrontements.
Le Stade du 28 septembre, point de ralliement des manifestants, a été occupé depuis les premières heures de la matinée par les forces de police et de gendarmerie. Celles-ci ont empêché tout attroupement à l’aide de matraques. Ce stade, qui hante encore les esprits, était le lieu désigné par l’opposition pour ce rassemblement qu’elle souhaitait « monstre ».
A défaut, le collectif des partis politiques qui a appelé à cette manifestation peut se satisfaire d’avoir paralysé la ville de Conakry. Tout était fermé ce mardi, surtout dans la grande banlieue de la capitale guinéenne.
Des échauffourées ont éclaté entre les jeunes manifestants et les forces de l’ordre faisant beaucoup de blessés par des jets de pierres. Il y a eu de nombreuses arrestations. Un homme, un boulanger de de 35 ans, a été tué par balle dans le quartier de Bambeto, un des fiefs de l'opposition où les forces de l'ordre ont été déployées massivement. De source médicale, on précise qu'au moins huit autres personnes ont également été blessées, dont quatre par balle, dans plusieurs quartiers de Conakry.
Des chasseurs traditionnels Dozos assistaient également les forces de l’ordre à Hamdallaye et deux d’entre eux ont été blessés et évacués vers l’hôpital Donka.
Interrogé par RFI, Sidya Touré, l’un des initiateurs du mouvement, a dit que « l’opposition est heureuse d’avoir marqué un grand coup ».
La France a appelé « au calme et à la retenue de tous. La France est très préoccupée par les appels à la haine et à la violence », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, ajoutant que des « recommandations » de prudence avaient été faites aux Français sur place. |
Violences en Guinée : un homme tué |
AFP Publié le 27/09/2011 à 15:36 - Un homme de 35 ans a été tué par balle aujourd'hui à Conakry lors des affrontements entre forces de l'ordre et opposants qui ont suivi l'interdiction d'un rassemblement de l'opposition par le pouvoir du président Alpha Condé. Cet homme, Mamadou Boye Barry, boulanger, a été tué dans le quartier de Bambeto, un des fiefs de l'opposition où les forces de l'ordre ont été déployées massivement pour empêcher des manifestants de se rendre au Stade du 28 septembre où avait été prévu le rassemblement interdit. |
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| L'opposant et n°2 de NFD Etienne Soropogui arrêté et conduit à l'escadron de Matam. |
| Le n°2 des Nouvelles Forces démocratiques, parti membre du collectif qui a demandé une marche pacifique de l'opposition ce jour, Etienne Soropogui a été interpellé par la gendarmerie et conduit à l'escadron mobile de Matam. Faya Millimoni, contacté au téléphone par JacquesRoger décrit les circonstances de l'arrestation Etienne Soropogu : « Etienne a été interpellé ce matin à Dixinn quand nous quittions à pied chez Mouctar (Diallo président de NFD ndlr) pour aller chez Cellou Dalein. Nous étions avec Etienne Soropogui, Fodé Oussou et Mouctar. Les gendarmes nous ont dispersés en jetant des gaz lacrymogènes. ... |
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Affrontements en Guinée : plusieurs blessés |
Par Europe1.fr avec AFP - Publié le 27 septembre 2011 - Plusieurs personnes ont été blessées mardi à Conakry dans des affrontements entre opposants et forces de l'ordre après l'interdiction d'un rassemblement de l'opposition par le pouvoir d'Alpha Condé, a appris l'AFP de source médicale. Au moins quatre personnes ont été admises à l'hôpital principal de Conakry, victimes de violences qui ont éclaté dans plusieurs quartiers de la ville, de jeunes opposants s'en prenant à coups de pierres et projectiles divers aux forces de l'ordre qui ont répliqué à coups de matraque et de gaz lacrymogène. |
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Guinée : rassemblement d'opposants contré |
Par Europe1.fr avec AFP - Publié le 27 septembre 2011 - Les forces de l'ordre ont empêché la tenue mardi à Conakry d'un rassemblement d'opposants qui entendaient protester contre l'organisation d'élections législatives à une date fixée "unilatéralement" par le pouvoir et la Commission électorale, a constaté un journaliste de l'AFP. Plusieurs dizaines de véhicules des forces de l'ordre ont bouclé tous les accès au Stade du 28 septembre où devaient se tenir la manifestation et sont également intervenus dans plusieurs quartiers de la capitale pour empêcher les gens de converger vers le stade. Au moins cinq jeunes ont été interpellés dans un de ces quartiers considéré comme un fief de l'opposition, selon le journaliste de l'AFP. |
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Guinée: organiser des législatives consensuelles pour retrouver la stabilité |
| DAKAR - La Guinée doit organiser ses élections législatives dans le consensus pour retrouver la stabilité, estime le groupe d'analyse International Crisis Group (ICG) à quelques jours de manifestations prévues par l'opposition qui conteste la date de ce scrutin fixé à fin décembre.
Après l'élection d'Alpha Condé à la présidence en novembre 2010, des élections législatives doivent clôturer une nouvelle étape de la transition politique guinéenne. (...) Il est de la responsabilité du pouvoir et de ses adversaires politiques d'apaiser la sphère publique en parvenant à un consensus sur l'organisation du scrutin, déclare ICG dans un rapport publié vendredi et intitulé Guinée: remettre la transition sur les rails.
Les dernières législatives guinéennes se sont tenues en juin 2002. Mi-septembre, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé avoir fixé le scrutin au 29 décembre, une date contestée par l'opposition qui a dénoncé une décision unilatérale et appelé à des manifestations mardi dans le pays où un Conseil national de transition (CNT) fait office de parlement depuis début 2010.
Selon des sources concordantes, le gouverneur de Conakry, le commandant Sékou Resco Camara, a notifié le 21 septembre à des élus locaux, dirigeants coutumiers et religieux que les manifestations prévues par l'opposition étaient interdites dans la capitale, suscitant des craintes de violences.
Compte tenu de l'importance de l'enjeu, du rôle que joue l'ethnicité en situation de compétition électorale, et du niveau de suspicion que suscitent les institutions électorales, le scrutin législatif sera probablement un moment de forte tension en Guinée, estime ICG dans son rapport.
Une junte militaire menée par le capitaine Moussa Dadis Camara a pris le pouvoir en décembre 2008, au lendemain du décès de Lansana Conté qui dirigeait le pays d'une main de fer depuis 24 ans.
A la suite notamment d'abus et de la répression sanglante d'une manifestation pacifique de l'opposition ayant fait en septembre 2009 plus de 150 morts à Conakry, le capitaine Camara, visé par une tentative d'assassinat, a été écarté du pouvoir, rappelle encore ICG.
La transition n'est pas terminée. Il importe de compléter rapidement le dispositif institutionnel guinéen en mettant en place l'Assemblée nationale, dit le texte, en exhortant la communauté internationale à accompagner la Guinée dans ce processus.
(©AFP / 25 septembre 2011 16h37 |
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GUINEE: Marche interdite en Guinée : De quoi Condé a-t-il peur ? |
Le gouverneur de la ville de Conakry a déclaré interdite la marche de l'opposition, prévue pour le 27 septembre prochain. Cette marche avait pour objectif de protester contre la date des élections législatives du 29 décembre 2011. Le pouvoir de Alpha Condé a visiblement de la peine à asseoir une bonne base de dialogue social et politique avec ses contempteurs. Car il donne l'impression d'être trop braqué, fébrile quand il s'agit de discuter avec ses opposants. Apparemment, Condé a peur de son opposition. Il est vrai que les conditions dans lesquelles l'élection présidentielle a été organisée ont laissé des traces dans les esprits. Beaucoup de rancoeur certainement. Mais, il appartient au premier président démocratiquement élu de ce pays de créer les conditions d'une démocratie apaisée. Aller aux élections au forceps alors que l'opposition pose des préalables, c'est la meilleure façon de mettre en péril la paix sociale. Les élections sont nécessaires et incontournables dans le processus de démocratisation du pays. Mais elles ne doivent pas se tenir à n'importe quelles conditions. Le consensus entre les acteurs est primordial afin d'éviter une crise post-électorale aux conséquences souvent incontrôlables. Les membres et les responsables de l'Union des forces démocratiques de Guinée, principal parti de l'opposition, ne sont pas des enfants de chœur. Alpha Condé en est conscient mais, il ne reste pas moins comptable de toutes les dérives et des dérapages actuels parce que c'est lui qui mène la barque. L'interdiction de la marche en est une parfaite illustration. Si d'un point de vue sécuritaire, le pouvoir disposait d'éléments pour annuler cette marche, les flottements administratifs donnent du grain à moudre au moulin de l'opposition qui crie à l'anti-démocratisme du pouvoir en place. En effet, elle s'appuie sur la loi pour contester la légalité de la décision d'interdiction. Le gouverneur n'aurait pas autorité de le faire. Cette contestation de la légalité de la décision ne manquera pas d'alimenter le débat et surtout de faire monter la température au sein des troupes de l'opposition. La Guinée pouvait bien se passer de cet énième bras de fer entre pouvoir et opposition qui sont restés dans une logique de confrontation permanente, créant ainsi un climat délétère non propice au dialogue. Cette marche aurait pu se tenir si on demandait des gages aux organisateurs tout comme les forces de sécurité auraient pu l'encadrer. Il faut croire que la méfiance est tellement grande entre les protagonistes que ce serait trop leur demander, que de leur faire ces propositions simples.
Abdoulaye TAO — Le Pays |
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Guinée: le gouverneur de Conakry interdit des manifestations de l'opposition |
| CONAKRY - Le gouverneur de la ville de Conakry a interdit les manifestations prévues le 27 septembre par l'opposition qui proteste contre la tenue le 29 décembre des élections législatives en Guinée, a appris l'AFP jeudi de sources concordantes.
Selon un fonctionnaire au ministère de l'Administration du territoire (Intérieur) et un responsable au gouvernorat ayant tous deux requis l'anonymat, le gouverneur, le commandant Sékou Resco Camara, a notifié cette interdiction aux élus municipaux, locaux, ainsi qu'aux chefs coutumiers et religieux des divers quartiers de Conakry.
Le commandant Camara, que l'AFP n'a pas réussi à joindre, a fait part de sa décision à ces responsables lors d'une réunion mercredi à Conakry au siège du Conseil national de transition (CNT), qui fait office de parlement.
Les manifestations prévues par l'opposition ne doivent pas avoir lieu, ou alors le quartier (...) qui (les) acceptera sur sa sphère géographique endossera toute la responsabilité des violences qui en découleront, a affirmé le gouverneur, selon le responsable du gouvernorat.
Le 27 septembre est un jour ouvrable. Tout le monde doit être à son poste de travail et le commerçant qui se hasardera à fermer sa boutique se verra retirer son magasin le lendemain, a-t-il poursuivi.
Sidya Touré, président de l'Union des forces républicaines (UFR), un des partis membres de la coalition de l'opposition appelant à manifester, a indiqué avoir appris, de manière informelle, l'interdiction décidée par le gouverneur et l'avoir rejetée.
Nous avons appris que le gouverneur veut interdire les manifestations, mais sachez qu'il n'a aucune compétence pour le faire. Nous allons informer par courrier les maires des communes (quartiers) que la marche pacifique va traverser, lorsque nous aurons arrêté le tracé de l'itinéraire, un simple courrier d'information, a indiqué à l'AFP M. Touré.
Si maintenant le gouverneur veut nous aider à sécuriser la marche pacifique, il peut envoyer les forces publiques pour l'encadrer, a-t-il ajouté.
Le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition (CPPFT), qui regroupe une vingtaine de partis d'opposition, a accusé la semaine dernière le pouvoir de vouloir organiser une mascarade en ayant fixé seul avec la Commission électorale nationale indépendante (Céni) au 29 décembre la date des législatives et appelé à des manifestations de rue dans tout le pays à compter du 27 septembre.
Ce scrutin aurait dû avoir lieu dans les six mois suivant l'investiture, le 21 décembre 2010, du président guinéen Alpha Condé.
Les dernières législatives en Guinée remontent à juin 2002, à l'époque du régime autoritaire du président Lansana Conté décédé en décembre 2008 après 24 ans au pouvoir.
(©AFP / 22 septembre 2011 20h44) |
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