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GABON
 
Gabon : L'éclairage de WikiLeaks sur les opposants d'Ali bongo
Travaillant à la divulgation des documents secrets, le site WikiLeaks a publié des câbles attribués à l'ancienne ambassadrice des Etats-Unis au sujet de la présidentielle anticipée de 2009 au Gabon. Il n'y a pas de quoi pavoiser pour les opposants gabonais Traduit de l'anglais par Daniel Mengara du mouvement «Bongo Doit Partir», des câbles récemment publiés par WikiLeaks, site Internet connu pour la divulgation de documents secrets, révèlent ce que Eunice Sharon Reddick, ambassadeur des USA au Gabon de 2007 à 2010, a noté des opposants d'Ali Bongo au sortir de la présidentielle anticipée de 2009. La diplomate s'étonnait de l'ineptie généralisée de l'opposition gabonaise au moment où les USA semblaient en
attendre une action de protestation après la proclamation des résultats de ladite présidentielle. On note que Pierre Mamboundou de l'UPG, Bruno Ben Moubamba (indépendant) et Yvette Ngwevilo Rekangalt (Indépendant) «ont protesté contre les résultats annoncés, mais aucun n'a de façon cohérente articulé une stratégie de mobilisation du public pour le soutient de leur cause.»

Un autre câble mentionne : «Ni Mamboundou, André Mba Obame (candidat indépendant qui a également obtenu plus de 25% des voix), ni aucun autre candidat de l'opposition ne s'est présenté en public ou énoncé un message clair à l'endroit du public après les élections. Tous les candidats ont dit à l'ambassade qu'ils n'avaient pas de plans immédiats pour des sorties publiques. Ils ont chacun attribué le silence de l'opposition aux restrictions imposées par le gouvernement gabonais aux media de radiodiffusion et de presse écrite et l'omniprésence permanente des forces de sécurité à travers Libreville pour dissuader tout rassemble ment public. Mamboundou et l'opposition ont été éloquemment silencieux dans les jours chaotiques qui suivirent les élections, lorsque des manifestants descendirent dans les rues de Port-Gentil. Ce silence a continué, avec pour conséquence que de nombreux gabonais désormais jugent l'opposition inefficace ou désintéressée.»
13-09-2011 Source : bdpgabon
 
Gabon : L’UPG persiste et signe
05-09-2011 Source : Gaboneco - Le traditionnel conseil du secrétariat exécutif de l’Union du peuple gabonais (UPG, opposition) s’est tenu le 3 septembre à Libreville. Au menu de ces travaux figurait en bonne place la communication du gouvernement parue le 2 septembre dans le journal "L’Union". Selon cette déclaration du gouvernement, le président de l’UPG, Pierre Mamboundou, attribue au chef de l’Etat des propos qu’il aurait tenu, le 28 avril 2011, lors de la concertation avec la classe politique. Plus précisément la phrase «aller aux élections aujourd’hui sans la biométrie, bonjour les dégâts !». Dans le communiqué final de la dernière réunion hebdomadaire de sa haute hiérarchie, l’UPG rappelle que «dans les communiqués sanctionnant ses travaux, dont celui du 4 juin 2011, [elle] avait attiré à nouveau l’attention du Gouvernement sur la nécessité d’être en concordance avec la volonté affichée par le Président de la République non seulement d’utiliser la biométrie dès les prochaines élections législatives, mais aussi de l’étendre à tous les autres domaines de la vie nationale.» «Est-il besoin de souligner que lors de la conférence de presse donnée le 30 juin 2011, à l’Assemblée Nationale, les députés de l’Opposition avaient rappelé cette expression utilisée par le Président de la République lors de la consultation du 28 avril 2011. De même, en s’appuyant sur la déclaration du 15 juillet 2011 faite par les différents groupements de l’Opposition (ACR, APPO, CPPA, FS), le Conseil du Secrétariat Exécutif réaffirme que le Président de la République s’était bel et bien exprimé en ces termes : "aller aux élections auj-
jourd’hui sans la biométrie, bonjour les dégâts !"», poursuit le communiqué de l’UPG.

Selon le parti de l’opposition, «la déclaration du gouvernement est une diversion pour confirmer la volonté du PDG de ne pas appliquer la biométrie au cours des prochaines élections législatives, pour des raisons de manipulations électorales».

Par ailleurs, l’UPG s’est penché sur l’organisation du concours spécial, le 7 septembre 2011 sur toute l’étendue du territoire, par le ministère de l’Education nationale, en vue de permettre aux élèves qui le souhaitent d’intégrer les établissements publics d’enseignement général. Prenant acte de cette information, conseil du secrétariat exécutif de l’UPG a exprimé son étonnement quant à la portée d’une telle initiative.

«En effet, le Conseil tient à rappeler qu’il y a 3 ans, le gouvernement avait eu recours aux établissements privés d’enseignement général de moindre prestige pour orienter les élèves admis en 6ème, à cause du déficit notoire des infrastructures dans les établissements publics. Le conseil demande au gouvernement d’édifier le peuple gabonais sur les efforts consentis en termes du nombre de salles de classes et de leur capacité d’accueil par province, pour recevoir les admis aux tests qu’il organise. Le conseil estime que cette opération relève purement et simplement du marketing politique consistant à s’attirer la sympathie des parents d’élèves et des élèves eux-mêmes, à la veille des élections législatives annoncées par l’Exécutif», conclut le communiqué final du conseil du secrétariat exécutif de l’UPG.

Publié le 05-09-2011 Source : Gaboneco Auteur : Gaboneco

 

Surfant sur une assemblée générale tenu le 27 août dernier de sa formation politique à laquelle assistaient des leaders d'ONG, le président de l'Union du peuple gabonais (UPG), Pierre Mamboundou a invité les acteurs politiques de l'Opposition à une action concertée et à une mobilisation pour aboutir à un scrutin transparent pour les législatives et à des lendemains électoraux apaisés. Le leader de l'Union du peuple gabonais (UPG opposition), Pierre Mamboundou s'est entretenu, au cours d'une assemblée générale le 27 août dernier, avec les militants et sympathisants de son parti sur les grandes questions de la vie politique du Gabon. Ces échanges qui ont tourné pour l'essentiel sur la question de la non introduction de la biométrie dans la confection du fichier électoral pour les prochaines législatives et sur les conditions de la transparence pour les mêmes consultations à venir. «Celui qui gagne doit gagner honnêtement, et celui qui perd doit perdre honnêtement, nous ne pouvons pas toujours avoir des élections contestées», a déclaré l'opposant historique. Revenant sur la saisine de la Cour constitutionnelle par le Premier ministre, Pierre Mamboundou a publiquement lu la lettre de Paul Biyoghé Mba à la Haute juridiction, pour soutenir que «le Premier ministre avait envoyé à la Cour un dossier vide à dessein car le gouvernement ne veut pas aller aux élections avec la biométrie»

Des représentants et des leaders des Organisations non gouvernementales qui ont porté sur les fonts baptismaux un mouvement dénommé "Ça Suffit Comme Ça" exigeant «la refonte des institutions, la transparence des élections, une meilleure démocratie et une justice sociale équitable», ont pris part à cette assemblée générale. Après un exposé des motifs, ces membres de la société civile ont obtenu de l'opposant sa signature de la pétition à travers laquelle ils demandent le report des élections législatives prévues en novembre à quelques semaines de la Coupe d'Afrique des nations de football.

L'assemblée générale a souhaité une démarche concertée des partis de l'opposition gabonaise. A ce sujet, Pierre Mamboundou a lancé un appel aux différents acteurs de l'opposition pour l'adoption d'une conduite commune dans la revendication des reformes politiques au centre des débats. Se situant dans la logique des négociations qu'il avait entamées, il a annoncé qu'il entend rencontrer au préalable le président de la République, Ali Bongo Ondimba, pour tenter d'en obtenir un frein au processus déjà enclenché par le ministère de l'Intérieur.

Rassurant ses militants, le leader de l'UPG a laissé entendre : «Nous avons tout fait pour aider le gouvernement et pris nos responsabilités, ceci en vue d'aboutir à des lendemains électoraux apaisés. Mais nous n'avons pas été écoutés. Lorsque nous aurons discutés avec nos amis de l'opposition, vous serrez sollicités, afin que l'on sache ce que nous devons faire pour que les élections soient transparentes».

Des sources concordantes soutiennent que des tractations vont incessamment être enclenchées en vue d'amener les leaders de la défunte Union nationale aux actions préconisées par l'UPG et les ONG sus citées. Une idée qui rejoint l'appel récent de Pierre-Claver Maganga Moussavou pour l'union de l'opposition au sein de l'Alliance des forces du changement (AFC) dès la prochaine rentrée parlementaire, le 1er septembre 2011.