July 22, 2008
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FPI POLITIQUE
Christine Lagarde confirme avoir demandé au tribunal arbitral de régler l'affaire Bernard Tapie
20Minutes.fr, éditions du 22/07/2008 -
Bercy confirme. C’est bien le ministère de l’Economie qui a donné des instructions pour qu'un tribunal arbitral règle le litige opposant l'Etat à Bernard Tapie.

L’information avait été donnée par le site Mediapart et le Canard Enchaîné à paraître mercredi, qui affirment que la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait donné une telle instruction à l'Etablissement public de financement et de restructuration (EPFR), l'organe de tutelle du CDR, la structure publique qui gère le passif du Crédit Lyonnais.

«Mettre fin à une procédure de 15 ans»

«Je confirme que, comme c'est l'usage s'agissant de représentants de l'Etat siégeant dans un conseil d'établissement public, une orientation a été demandée au cabinet du ministre et qu'elle a été donnée, en l'occurence sous une forme écrite, ce qui n'a rien d'inhabituel», a déclaré à l'AFP Stéphane Richard, le directeur de cabinet de Christine Lagarde, mardi soir.

Revenant sur les raisons qui avaient poussé l'Etat à favoriser cette solution, voulue par Bernard Tapie et qui s'est révélée favorable pour lui, Stéphane Richard a expliqué qu'il avait été jugé souhaitable, «au bout de 15 ans de procédure, de trouver un mécanisme pour mettre un terme à l'ensemble des 12 procédures en cours en une seule fois.»

«Connivences et facilités» au sommet de l'Etat

C’est le 11 juillet dernier que le tribunal arbitral a finalement condamné le CDR à verser 285 millions d'euros aux liquidateurs du groupe Bernard Tapie qui s'estimait floué d'une plus-value importante réalisée par la banque lors de la vente d'Adidas. La décision a suscité une véritable plémique. C’est tout d’abord le MoDem François Bayrou qui est monté au créneau, dénonçant «dans l'Etat un certain nombre de connivences et de facilités», n’hésitant pas à citer nommément Nicolas Sarkozy.

Auditions parlementaires

Jeudi dernier, le président socialiste de la commission des Finances de l'Assemblée, Didier Migaud, avait annoncé le lancement en septembre d'auditions sur l'affaire pour comprendre notamment pourquoi la justice de la République a été dessaisie au profit d'un tribunal arbitral. En réponse à la polémique, Bernard Tapie avait estimé, dans un entretien au Monde, avoir «rapporté beaucoup plus» que «coûté» au contribuable.
Jacques Demarthon AFP/Archives ¦ Bernard Tapie sur Canal + le 15 février 2008.

C. L. avec AFP

 
Présidentielle en côte d'ivoire / président Mamadou koulibaly - “Si Gbagbo ne gagne pas, il n'y aura pas de paix”

mardi 13 mai 2008 - Par Le Temps - Au terme de sa tournée dans le département de Jacqueville, le président Mamadou Koulibaly, N°3 du FPI, à confié à Le Temps, ce qui est pour lui, la condition sine qua non pour une paix durable en côte d`Ivoire.

Monsieur le président, qu`est-ce qu`on doit retenir de cette tournée, dans le département de Jacqueville ?
Il faut retenir, à l`issue de la tournée que nous sommes venus, à la demande du Président de la République, acquérir l`adhésion des Ivoiriens au choix que le Président de la République a fait.

Quel est ce choix ?
Nous sommes venus principalement leur préciser qu`il faut sortir de la logique de guerre pour entrer dans une logique d`élection. Et qui dit logique d`élection, dit logique de comparaison de programme des uns et des autres. Et ce que nous faisons, c`est de présenter le programme du Président de la République partout et demander à tous qui, en provenance d`autres partis politiques, nous rejoignent de passer le message un peu partout autour d`eux. Pour que d`ici, le jour de l`élection présidentielle, les rangs des supporters du Président Gbagbo grossissent. Afin qu`il puisse gagner cette élection, dès le premier tour. C`est la condition sine qua non, si on veut que ces élections conduisent à la paix. Expliquez-nous votre pensée monsieur le président…
Si le Président Gbagbo ne gagne pas au premier tour, on n`aura pas de paix. Parce qu`on va avoir un gouvernement " n`zassa ", mélangé et on ne fera rien. Partout où vous êtes passé, il y a eu des militants d`autres partis qui ont rejoint le FPI.

Quel commentaire ?

Il y a longtemps qu`on fait ce constat. Je pense qu`aujourd`hui les Ivoiriens sont majoritairement très au fait de ce qui se passe. Ils savent que entre Laurent Gbagbo et ses adversaires, il n`y a pas d`autre choix que Gbagbo. Non pas, parce qu`il est le plus beau, le plus grand ou le plus riche. Non, mais parce que lui, a un programme qui propose des choses concrètes aux ivoiriens pour les sortir de cette situation de misère, cette situation d`instabilité, cette situation de pauvreté et que ses adversaires. Ce que ses adversaires ne font pas. Et ce sont les Ivoiriens eux-mêmes qui à l`écoute de l`exposition de ce programme-là, finissent par se dire : “il est mieux que nous choisissions ce président. Que nous réaffirmions notre adhésion à ses idéaux. Que nous confirmions ce mandat qu`il a, pour qu`il puisse avoir un gouvernement homogène, et enfin, appliquer son programme de gouvernement”. Tout cela, pour qu`on rompte avec cette situation de difficultés que notre pays connaît, depuis la mort du premier Président de la République.

Frimo D. Koukou
koukoudf@yahoo.fr
(Envoyé spécial dans le département de Jacqueville)
 
Direction du protocole d'État : ALLOU EUGÈNE S'EN VA
04 May 2008 - Frat Matin - Le grand balayage continue au Palais de la Présidence. Après le Lt-colonel Logbo, le directeur du protocole s'en va. Kuyo Téa Narcisse, le chef de cabinet, est aussi sur le départ. L'ambassadeur Allou Bitty Wanyou Eugène, directeur du Protocole d'Etat, quitte le Palais présidentiel pour d'autres fonctions. Il serait affecté au Cameroun, en remplacement de l'ambassadeur Ayoman Ambohalé Paul. L'information a été donnée par une source non officielle, proche du Palais. Depuis des semaines, se répandaient, à Abidjan, des rumeurs faisant état des départs, pour diverses raisons, de certains proches collaborateurs du Chef de l'Etat, au nombre desquels l'ambassadeur Allou Wanyou Eugène, Kouyo Téa Narcisse, chef du cabinet présidentiel, et le colonel Logbo Raphaël, son Aide de camp. Le remplacement du Lieutenant-colonel Logbo par le capitaine Dua Kouassi Norbert, le 8 avril dernier, a semblé donner du crédit à ces rumeurs qui se faisaient insistantes. Néanmoins, à diverses occasions, Allou Eugène a eu à démentir son départ. Ce fut notamment le cas, le 14 avril dernier, lors de sa décoration par l'ambassadeur Luciano
Barillaro, au rang de chevalier de l'ordre du mérite de l'Etat d'Italie; et dans une interview accordée, le 21 avril, au site macotedivoire.info. Dans ce support proche du Palais, le directeur du Protocole d'Etat déclarait, entre autres: «Les rumeurs annoncent que je suis affecté auprès de l'Etat italien. C'est une rumeur. Ce n'est pas une information. Je ne suis au courant de rien (...) Si je devais être affecté, je serais moi-même informé. Le Président de la République est le chef de l'administration de la Côte d'Ivoire, il peut me confier une autre mission. Cela dépend naturellement de lui. Une affectation n'est pas forcément une sanction. Si l'on dit qu'on va envoyer Allou à Rome, comme les gens le disent, c'est parce que le Président voit qu'il y a une mission qu'il peut accomplir là-bas. Il y a des fonctionnaires tels que les enseignants qu'on affecte tout le temps et on n'en parle pas (…)». Militant du Front populaire ivoirien (FPI), le parti qui a porté le Président Laurent Gbagbo au pouvoir en octobre 2000, Allou Eugène s'est mis au service du président d'alors du FPI en 1990. Il a occupé diverses fonctions au sein de cet ex-principal parti d'opposition, notamment directeur de l'administration du FPI et chef de cabinet du président de ce parti. C'est donc naturellement qu'il a suivi le leader des ‘frontistes' au Palais en 2000.

Avant sa nomination à la direction du Protocole d'Etat, en 2002, en remplacement de Paul Ayoman (affecté alors au Cameroun en qualité d'ambassadeur), Allou Eugène occupait les fonctions de chef de cabinet adjoint du Président de la République. «Quand j'ai remplacé l'ambassadeur Ayoman, nous avons fait la passation ici. Si j'ai remplacé quelqu'un, cela veut dire qu'on peut me remplacer aussi. Si le Président pense qu'il y a une autre fonction que je peux exercer, il peut m'y envoyer. Le Président travaille sur la base de ce qu'il voit et ce qu'il a envie de faire de son collaborateur», a tenu à dire Allou Eugène, dans l'interview à macotedivoire.info, pour dédramatiser ces «rumeurs».

Michèle Pépé

Conseils généraux du Nord : Affi plaide pour la hausse des budgets
Frat Matin - 27 Apr 2008 - Je voudrais lancer un message en direction de tous les fonctionnaires qui ont encore peur de venir dans les zones ex-assiégées. Quand on les affecte, ils hésitent. Ils vont souvent faire des démarches pour qu'on les affecte ailleurs. Je voudrais leur dire qu'il faut qu'ils reviennent. Parce qu'à Korhogo, il n'y a rien, y a ‘‘fohi''; il y a la vie, il y a la paix. On peut venir travailler à Korhogo. Leurs parents de Korhogo les attendent. Ils attendent les instituteurs, infirmiers, agents de banque, pharmaciens, les magasins, les sociétés d'Etat et autres pour qu'ensemble, on normalise la situation et que la vie reprenne. Sans ces fonctionnaires qui constituent une source importante pour l'économie ivoirienne et locale, Korhogo restera orpheline et sa situation restera difficile. Il faut que tout le monde revienne. Tous les Ivoiriens sont attendus pour faire la paix avec leurs frères du nord.”  C'est l'appel que Pascal Affi N'Guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), a lancé à Korhogo, le samedi 26 avril, lors du
meeting de clôture de ses 16 jours de tournée dans le département. A “ceux qui ont toujours peur et craignent de venir à Korhogo parce que les ex-combattants ont encore les armes”, il les rassure qu'“aujourd'hui, les Forces nouvelles et nous tous, sommes pour la paix; nous avons tué la guerre dans nos esprits. Si vous (les éléments des Forces nouvelles) nous voyez, n'ayez plus peur. La guerre est finie.” La preuve, pendant toute sa tournée, il ne s'est nullement senti menacé. Aussi, a-t-il félicité les responsables militaires des FN. “Cela fait un mois que je suis au nord. J'ai fait des meetings dans une soixantaine de localités, parfois très tard dans la nuit. A aucun moment, il n'y a eu aucun incident. A aucun moment, je n'ai eu le sentiment d'être menacé, d'être en danger.(…) Je voudrais donc saluer particulièrement le commandant Fofié et son équipe, les membres des Forces nouvelles qui ont toujours été pendant tout ce temps à nos côtés. Ils nous ont conduits sur toutes les pistes et nous avons apprécié leur connaissance des différents sentiers qui mènent aux différents villages du département. Je n'ai senti à aucun moment une méfiance entre les ex-combattants des FN et la sécurité qui m'accompagnait. Au contraire, ils ont travaillé en bonne intelligence comme des fils d'un même pays.” L'aspect sécuritaire n'est pas le seul motif de satisfaction du président du FPI après cette visite. Qui, a-t-il affirmé, a été riche en enseignements tant au niveau personnel qu'économique. Au niveau personnel, Affi N'Guessan dit avoir été édifié. Cette visite lui a permis de mieux comprendre, mieux connaître le peuple sénoufo, le département de Korhogo, de comprendre les nuances qui existent à l'intérieur des populations. Il a surtout compris que l'on ne peut pas gouverner un pays si l'on reste loin des populations, si l'on les suit seulement à travers la télévision. Cette tournée lui a aussi permis de se rendre compte des réalités de la région. “Nous avons  côtoyé les difficultés des populations, la pauvreté, le déficit d'infrastructures. Nous avons rencontré des populations qui ne savent même plus quoi faire puisqu'on n'achète plus ni leur coton ni leur anacarde. Il n'y a pas d'instituteurs dans les écoles (…), les infirmiers sont partis, les centres de santé se sont dégradés, l'eau potable manque dans la plupart des villages (...). La population se plaint des pistes.”  Au plan économique, Affi N'Guessan a constaté que “la crise a porté un grand coup à cette région.” Le coton ne se payant plus, les paysans qui n'en ont pas abandonné la culture travaillent à perte (…). La filière coton est déstructurée. La production qui était de 400.000 tonnes en 2001-2002 est passée à 120.000 t, la Compagnie cotonnière (LCCI)  est en faillite, etc.

Pour le président Affi N'Guessan, il y a donc “urgence à faire en sorte pour que l'économie de la région reprenne, pour que la pauvreté, de façon générale, recule dans le nord.” Il a, par conséquent, suggéré que la Côte d'Ivoire fasse un effort de solidarité en faveur de la région nord vu l'écart de développement entre cette région et le reste du pays en renforçant les budgets des conseils généraux de la région. Il a aussi proposé la redynamisation des filières coton et anacarde, et l'appui à la culture du riz et à l'élevage dans la région. Mais la véritable solution à tous ces problèmes énumérés, c'est l'élection de Laurent Gbagbo à la présidentielle du 30 novembre. Car celui-ci a très tôt compris que “l'utilité d'un parti politique est de concevoir des programmes pour répondre aux problèmes des populations.” Et le FPI s'est inscrit très tôt dans cette logique. C'est pour cela que le président Gbagbo, a-t-il souligné, dès la création de son parti, s'est engagé à bâtir un programme de gouvernement. M. Affi s'en réjouit car, explique-t-il, ceux qui adhèrent au FPI le font pas par tribalisme mais du fait de ce programme dont il a présenté les grandes lignes. En conséquence, s'est-il défendu, le FPI n'est pas un parti tribal, le FPI n'est pas contre les populations du nord. Au contraire, de par les importants postes que les fils de cette région occupent, c'est le nord qui gagne avec Gbagbo. Venu leur dire que les autres expériences ont  échoué et qu'il faut repartir du bon pied avec Laurent Gbagbo, le président du FPI pense que la crise a suffisamment ouvert les yeux des Ivoiriens et en particulier ceux du nord pour leur permettre de discerner la vérité, le bonheur incarné par le FPI des mensonges que les autres viendront leur raconter. Après ce long séjour dans la cité du Poro, Affi N'Guessan affirme avoir atteint les deux objectifs qu'il s'est fixés. A savoir, accompagner le processus de paix par leur présence physique sur le terrain pour partager les réalités des populations et réactiver son parti, mal en point à Korhogo depuis le début du déclenchement de la crise. “Les accords politiques sont en train de faire leurs effets”, a-t-il retenu, au regard des bons rapports qu'il a eus avec les Forces nouvelles”. Le président du FPI a dit que la cote de popularité du RDR et du PDCI-RDA a largement baissé du fait des réalités de la guerre. Il a surtout noté: “l'engagement des populations dans les partis n'est plus lié aux origines ethniques et régionales, mais il est maintenant raisonné, il est fait après mûres réflexions. C'est la nouvelle forme de militantisme que nous observons. Et c'est un grand pas vers la démocratie.” 

Martial Niangoran / Correspondant régional

 
APRèS L'INCIDENT DU 31 DÉCEMBRE 2007-Gbagbo-Djué : Palabre est fini
Le président de la République, Laurent Gbagbo, a reçu une forte délégation de la famille d'Eugène Djué dans la nuit de mercredi à jeudi. Cette famille est allée mettre fin à l'incident survenu le 31 décembre 2007 à la résidence du chef de l'Etat et qui indisposait les uns et les autres jusque-là. L'affaire de “ la bastonnade d'Eugène Djué à la résidence du chef de l'Etat” à Cocody fait désormais partie des “incidents” du passé. Elle a été réglée. Hier, entre 02 h et 03 h, loin des regards et des oreilles indiscrets, une délégation d'une douzaine de membres de la famille du président de l'Union pour la libération totale de la Côte d'Ivoire (ULPTCI, mouvement de résistance patriotique) s'est rendue à la résidence du président Gbagbo pour “échanger en famille” et clore cet “incident” dont les développements et exploitations ont gêné et continuaient d'indisposer les uns et les autres. La délégation familiale conduite par Nanan Okou, oncle d'Eugène Djué, chef central des Baoulé du canton Gblo (sous-préfectures de Diabo et de Languibonou, département de Bouaké) résidant à Abidjan, n'est pas passée par quatre chemins pour présenter ses excuses au chef de l'Etat à cause de l'implication de son fils dans l'incident dont beaucoup ont profité pour tenter de le déstabiliser. “Excellence Monsieur le président de la République, notre démarche, en venant vous voir, ne répond qu'à un seul souci : vous demander pardon”, a commencé tout net le porte-parole de la famille. Au bout de 60 minutes d'entretien, Eugène Djué, ramené à son “Vieux père” par la famille, s'est littéralement jeté dans les bras ouverts du président Gbagbo. Dans une longue étreinte, le chef de l'Etat et celui qu'il appelle “mon enfant”, sont restés immobilisés devant l'assistance, se murmurant des mots chargés d'émotion et de fidélité dans l'engagement politique pour le bien de la nation ivoirienne.
Parti honorer un rendez-vous que lui avait donné le président de la République, le 31 décembre 2007, Eugène Djué, qu'accompagnaient d'autres proches collaborateurs responsables de mouvements patriotiques, a été rudoyé par les agents de garde. Il avait, auparavant, avec son véhicule, obstrué l'entrée de la résidence du chef de l'Etat, frustré de s'être vu refusé l'accès du “domicile” de son “Vieux père” Laurent Gbagbo. L'évènement a choqué l'opinion. Et ceux qui pouvaient le politiser et l'exploiter de la façon la plus malveillante contre le président de la République et son entourage ne s'en sont pas privés. Les ragots sont allés jusqu'à donner à l'incident des relents tribalistes (le chef de l'Etat est Bété, Djué est Baoulé). Dans cette ambiance, la famille Djué est restée calme et digne. Elle a pris de la hauteur : “ Excellence Monsieur le président de la République, un incident aussi mineur qui aurait pu se régler en famille, les journaux s'en sont saisi, suscitant diverses versions et interprétations. Nous imaginons la douleur que cela a pu vous causer, en tant que père. Car, il s'agit bien de votre fils ”, a déclaré M. Alphonse Kouassi Kan, porte-parole de la délégation, qui a par la suite révélé : “Malgré cet incident, chaque fois qu'il a voulu parler de vous, Eugène Djué a toujours usé du mot “ Baba” qui signifie Père, en Baoulé”. Trouvant en cela la preuve de “ liens qui ne peuvent être ternis par un quelconque incident”, la famille Djué a tenu à rencontrer le chef de l'Etat non seulement pour le remercier pour ce qu'il fait pour Djué depuis une vingtaine d'années, mais pour lui ramener son “ fils”.
Le chef de l'Etat, qui a apprécié la démarche de la famille, a fait un long rappel de l'histoire de sa rencontre avec Eugène Djué dans les années de braise de la FESCI. Le président Gbagbo a parlé de sa confiance placée en Djué et de son engagement à protéger ce jeune homme contre les méchancetés tribalistes qu'il subissait à la tête du mouvement estudiantin, puis de l'assistance qu'il lui a apportée pour ses études en France. Enfin, le “Vieux père” de Djué, visiblement heureux de retrouver son “enfant”, s'est vivement élevé contre cette tendance de ses détracteurs à vouloir aujourd'hui le traiter de tribaliste alors qu'il continue, à travers le choix des hommes de son cabinet présidentiel, de montrer qu'il n'est pas de cette nature : “Je suis encore vivant et on me pleure mal. On me pleure, de mon vivant, comme je ne l'ai jamais été, et je ne suis pas d'accord ”, a déclaré le chef de l'Etat dans des propos fort imagés. Puis, faisant des révélations sur les évènements graves, menaçant la sûreté de l'Etat qui l'ont empêché de recevoir son “fils” ce 31 décembre 2007, le président Gbagbo a déclaré qu'il accepte le pardon présenté par la délégation conduite par Nanan Okou.
Avant le chef de l'Etat, MM. Pascal Affi N'Guessan (président du FPI), Martin Sokouri Bohui (député à l'Assemblée nationale) et Ervé Siaba (attaché de cabinet du chef de l'Etat) ont pris la parole, en présence de Narcisse Kuyo Téa, chef de cabinet du chef de l'Etat impliqué aussi dans l'incident, pour rassurer Eugène Djué, lui prodiguer des conseils et se joindre à la famille pour appuyer sa démarche auprès du président Gbagbo. Des échanges de présents et une séance de photos ont mis fin à cette belle rencontre nocturne sollicitée par le ministre de la Défense, Michel N'Guessan Amani, à qui la famille Djué a rendu un vibrant hommage pour le rôle positif joué dans cette affaire.
César Etou
 

Bohoun Bouabré aux ressortissants de Bécédi-Anon : “Donnez un second mandat à Laurent Gbagbo”

jeudi 14 février 2008 - Par Le Rebond

Une forte délégation de ressortissants de Bécédi-Anon, localité du département d'Adzopé, conduite par le chef de village, Nanan Adepo N'Din Michel, ainsi que des cadres de la région dont MM. N'Dohi Yapi Raymond, maire de la commune de Koumassi, et Yapi Koffi Bernadin, inspecteur général des finances, était mercredi, au domicile du ministre d'Etat, ministre du Plan et du Développement, M. Paul Antoine Bohoun Bouabré pour lui exprimer sa gratitude et présenter ses vœux de nouvel an. Après l'intervention du président de la Mutuelle de développement de Bécédi-Anon, M. Yapi Atsé Jean-Claude, le ministre d'Etat Bohoun Bouabré a exhorté les populations à œuvrer pour la paix et le développement. Concernant l'élection présidentielle, il a affirmé que le meilleur cadeau que Bécédi-Anon pourrait lui faire durant cette année 2008, “c'est de faire réélire Laurent Gbagbo à la prochaine élection présidentielle afin que les Ivoiriens bénéficient des fruits de la décentralisation et que la Côte d'Ivoire s'engage résolument sur la voie du développement”.
M. Bohoun Bouabré a remercié les populations de Bécédi-Anon pour leur déplacement massif à son domicile et la marque d'affection à son égard et à celui de son épouse. Il a particulièrement salué la présence du maire PDCI de Koumassi, N'Dohi Yapi Raymond, fils de la région. A celui-ci, Bohoun a dit de contribuer à la réélection du candidat Laurent Gbagbo. Le ministre d'Etat a rappelé les défis qu'il reste à relever à Bécédi-Anon, localité dont il se considère fils adoptif. “On a les problèmes du bitumage des 6km de route conduisant à Bécédi-Anon, la clôture du centre de santé et l'adduction en eau potable. L'eau potable constitue la seule infrastructure qui fait défaut à la plupart des villages attié. La question de l'eau nous préoccupe tous. Nous allons y travailler.

On verra ensemble si on peut construire un château d'eau à Bécédi-Anon. Pour le développement, il faut que la priorité soit accordée aux infrastructures de base que sont l'eau, l'électricité…”, a-t-il affirmé. Avant d'interpeller les cadres des localités en général à s'impliquer dans le développement des villages. Le couple Bohoun Bouabré a offert un appui financier symbolique aux populations de Bécédi-Anon après avoir reçu des cadeaux de la part de leurs visiteurs.
Dans son adresse, le président de la Mutuelle de Bécédi-Anon, Yapi Atsé Jean-Claude, a remercié le ministre d'Etat Bohoun Bouabré pour son soutien en faveur du bien-être des habitants de cette sous-préfecture. “Le samedi 7 avril 2007, date de l'investiture du bureau de la mutuelle de développement de Bécédi-Anon, nous avons soumis à votre représentant, votre chef de cabinet, quatre doléances. Sept mois plus tard, c'est-à-dire le 03 novembre 2007, la population de Bécédi-Anon a reçu pour le compte des projets FRAAR dont vous êtes le gestionnaire, la somme de quinze millions de fcfa prenant ainsi en compte deux de nos importants projets, à savoir la reconstruction du barrage piscicole et l'équipement de l'école du village en tables-bancs. Madame le sous-préfet de Bécédi-Brignan (absente pour cause de deuil) et la population de Bécédi-Anon voudraient par ma voix vous dire merci pour ce geste de grande portée éducative et économique que vous avez posé. Elle voudrait aussi profiter de cette occasion que vous lui offrez pour vous remercier d'avoir permis à leur fils Yapi Koffi Bernadin d'être l'un de vos collaborateurs”. La cérémonie s'est achevée dans une atmosphère festive.

Didier Depry didierdeprri@yahoo.fr

Kadet Bertin à Sahuyé (Sikensi) : "Gbagbo est l'homme de la situation"

samedi 16 février 2008 - Par Fraternité Matin

En marge de la cérémonie de réconfort aux familles éplorées des victimes de l'accident du 5 janvier, M. Kadet Bertin, en sa qualité de dignitaire du Front populaire ivoirien (FPI), a tenu à rencontrer et à échanger avec les militants de son parti à Sahuyé. Cette rencontre entre les secrétaires locaux de section, les mouvements de soutien et le secrétaire national chargé de la défense et de la sécurité du FPI a permis à ce dernier de galvaniser les militants. Et de leur faire comprendre que le Président Laurent Gbagbo est, pour la Côte d'Ivoire, l'homme de la situation. Face aux militants en liesse, il a lancé: «Les Ivoiriens, dans leur grande majorité, sont aujourd'hui convaincus de la sagesse et l'humilité dont fait preuve le Président Laurent Gbagbo dans la conduite des affaires de l'Etat.» Selon l'ancien ministre Bertin Kadet, reçu le jeudi 14 février, au siège de la section FPI de Sahuyé, gros village de Sikensi, « le soleil qui brille sur tout le monde, a bien pointé de quelque part ». Ceci, pour dire que le Président de la République, dont les actions font aujourd'hui la fierté des Ivoiriens, a été révélé au monde par le parti politique qu'il a fondé. C'est pourquoi, M. Bertin Kadet recommande fermement aux militants et sympathisants du FPI de suivre le chemin de la sagesse, de l'engagement politique et militant et surtout de l'honnêteté intellectuelle tracé par le Président Laurent Gbagbo. Aux militants, heureux de le recevoir, le dignitaire du FPI, faisant allusion aux adhésions au parti en masse que l'on enregistre tous les jours et partout dans le pays, clame haut et fort que le parti se porte bien. Mais, instruit-il, « il faut soutenir et encourager ces adhésions au FPI ». Il leur demande par ailleurs d'expliquer partout aux Ivoiriens, le vrai sens de la démocratie qui fait la force du FPI. Et l'orateur d'insister sur la notion de démocratie, laquelle ne signifie pas la haine de l'autre. Sur la doctrine du parti FPI et ses projets d'avenir, Kadet Bertin annonce qu'un séminaire se tiendra bientôt. Rencontre au sommet au cours de laquelle il interviendra pour exposer sur le volet « défense et sécurité». Profitant de la réunion, les militants du FPI de la région, par la voie du fédéral Diby Gnawoua Joseph, ont exprimé des doléances. Que M. Bertin Kadet promet de traduire à qui de droit. Toutefois, il a offert une contribution financière à la fédération qui regroupe 49 sections.

Landry Kohon

 

Pascal Affi N'Guessan : “On connaît les responsables de notre misère”

Notre Voie - Mardi 26 Fevrier 2008
Nous vous avons proposé hier, la première partie de cette interview que le président du Front populaire ivoirien a accepté de nous accorder sur tous les sujets brûlants de l'actualité politique en Côte d'Ivoire. Pascal Affi N'Guessan s'est déjà prononcé sur les rapprochements politiques en cours, il a dressé le bilan de l'accord de Ouaga et fermement rejeté l'idée d'élections sans désarmement au préalable. Aujourd'hui, il fait l'état des lieux, concernant le FPI, après cinq années de résistance à la guerre. Il parle de la corruption galopante, de la misère des populations, des nouveaux rapports FPI/Galaxie patriotique/Mouvance présidentielle en prévision des élections à venir.

N.V. : Monsieur le président, nous sortons progressivement de l'état de belligérance et de la guerre qui a créé le phénomène de la galaxie patriotique. Aujourd'hui, quelles sont les relations entre le FPI et les mouvements et associations patriotiques ?
P.A.N.: Les rapports n'ont pas varié. Le contexte certes a changé puisque nous ne sommes plus dans les heures chaudes de la guerr

guerre, de la rébellion qui ont eu pour conséquence la naissance de ces mouvements, mais le FPI n'a pas changé d'attitude vis-à-vis de ces mouvements patriotiques. Ce sont des organisations qui ont été des acteurs clés de la résistance. Nous les considérons comme des partenaires dans le processus de sortie de crise, de reconstruction et de Refondation de la Côte d'Ivoire.

N.V. : Ils sont de plus en plus nombreux vos partenaires. Il se crée partout des clubs de soutien au président de la République, votre candidat à la présidentielle. Comment arrivez-vous à gérer tous ces mouvements ?
P.A.N. : Nous n'avons pas besoin de les gérer au sens de les embrigader ou les instrumentaliser. Ce sont des organisations autonomes et nous respectons leur autonomie. Quand une situation nationale exige que nous nous retrouvions sur le terrain pour mener la lutte, nous nous retrouvons spontanément. C'est cela la doctrine de notre collaboration. Ce sont les évènements qui nous mettent ensemble dans la rue ou dans les manifestations pour défendre la cause nationale.

N.V. : Mais parmi ces organisations, il y a le Congrès national pour la Résistance et la Démocratie (CNDR). Vous êtes membres du CNDR. Quelle est la place exacte du FPI dans cette plate-forme ?
P.A.N. : Le FPI est une composante du CNRD avec ses forces et ses limites. Au plan administratif, nous avons la deuxième vice-présidence et nous participons comme toutes les autres organisations aux activités et aux débats au sein du CNDR pour faire partager notre vision et notre expérience politique.

N.V. : Est-ce que vous envisagez une collaboration pour les élections avec le CNRD ?
P.A.N. : La défense de la République et la promotion de la démocratie sont une bataille permanente. En conséquence, le CNRD a de beaux jours devant lui. Au demeurant et dans le contexte national actuel, si nous n'arrivons pas à faire triompher le Président Laurent Gbagbo à l'élection présidentielle prochaine, la Résistance aura été une symphonie inachevée, une entreprise vaine. C'est pourquoi, toutes les organisations qui ont participé à la Résistance contre la déstabilisation et qui sont pour la plupart regroupées au sein du CNRD devraient logiquement poursuivre leur action jusqu'à la victoire finale du Président Laurent Gbagbo.

N.V. : Après La victoire du président Gbagbo, il y aura les élections locales avec leurs corollaires d'appétits individuels. Comment allez-vous travailler à ce niveau ?
“Le président de la République est frustré. Moi-même je suis frustré. Nos cadres sont frustrés. Il faut que les militants de base comprennent que nous sommes tous frustrés. Mais en même temps, ils doivent comprendre que la solution à la frustration, ce n'est pas de baisser les bras, ce n'est pas de se morfondre et de grogner. La solution est de rester debout et se battre, comme les militants du Front populaire ivoirien savent le faire, pour reconquérir l'intégralité du territoire et du pouvoir”.
P.A.N. : Les organisations membres du CNRD ne sont pas toutes des partis politiques; il y a des ONG, des syndicats et des mouvements qui sont nés spontanément. Maintenant, avec ceux de ces mouvements ou celles de ces organisations qui veulent poursuivre le combat, notamment au niveau des élections locales, nous discuterons pour voir comment aller à ces élections en fonction des forces en présence sur le terrain. Toutes les discussions sont possibles à partir du moment où nous sommes dans une plate-forme.

N.V. : Et pourtant, avant ces échéances, on enregistre certaines réactions du genre : ‘'le FPI nous a sucés après la résistance, le FPI est ingrat”. Alors est-ce que vous recevez ces plaintes et comment les traitez-vous au niveau du parti ?
P.A.N. : Evitons, comme l'a dénoncé dernièrement le Président Laurent Gbagbo, la culture du mercenariat. La lutte qui a été menée est une lutte nationale. Nous nous battons tous pour notre pays et non pour un individu ou pour une organisation. Les acquis de la Résistance survivront au Front Populaire Ivoirien. Ce sont les acquis pour notre nation. Ce sont des acquis pour notre pays. C'est donc comme cela qu'il faut voir les choses et non les voir en termes de lutte pour des avantages matériels et individuels qui poussent à considérer qu'un parti politique a une dette vis-à-vis de telle ou telle organisation.
Nous ne sommes pas le premier pays à être confronté à une telle situation. En France, sous l'occupation allemande, les patriotes se sont mobilisés, du Parti communiste jusqu'à la droite, pour entrer dans la résistance et pour lutter pour la libération. Il ne le faisaient ni pour plaire à De Gaule, ni pour engranger des avantages individuels.

N.V. : Certains estiment tout de même qu'ils ont légitimement droit à être récompensés après la lutte…

P.A.N. : Ce n'est pas sain de penser en termes de récompense. Il s'agit plutôt de poursuivre la lutte et je considère qu'à partir du moment où nous avons mené le même combat, que nous partageons la même vision, cela veut dire que nous pouvons travailler ensemble pour reconstruire notre pays. C'est la poursuite logique de notre engagement.
Je veux être très clair : demain, on peut appeler, après la victoire du président Laurent Gbagbo, un parti politique, un mouvement patriotique, un groupe de soutien, une personnalité soit au gouvernement, soit dans des institutions. Ce sera moins pour les récompenser, que pour les associer à l'action politique, parce que la reconstruction doit être menée par ceux qui se sont battus ensemble pour la nation. Je crois qu'il est temps que nous les hommes politiques sortions de la logique du partage du gâteau, de la logique des avantages matériels et personnels pour inscrire notre action dans une logique de servir la nation.

N.V. : Que dites-vous à ceux qui disent que la guerre est finie et que c'est le moment de partager les dividendes ?
P.A.N. : Il n'y a pas de dividendes à partager; mais une nation à fonder, un pays à construire, un peuple à servir. La guerre n'est pas finie; la guerre est permanente. Si nous finissons la guerre des armes, si nous réussissons la réunification, nous avons à mener la guerre contre la pauvreté, contre le chômage, contre les inégalités, pour le progrès, pour le développement et pour l'emploi. Cette guerre doit engager tous ceux qui partagent les objectifs du président Gbagbo et du FPI en particulier. Tous ceux qui sont d'accord sur une plate-forme pour la reconstruction, pour la refondation (la crise a élargi la base de la refondation et des acteurs) doivent s'inscrire dans cette perspective plutôt que de dire “nous avons participé à la résistance, nous attendons les dividendes”.

N.V. : Après 5 ans de résistance à la guerre, quel est l'état des lieux, s'agissant du FPI ?
P.A.N : Notre parti a été contrarié dans son projet de refondation de la Côte d'Ivoire. Il n'a pas pu, du fait de la guerre, mener à terme son programme. Mais, en même temps, au plan tactique, la crise a permis au parti de se fortifier, d'acquérir davantage de maturité et davantage d'expérience dans sa gestion et dans son action politique.

N.V. : Mais cela a changé les comportements des populations vis-à-vis de vous ?
P.A.N. : Sans aucun doute. La crise a débloqué la situation politique sur le terrain. Des zones qui étaient hostiles au Front populaire ivoirien jusqu'à l'éclatement de la guerre sont devenues perméables, et le parti y fait une percée remarquable. C'est le cas du grand Centre baoulé où les populations étaient restées jusque-là hostiles. Aujourd'hui, le FPI y est de plus en plus accepté et s'implante profondément. Le Nord qui était resté jusqu'à la crise un bastion imprenable du Rassemblement des Républicains (RDR) s'est ouvert. La population ayant fait le constat de l'aventure dans laquelle le RDR l'a entraînée à travers la rébellion, en a tiré les conséquences. Cette population est de plus en plus sensible au message du Front populaire ivoirien. A l'opposé, les zones qui étaient acquises au FPI sont restées stables et nous n'avons pas noté une percée quelconque de nos adversaires politiques. Je pense donc aujourd'hui qu'en terme d'implantation, le FPI a progressé. C'est pour cela que nous disons que, certes, la crise nous a contrarié, mais en même temps, comme la crise de 1992, elle nous a permis de faire un saut qualitatif en termes d'implantation et d'audience.

N.V. : Comment expliquez-vous cette percée dans les zones qui étaient difficiles alors que les populations n'ont même pas encore bénéficié de vos promesses électorales ?
P.A.N. : Cette percée s'explique par deux raisons. La première raison, la raison principale, c'est l'échec de la déstabilisation. Des populations qui ne s'étaient pas opposées à cette initiative dès le départ, croyant qu'elle leur apporterait le bonheur, se sont rendu compte, en définitive, qu'elles se sont embarquées dans une aventure qui les a coupées inutilement du reste de la Côte d'Ivoire, qui les a isolées de tout projet de développement pendant cinq ans. L'aventure a été un échec, pour la rébellion et une catastrophe au plan économique et social pour les populations.
On leur avait présenté des gens comme étant des démons; aujourd'hui, les populations se rendent compte que ceux qui étaient venus chasser les démons sont eux-mêmes devenus les premiers collaborateurs des démons. On n'a pas besoin de faire de grands dessins pour que les gens comprennent qu'ils ont été induits en erreur, qu'ils ont été intoxiqués, manipulés. Naturellement ces populations se détournent de leurs bourreaux pour se tourner vers le Président Laurent Gbagbo et le FPI qui incarnent en réalité la paix, l'unité et le progrès.
La seconde raison, c'est que le Front Populaire Ivoirien a convaincu les Ivoiriens pendant les 22 mois où il a pu gérer paisiblement la Côte d'Ivoire. Les Ivoiriens ont compris que ce parti était porteur de progrès économique et social. Ils ont été séduits par les premiers pas de la politique de Refondation. Ils la préfèrent au chaos dans lequel les ont conduit le RHDP et son bras armé.

N.V. : Puisque vous en parlez, visitons donc un peu vos chantiers. Y a-t-il eu des signes, au plan économique, pour prouver votre bonne gestion ?
PA.N. : Les signes sont là. Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) avait plongé le pays dans un abîme. C'était l'isolement économique, politique et financier de la Côte d'Ivoire. Le Front populaire ivoirien l'en a sorti, en moins d'un an, en renouant avec la communauté internationale, en réussissant la relance économique et le retour de la croissance. Même si aujourd'hui, du fait de notre absence à la tête du Gouvernement, la filière café-cacao est totalement désorganisée et est l'objet de toutes les perturbations, les Ivoiriens savent que lorsque nous étions là, les ressources engrangées par les paysans sont passées d'environ 500 milliards (2001) à près de 1.100 milliards FCFA (2003) pour le cacao.
En 2001, nous avons réussi l'exploit de faire fonctionner le pays sur la base de ses ressources propres et dans le cadre d'un budget que nous avons baptisé sécurisé, concept propre du gouvernement du FPI. En 2002, ce budget est passé de 1300 milliards à près de 2000 milliards FCFA. En septembre 2002, au moment où survenait la rébellion, nous étions sur le point de négocier avec le FMI un allègement de la dette Ivoirienne de 600 à 700 milliards FCFA chaque année dans le cadre d'une stratégie pour la réduction de la Pauvreté (SRP). Ce qui aurait permis d'amplifier le programme de refondation sociale, la mise en place de l'Assurance maladie universelle (AMU), la construction davantage d'écoles, de centres de santé, l'entretien et l'ouverture de nouvelles voies, etc….

N.V. : Au plan social, hormis les paysans, quel bénéfice les travailleurs de la ville ont tiré de votre gestion ?
P.A.N. : Nous avions programmé le déblocage des salaires en mars 2003. N'oublions pas que les salaires des fonctionnaires sont bloqués depuis plus de 20 ans. Les enseignants vivaient la situation des salaires à double vitesse dans le système éducatif. Nous avons cassé ce système et rétablit la justice salariale. Les policiers ont bénéficié d'un nouveau statut qui améliore leurs conditions de vie; le programme de décentralisation a été amplifié avec l'élection des conseils généraux auxquels le président de la République avait promis en moyenne 3 milliards de FCFA par an. Cela devrait permettre à ces régions et aux populations de bénéficier d'énormes ressources pour leur développement. Dans le cadre de la politique de gratuité de l'école, des millions de Kits scolaires ont été distribués aux élèves chaque année et le programme des cantines scolaires a été redynamisé. L'Assurance maladie Universelle devrait être opérationnelle dès Mars 2003, ce qui devrait se traduire par la gratuité des soins de santé primaire à toute la population.
Le FPI avait ouvert de réelles perspectives; il n'avait pas déçu. Si nous avions déçu de 2001 à 2002, je suis sûr qu'il n'y aurait pas eu cette mobilisation populaire pour faire échec à la rébellion. Voilà pourquoi le FPI avance malgré la guerre. Et nous sommes persuadés de la victoire sans ambages du président Laurent Gbagbo à la prochaine élection présidentielle.

N .V. : Malgré ce bilan, des voix s'élèvent et accusent le FPI et sa politique de refondation d'être à la base de la misère grandissante et d'une corruption intraitable que par le passé. Le président Bédié estime que le passage du FPI à la tête de l'Etat est une catastrophe, voire une parenthèse qu'il faut vite refermer. Plaidez-vous coupables ?
P.A.N. : Ces accusations relèvent de la pure propagande. Comme je viens de le démontrer, la gestion du FPI a été exemplaire entre 2000 et 2002. Depuis 2003, ce n'est plus le FPI qui gère les affaires de l'Etat. Il faut que l'opinion ait en permanence cela à l'esprit. Depuis 2003, la place et le rôle du FPI ont été minorés dans la gestion des affaires de l'Etat et le FPI n'est pas responsable des dysfonctionnements auxquels le pays est confronté. La preuve, en 2006, quand il y a eu le scandale des déchets toxiques, ce n'est pas le président du FPI qui a présenté sa démission au président de la République; mais bien Charles Konan Banny, à cette époque Premier ministre, qui a démissionné. Cela veut dire qu'en 2006, c'est Charles Konan Banny et son gouvernement qui étaient responsables de ce qui se passait en Côte d'Ivoire. De même, de 2003 à 2005, Seydou Diarra était responsable de tout ce qui se passait dans le pays. Aujourd'hui la responsabilité des affaires publiques incombe à Soro Guillaume. Donc lorsqu'on cherche les responsables des différentes situations qu'a connues la Côte d'Ivoire, il faut chercher à savoir qui dirige le gouvernement à chaque époque et quels sont les ministres qui y siègent.
Depuis 2003, le FPI accompagne le processus de restauration de la paix en Côte d'Ivoire. Il est certes associé à la gestion (de façon marginale), mais la responsabilité politique des drames sociaux que connaissent nos compatriotes incombe à ceux qui gouvernent et non au Front populaire ivoirien qu'on a écarté injustement.

N.V. : Ceux qui vous accusent pensent que le président Gbagbo étant le président de la République, c'est lui le premier responsable de tout ce qui se passe…
P.A.N. : C'est une grave erreur. La situation de notre pays à l'heure actuelle est comparable à celle d'un avion victime d'une prise d'otage en plein vol par des pirates avérés. Ceux-ci suspendent le service à bord, limitent les déplacements des passagers et leur font subir toutes sortes d'exactions. Le Commandant de bord qui a réussi à verrouiller l'accès à la cabine de pilotage et qui se bat pour éviter le crash de l'appareil, doit-il être tenu responsable des désagréments auxquels sont soumis les passagers?
Le Président Laurent Gbagbo se bat pour que l'Etat de Côte d'ivoire reste debout, pour que les Institutions de la république demeurent en fonction et continuent de régir la vie nationale, pour que la souveraineté nationale soit préservée et respectée. Sinon c'est le régime des ''Camora'', des ''Brigades Rouges'', ''Cosa Nostra'', etc; c'est l'anarchie.
Le Président Laurent Gbagbo, est le pilier du Temple; des tuiles peuvent tomber, des luminaires se détacher, etc; tant qu'il tient, le Temple ne s'écroulera pas.

N.V. : Malgré votre sérénité, les accusations que vous portent vos détracteurs semblent fragiliser votre parti. Vos militants grognent de l'intérieur. Comment ressentez-vous cette colère ?
P.A.N. : La grogne est générale dans le pays. Ce n'est pas seulement à l'intérieur du FPI. C'est dans l'opinion de façon générale. La crise a exacerbé les problèmes sociaux auxquels sont confrontés les Ivoiriens. La crise a mis en veilleuse tous les programmes de développement du pays et cela se traduit par la montée de la pauvreté et du chômage des jeunes notamment. La vie est de plus en plus difficile. Par rapport à cela, nos militants expriment une frustration légitime. Toutes les promesses liées à la politique de la Refondation sont compromises par la situation née de la rébellion du 19 Septembre 2002. Cela est une frustration légitime.
La frustration est partagée. Nos militants sont frustrés, tout le monde est frustré. On peut dire que le Président de la République lui-même est frustré parce que la situation dans laquelle il se trouve n'est pas celle qu'il a imaginée. Quand il se battait, ce n'était pas pour venir gouverner la Côte d'Ivoire avec une rébellion armée. Il est aujourd'hui amené à composer parce que la voie de la paix passe par ce compromis. Il le fait dans l'intérêt de la Côte d'Ivoire.
Moi-même qui vous parle, je peux me compter parmi les frustrés en 2000, le président Gbagbo m'a fait l'honneur de me nommer à la tête du gouvernement pour mener sa politique de Refondation. Ce programme était en très bonne voie voilà que je suis expulsé de cette position et obligé d'assister la mort dans l'âme à la suspension de ce programme et à la dégradation de nos nombreux acquis.
Des anciens ministres du Front populaire ivoirien sont frustrés, des cadres anciens PCA ou DG sont frustrés parce que de façon injuste, on les a obligés à quitter leurs postes. Il faut que les militants de base comprennent que nous sommes tous frustrés.
Mais en même temps, ils doivent comprendre que la solution à la frustration, ce n'est pas de baisser les bras, ce n'est pas de se morfondre et de grogner. La solution est de rester debout et de se battre, comme les militants du Front populaire ivoirien savent bien le faire, pour reconquérir l'intégralité du territoire et du pouvoir. Voilà la solution. Si après la table-ronde de Linas-Marcoussis je m'étais replié sur moi-même, je m'étais réfugié dans mon village pour grogner et ruminer mes frustrations, je n'aurais été d'aucune utilité pour le combat du FPI. La solution à l'insatisfaction et à la frustration ne se trouve pas dans la grogne, mais dans la lutte.

N.V. : Dans le cadre de ces conflits, vous aviez conduit une forte délégation à Aboisso et les choses se sont bien passées. Pourquoi n'allez-vous pas à Dabou pour résoudre cette crise ?
P.A. N. : Nous irons à Dabou. Mais sachez que le cas d'Aboisso est différent du cas de Dabou. A Aboisso, il s'agissait d'un conflit entre la fédération et le Directeur départemental de campagne. Il s'agissait d'un conflit entre deux structures : une structure formelle, la fédération, et une structure ad hoc, la direction de campagne. Par contre à Dabou, il s'agit d'un individu qui conteste une décision de la Direction. Sur la base de ses propres analyses et perceptions, il s'étale dans les journaux, dans les meetings publics, dans les conférences de presse pour dénigrer les responsables du parti et contester le choix qu'ils ont fait, affirmant que c'est à lui que revient la Direction départementale de campagne du président Gbagbo et à personne d'autre. Ce ne sont pas des structures qui sont en conflit. Nous avons choisi la méthode de la médiation pour ramener la paix. Malheureusement, nous sommes obligés de constater que cette méthode n'a pas marché. Donc nous allons revenir aux textes et décider conformément aux textes.

N.V. : Il y a aussi le Zanzan où les conflits naissent de toutes parts. En quels termes se posent exactement les problèmes dans cette fédération?
P.A.N. : Il n'y a pas une multitude de conflits dans le Zanzan. Et les problèmes qui se posent ne sont pas des conflits de fond mais des divergences d'approche et de méthode d'action. Sinon tous les cadres du Zanzan sont mobilisés pour assurer la victoire du président Gbagbo et du FPI aux prochaines élections. Mais comme le diable est dans les détails, la deuxième vice-présidente a reçu mission d'aplanir les divergences et de ramener la paix dans la maison.

“Une organisation comme le Front populaire ivoirien ne peut pas fonctionner sans qu'il n'y ait ces effervescences. C'est même un signe de vitalité. Ce qui est important, c'est la capacité des structures et des organes à gérer ces situations, et chaque fois vider le contentieux de façon démocratique”

N.V. : Est-ce que ces conflits ne vous fragilisent pas ?
P.A.N. : Une organisation comme le Front populaire ivoirien ne peut pas fonctionner sans qu'il n'y ait ces effervescences. C'est même un signe de vitalité. Ce qui est important, c'est la capacité des structures et des organes à gérer ces situations, et chaque fois vider le contentieux de façon démocratique.

N.V. : Pendant que ces conflits éclatent, les militants de base se sentent abandonnés, non seulement par la direction du FPI mais aussi par les cadres de leurs régions respectives. La solidarité fout-elle le camp au FPI ?
P.A.N. : Non, au contraire il n'y a pas un seul week-end où des délégations du FPI ne sont pas sur le terrain pour porter assistance et compassion à des structures ou cadres frappés par le malheur. Le parti, aujourd'hui, consacre chaque année près de 100 millions de FCFA à la solidarité, et à l'assistance aux militants. La solidarité est effective. Mais l'ampleur de la crise et des besoins fait que cette action du parti reste insuffisante pour prendre en compte tout le monde.
La solution durable se trouve dans la mise en œuvre du programme de refondation, afin que personne ne dépende de l'assistance qui rabaisse, mais que chacun ait les moyens de se prendre en charge, d'être autonome et libre. C'est par la résolution de la crise et par le retour du FPI au pouvoir que nous pouvons mettre fin à cette situation et donner un sens concret au militantisme et à la Refondation.

N.V. : Monsieur le président, vous le dites, les urgences sont nombreuses, les exigences sont multiples. Le parti a-t-il reçu son financement 2008 de la part de l'Etat ?
P.A.N. : Non, nous n'avons encore rien reçu de la part de l'Etat pour 2008. Même en 2007, nous avons reçu seulement la moitié de cette fameuse somme autour de laquelle il y a eu tant de bruits.

N.V. : C'est combien, cette moitié ?
P.A.N. : 460 millions de FCFA (700,59 mille euros, NDLR). A l'heure actuel cette subvention représente entre 30 et 40% des ressources mobilisées et des dépenses du parti. C'est dire que ce n'est pas cette subvention qui fait vivre le FPI même si elle y a contribué en 2006. C'est dire que nous avons besoin de trois fois plus de moyens si nous voulons que le parti soit plus visible et puisse avoir une action plus sensible en terme de solidarité, avoir un fonctionnement normal, renforcer ses bases, avoir des motos pour ses sections, au moins un véhicule pour chaque fédération, aider les fédérations à construire des sièges, financer des actions de formation, soutenir des manifestations de mobilisation politique, organiser des tournées.
Les tournées coûtent cher. C'est nous qui sommes perçus comme le parti au pouvoir. Même si nous n'avons pas l'intégralité du pouvoir, cela nous crée davantage de responsabilité, de charges. Ceux qui n'ont pas la possibilité de s'adresser directement à la présidence de la République se tournent vers le parti pour chercher un appui. Et le parti veut être fort dans les zones qui lui étaient hostiles. Il faut donc chercher des moyens.
Je ne parle même pas de la construction du siège. Nous avons acquis pour le moment un terrain de 1,5 ha à Yopougon. nous avons fait la clôture. D'ici la fin de l'année, nous verrons si nous pouvons commencer la construction et solliciter en conséquence tous les cadres et militants.

N.V. : En 2008, qu'allez-vous faire en terme de programme ?
P.A.N. : 2008 est une année électorale. Globalement, nous allons mener deux catégories d'actions. D'abord une action autour de notre projet politique. A l'occasion des prochaines élections, nous allons présenter notre bilan. Et sur la base de ce bilan, nous dégagerons les perspectives nouvelles, les défis nouveaux, les orientations nouvelles que nous allons donner à notre politique de refondation, les promesses que nous allons faire aux populations. Nous travaillons à cela et nous allons présenter ce travail à nos militants à notre convention pour que ça serve de boussole aux uns et aux autres pendant les campagnes.
L'autre volet, c'est l'organisation des élections. Comment mobiliser le parti pour en faire une véritable machine électorale. A ce niveau, l'implantation va se poursuivre. Je vais poursuivre mes tournées dans le pays Baoulé, dans les zones du Nord et de l'Ouest pendant que toutes les forces vives du parti seront mobilisées pour inonder tout le territoire national. Nous allons aussi davantage chercher à aplanir les conflits pour renforcer la cohésion. Voilà globalement les actions.

N.V. : Et qu’attendez-vous de vos militants ?
P.A.N. : Le parti c'est d'abord les militants. Le militant est la principale ressource du parti. C'est sur nos militants que nous comptons et c'est parce que nous comptons sur nos militants qu'ils doivent être debout, mobilisés et déterminés.

“ Notre avenir, au plan individuel et au plan collectif, se trouve entre nos mains, dans la lutte et dans la victoire du Front populaire ivoirien. Le militant qui se bat depuis 1990, et bien avant, ne doit pas baisser les bras. Il faut que la résistance que nous avons opposée à la rébellion se traduise par une victoire éclatante du président Laurent Gbagbo et par une majorité claire et nette pour le Front populaire ivoirien aux élections locales”

C'est pour cela que nous leur disons d'avoir la capacité de surmonter les frustrations et les insatisfactions actuelles. Eux-mêmes savent l'origine de ces frustrations. Qu'ils comprennent que leur combat n'est pas terminé. Il ne faut pas qu'ils croient que la lutte politique devait s'arrêter avec la victoire du président Laurent Gbagbo.
Ils ont gagné en 2000 mais leur œuvre est compromise par une agression armée. Il faut qu'ils restent debout pour résister, lutter et venir à bout de cette rébellion et remettre l'intégralité du pouvoir entre les mains du président Laurent Gbagbo pour que le projet pour lequel ils se sont battus depuis 1990 voit le jour. C'est à travers la réalisation de ce projet qu'ils pourront eux-mêmes se réaliser.
Donc notre avenir, au plan individuel et au plan collectif, se trouve entre nos mains, dans la lutte et dans la victoire du Front populaire ivoirien. Le militant qui se bat depuis 1990, et bien avant, ne doit pas baisser les bras. Il faut que la résistance que nous avons opposée à la rébellion se traduise par une victoire éclatante du président Laurent Gbagbo et par une majorité claire et nette pour le Front populaire ivoirien aux élections locales.

Par César Etou, Augustin Kouyo, Dan Opéli et Benjamin Koré Photos: Jonas Ouattara

 
Fologo veut être directeur de campagne de Gbagbo

 

“Il nous faut créer un esprit nouveau, faire naître un Ivoirien nouveau pour la reconstruction. Pour le RPP, la confiance réciproque est incontournable pour réussir la renaissance de notre pays : tribalisme, ethnicisme, népotisme, égoïsme, gabegie, corruption, exclusion doivent être définitivement bannis de nos comportements et de notre gestion. Certes, ces maux ne sont pas nouveaux mais ils doivent être traqués de façon quotidienne et permanente pour la Côte d'Ivoire nouvelle », c'est en substance, l'appel lancé aux Ivoiriens par Laurent Dona Fologo, le Week-end dernier à Grand- Bassam. Le Rassemblement Pour la Paix (RPP) et sont président s'y étaient retirés pour plancher sur l'allure à donner à leur mouvement à la veille des élections à venir sous le thème : c'est «le RPP face aux enjeux politiques de 2008», se déclarant non candidat à aucune élection, visant, peut-être le poste de directeur de campagne, le président du RPP a plutôt appelé ses partisans à soutenir l'actuel président de la république qu'il a présenté comme «le meilleur candidat». «Moi je soutiens les courageux et non les lâches qui aux premiers coups de fusil prennent la fuite», a-t-il révélé. Selon lui, le Président de la République mène le même combat que le RDA à ses débuts. Sans citer de nom, le président du conseil économique et social, n'a pas porté de gant pour traiter de tous les mots, les opposants actuels au régime en place. «Ils font une cours assidue au Président Blaise Compaoré pour être président ». « Les jeunes dirigeants sont en train de payer la note de la mauvaise gestion de leurs aînés », a-t-il estimé. Pour Fologo, 2008 doit être placé sous le signe de la normalisation : normalisation grâce aux élections, normalisation en ce que le Président élu aura le choix de son premier ministre, lequel pourra formé un gouvernement où les membres sont véritablement au travail. Pour l'instant, selon Fologo, l'heure n'est pas venue pour transformer le RPP en parti politique. Il a demandé à ses militants d'être patients. « Je ferai tout pour que vous ayez des postes. L'heure n'est pas venue de trahir celui à qui j'ai donné ma parole. J'ai décidé de soutenir le Président Laurent Gbagbo. Je ne suis pas de ceux qui ne tiennent pas leur promesse », a-t-il conclu. Thiery Latt (Stagiaire)

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Thiery Latt (Stagiaire)