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| Bouaké |
600.000 habitants. Deuxième ville du pays, située à 380 km d'Abidjan sur un plateau. La ville est au centre du pays et peuplée de pratiquement toutes les ethnies ivoiriennes, même si la dominante est baoulé. Autrefois la ville était un important marché aux esclaves des Portugais. Les activités économiques sont diverses. La ville abrite l'un des plus grands complexes textile de l'Afrique francophone, une université et des instituts de recherches (Centre Pierre Richet de recherche sur les maladies transmises par les insectes). Dans les environs, se trouve un centre de recherche international sur le riz (ADRAO). La ville est aussi un carrefour commercial de première importance entre le Mali, le Burkina Faso et Abidjan, ainsi qu'un important marché agricole pour la région (coton, café, cacao, tabac, riz, igname, huile de palme, etc.). Plusieurs écoles (sylviculture), une université, et des antennes vétérinaires, agricoles et météorologiques du gouvernement y sont regroupés. |
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| Insécurité à Bouaké : 3 morts dont un chef de village |
| Frat Matin- 12 Nov 2008 - 22:58 GMT
Le préfet de Bouaké, M. Konin Aka, a annoncé hier à la presse, la mort de trois civils dont un chef de village survenue récemment dans trois cantons de la région à la suite d' attaques d'individus non identifiés “en treillis, armés de kalachnikovs”. Selon «Alerte info» qui cite le préfet de Bouaké, «les villageois font état de braquages, vols, viols, des fois d'assassinats». «On déplore trois morts, une dame dépecée dans son champ, un chef de village abattu à coups de fusil et un autre qui s'est opposé au vol de sa moto, a pris une balle et en est décédé”, a précisé M. Konin Aka. Le préfet a affirmé avoir demandé “aux populations d'être vigilantes et de s'organiser dans une certaine mesure pour sécuriser leurs villages en attendant que les forces de l'ordre (Forces nouvelles, Licorne, Casques bleus) qui déjà font des patrouilles inopinées mettent rapidement en place des unités pour identifier les braqueurs et les traduire en justice”.
M. Aka s'est dit “inquiet parce qu'en même temps que le processus (de paix) enregistre des progrès au niveau de Bouaké, il y a beaucoup de mouvements” qui viennent saborder cet élan.
Les populations se plaignent également des tracasseries aux barrages. « Lundi, un jeune a été blessé par un élément des Forces nouvelles. Il a enlevé son couteau et l'a poignardé parce que celui-ci a refusé de donner 200 F…au barrage de Kanakro », soutient Ngodio Yao. Qui ajoute : “Tous les matins, puisque nous les paysans, on doit vivre de nos produits, on vient les vendre sur le marché. A chaque fois, on nous prend de l'argent. Si tu n'en as pas, ils vont te frapper. Nous sommes fatigués”. Les cantons de Gossan, Fari et Prépressou comprennent 60 villages, sous contrôle de l'ex-rébellion ivoirienne.
D. G.
Pays profond
Agnibilékrou. La mairie d'Agnibilékrou a initié des travaux d'assainissement dans les quartiers afin de permettre aux populations de circuler facilement. Certaines voies à Agnibilékrou étaient devenues impraticables. Le Pr Kouacou Djah et son conseil municipal entendent y remédier. Cependant, la population, bien que satisfaite, demande que ces travaux soient élargis aux endroits reculés pour permettre la mise en valeur des lots acquis. L'extension de l'électrification, est aussi souhaitée. |
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| Après les soulèvements des soldats démobilisés - Le bilan de deux jours de trouble à Bouaké |
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Frat Matin - 21 Aug 2008 - Les soldats démobilisés des forces nouvelles ont eu un entretien hier avec le commandant de la zone3 après une marche pacifique. Les ex-combattants démobilisés des Forces nouvelles tiennent à leurs 5 millions de F CFA comme à la prunelle de leurs yeux. Ils l'ont réitéré hier matin, au commandant de la zone 3, le chef de bataillon Chérif Ousmane, après leur marche pacifique sur une distance d'environ 5 kilomètres. Par la voix du caporal Diaby, leur porte-parole, les ex-combattants ont souligné leur refus d'engager toute forme de négociation avec ce dernier venu essayer de les ramener à l'ordre.
Leur interlocuteur, selon eux, est Soro Guillaume, le secrétaire général des Forces nouvelles dont ils ont réclamé, avec force, la présence aujourd'hui à Bouaké. Et à un degré moindre, Konaté Sidiki, le porte-parole dudit mouvement et ministre du Tourisme et de l'Artisanat. “S'ils refusent de venir nous rencontrer, croyez-moi, il n'y aura pas d'élection dans ce pays”, a menacé le caporal Diaby. Pour lui, ce ne sont pas des paroles en l'air car s'ils n'obtiennent pas satisfaction, ils paralyseront de façon permanente la ville de
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Bouaké. Toutefois, il a laissé entendre que les ex-combattants démobilisés des Forces nouvelles sont pour la paix parce qu'ils savent que les Ivoiriens sont fatigués de cette situation de ni paix ni guerre. Il a souligné qu'ils luttent pour leur survie car ils ne peuvent plus accepter d'être la cinquième roue de la charrette. Le caporal Diaby dit ne pas comprendre qu'au moment où l'Etat de Côte d'Ivoire a des difficultés de trésorerie, l'on procède à leur démobilisation. Pour lui, avant d'entreprendre de telles opérations, les décideurs devaient s'assurer qu'ils avaient les moyens de leur politique. Malgré tout, le commandant Chérif Ousmane qui tenait au dialogue a réussi à les ramener à la table de discussion puisque aujourd'hui, ils se retrouvent à 10 heures au centre culturel Jacques Aka. Il a promis de leur expliquer un certain nombre de choses sur la portée des 1000 microprojets de l'Onuci, sur l'ensemble du processus du désarmement, de démobilisation et de réinsertion et même sur les Forces nouvelles. Partis du centre culturel Jacques Aka, sis au quartier Commerce, pour aboutir au corridor sud, route d'Abidjan dans le calme et la discipline, les marcheurs ont néanmoins paralysé la circulation. Ils ont dressé des barricades au corridor sud, empêchant, durant environ deux heures, les véhicules d'entrer et de sortir de Bouaké.
Adjé Jean-Alexis
Correspondant régional
Les microprojets non conformes aux profils
Les soldats des Forces nouvelles ont assiégé le secrétariat général lundi pour contraindre leurs premiers responsables à forcer la mission des Nations unies à accélérer la mise en place des microprojets en vue de leur réinsertion. Déplorant ‘‘la manière dont la réinsertion se déroule''. Pendant leur profilage, il leur a été dit en effet qu'ils seraient regroupés par secteur d'activité. Certains s'indignent donc qu'exerçant déjà en tant que mécanicien ou ferronnier avant la crise, ils soient insérés dans la filière élevage par exemple. Pour eux, il faut utiliser les compétences aux places qu'il faut. ‘‘J'étais ferronnier avant la guerre. Donc mon métier d'origine, c'est la soudure, la transformation du fer. Et lors de mon profilage, c'est ce que j'ai écrit sur mes fiches. Aujourd'hui, on nous dit que 1000 microprojets sont disponibles et je me rends compte que ce qui répond à mon profil n'y figure pas. C'est inacceptable. Moi, j'ai perçu à trois reprises mes 90.000 francs, je le reconnais. Mais je dis que tous ces projets qu'on nous propose tournent autour de l'élevage, l'agriculture, la pisciculture. D'accord, ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas tout le monde qui a choisi de devenir éleveur ou agriculteur. Qu'on tienne compte de ce que nous avons demandé lors de notre profilage, c'est tout'', a fait savoir M. Bahikro Ibrahim qui a pris part à la manifestation. A la question de savoir pourquoi ils ne se sont pas attaqués dans ce cas au siège de l'organisation internationale, Traoré Sounkalo, un autre manifestant soutient : ‘‘Ce n'est pas pour l'Onuci que nous avons pris les armes. Nos responsables, ce sont les Forces nouvelles et c'est à eux d'intercéder en notre faveur''. A ce jour, sur un total de 36.000 ex-combattants des Forces armées des Forces nouvelles, 7.069 ont été démobilisés et 3.184 pressentis comme Volontaires pour l'armée nouvelle, a confié à un confrère le lieutenant Lehité du Centre de commandement intégré.
P. N. Z - Source : fn-ci.com |
| Après les soulèvements des soldats démobilisés - Le bilan de deux jours de trouble à Bouaké |
| samedi 21 juin 2008 - Par Le Patriote |
| Le porte-parole militaire des FN, Ouattara Seydou et M. Cissé Sindou directeur de cabinet adjoint du secrétaire général du mouvement ont rencontré la presse hier en fin d'après midi, pour faire le point sur le soulèvement militaire de lundi et mercredi derniers. Abordant la question militaire, le porte-parole de l'état major a dans un premier temps, reconnu la légitimité des revendications des ex-combattants mais, il a condamné la méthode engagée qui est en contradiction avec la pratique militaire. Pour lui, cette sortie des ex-combattants a occasionné des blessés au sein des civils et des engins ont été réquisitionnés par eux. «Evidemment nous allons prendre des sanctions contre ceux-ci, suite aux enquêtes qui ont été engagées» a-t-il averti. «Ce sont des éléments qui n'ont pas encore la culture militaire, malheureusement, il y a eu expression par la violence et en matière militaire cela doit être suivi de sanction mais on ne sanctionne pas pour sanctionner. Il faut donc ouvrir une enquête et ceux qui seront reconnus coupables subiront la sanction». Le porte parole a par ailleurs indiqué qu'il a été mandaté par le Chef d'état major Soumaîla Bakayoko pour présenter les excuses des Forces Nouvelles à toute la population. Concernant la fameuse question du paiement des primes, il a indiqué qu'un comité de réflexion a été mis en place pour faire l'état des lieux et évaluer les difficultés. Pour lui, les difficultés majeures tournent autour du retard des versements des primes forfaitaires et la non réhabilitation des sites du camp et de l'EFA qui doit accueillir les volontaires pour la nouvelle armée. Il s'est félicité en tout autre point de ce que le gouvernement ayant compris la situation du mercredi 18 juin dernier, a fait parvenir les moyens sur Bouaké pour payer les 90000 francs. «Ce mercredi c'est lorsque l'état major expliquait la procédure du paiement au régisseur qui a été dépêché, l'information n'étant pas parvenue à temps. Ce qui a fait que les éléments sont sortis pour manifester et nous avons enregistré quelques blessés dont deux éléments et enregistré 13 véhicules arrachés qui ont été restitués par la suite à leurs propriétaires» a-t-il affirmé. Par ailleurs le commissaire a confirmé que les primes ont été payées et que même celles de la prochaine vague a été prévue et sera payée immédiatement. Aussi il a indiqué que lors des échanges, les partenaires au processus DDR ne sont pas entrés en possession de la totalité du budget qui leur a été promis pour l'efficacité de leur travail. «Le service civique n'a eu que 12 milliards au lieu de 40 milliards et le PNRRC dit n'avoir reçu que 4 milliards. Il va sans dire que des problèmes vont apparaître dans l'exécution de la rotation des ex-combattants sur les sites de regroupement».
Pour sa part M.Cissé Sindou a appelé l'ensemble des populations a garder la sérénité et à continuer de vaquer à leurs préoccupations : «la compréhension s'est installée entre les éléments et leurs différents chefs».Le porte-parole militaire a ajouté des patrouilles mixtes composées des FAFN et de l'ONUCI se font pour la sécurité des populations. Signalons que dans la matinée d'hier, les éléments démobilisés du centre GTZ avaient eux aussi manifesté pour exiger leur prime de démobilisation. Mais très vite les choses sont rentrées dans l'ordre de ce côté, suite à une rencontre que le général lui-même a eue avec les 750 ex-combattants et jeunes à risque qui sont en formation dans ce centre.
MAIGA IDRISSA
(Correspondant) |
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| RDR Bouaké : Fanny Ibrahima et Djibo Nicolas à couteaux tirés |
| lundi 26 mai 2008 - Par Le Nouveau Réveil |
Plus rien ne va entre le nouveau venu au parti du docteur Alassane Dramane OUATTARA et le locataire de la mairie de Bouaké, l'actuel homme fort du RDR dans la Vallée du Bandama. C'est déjà le divorce entre le maire Fanny Ibrahima et Djibo Nicolas qui, il n'y a pas longtemps a déposé ses valises au RDR. Qui l'eut cru ? Qui pouvait s'imaginer qu'un jour quelque chose arriverait entre ces deux hommes qui montraient, aux yeux de tous, que tout se passait bien. Or, selon des informations reçues, ce n'était pas le cas. Une profonde crise, depuis quatre mois existe, oppose les deux hommes. En effet, parti du parti sexagénaire, Djibo Nicolas, s'est très vite heurté au maître des lieux. Le constat a été donné de voir le 10 mai dernier, à la grande surprise générale des militants du RDR. C'était à l'occasion de la réunion du premier conseil municipal de la mairie de Bouaké depuis l'éclatement de la crise, en présence des conseillers municipaux, des agents de mairies, le personnel et de la population. Au cours de cette réunion, après l'épuisement de l'ordre du jour et autres informations, ''Comme un chasseur très patient qui attend toujours le bon moment pour tirer sur sa proie pour l'atteindre'', Djibo Nicolas a posé un certain nombre de questions et fait des remontrances à trait à la gestion de la commune. Des remarques que le maire n'a pas du tout appréciées. Le maire considère cette réaction de son camarade du RDR, comme des attaques. Selon les remontrances et accusations de Djibo Nicolas, un certain de nombre terrains seraient distribués et vendus illégalement sans que personne ne soit informé durant cette crise. Et que jusque-là, aucun compte rendu n'avait été fait sur ces activités. En tout cas, ces deux personnalités ne se sont pas fait de cadeau. Fanny Ibrahima se voyant offensé a lancé au transfuge du PDCI : "Je vais te combattre. Vous avez fait pire que moi dans la gestion de cette mairie. Tes accusations ne sont pas fondées. Cet homme est pire que Dr Diabaté, etc.". Il faut rappeler que selon des informations recueillies, à l'origine de cette crise se trouvent deux problèmes. A savoir une rivalité au niveau du parti d'Alassane Dramane Ouattara à Bouaké et des terrains acquis de façon maladroite.
Nous y reviendrons.
DELMAS ABIB
delmas2000@hotmail.com |
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| CÔTE D'IVOIRE: « Je ne pensais pas que la guerre allait durer si longtemps » |
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BOUAKE, 22 mai 2008 (PlusNews) - Lorsque la rébellion des Forces nouvelles a lancé une insurrection armée contre le gouvernement ivoirien en 2002, Princesse*, dépistée positive au VIH l'année précédente, a fui Bouaké, le fief rebelle dans le centre du pays, pour se réfugier dans son village de brousse.
Suite au décès de son mari en 2000, et quelques mois plus tard de celui de sa fille âgée de trois ans, Princesse, aujourd'hui âgée de « 41 ans sur le papier », s'est résolue à écouter les conseils du médecin qui lui recommandait de faire le dépistage au VIH, parce qu'elle-même développait une série d'infections.
« Je n'avais pas le choix, j'étais tout le temps malade. J'ai accepté de faire le test parce que je souffrais trop », a-t-elle raconté. |
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| A ce moment-là, Princesse vivait encore avec sa fille aînée, aujourd'hui âgée de 13 ans, dans une petite localité située à une trentaine de kilomètres de Bouaké. Elle s'est donc rendue au Centre de solidarité et d'action sociale (CSAS), le plus gros centre de prise en charge du VIH/SIDA à Bouaké. Le résultat de son test, effectué en 2001, a été une épreuve.
« Ca m'a vraiment choquée, l'assistante sociale [du centre] a essayé de me remonter le moral, mais je ne savais plus quoi faire : je n'étais plus chez mes parents et je ne pouvais pas rentrer dans notre village parce que je n'aurais pas pu être suivie [médicalement] là-bas, où allais-je rester ? », s'est-elle souvenue.
Le centre CSAS, qui fournit aujourd'hui des traitements antirétroviraux (ARV) à plus de 800 patients infectés au VIH à Bouaké, l'a alors soutenue. « Ils m'ont aidé à prendre une petite maison et à payer le loyer, ils m'ont donné de la nourriture », a-t-elle dit.
Lancement de l'insurrection
C'est à ce moment-là que la guerre est arrivée. Dans les jours qui ont suivi le 19 septembre 2002, date du déclenchement de la tentative de coup d'état contre le président ivoirien Laurent Gbagbo, Princesse a estimé qu'elle n'était plus en sécurité à Bouaké, où la rébellion avait installé son quartier général.
« J'avais peur, il y avait des coups de feu tout le temps, on ne pouvait plus sortir pour aller chercher à manger », a-t-elle raconté. « Le centre [CSAS] était fermé au début de la crise. On ne pouvait pas rester ».
Princesse est alors partie à pied avec sa fille, pour aller se réfugier dans la localité où elle vivait avant d'apprendre sa séropositivité. « Arrivées là-bas, l'Eglise nous a payé le transport pour aller dans le village de ma famille [à plusieurs dizaines de kilomètres de là] ».
D'abord accueillie à bras ouverts par une parente, la situation s'est vite dégradée, d'autant plus que Princesse, qui n'a révélé à personne son statut sérologique, ne pouvait pas toujours participer aux travaux familiaux.
« Il y avait toujours des disputes, il n'y avait pas à manger, et je n'avais pas d'argent pour [payer la nourriture] », a-t-elle dit. « Avec ma santé, je ne pouvais pas aller tous les jours aux champs parce que ça me fatiguait, mais les autres pensaient que c'est parce que je ne voulais pas aider ».
« J'ai senti que j'étais devenue misérable », a dit Princesse. « J'ai vécu un calvaire. Je ne pensais pas que la guerre allait durer si longtemps ».
Mais la crise politique durant, elle finit par confier son désarroi à un de ses jeunes frères, installé dans la région d'Abidjan, la grande ville économique du sud de la Côte d'Ivoire.
A l'époque, Princesse n'était pas encore sous traitement antirétroviral (ARV), qui permet d'améliorer la vie des personnes vivant avec le VIH mais ne doit pas être interrompu sous peine de provoquer des résistances aux médicaments et de mettre la vie du patient en danger. Cependant, elle a développé un certain nombre d'infections opportunistes liées au VIH/SIDA qui nécessitaient d'être traitées.
« Mon petit frère est venu au village, il m'a encouragée et il m'a payé des médicaments », a-t-elle raconté.
Rentrer à Bouaké
Malgré ce soutien, Princesse ne se sentait plus à l'aise au sein de sa famille. En juin 2004, elle a décidé alors de partir et de retourner, avec sa fille, à Bouaké, où un certain calme était revenu en dépit de l'enlisement de la crise politique.
Mais pendant ses presque deux ans d'absence, sa petite maison et les maigres biens qu'elle y possédait ont été pillés. « On m'a donné le contact d'une ‘grande soeur', [une patiente] du centre [CSAS], et elle nous a accueillies chez elle », a-t-elle dit.
Princesse a alors commencé à animer des séances de sensibilisation pour les patientes du CSAS et les femmes venant se faire dépister. Elle a rejoint l'association Femmes espoir éternel, qui regroupe des femmes vivant avec le VIH, et les indemnités qu'elle perçoit pour son activité auprès du centre lui ont permis au bout de quelques mois de reprendre un petit logement.
Princesse est aujourd'hui sous traitement ARV, qu'elle a commencé en 2006. A l'exception de son jeune frère et de sa fille, dépistée séronégative, personne dans sa famille n'est informé de son statut sérologique.
Elle continue à apporter son soutien aux femmes vivant avec le VIH, en particulier les femmes qui, comme elle, ont été traumatisées par la guerre –un phénomène qui ne touche pas seulement les personnes déplacées.
« Certaines femmes [vivant avec le VIH] sont restées pendant la guerre », a-t-elle dit. « Celles qui ne sont pas parties ont beaucoup souffert aussi, parce qu'elles ont [vécu] les violences, il n'y avait pas de nourriture, pas d'eau, pas d'argent, pas de [médicaments] ».
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| Santé : LE CHU DE BOUAKÉ PEINE À REDÉMARRER CORRECTEMENT |
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Frat Matin - 11 May 2008 - Le Centre hospitalier régional (CHU) de Bouaké peine à atteindre son niveau de fonctionnement normal, d'avant crise. Cela, son directeur, le professeur Félix Yapo Boa, l'a signifié récemment à l'agence IRIN. «Le CHU fonctionne au ralenti : la gynécologie, la chirurgie et la médecine générales, la pédiatrie, les urgences, ... Tous les services fonctionnent à minima et certains, comme la radiologie, ne marchent pas», a en effet affirmé le directeur du CHU. Indiquant que «la plupart des bâtiments, qui ont été abandonnés pendant toutes ces années, doivent être réhabilités». Cet hôpital, le seul établissement sanitaire public de ce niveau dans toute la partie nord de la Côte d'Ivoire, n'a pas échappé aux effets collatéraux de la crise politico-armée, déclenchée le 19 septembre 2002. «Le CHU a été pillé pendant la crise…Les équipements ont aussi été pillés pour la plupart, et à l'exception d'une unité de MSF (Médecins sans frontières) qui marchait, le CHU ne fonctionnait plus», rappelle d'ailleurs le professeur Yapo Boua. Le CHU de Bouaké semble être également victime de la réticence des populations déplacées par la guerre à retourner dans la ville. |
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Selon des témoignages recueillis par IRIN, les agents redéployés dans les ex-zones rebelles repartent peu de temps après leur réinstallation, de façon générale. Cela est expliqué parfois par le manque de logement, a fait remarquer le directeur qui a été lui-même installé début janvier dernier.
Pour faire fonctionner correctement l'hôpital de Bouaké, il faut 70 infirmiers, alors que seulement une trentaine sont actuellement en fonction. Le CHU de Bouaké n'est d'ailleurs pas un cas singulier dans toute la zone centre-nord-ouest, autrefois déclarée « zone de guerre ».
Selon des données réunies par les agences onusiennes, sur les 729 infirmiers qui travaillaient dans la zone centre-nord-ouest du pays avant la crise, seuls 440 exerçaient dans cette même zone fin 2007.
Barthélemy KOUAMÉ
barthelek@fratmat.info
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| Bouaké : La restitution des maisons dans l'impasse |
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samedi 12 avril 2008 - Par Fraternité Matin - Les personnes qui, du fait de la guerre, ont abandonné leurs habitations et autres biens pour trouver refuge ailleurs rencontrent à leur retour à Bouaké des fortunes diverses. En effet, après leur départ involontaire de leurs maisons respectives, celles-ci ont été illégalement occupées par des hommes en tenue ainsi que des civils se réclamant de la rébellion. Du coup, la tâche devient ardue pour les vrais propriétaires lorsque, de retour à Bouaké, ils expriment le besoin de récupérer leurs maisons pour y habiter ou les mettre en location. Les plus chanceux, grâce à la cellule chargée de la restitution des biens créée par les Forces nouvelles et dirigée par le commandant Ouattara Issiaka dit Wattao dont font partie les membres de l'antenne régionale du ministère de la Solidarité et des Victimes de guerre, ont pu récupérer leurs maisons dans un état de délabrement très avancé, faute d'entretien. Gamaliel Ndaruzanizé, responsable des Affaires politiques à l'ONUCI, désigné comme observateur au comité de restitution des biens, a certifié que ledit comité a bien joué son rôle. |
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Il a cependant reconnu que certains propriétaires, par moments, ont rencontré quelques difficultés pour accéder à leurs maisons. Mais avec sa médiation, les choses ont fini par rentrer dans l'ordre.
Car au dire de Mme Touré Affou, responsable du domaine humanitaire à l'antenne régionale du ministère de la Solidarité et des Victimes de guerre, les personnes concernées par cette situation, c'est-à-dire celles dont les maisons ont été illégalement occupées, ont logiquement eu gain de cause. En ce sens que les intéressées ont bénéficié de l'appui de l'antenne régionale du ministère de la Solidarité et des Victimes de guerre qui se chargeait de les recevoir munies des pièces justificatives qui attestent que ces maisons en question sont réellement leurs propriétés.
Après cette phase, l'antenne régionale du ministère de la Solidarité et des Victimes de guerre, qui joue le rôle d'interface entre les propriétaires et la cellule de restitution des biens des Forces nouvelles, transmet les documents au commandant Wattao qui, après examen, convoque les propriétaires de maison en compagnie des nouveaux occupants et intime l'ordre à ces derniers de vider les lieux. De cette manière, dira Mme Touré Affou, plusieurs propriétaires ont pu récupérer leurs maisons. Kobénan Atta fait partie de ces personnes-là, lui dont la maison située à l'Habitat Nimbo a été régulièrement occupée après le déclenchement de la crise par des hommes en arme. Heureux de retrouver sa propriété privée, Kobénan Atta est en train de la réhabiliter.
Quant à Kouassi Sony, locataire d'un appartement de quatre pièces appartenant à Kouakou Sylvestre vivant à Abidjan, il le loue à 10.000 francs au lieu de 40.000 francs en temps normal. Le locataire explique cela par le fait que crise ne permet pas de pratiquer le loyer normal. Parce que plusieurs entreprises ont fermé leurs portes, mettant au chômage leur personnel qui ne dispose plus de ressources pour faire face à ses charges quotidiennes.
Pendant ce temps, les maisons de dame Kassy Kanga Susanne et de Kouassi Michel ne sont toujours pas disponibles. Des personnes les occupent, malgré les nombreuses démarches effectuées auprès des membres de la cellule de restitution des biens et de l'état-major des Forces nouvelles. Pourtant, en novembre 2007, elles ont demandé à dame Kassy de leur accorder un délai de 3 mois; ce qu'elle a accepté. Mais au terme de cette échéance, elles n'ont pas respecté les clauses du contrat. Pis, les occupants lui ont exigé en contrepartie de l'argent pour libérer sa maison. N'ayant pu les satisfaire, la mort dans l'âme, dame Kassy Kanga Susanne est retournée à Abidjan, à la demande de son fils aîné vivant au bord de la lagune Ebrié.
Bakary Doumbia a été aussi victime de la mauvaise foi des personnes qui occupaient sa maison. Pour la libérer, elles lui ont demandé de les dédommager pour le temps qu'ils ont mis, selon eux, à l'entretenir. Faute de quoi, ils refusent de lui remettre les clés. Quant à Kouassi Michel, “ses locataires” lui interdisent l'accès de sa maison située à Air France II.
Le processus de restitution des maisons est donc semé d'embûches. Et la situation est d'autant plus délicate qu'après avoir fourni des efforts pour répondre à l'attente légitime des propriétaires de maisons, les membres du comité de restitution, sans doute occupés à d'autres tâches, ne sont plus disponibles.
Ainsi, depuis environ deux mois, nos efforts pour rencontrer un des animateurs de ce comité ont été vains. Le commandant Wattao n'est pas sur place. Cissé Sindou, membre du cabinet du secrétaire général des Forces nouvelles, que nous avons rencontré, nous a recommandé à Sawadogo Issa, chef de l'antenne régionale du ministère de la Solidarité, parce qu'il ne disposerait pas de données fiables. Or, ce dernier, joint par téléphone en mars dernier, a dit qu'il était à Abidjan depuis neuf mois et qu'il ne regagnerait Bouaké qu'à la fin de ce mois. Hélas, son séjour sur les bords de la lagune Ebrié se prolonge. Il en est de même de Mme Sylla Salimata, secrétaire du Secrétaire général des Forces nouvelles. Elle est hors de Bouaké depuis plusieurs semaines.
Ainsi, sans interlocuteur, les malheureux propriétaires de maisons à Bouaké, livrés à eux-mêmes, ne savent plus à quel saint se vouer pour entrer en possession de leurs biens.
Adjé Jean Alexis
Correspondant régional
Entre nous : Sans condition
Il y a urgence à Bouaké et certainement dans toutes les autres villes où, du fait de la guerre, des personnes ont abandonné leurs maisons pour se réfugier ailleurs. Les Forces nouvelles (Fn) dont l'engagement sur la voie de la paix, via l'Accord politique de Ouagadougou (Apo) n'est plus à démontrer, doivent prendre le problème de la libération des maisons à bras-le-corps. En réactivant la Cellule chargée de la restitution des biens qu'elles ont mise en place il y a quelque temps. Car le succès de l'appel au retour en zone Centre nord et ouest (CNO) tant des fonctionnaires de l'Etat que des personnes qui y vivaient avant le déclenchement de la crise, en dépend. Les personnes qui occupent des maisons illégalement doivent les libérer sans aucune condition, avec l'aide des Fn. Le premier responsable de la Cellule, le commandant Issiaka Ouattara dit Wattao, qui a marqué la mise en œuvre de l'APO de son sceau, en se rapprochant notamment de l'Alliance des jeunes Patriotes de Blé Goudé (ce qui a participé à faire tomber le mur de méfiance entre les Fn et le camp présidentiel), doit y veiller. Il serait dommage que des actes d'individus isolés viennent saper la marche si bien amorcée du processus de paix.
par Pascal Soro
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| Bouaké/Changement à la tête des Forces nouvelles: Guillaume Soro passe le flambeau à Wattao |
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mardi 1 avril 2008 - Par Abidjan.net -
Le CNRD l'avait suggéré. On le sentait venir plus ou moins depuis quelques temps. Les démentis du ministre Konaté Sidiki n'y pouvaient rien. Guilaume Soro cumulait de plus en plus difficilement ses fonctions de chef du gouvernement et de N°1 des Forces nouvelles. Il a fini par passer la main au commandant Wattao. Avec le décaissement annoncé d'une trentaine de milliards du FMI, dans les prochains jours, pour accompagner les accords de Ouagadougou, Guillaume Soro devra concentrer ses énergies sur l'organisation des élections générales. C'est ainsi que hier, lundi 31 mars, à l'issue d'une réunion à laquelle participaient toutes les hautes autorités des Forces nouvelles, l'annonce du retrait duPremier ministre Guillaume Soro |
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a été faite, immédiatement suivie par la désignation de son successeur.
La branche armée des Forces nouvelles, constatant la bonne gestion de la crise par la branche politique, a donc décidé de reprendre "sa chose", afin de leur laisser le champ libre pour mieux gérer le gouvernement de réconciliation nationale. Que faut-il dire du choix du Commandant Ouattara Issiaka dit Wattao? Rien de surprenant, sinon que le chef d'état-major adjoint des FN a été le premier surpris que le choix de ses pairs se porte sur lui.
Le conclave qui a débuté en début d'après-midi s'est achevé aux environs de 23H par un banquet avec feux d'artifices auquel la population a été invitée. Nous y reviendrons.
Koné Seydou |
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| Energie solaire : 2 VILLAGES ET 6 ECOLES DE BOUAKE ELECTRIFIES |
Frat matin - 28 Mar 2008 - Les populations de N'Dènou, M'Brakro, Caro, Oko, Allomanou et Affrouvanssou, tous de la sous-préfecture de Bouaké, se sont données rendez vous à l'Epp M'Brakro samedi dernier pour inaugurer l'électrification solaire de ces localités. Elles ont célébré leur premier « Paquinou » à la lumière. La joie des habitants était
immense dans la mesure où depuis l'indépendance, c'est la première fois qu'ils reçoivent l'électricité. Ce projet d'une valeur totale de 40 millions de francs Cfa a été cofinancé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et le Conseil général de Bouaké. Les travaux ont été supervisés par la fondation Akwaba et la Mutuelle pour le développement du canton Prépressou (MUDECAP). Au cours de cette cérémonie, toutes les interventions ont salué et félicité Mme Kouakou Akissi Colette, député de Bouaké sous-préfecture, principale |
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initiatrice du programme d'électrification solaire dans ce département. donné que cette forme d'énergie est une réponse au problème énergétique surtout pour les populations rurales très éloignées du réseau électrique. « Désormais, les rendements scolaires des élèves seront améliorés, car dégagés des soucis de disposer à leur guise l'unique lampe tempête de toute la famille. Il est plus facile pour les populations rurales de bénéficier de l'information.
Nos mères pourront accomplir plus facilement les taches de ménage. En un mot l'électricité solaire apporte une vraie réponse aux besoins de nos populations rurales », a précisé M Atta Koffi Ajoumani, responsable de la fondation Akwaba.
Outre les bienfaits de la lumière, MM. Kouamé Kouakou Paul et Amani Konan Edouard, respectivement porte-parole des populations bénéficiaires et président de la MUDECAP ont attiré l'attention des autorités et les bailleurs de fonds sur la léthargie profonde de cette région où beaucoup de choses restent à faire. Car, on enregistre les plus faibles taux de couverture des infrastructures notamment dans les domaines de la santé, d'adduction d'eau, de l'éducation. Selon eux, seulement 5 villages sont pour le moment électrifiés sur 35 localités recensées dans le canton Prépressou pourtant si proche de Bouaké. Aussi, les populations doivent-elles parcourir une distance moyenne de 30 km pour avoir accès aux soins de santé là où la norme requise devrait être de 5 km . Le déplacement est rendu difficile
parce que depuis le déclenchement de la guerre, les routes ne sont plus reprofilées.
Une situation qui place cette région dans un état de léthargie. Celle-ci pourrait s'expliquer par l'exode massif des populations vers les zones forestières du Sud et de l'Ouest plus riches et productrices de cultures spéculatives. A cette cause, il faut ajouter le retard dans la scolarisation après l'indépendance et l'échec de l'école coloniale dans plusieurs villages. De plus, la paupérisation a atteint son niveau le plus élevé avec l'avènement de la crise politico-militaire depuis septembre 2002 avec son corollaire d'exode massif de populations et de désolations diverses.
Pour rattraper ce retard le président de la MUDECAP a engagé non seulement tout le Prépressou à travailler de concert avec les structures de développement local (conseil général, mairie, ONG, institutions nationales et internationales…), mais, il a, aussi et surtout, exhorté les associations de femmes de jeunes, de paysans, de planteurs, et les cadres de ce canton à taire leurs querelles pour se consacrer désormais au développement.
Créée en 2003, la MUDECAP a déjà entamé des actions au plan social. Des vivres et des non vivres ont été distribuées en 2005 à Kahankro. La mutuelle a contribué au projet d'électrification de 6 localités inauguré ce jour.
Après avoir remercié tous les partenaires de ce projet, le député Kouakou Akissi Colette a sollicité la contribution des bailleurs de fons pour donner un souffle nouveau à ce canton.
Répondant à ces doléances, M. Jean-Claude Kouassi, président du conseil général de Bouaké, par ailleurs parrain de cette cérémonie a justifié l'absence ou le retard dans l'exécution des projets de développement. Selon lui, il faut entre 90 et 120 millions pour électrifier les villages. A cela s'ajoutent les effets pervers de la crise de septembre 2002. Enfin, il a, appelé les villages à se regrouper tout en mettant en place des mutuelles de développement pour être plus dynamiques et plus efficaces.
KOUAMé ALFRED / CORRESONDANT |
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| Malgré le processus de réunification - Le racket se poursuit en zones ex-assiègées |
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jeudi 27 mars 2008 - Par Notre Voie - Plus d`un an après la signature d`un accord de paix et la constitution d`un gouvernement d`union avec les rebelles qui, pendant cinq ans, avaient occupé le nord du pays, certains anciens combattants continuent de percevoir des taxes sur le commerce et le transport dans le nord et de vastes régions du pays échappent toujours au contrôle du gouvernement. “Ce système parallèle et illégitime de taxes, de laissez-passer [accordés aux véhicules commerciaux et publics pour leur permettre de circuler dans les différents fiefs rebelles] et de barrages institués par les Forces nouvelles (le principal mouvement de la rébellion) ne fait que favoriser la corruption”, a affirmé Patrick Alley, directeur de Global Witness, une organisation non gouvernementale (ONG) spécialisée dans la résolution des conflits et la lutte contre le pillage des ressources naturelles, dans un communiqué publié le 20 mars. Dans le rapport du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, publié en janvier |
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2008, les anciens rebelles ont été désignés comme l`un des obstacles possibles au processus de paix en Côte d`Ivoire.
“S`il est vrai que les commandants de (l`ex-rébellion) ont fait part de leur volonté de transférer leurs pouvoirs administratif et financier aux administrateurs redéployés dans les régions qu`ils contrôlaient, tant que les structures de commandement resteront intactes, l`existence de ces structures parallèles peut créer des tensions inutiles”, peut-on lire dans le rapport du Secrétaire général des Nations unies. En décembre 2007, IRIN soulignait que les attaques de civils par des hommes armés étaient devenues de plus en plus fréquentes dans bon nombre de régions du pays, en particulier dans le nord-ouest et l`ouest. Les agressions de civils aux barrages routiers se produisent aussi bien dans les zones rebelles que dans celles contrôlées par le gouvernement. Les anciens rebelles profitent surtout du contrôle qu`ils exercent sur l`industrie du cacao et des diamants “malgré le processus de réunification en cours” en Côte d`Ivoire, a expliqué M. Alley. Les violations des droits humains sont “fréquentes” dans les zones contrôlées par les rebelles, a-t-il poursuivi, faisant un lien entre les activités rentables des rebelles et l`absence d`une avancée réelle vers la réunification totale, malgré l`accord de paix de 2006 et le démantèlement de la ligne de “cessez-le-feu” qui coupait autrefois le pays en deux.
“Après avoir vécu convenablement de ces taxes non-officielles pendant cinq ans, la plupart des rebelles ne veulent pas renoncer à cette source régulière de revenus”, a expliqué à IRIN Drissa Bamba, commandant des Forces nouvelles à Pôgô, une localité située à la frontière ivoiro-burkinabè. “Depuis plus de cinq ans, nous vivons grâce à ces taxes”, a-t-il affirmé. “Nous n`avons pas d`autre moyen de survie”. De la ville frontalière où il se trouvait, M. Bamba a expliqué au téléphone à IRIN que le redéploiement de l`administration n`avait pas eu lieu dans tout le pays. Pour bon nombre d`observateurs, le comportement des personnes qui dressent des barrages routiers reflète les divisions sociales et les abus à l`origine même de la rébellion en Côte d`Ivoire. Une des causes du déclenchement de la rébellion était l`exaspération des habitants du nord face à ce qu`ils considéraient comme une discrimination et des abus manifestes de la part des forces de sécurité gouvernementales. Aux barrages routiers, les personnes dont le patronyme était associé à un groupe ethnique du nord étaient identifiées et devaient payer un pot-de-vin.
(Source : UN Integrated Regional Information Networks) |
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| Pénurie de carburant : LE PRIX DU LITRE D'ESSENCE PASSE DU SIMPLE AU DOUBLE À BOUAKÉ |
Frat Matin - 24 Mar 2008 - C'est reparti pour la pénurie de carburant à Bouaké. Si l'on en croit l'agence, qui rapporte cette information au moment où le Chef de l'Etat séjourne dans la région, plus précisément à Béoumi à la faveur de la célébration de la fête de Pâques, depuis près de quarante huit (48) heures, le prix du litre du carburant, en particulier l'essence, est passé du simple au double. C'est-à-dire, de 550 francs à 1000 francs, voire plus à certains endroits de la ville. La conséquence de cet état de fait, c'est que le rythme du trafic routier à Bouaké et ses environs a considérablement ralenti.
"A en croire les gérants de stations et les pompistes, cette pénurie est due à un problème d'approvisionnement au niveau du port où ils se ravitaillent en carburant depuis le déclenchement de la crise en septembre 2002, qui ils rassurent toutefois que ce problème sera réglé dans quelques jours" rapporte l'agence IPM. |
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Il y a quelques mois, la quasi-totalité des stations d'essence de Bouaké n'arrivait pas satisfaire leur clientèle. Une situation qui, l'on s'en souvient, avait joué sur l'économie de la ville. Avec notamment une augmentation subite du coup du transport interurbain et la baisse du nombre de taxi de la circulation.
TANOH Benoît |
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| Bouaké : Les agents municipaux réclament 65 mois d'arriérés de salaires |
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jeudi 13 mars 2008 - Par Fraternité Matin - Pour mieux défendre leurs intérêts, les agents de la mairie de Bouaké ont jugé utile de se regrouper au sein du comité pour la défense des agents municipaux des zones centre, nord et ouest. Comme le dira Ballo Souleymane, le porte-parole, ce comité aura pour mission d'attirer l'attention des décideurs sur le sort de ses membres qui vivent dans le dénuement total depuis le déclenchement de la crise militaro-politique en Côte d'Ivoire. Contraints de cesser toutes activités professionnelles, ils accusent aujourd'hui, 65 mois d'arriérés de salaire. Et cette situation inconfortable a entraîné la mort de 125 d'entre eux. Au moment où la paix point à l'horizon, poursuivra Ballo Souleymane, les agents de la mairie de Bouaké continuent de s'interroger sur leur sort alors qu'aux premières heures de cette crise, ils n'ont pas cherché à préserver leurs intérêts égoïstes et se sont rangés du côté des Forces nouvelles. |
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| C'est pour cette raison, qu'ils sollicitent aujourd'hui, leur appui à travers Sékongo Félicien, conseiller spécial du secrétaire général des Forces nouvelles chargé de la société civile, des syndicats, des communautés ethniques, religieuses et des associations. Ce dernier leur a conseillé d'étendre leur lutte à tous les agents municipaux de toutes les zones sous leur contrôle, voire de la Côte d'Ivoire. «J'aurais souhaité que vous étendiez même votre action à toute la Côte d'Ivoire parce que désormais le pays est réunifié donc on ne parle plus de zone sous contrôle des Forces nouvelles et de zone gouvernementale», a-t-il précisé. Car, selon lui, cela pourrait donner lieu à d'autres interprétations dans la mesure où ces problèmes évoqués ne sont pas spécifiques à Bouaké, mais à toutes les villes sous leur contrôle. Poursuivant dans sa logique, il leur a demandé de prendre aussi attache avec le préfet de région de la vallée de Bandaman pour lui présenter leur structure et les textes afférents à son fonctionnement pour ne pas fonctionner dans l'inégalité.
Adje Jean Alexis / Correspondant régional |
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| Bouaké / l`opération de restitution des biens bloquée - Les proxénètes de Shérif Ousmane sévissent -Les maisons occupées, transformées en "bordels" |
| mercredi 5 mars 2008 - Par Le Temps -
L`un des piliers de l'Accord politique de Ouagadougou demeure la restitution effective des biens des nombreuses victimes. Qui ont dû quitter manu militari les régions Centre-Nord-Ouest (CNO), pour avoir la vie sauve. Cependant, force est de reconnaître que le redéploiement de l`Administration ne pourra être une réalité, que si la Commission de Restitution des Biens dirigée par le Chef d`Etat-major adjoint (CEMAD) des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN), le Commandant Wattao, joue son rôle régalien avec célérité et équité. Dame Zamblé, déplacée de guerre depuis fin 2002 avec toute sa famille à sa charge ne sait plus à quel saint se vouer. En effet, son époux souffrant, elle se doit de régler toutes les factures sans oublier le loyer qui est des plus exorbitants en banlieue abidjanaise. Aussi, a-t-elle décidé de mettre en location ses deux appartements sis au quartier Sicogi Habitat Centrivoire de Bouaké dans l`optique d`aménuiser ses dépenses. Peine perdue ! Les quidams qui occupent les deux maisons usent de menaces et autres subterfuges pour intimider la brave épouse du sieur Zamblé. Ils ne veulent entendre raison. Pis, le quartier est devenu tristement célèbre eu égard aux nombreux actes criminogènes et délictueux. Tenez, les appartements N° 153 et 154 sont devenus le lieu de dépravation par excellence où pullulent bandits de grand chemin, prostituées et proxénètes de tout acabit venus de la sous-région. Est-il besoin de signaler qu`au 153 et 154, la drogue est la chose la mieux partagée? Si vous n`entrez pas dans le ``système`` de ces ex-combattants qu`on dit proches de la Force Guépard, vous passerez de vie à trépas. En effet, si vous vous laissez aguicher par une de ces filles aux jambes légères pour qui le chanvre indien est le meilleur compagnon, elle vous trimballera au ``siège`` sis à ce qu`il reste de la maison de Radio Bouaké ; là, après la passe, vous serez dépouillé de tout et subirez la colère du maître des lieux à savoir le maquis 24 h. Ici, on agresse au vu et au su de tous les passants et ce, en tenue FAFN. Vivement que les autorités compétentes prennent leurs responsabilités historiques afin que s`estompe ce fléau qui, si l`on n`y prend garde, risque d`être une gangrène. Juste une question de justice sociale ! Chose qui avait été promise urbi et orbi aux populations aux premières heures du 19 septembre 2002.
Yolande de Sepenedio
(Bouaké)
yolande.sepenedio@gmail.com |
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| Réhabilitation de la voirie : PLUS DE 20 MILLIARDS DE FCFA POUR LES PRINCIPALES RUES DE BOUAKÉ |
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Frat Matin - 01 Mar 2008 - Les travaux de réhabilitation de la voirie de la commune de Bouaké ont démarré hier vendredi 29 février, annonce une source proche du Bureau National d'Etudes Techniques (BNETD). L'information est aussi confirmée par le site Internet des Forces Nouvelles (www.fn-ci.info).
Le maire de la deuxième ville du pays, M. Fanny Ibrahima a expliqué que «Ces travaux s'étendront pour le moment sur les axes principaux de la ville de Bouaké».
En fait, ces travaux s'inscrivent dans le cadre du programme d'urgence de réhabilitation post– crise financé par le Fond Européen de développement (FED). Et ce à hauteur de Le coût total de ces ouvrages qui pour le moment concerne les axes principaux de la ville de Bouaké s'élève à plus de 2 milliards de francs CFA.
«18,6 milliards de francs Cfa sont déjà disponibles pour 40 autres kilomètres de route » a révélé M. Fanny Ibrahima. |
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Ainsi sont concernés par la réhabilitation le tronçon reliant le Pont Djibo au Marché de gros, les axes Pont Djibo à la gare de M'bahiakro, pont Djibo au marché de Bromakoté ; l'axe reliant la Préfecture de police à la route principale en passant par la gare UTB et le Centre culturel Jacques Aka ; le tronçon allant de la pharmacie Sokoura aux feux tricolores de Kennedy en passant par le cinéma Liberté; l'axe Mosquée Odiennékourani - Morgue et enfin la rue de l'EPP Koko 1 à la mosquée Odiennékourani en passant par la route Baby Yao. Selon le maire Fanny, cette première phase des travaux durera entre quatre et cinq mois.diquées pendant la période des travaux.
Théodore Kouadio
koudore@fratmat.info
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| Contre la pénurie d'eau à Bouaké : L'ÉTAT MOBILISE 3,5 MILLIARDS DE FRANCS CFA |
Frat Matin - 29 Feb 2008 - 3,5 milliards de francs CFA. C'est la somme que vient de « mobiliser » l'Etat de Côte d'Ivoire pour venir à bout des graves problèmes d'approvisionnement des populations de Bouaké en eau potable. Les pénuries constatées ces derniers temps sont dues à des pannes de stations de traitement, a expliqué le ministre des infrastructures économiques, en visite hier dans la capitale de la Vallée du Bandama. Tenant une réunion avec des responsables des Forces nouvelles, le ministre Patrick Achi a donc indiqué qu'« il a fallu trouver des ressources financières pour pouvoir réhabiliter ces stations et accroître leur capacité », afin d'aboutir à une solution durable pour cette situation. « C'est un investissement d'environ 3,5 milliards que le gouvernement a mobilisé pour faire ces travaux », a-t-il |
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déclaré. Le ministre des infrastructures économiques a par ailleurs fait noter que « faire ces travaux exige que l'on arrête momentanément ces stations pour finir ces réhabilitations et mettre l'ensemble en route et atteindre le régime de croisière ». C'est en juin que les travaux en cours devront prendre fin.
Barthélemy KOUAMÉ |
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| Redéploiement/ Fanny Ibrahima, Maire de Bouaké : "Nous n'avons pas réellement la gestion de notre commune" |
| mardi 19 février 2008 - Frat Matin |
Depuis votre réinstallation à la tête de la commune de Bouaké par le ministre de tutelle, peut-on dire que la mairie de Bouaké a repris son fonctionnement normal?
Non. Parce que pour que cela soit ainsi, il faut que le maire fasse des recettes et des investissements dans l'intérêt des populations. Malheureusement, depuis 6 mois que nous avons été réinstallé, nous n'avons pas réellement la gestion de notre commune. Et c'est dommage. Je crois qu'il est grand temps que les gens comprennent qu'il faut qu'ils nous rétrocèdent notre outil de travail s'ils ne veulent pas voir Bouaké mourir.
Vous avez dit les gens, de qui parlez-vous exactement?
Ecoutez, ce sont bien les Forces nouvelles qui occupent la commune de Bouaké. Donc il faut qu'elles comprennent qu'elles doivent nous rendre notre outil de travail. Mais ces temps-ci, nous sommes en contact avec elles à travers le ministre Konaté Sidiki qui travaille sur ce dossier.
Et nous pensons que les choses peuvent s'arranger d'un moment à l'autre parce que nous (le ministre et nous-même) en avons parlé lors d'un déjeuner en compagnie du préfet de la région de la Vallée du Bandama. Il a reçu de nouveau le préfet et le même sujet a été débattu. Nous avons donc bon espoir que les choses évoluent dans le bon sens.
En attendant que les discussions aboutissent, les Forces nouvelles vous ont-elles rétrocédé ne serait-ce qu'une partie de la gestion de la commune de Bouaké?
Rien du tout. Mais quand nous passons dans la rue, les populations nous appellent M. le maire. C'est ça aussi la réalité. Il faut que nos amis des Forces nouvelles comprennent qu'ils doivent nous remettre notre outil de travail. Ailleurs, c'est presque fait notamment à Djébonoua, Dabakala, Katiola où les mairies ont repris leur fonctionnement normal. C'est vrai, la commune de Bouaké est un peu plus importante que les autres, c'est peut-être pour cela que les choses tardent à rentrer dans l'ordre.
En l'état actuel des choses, les Forces nouvelles ont-elles encore de réelles raisons de continuer à gérer la commune de Bouaké?
Non. Cependant il faut reconnaître qu'il existe deux armées, celle du sud, c'est-à-dire les FDS-CI qui est prise en compte par l'Etat de Côte d'Ivoire tandis que celle du nord, à savoir les FAFN, ne l'est pas. Il est clair que cette situation n'est pas faite pour faciliter les choses. Mais comme il a été dit que très bientôt les deux armées seront fondues pour en former une seule qui sera à la charge de l'Etat de Côte d'Ivoire, à partir de ce moment-là, les Forces nouvelles n'auront plus aucune raison de continuer à gérer la commune de Bouaké et de garder par-devers elles les recettes de l'Etat de Côte d'Ivoire.
En tant que maire de la commune de Bouaké, quelles sont aujourd'hui vos attentes?
Nous sommes heureux parce que nous avons reçu, hier, (NDLR : l'interview s'est déroulée le 16 février dernier), les grands travaux en vue de la réhabilitation prochaine des voies de communication. Nous sommes aussi en train de construire les locaux pour la mairie de Bouaké. Et les personnes qui avaient commencé la construction du nouveau marché de Bouaké nous ont recontacté parce qu'elles comptent revenir bientôt pour continuer et achever les travaux. Nous avons donc espoir que les choses vont redémarrer très prochainement. En attendant cela, le vrai problème, aujourd'hui, c'est que les Forces nouvelles nous laissent jouer notre rôle régalien. Parce que les recettes sont indispensables pour faire fonctionner la commune de Bouaké.
Interview réalisée par Adjé Jean-Alexis
Correspondant régional
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HISTORIQUE DE LA PRISE DE BOUAKE |
Petit pays situé en afrique de l'ouest,connue pour sa stabilité politique dans la sous region occidentale est depuis 2002 dans une impasse de ni guerre et ni paix. C'est dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002,aux environs de 3 heures du matin (tu),qu'il y'a eu un soi-disant soulèvement des reservistes dénommés zinzin et bahefoue .Au cours de cette nuit, les villes de Bouaké et Abidjan sont attaquées par des bandits lourdements armés.Plusieurs personnes et mêmes des personnalités politiques et militaires non des moindre ont trouvé la mort.
Les forces de defenses et de sécurité ,qui basées à abidjan ont pu liberer celle ci sauf Bouaké qui elle avait dans les prémières heures perdue ses officiers supérieur de commendements.Ce qui explique l'occupation de celle ci par les rébelles. |
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| Le 20 septembre 2002, le chef de l'Etat son exellence laurent gbagbo adresse à la nation,un méssage dans lequel il dénonce un complot contre la côte d'ivoire et promet de mâter cette rébellion qui a établit son siège à bouaké.Il décrète aussi l'etat d'urgence ainsi que le couvre feu.
Le 29 septembre 2002,la CEDEAO s'est réunis à accra au ghana ,sur convocation de son president Aboulaye Wade,président de la république du Senegal.Ce qui a permit à son exellence laurent gbagbo de presenter la situation de la côte d'ivoire .
Le 06 octobre 2002,une offensive est mené contre la ville de Bouake .Les loyalistes ont pris la ville seulement pendant 72 heures car la ville a été réoccupé par les rebelles.
Le 07 octobre 2002,la ville de vavoua tombe entre les mains des rebelles .Le visage de la rebellion se déssine à travers la naissance du mpci qui signifie mouvement patriotrique de côte d'Ivoire avec pour siège bouaké et pour sécretaire Soro Kigbafori Guillaume .
Le 13 octobre2002, Daloa est à son tour occupé par les rebelles .Mais pour seulement 24 heures car elle sera libérés par les forces régulières.Le ministre senegalais des affaires étrangères et le conseiller diplomatique du président senegalais se rendent à Bouaké ,capitale de la rébéllion afin de négocier un cessez le feu .
Le 19 novembre 2002,une autre branche armée de la rébéllion se signale à l'ouest sous le nom du MJP qui est le mouvement pour la justice et la paix ,avec pour chef Dely Gaspard ,s'établit sur l'axe toulepleu-Danané
Le 25 novembre 2002,toujours à l'ouest nait le mouvement patriotique ivoirien du grand ouest qui est le MPIGO.Il a pour chef Felix Doh qui jurait en son temps venger la mort de l'ancien chef d'Etat qu'est Guei Robert .
Le 28 novembre 2002, prise de la ville de Man par les insurgés de l'ouest que sont le mpigo et le mjp.
Le 02 décembre 2002,les FANCI annonce la libération de la ville de Man .
Le 19 décembre 2002,le MPIGO et le MJP reviennent prendre la ville de Man .Ce qui a fait environ 200 morts.Ce même jour, Bangolo tombe dans les mains des rébelles du MPIGO.
Le 21 décembre 2002,les rebelles du mpigo sont defait par la force française dans leur tentative de prendre la ville de Duekoué |
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Bouaké - Une clinique pour les enfants et orphelins du Sida inaugurée |
Fraternité Matin (Abidjan) - 17 Août 2007 - Adjé Jean-Alexis
La clinique pédiatrique Ariel Glaser logée dans l'enceinte du Centre solidarité et actions sociales (C S AS) de Bouaké, a été inaugurée le week-end dernier, par le Dr Allah Kouadio Rémi, ministre de la Santé et de l'Hygiène publique. En présence de Mme Pamela Barnes, présidente de la fondation Elizabeth Glaser, de MM. Shanon Smith et Mark Clark, tous deux membres du congrès américain,des autorités religieuses et traditionnelles de la ville de Bouaké. La clinique pédiatrique Ariel Glaser, construite sur une superficie de 600m2, abrite trois bureaux, une salle d'observations, une cuisine, un réfectoire et un appatam pour jeux. Elle a pour rôle d'accueillir tous les enfants affectés et infectés par le Sida, afin de leur apporter un soutien médical et psychosocial. Selon Mme Touré Penda, directrice exécutive du Centre solidarité et actions sociales, une seconde clinique pédiatrique sera ouverte très prochainement au sein de l'antenne de Korhogo grâce au soutien de l'Unicef.
Le Centre solidarité et actions sociales a été créé à partir d'un projet pilote initié par le Centre international de l'enfance et de la famille de Paris (CIDEF), avec un financement de la coopération française. Il avait d'abord pour rôle principal la prévention et la prise en charge psychosociale des personnes vivant avec le Vih, leurs familles et leurs enfants. Ensuite, après la fermeture de ses services sanitaires pour cause de crise en septembre 2002, les activités du CSAS se sont élargies avec l'intégration de deux volets essentiels dans la lutte contre le VIH/ SIDA. A savoir, le dépistage volontaire et la prise en charge des patients. Aujourd'hui, il faut indiquer que 2684 familles avec 5028 enfants et adolescents sont pris en charge par le CSAS. Par ailleurs, de 2003 à ce jour, 4554 personnes dont 723 enfants ont été dépistés et 1763 ont été déclarés séropositifs parmi lesquels on dénombre 133 enfants. Mme Pamela Barnes, présidente de la fondation Elisabeth Glaser, a dit toute sa joie de voir la Côte d'Ivoire réunifiée. Avant de rendre un hommage bien appuyé aux autorités ivoiriennes pour les efforts sans cesse consentis pour la lutte contre le VIH/ SIDA. Quant au ministre de la Santé et de l'Hygiène publique, le Dr Allah Kouadio Rémi, il a souligné que cette fondation fournit également à certaines structures de son département, des équipements informatiques pour la gestion des données et des équipements de laboratoire pour le suivi des malades. Au dire du ministre, la lutte que le gouvernement ivoirien mène contre le SIDA, soutenue par la communauté internationale est en train de porter ses fruits. Il en veut pour preuve, le nombre croissant des personnes qui sont sous traitement antiretroviraux (ARV). Car de 36000 personnes en 2006, leur nombre est passé en 2007 à 46000 avec 3500 nouvelles personnes enrôlées tous les mois. |
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| Projet JRS - Centre SIDA, Bouaké |
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Projet JRS - Centre SIDA, Bouaké
La Côte d'Ivoire est le pays le plus touché par le VIH-SIDA, avec un taux de prévalence moyen de 7%. Bouaké étant une ville occupée, le taux de prévalence y est également important du fait de la pauvreté et de l'oisiveté des populations.
Depuis 2003, le projet SIDA de JRS aspire à trois objectifs.
1. Faire la sensibilisation sur le VIH-SIDA
Les animateurs du projet, assistés par une équipe de pairs d'éducateurs, ont effectués des séances de sensibilisation de masse et de proximité avec un total de plus de 17 000 participants depuis son démarrage. Les sensibilisations comprennent soit un exposé sur le VIH-SIDA suivi de sketchs et des questions des participants, soit un film vidéo suivi de débat, soit un témoignage de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) suivi de questions. La compagne de sensibilisation cible, en particulier, les communautés musulmanes et chrétiennes afin de promouvoir des efforts de collaboration entre eux pour lutter contre cette épidémie. Depuis le début de 2006, le projet forme des pairs d'éducateurs dans les villages environnant Bouaké et aussi y organise des séances de sensibilisation de masse dans l'optique de diffuser le message aux endroits plutôt isolés.
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2. Procéder à des testes de dépistage volontaire du VIH-SIDA
Plus de 2 400 personnes sont venues au centre d'écoute et d'accompagnement pour faire les tests de dépistage du VIH-SIDA. A l'arrivée, les personnes venues au centre rencontrent une des conseillères de JRS qui les guide à travers le processus de l'examen. La plupart viennent de façon volontaire mais une partie est orientée par les structures sanitaires de Bouaké.
Campagne de sensibilisation ciblé aux jeunes adultes
La majorité des personnes qui fréquentent le centre ont un âge compris entre 15 et 24 ans (55%). La proportion des personnes séropositives est plus élevée dans la tranche d'âge de 25-34 ans avec un taux de 35% de l'ensemble des personnes infectées.
3. Accompagner les PVVIH sur le plan médical et psychosocial
La marginalisation des personnes vivant avec le VIH, ainsi que la détérioration physique qu'elles subissent à cause du virus, les rendent les plus vulnérables parmi les malades au niveau socio-économique. Le programme d'accompagnement leur apporte, premièrement, un soutien psychologique à travers des visites à domicile réalisées par les conseillères et des rencontres en groupes de soutien avec d'autres PVVIH. Deuxièmement, le projet en partenariat avec le Programme Mondial Alimentaire, leur fournit mensuellement un kit alimentaire équilibré comme une aide alimentaire. Enfin, conjointement avec les consultations médicales, l'équipe prend des mesures pour subventionner les traitements anti-rétroviraux à travers les activités génératrices de revenu. |
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