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| Actualité | International |
Plusieurs milliards volés en Cote d'ivoire Wade et son fils Karim mouillés dans une affaire d'argent issu de braquages |
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Leral.net: Vendredi 29 Aoû 2008 - Nous reproduisons in extenso l'article qui est à l'origine de la ferméture des locaux de 24h chrono et de la convocation de son Directeur de publication par la divison des investigations e criminelles Comme un vieux cadavre dans le placard, le dossier concernant l'attaque des agences de la BCEAO dans les villes de Bouaké,Man et Korhogo empêche au régime de Wade de dormir. Il y'a deux ans, Mamadou Koulibaly le Président de l'assemblée nationale ivoirienne indiquait lors d'une conférence de presse à laquelle était présent le professeur Malick Ndiaye que « le Président
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de la république du Sénégal et son fils Karim Wade sont impliqués dans ce scandale. Jusqu'ici il n'a jamais été démenti. Il avait lâché ces terribles accusations le 23 septembre 2006 lors d'une invitation des membres du parlement de Yopougon-Port-Bouet. Le régime ivoirien est persuadé que cet argent a été blanchi à Dakar avec la complicité des autorités sénégalaises. Le Président ivoirien avait même envisagé de porter plainte contre x mais vu la complexité de l'affaire, il a changé d'avis sur la question.
Le 23 septembre 2003 des rebelles avaient braqué l'agence de Bouaké emportant quelques 20 milliards de FCFA environs 30,45 millions d'euros et faisant une trentaine de morts. Un autre groupe a attaqué celle de Korhogo en août dernier empochant un montant qui n'a pas encore été révélé.
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| Banque Centrale pas moins de 5 milliards ont été blanchis dans la capitale sénégalaise. Cette affaire a valu même au leader politique sénégalais Amath Dansokho un procès. L'audience avait donné à d'importantes révélations : par exemple, que des billets de banques provenant de ces braquages avaient été déposés à Ecobank par une personne bien identifiée répondant au nom de Abdoulaye Diallo, qu'un rapport transmis par les autorités du ministère des finances au Président Wade est resté sans suite, de même qu'un rapport compromettant sur une somme de 1,5milliards de franc CFA ayant transité dans le compte d'un de ses proches n' a jamais eu de suite.
La Banque Centrale n'a jamais voulu communiquer sur cette affaire de manière transparente. Elle s'est limitée deux ans après les faits à renouveler les billets de banque appartenant à la gamme 92 afin de ne plus permettre le blanchiment.
EL MALICK SECK 24H CHRONO |
| Sénégal: journaliste condamné à 3 ans de prison, son article accusait Wade |
| vendredi 12 septembre 2008 - Par AFP |
| DAKAR - Le responsable d'un quotidien privé sénégalais, El Malick Seck, a été condamné vendredi à Dakar à trois ans de prison ferme, moins de deux semaines après avoir publié un article mettant en cause le chef de l'Etat, a-t-on appris auprès de son avocat.
"La parution de son journal, 24 Heures Chrono, a également été suspendue pour une durée de trois mois", a expliqué à l'AFP Me Demba Ciré Bathily, soulignant que cette mesure n'avait pas été demandée par le procureur.
Une peine de cinq ans de détention avait été réclamée contre le journaliste. El Malick Seck, directeur de publication de 24 Heures Chrono, avait été arrêté le 28 août, quelques heures après avoir publié un article dans lequel il affirmait que le président Abdoulaye Wade, et son fils Karim étaient "mouillés" dans une affaire de blanchiment d'argent volé en Côte d'Ivoire. Le tribunal des flagrants délits de Dakar l'a condamné à trois ans de prison ferme, après l'avoir jugé pour "acte de nature à troubler l'ordre public et à occasionner des troubles politiques graves", "diffusion de fausses nouvelles", "injure publique" et "recel de documents administratifs"
Son avocat ignorait, immédiatement après la condamnation, de quels chefs d'inculpation il avait été reconnu coupable. "Aujourd'hui, alors que dans le monde entier on parle de dépénalisation des délits de presse, on condamne au Sénégal un journaliste à trois ans de prison ferme. C'est une décision politique (...) qui confirme la volonté d'éliminer El Malick Seck et son journal", a commenté Me Ciré Bathily.
24 Heures Chrono est l'un des deux journaux privés dont les locaux avaient été attaqués à la mi-août par des hommes de mains qui avaient détruit des ordinateurs et aspergé de gaz lacrymogène des employés. Jeudi, douze hommes ont été condamnés à 5 et 6 ans de prison ferme pour ces faits, dont plusieurs avaient présenté le ministre des Transports aériens Farba Senghor, récemment limogé du gouvernement, comme le commanditaire des "expéditions punitives". Le journaliste avait été emprisonné le 3 septembre, après six jours de garde à vue. |
| Attaques contre la presse : un ministre limogé pour faciliter le travail de la justice |
| SÉNÉGAL - 28 août 2008 - AFP |
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a relevé de ses fonctions jeudi le ministre de l'Artisanat et des Transports aériens, Farba Senghor, mis en cause dans des attaques récentes contre deux quotidiens privés, pour faciliter le travail de la justice.
"Le président de la République a décidé de mettre fin aux fonctions de Farba Senghor pour faciliter le travail de la justice en toute indépendance et en toute liberté", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Abdou Aziz Sow.
"Le président de la République a pris cette décision en prenant en compte la présomption d'innocence", a ajouté M. Sow.
M. Senghor, secrétaire général à la propagande au Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) a été désigné par plusieurs journaux privés comme le commanditaire des attaques qui ont visé le 16 août dernier deux quotidiens privés à Dakar. Selon le Comité pour la protection et la défense des journalistes (CPDJ), une organisation locale de défense de la presse, des hommes de main avaient surgi le 16 août dans les locaux de l'As et de 24h Chrono, deux quotidiens privés, pour asperger le personnel de gaz lacrymogène et détruire des ordinateurs.
Le 14 août, Farba Senghor s'était donné "le droit de riposter" à "une série d'agressions excessives d'une certaine presse", en déclarant ne voir "aucune différence entre violence verbale, violence écrite et violence physique".
Farba Senghor, qui n'était pas joignable jeudi après-midi, est actuellement "en voyage en Suisse", a déclaré à l'AFP un membre de son cabinet. Avec le limogeage de M. Senghor, le département des Transports aériens est confié maintenant à Habib Sy, en plus de ses charges de ministre des Infrastructures, des transports terrestres, des télécoms et des TIC.
Aminata Lô hérite des charges liées à l'Artisanat en plus de ses attributions de ministre des Sénégalais de l'extérieur et du tourisme. Le limogeage de M. Senghor, un proche du président Abdoulaye Wade et de sa famille, intervient dans un contexte de dégradation des relations entre le pouvoir et la presse privée depuis l'agression de deux journalistes sportifs par des policiers le 21 juin après un match de football.
Le 26 juillet, Farba Senghor avait appelé ses militants à boycotter les médias soutenant l'opposition. Il avait également demandé aux entreprises du secteur public et à l'administration "de suspendre tous les contrats de publicité" avec ces médias. Deux enquêtes ouvertes par la justice sont en cours sur respectivement l'attaque du 16 août contre les deux quotidiens privés et l'agression contre les journalistes sportifs.
Selon la presse locale, une dizaine de personnes ont été arrêtées par la police dans le cadre de la première affaire et doivent incessamment être déférées devant le parquet du tribunal régional de Dakar. Au cours d'une conférence de presse lundi, le procureur général près le tribunal régional de Dakar avait assuré que "la justice fera toute la lumière" sur ces deux affaires. |
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Zimbabwe: L'acte manqué de l'ONU |
La résolution aurait imposé un embargo sur les livraisons d'armes au Zimbabwe, des sanctions financières et des restrictions aux déplacements du président Robert Mugabe et de treize autres responsables du régime. Elle prévoyait aussi la nomination d'un émissaire de l'ONU pour le Zimbabwe.
Point de tout cela, donc. Pour expliquer cette décision, Chine et Russie ont expliqué estimer qu'il fallait laisser leur chance aux discussions en Afrique du Sud entre partis zimbabwéens. "Etant donné les conditions actuelles, adopter une résolution imposant des sanctions au Zimbabwe n'aurait pas encouragé les différentes parties à engager un dialogue politique et des négociations afin de parvenir à des résultats" , a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Jianchao, dans un communiqué. "Au contraire, cela aurait compliqué la situation au Zimbabwe. (...) La communauté internationale devrait fournir une aide constructive" aux efforts de médiations de l'Afrique du Sud et de l'Union africaine et "éviter d'adopter des mesures qui pourraient avoir un effet négatif sur l'atmosphère de dialogue."
Londres se dit "très déçu"
La Chine et la Russie ne sont d'ailleurs pas les seules à s'être opposées à la résolution puisque l'Afrique du Sud, la Libye et le Vietnam ont également fait valoir que la situation ne constituait pas une menace pour la paix et la sécurité internationale. L'Indonésie, de son côté, a préféré l'abstention. La balle est donc désormais dans le camp de l'Afrique du Sud et de l'Union africaine, chargées de mener une médiation entre Robert Mugabe et son opposition. Morgan Tsvangirai, le leader du Mouvement démocratique citoyen (MDC), arrivé en tête à l'issue du premier tour, avait finalement jeté l'éponge face aux pressions policières et aux menaces exercées sur ses proches. Les deux parties ne devraient donc pas être faciles à rapprocher.
Du côté des partisans de la résolution américaine, on comprend mal la position sino-russe. "Je suis très déçu que le Conseil de sécurité de l'ONU n'ait pas réussi à adopter une résolution forte et claire sur le Zimbabwe" , a déclaré David Miliband, le secrétaire au Foreign Office, le minsitère des Affaires étrangères britannique. "Pour les Zimbabwéens, il semblera incompréhensible que la Russie, qui s'était engagée au G8 à prendre de nouvelles mesures, y compris des sanctions notamment financières, fasse obstacle au projet du Conseil de sécurité. Ils ne comprendront pas non plus le vote de la Chine" . Le chef de la diplomatie britannique ne baisse toutefois pas les bras. "Nous allons continuer à plaider pour des mesures accrues de l'Union européenne contre Mugabe et sa clique au pouvoir. L'ONU a toujours un rôle clef à jouer pour mettre un terme à la crise et nous allons continuer à faire pression pour la désignation d'un émissaire de l'ONU."
Du côté de Robert Mugabe, on boit évidemment du petit lait. "Nous sommes très heureux de la tournure des événements et nous voudrions remercier ceux qui ont aidé à défaire le racisme international déguisé en action multilatérale" , a déclaré le ministre zimbabwéen de l'Information, Sikhanyiso Ndlovu. "Les principes de non-ingérence dans les affaires souveraines d'un Etat membre de l'Onu ont été préservés. Que vient faire l'Onu dans les élections de ses membres?" Le trône de Mugabe ne semble pas prêt de vaciller. |
| 200 opposants demandent l'assistance des Etats-Unis |
| Vendredi 04 juillet 2008 - Plusieurs centaines d'opposants zimbabwéens du parti de Morgan Tsvangirai, le MDC, se sont rassemblés devant l'ambassade américaine du Zimbabwe, à Harare, afin de demander l'assistance des Etats-Unis pour mettre fin aux violences.
"Plus de 200 partisans du MDC [parti d'opposition zimbabwéen] campent devant l'ambassade des Etats-Unis", affirme depuis sa rédaction londonnienne Wilf Mbanga, rédacteur en chef de l'hebdomadaire indépendant ‘The Zimbabwean on Sunday'.
Ces centaines d'opposants à l'actuel président Robert Mugabe demandent assistance aux diplomates américains, fuyant les violences dont ils sont victimes depuis l'élection du 29 mars . Le porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis a assuré à un journaliste de l'agence Reuters que les diplomates travaillaient "avec des organisations internationales et des partenaires locaux pour trouver une solution, un endroit sûr pour les accueillir".
"Depuis le résultat du scrutin , le MDC affirme qu'une centaine de ses partisans ont été tués, 5 000 autres sont portés disparus et 200 000 personnes ont été déplacées", rapporte Wilf Mbanga. Des chiffres impressionnants, impossibles à vérifier.
"60 % des électeurs avaient voté contre Mugabe le 29 mars", assure un diplomate français à Harare souhaitant garder l'anonymat. Il ajoute : "Le principal enjeu, ce n'est pas la tractation politique, mais le sort de la population martyrisée, battue, au bord de l'asphyxie."
Un nombre croissant de Zimbabwéens fuient d'ailleurs leur pays vers les territoires voisins, notamment la Zambie, le Mozambique, l'Afrique du Sud et le Botswana, où, selon Wilf Mbanga, un camp de réfugié zimbabwéen a été ouvert. Les leaders africains, réunis en sommet lundi dernier , s'étaient timidement prononcés en faveur de la formation d'un gouvernement d'union nationale. Option que le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai avait rejetée car, selon lui, une telle solution ne "reflèterait pas la volonté du peuple zimbabwéen".
"Les violences ne cessent pas. Dans ce contexte, comment voulez-vous que des négociations commencent ?", commente le diplomate français interrogé par FRANCE 24. "La solution idéale serait de réussir à écarter Mugabe du pouvoir. Pour l'Union européenne, c'est un point non négociable", poursuit-il, dans la lignée des exigences de l'UE, qui demande la tenue d'une nouvelle élection.
Les Etats-Unis viennent, eux, de déposer un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU. Vendredi, à son retour du sommet de l'Union africaine à Charm el-Cheikh, des milliers de partisans de Robert Mugabe ont acclamé le dictateur à sa descente d'avion.
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