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Déclaraton du Conseil supérieur des rois et chefs traditionnels
Notre Voire - Dimanche 23 Mars 2007 - Le 15 décembre 2007, au cours d'un meeting tenu à Dimbokro, M. Kouadio Konan Bertin, président de la JPDCI, a tenu des préjugés calomnieux et diffamatoires sur la communauté Bété. En réactoin à ses propos, les chefs traditionnels bété ont porté plainte près le tribunal de 1ère instance d'Abidjan. Vu le processus de paix en cours, le Conseil supérieur des Rois et Chefs traditionnels de Côte d'Ivoire s'est saisi de l'affaire aux fins d'un règlement à l'amiable.
A cet effet, deux rencontres ont eu lieu, l'une à Gagnoa le 30 janvier 2008 et l'autre, à Bassam le 20 février 2008. A la rencontre de Bassam, la communauté baoulé a officiellement présenté ses excuses à la communauté bété et mandaté le Conseil supérieur des Rois et Chefs traditionnels de CI pour agir en son nom. En conséquence de ce qui précède, nous, Conseil supérieur des rois et chefs traditionnels demandons pardon à la
communauté bété au nom de la communauté baoulé. - Remercions Me Kossougro Séri Conseil de K.K.B pour toutes les démarches entreprises auprès des autorités judiciaires, des communautés bété et baoulé et auprès de toutes les parties en vue de faire aboutir ce règlement à l'amiable.
En tout état de cause, l'histoire de la cohabitation des communautés bété et baoulé montre qu'il n'y a jamais eu de problème entre elles.
C'est pourquoi le Conseil supérieur des Rois et Chefs traditionnels de CI condamne les hommes politiques qui veulent opposer ces deux communautés pour des objectifs inavoués.

Fait à Tchedjelet, le 20 mars 2008
Pour le Conseil supérieur des Rois et Chefs traditionnels de CI
Nanan Amon Tanoé
 
Affaire “Plainte des chefs bété contre KKB et “Le Nouveau Réveil” : Réactions de quelques chefs tradtionnels

samedi 22 mars 2008 - Par Le Nouveau Réveil

Le Ministre René DIBY, chef de village de Lôpou ( Dabou ) :
“Bété et Baoulé sont condamnés à vivre ensemble”

C'est pour moi un haut sentiment de satisfaction et de joie profonde qui m'anime. Il nous fallait éviter de mettre la paix déjà si précaire en péril. Tous comme moi, sommes convaincus que les deux peuples que sont les Baoulé et Bété sont condamnés à vivre ensemble. Ils ont un destin commun qu'ils doivent préserver. Ce n'était donc pas nécessaire qu'ils se trimbalent devant la justice pour un problème qui pouvait trouver sa solution en lui-même. Et, c'est ce que Me KOSSOUGRO a compris en proposant ses bons offices et en sollicitant la médiation des Rois et Chefs traditionnels. C'est vraiment un beau coup qu'a réussi ce grand homme pétri de sagesse. Les débats ont été certes houleux, mais passionnants et enrichissants. Et, voilà qu'au finish, le retrait de la plainte est devenu une réalité. Nos frères Bété abandonnent toutes poursuites contre KKB et le Nouveau Réveil. Nous avons tous compris qu'il est idiot de vouloir à tous prix faire la guerre. Le Conseil des Rois reviendra avec KKB pour dire MERCI à nos frères Bété qui n'ont posé aucun préalable encore moins nous faire des difficultés. Seulement qu'il y avait quelques détails à régler afin d'accorder nos violons pour accoucher ces résolutions qui vous ont été lues. Je pars d'ici très satisfait. Et je rends gloire à Dieu pour ce dénouement heureux ". Nanan Kouamé Yao Christophe, chef central des Baoulé de Gagnoa:
“Nous sommes comblés de l'heureux dénouement”
"A Gagnoa, nous vivons en parfaite harmonie avec nos frères Bété. Voilà pourquoi quand cette affaire a éclaté, nous n'avons pas hésité à suivre nos chefs venus de Bouaké s'enquérir auprès de nos frères Bété. C'était déjà un signal fort. Heureusement, le problème vient de connaître son dénouement grâce au Conseil Supérieur des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d'Ivoire, conduit ce jour par le Roi des N'zima-Kotoko, sa Majesté Nanan AMON TANOE. Vous savez, quand la tête est là, le genou ne porte pas le chapeau. Nous avons suivi avec beaucoup d'émotions, selon les règles de l'art traditionnel, la résolution de ce problème assez sensible. Pour être franc, nous n'avons subi de représailles concernant cette affaire. Bien au contraire, le chef suprême des 165 villages bété, M. Gbizié Lambert, nous a toujours rassurés quant à l'issue heureuse que connaîtra cette affaire qui ne saurait briser nos liens séculaires. Nous partons très satisfaits et rassurés ".

GBIZIE Lambert, président du conseil des chefs de villages du département de Gagnoa :
“On ne pouvait trouver meilleur règlement”

"Il y a une leçon à tirer du mode de règlement de cette affaire. Le poids de la tradition. Les médiateurs ont su juguler cette crise latente. Les gens doivent comprendre que la politique est un programme de gouvernement et de société. Il ne sert à rien de tomber dans le mensonge et la délation. Cette affaire aurait pu prendre d'autres proportions si les Rois, grâce à notre frère SERY KOSSOUGRO, n'étaient intervenus. Nous venons de lire la motion dite " Déclaration de Tchédjélet " faite par le collectif des Chefs Bété de Gagnoa, Soubré, Issia et Daloa. C'est un dialogue direct qui ne dit pas son nom. Mais on ne pouvait trouver meilleur règlement, que ce qui vient d'être fait. C'est la voie de la sagesse. Tout est chargé de symboles".
NGUESSAN Denis

Me Sery Kossougro : “Nous venons d'enterrer la hache de guerre”
Maître, quels sentiments vous animent au moment où la chefferie Bété de Gagnoa vient de vous remettre officiellement son retrait de plainte ?
Aujourd'hui est grand jour pour moi. Nous venons de remporter une victoire sur un défi que nous nous sommes lancé, en prenant ce problème à bras le corps. Cette affaire de plainte des chefs Bété contre KKB et "Le Nouveau Réveil" prenait des proportions inquiétantes et il nous fallait, en tant que conseil du PDCI-RDA et donc du président de la JPDCI, faire de cet incident notre affaire en cette période assez sensible. Accusé d'avoir tenu des propos outrageants et fait des offenses au chef de l'Etat, nous avons compris qu'il y avait péril en la demeure, car ayant vite compris que les conflits ou guerres naissent de petites étincelles. Il nous fallait agir au plus vite en cherchant à retirer cette plainte pour un règlement à l'amiable. Dieu merci, aujourd'hui, nous connaissons une issue heureuse grâce à la médiation du Conseil Supérieur des Rois et Chefs Traditionnels de Côte d'Ivoire. Pour en arriver là, il nous a fallu jouer les facilitateurs auprès de la communauté Bété avec comme seule arme le PARDON !. A la question de savoir quel message à l'endroit de la jeunesse qui se lance dans la politique, Me KOSSOUGRO, répond sans ambages :
Je sais que KKB est un jeune homme pétri de sagesse et d'intelligence. Mais les faits qui lui sont reprochés ont été rapportés par des médias et amplifiés par certaines presses en mal de sensations et de publicité. Mais toujours est-il qu'en politique, on peut attaquer un adversaire sans injures et sans aucune animosité. Les propos de KKB ayant écorché des sensibilités, il nous fallait assumer et veiller à ce que cela n'arrive plus. Nous invitons la jeunesse à plus de sagesse et de tempérance. Notre jeunesse ne doit jamais semer la graine de la haine et de la division. Quant au sens qu'il donne au retrait de la plainte formulée contre KKB et "Le Nouveau Réveil", Me Kossougro se dit plus que satisfait. " Le retrait de cette plainte était nécessaire comme c'est le cas aujourd'hui. Tout le monde est prêt à nous accompagner dans cette démarche, y compris le politique et la société civile. Je suis en phase avec le parquet qui est prêt à classer cette affaire sans suite à condition que les plaignants retirent la plainte. Aujourd'hui, c'est chose faite. Nous venons d'enterrer définitivement la hache de guerre grâce à la médiation des Rois qui sont les gardiens de nos us et coutumes. C'est à eux qu'il faut rendre hommage pour avoir permis ce dénouement heureux.
Propos recueillis par NGUESSAN Denis

 
Affaire KKB : Les rois demandent pardon, les bété retirent leur plainte
  vendredi 21 mars 2008 - Par Fraternité Matin
La communauté bété a retiré sa plainte contre Kouadio Konan Bertin (KKB), président de la jeunesse du PDCI-Rda. Hier, dans le village de Tchedjelet, (sous-préfecture de Gagnoa), le président des chefs du département de Gagnoa Gbizié Lambert a remis symboliquement une copie du retrait de cette plainte au Conseil supérieur des chefs traditionnels de Côte d'Ivoire. Qui l'a transmise à son tour à Me Sery Kossougro, l'avocat représentant celui qui était mis en cause et le journal le nouveau réveil. La plainte avait été déposée au tribunal de première instance d'Abidjan. Le Conseil supérieur des chefs saisit de cette affaire a décidé de s'impliquer vu le processus de paix en cours dans le pays. De sorte à obtenir un règlement à l'amiable. Le Conseil par la voix de son secrétaire général Nanan Dodo Didace, a demandé pardon à la communauté bété au nom de la communauté baoulé. Et relever que dans l'histoire de la cohabitation entre ces deux peuples, il n'y a jamais eu de problème. D'où la condamnation du Conseil des attitudes des hommes politiques qui veulent opposer ces deux peuples pour des objectifs inavoués. Me Kossougro a été fort remercié pour toutes les démarches entreprises au niveau des autorités judiciaires, des communautés bété, baoulé et les autres parties concernées en vue d'aboutir à ce règlement à l'amiable. Les Bété venus de leurs différents départements, ont accepté le pardon par le biais de leur porte-parole Boga Sivori, chef du village de Gnalegribouo. Et salué la démarche du Conseil supérieur et de Me Kossougro pour tout ce qui a été entrepris pour l'aboutissement de la paix. En effet, deux rencontres ont eu lieu à Gagnoa le 30 janvier et le 20 février à Grand-Bassam. A cette réunion de Bassam, les baoulé ont officiellement présenté leurs excuses aux bété et mandaté le Conseil supérieur des rois et chefs traditionnels de Côte d'Ivoire pour agir en leur nom. C'est le roi des N'Zima, Nanan Amon Tanoé qui a conduit à Tchedelet la délégation des rois et chefs traditionnels. Sa délégation a offert deux coqs blancs en signe de paix, de tolerance. Accolades, danses ont rythmé cette cérémonie de réconciliation et de pacification. Les bété ont offert de la liqueur à leur hôte. Bien avant la cérémonie officielle, dans la matinée d'hier, de 10h50 à 14h50, toutes les parties étaient en concertation au domicile du président des chefs du département de Gagnoa. Signalons que le 15 décembre 2007, au cours d'un meeting à Dimbokro, M. Kouadio Konan Bertin avait tenu des propos jugés calomnieux et diffamatoires par la communauté bété.

Christian Dallet
envoyé spécial à Gagnoa
 
Conflits fonciers à l`ouest : Des allogènes expropriés de leurs plantations et jetés en prison
Le Nouveau Réveil - N°1865 - samedi 8 mars 2008
e sujet fait l'objet de beaucoup de controverses en ce moment tant il est très sensible. Pour avoir osé en parler, le président de la JPDCI Kouadio Konan Bertin dit KKB fait l'objet de poursuite judiciaire en ce moment. Mais la réalité qui se vit au quotidien sur le terrain démontre bien qu'il y a problème dans la zone de forêt. Ils sont nombreux, les Ivoiriens ou ressortissants de la sous région ouest-africaine qui sont expropriés de leurs plantations qu'ils détiennent pourtant depuis des dizaines d'années. Le moins qu'on puisse dire, est que les allogènes des zones de forêt de la Côte d'Ivoire sont dans une situation inconfortable du fait de certains autochtones qui ont à cœur de leur ravir le fruit de leur labeur et des efforts consentis il y a des dizaines d'années. Le fait le plus désespérant est que ce phénomène connaît chaque fois, de l'ampleur à l'approche des échéances électorales. Des gens qui occupent des parcelles de terre depuis des années, voire même avant les indépendances, sont contraints aujourd'hui d'abandonner leurs plantations au motif que la terre sur laquelle les plantations ont été bâties ne leur appartient pas. Des témoignages de ces faits nous sont parvenus de Téhiri, dans la sous-préfecture de Bayota à Gagnoa. Devant les multiples menaces dont ils étaient l'objet, des populations Baoulé se sont résignées à saisir les autorités administratives pour leur présenter la situation. Elles ont en effet été interdites de regagner leurs plantations qu'elles ont pourtant entretenues pendant des années. Certains de ces planteurs Baoulé ont été emprisonnés du 11 au 19 février dernier parce qu'ils ont opposé une fin de non recevoir aux exigences de ceux qui veulent les voir partir. C'est après plusieurs interventions qu'ils ont retrouvé la liberté. Dans la localité de Belioa, nous a-t-on rapporté, les mêmes cas se sont produits. Le tribunal de Gagnoa a, contre toute attente, assigné plusieurs planteurs à déguerpissement après 40 années de dur labeur. On est, face à ces faits, tenté de se demander ce qu'il en est il dans ce pays, du droit de propriété. Dans des cas, les planteurs Baoulé, Sénoufo, Burkinabés et Maliens qui rencontrent des difficultés, nous a-t-on confié, sont disposés à partir à la seule condition qu'ils soient dédommagés. Mais là encore, ils sont confrontés au bout du compte à des promesses non tenues. Le montant réclamé qui pourtant constitue le compromis, ne leur est pas versé. En plus, ils sont formellement interdits de retrouver leurs plantations. Des cas sont connus dans les villages d'Agbakro, Akouadou-Kouassikro, Danielkro, Nzuekro, Copakro etc. Avec les élections qui s'annoncent, ces conflits commencent à gagner du terrain. Il est bon qu'ils soient examinés de près et qu'une solution soit trouvée parce que le pire n'est pas à exclure si rien n'est fait.
Paul Koffi
 
 

Et KKB parlera... Crea-Pdci Royaume-Uni

Le jeudi 28 février 2008 ]

ET PUIS QUOI ENCORE !?

Le chef déclare: « …Si la filière [café-cacao] est mal gérée, elle est mal gérée ; Cela ne regarde pas l'Etat. Puisque ce n'est pas l'argent de l'Etat qui est dilapidé. L'Etat récupère l'impôt. Ce qui nous intéresse, c'est l'impôt qui s'élève à 254 milliards en 2006. C'est cela qui nous intéresse. Je pense que la filière n'est pas bien gérée. Mais en tant qu'Etat, je ne perds rien. Puisque l'impôt et le DUS tombent dans les caisses de l'Etat... » Propos du chef
Que les planteurs soient mécontents de leur traitement ou que le reste de la recette soit détourné, ça, ce n'est pas mon affaire (l'affaire de l'Etat) ! Serait-on tenté d'ajouter.

Voici donc les propos du chef. Notre chef ! Et il dit « aimer » la Côte-d'Ivoire. Il dit nous « aimer », nous, peuple de Côte-d'Ivoire. Pauvres de nous !
Sont-ce là des propos que doit tenir le Chef d'un Etat civilisé, respectable ? Sont-ce là des propos que doit tenir le Chef d'un Etat qui « aime » cet Etat et son peuple ? Quel amour ! Sa toxicité est pire que la peste. Par « amour » le chef intoxique le peuple (pauvre peuple !) de Côte-d'Ivoire, pour qui il n'a en réalité aucune considération. Un amour-toxique qui nous tue à petit feu si ce ne sont les meurtres et assassinats brutaux et violents des citoyens qu'il « aime » tant ! Meurtres et assassinats passés sous silence. Quelle belle preuve d'amour !

L'argent ! l'argent ! L'argent…Encore, toujours et rien que l'argent !
Le peuple, il peut crever ! Le pays, il peut descendre aux enfers ! Il en n'a rien à cirer.

La situation s'empire. Nul ne viendra décider à notre place. C'est notre pays. C'est notre destin. Prenons les choses en main ! Notre langage, nos discours, nos comportements doivent être plus précis et plus fermes. Chargeons nos estomacs de courage et de volonté.

CREA-PDCI Royaume-Uni lance cet appel au chef : « Plus de prolongation ! Restauration de la Constitution ! Organisation libre et transparente des élections! »

Notre Côte-d'Ivoire a mal et souffre terriblement. Le peuple de Côte-d'Ivoire a mal, souffre et agonise dans la misère aux côtés des refondateurs engraissés. Savez-vous pourquoi ? Parce que le chef l' « aime ». Le chef a affirmé nous « aimer », nous peuple de Côte-d'Ivoire (pauvres de nous !) Le chef a affirmé « aimer » la Côte-d'Ivoire. Il nous « aime » d'un amour impitoyable... Nul ne laisse souffrir vainement l'être bien-aimé !
Et dire qu'il veut se maintenir à tout prix au pouvoir jusqu'en 2010 !
Disons non à l'incompétence ! Disons non à la complaisance et au chaos installé dans un Etat d'ordre. Refusons la désintégration totale de notre pays, déjà dans un état de déliquescence avancée. Arrêtons le chef et ses sbires !

L'argent ! L'argent ! L'argent…Encore, toujours et rien que l'argent ! Ah chef, quel déshonneur ! Un à gauche ! Un à droite ! Et il contribue activement au boum démographique ( ! ?)… Avec son pouvoir d'achat.

Enfonçons-le leur dans la gorge ! Faisons-leur apprécier la saveur brute et l'odeur fraîche des billets de banque. Levons-nous pour mettre fin à la refondation-destruction-assassine destructrice de l'Etat de Côte-d'Ivoire et de son peuple...

Aie pitié de nous chef ! Retire-nous ton amour ! Il est si grand, si fort et si passionnel qu'il nous étouffe ! Il nous intoxique ! Il nous tue et détruit notre pays, ton amour ! Un si beau pays au moment où tu en tombais amoureux. Pitié, reprends-le, ton amour !
Nous ne crierons pas dans les rues « Gbagbo, voleur ! » Oh que non !
Nous ne crierons pas dans les rues « Gbagbo, assassin ! » Dieu nous en garde !
Nous ne crierons pas dans les rues « refondateurs voleurs, assassins ! » Non !
Non ! Non ! Non ! Respect et courtoisie oblige...

ET PUIS QUOI ENCORE !?

« La présidence vient de nous remettre sa liste et nous sommes tenus de la publier en intégralité et en priorité, à l'annonce des résultats ; ce qui nous a amené à supprimer les noms de certains candidats officiellement admis au concours. Nous ne pouvons rien, la liste de la présidence est prioritaire. On verra bien l'année prochaine… »

« …Ce ne sont pas seulement les policiers qui raquettent, mais je vois tous les autres raquetteurs. Seulement, la corruption n'est pas ma priorité en ce moment. Ma priorité, ce sont les élections. Une fois les élections organisées, je pourrai me pencher sur le problème de la corruption… » Propos du chef.

Voici donc la corruption officiellement légalisée par le chef de la tribu qui connaît déjà le résultat des élections non encore organisées. Il ferme les yeux sur ce qui reste une gangrène dans un Etat démocratique. Ce qui, clairement, nous alerte sur l'organisation de ces élections dans un Etat où la corruption, reconnue par le chef, règne dans tous les secteurs…(Un autre KENYA en vue ???)
En effet, la dynastie des refondateurs en a besoin, car la corruption fait partie de son système de gouvernance et d'évolution….

Devons-nous rester là à regarder sans broncher ou alors devons-nous nous lever pour dire oui à la réhabilitation et à la reconstruction ? Oui à la rénovation de ce qui nous reste ? Oui à la restauration de ce qui nous reste ? Oui à la poursuite du Progrès avec le PDCI et S.E. Henri Konan BÉDIÉ ? Car eux ne se lasseront jamais de construire et de restaurer ce pays, parce qu'ils lui reconnaissent sa valeur. Ils ne se lasseront jamais d'entretenir ce peuple de Côte-d'Ivoire en lui procurant santé, éducation, sécurité et bien-être. Une santé de première classe. Une éducation appropriée, dans la discipline et la sécurité. Un bien-être pour tous sans divisions.
Voici comment ils expriment leur AMOUR pour le peuple et pour le pays.
C'était cela notre Côte-d'Ivoire sous le PDCI-RDA avec Félix Houphouët BOIGNY et Henri Konan BÉDIÉ. Un BÉDIÉ qui sait s'adresser à son peuple. Quand le Président BÉDIÉ parle, il le fait avec respect, humilité et courtoisie...

ET PUIS QUOI ENCORE !?

La justice est toujours droite !
Même penchée, elle reste droite pour nous, fondateurs de la dynastie des refondateurs. Nous savons tous que KKB a raison, mais qu'il se taise ! Puisque nous le savons. Mais, non, il faut qu'il aille le crier sur tous les toits ; Ce que nous n'apprécions pas. Effectivement, les Baoulés ont été massacrés dans l'Ouest. Nous nous souvenons aussi du massacre des danseuses de l'Adjanou (des femmes Baoulées) Mais nous ne pouvons nous permettre de laisser KKB parler comme il le fait. Ce monsieur est un danger et une menace pour nos intérêts, alors il faut qu'on le fasse taire. Simple ! C'est la justice dans notre dynastie. Elle est bien penchée mais droite. Regardez-la tout simplement sous le même angle que nous et vous verrez qu'en inclinant légèrement la tête, même penchée, la justice reste droite.
Gbagbo parle de tribalisme, c'est vrai ! Mais entre nous, il faut bien qu'il trouve une raison pour nous venger en douce de cette affaire des guébiés qui, désormais, est bien claire dans l'esprit de tous les Ivoiriens. Sinon nous ne lui pardonnerons jamais d'être venu au pouvoir sans n'avoir rien fait à ce propos. Mais KKB doit se taire ! Point…

Chers Ivoiriens, voici où nous en sommes avec la dynastie des refondateurs véreux.
Mais CREA-PDCI au Royaume-Uni n'inclinera pas la tête pour voir la justice se tenir sous le même angle que ces véreux et leur justicier. CREA-PDCI au Royaume-Uni dit alors que : « Les cheveux de KKB sont implantés sur sa tête à elle, CREA. Alors… ! »

ET PUIS QUOI ENCORE ! ?

Ah la justice !
Autant KKB parlera, autant notre bien-aimé ministre KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI parlera. Car lui non plus ne peut rester la bouche cousue. Il dira chaque fois, haut et fort, ce que nul n'ose dire. Et pour avoir dit que le FPI et son chef ne seraient pas étrangers au coup de force de 1999, la dynastie des refondateurs, avec leur justicier, a encore frappé. Elle veut le faire taire lui aussi. Conséquence : procès fantoche. A cette allure, toute la population ivoirienne, du moins pour tous ceux qui, comme nous, ne sont pas nobles et qui donc n'appartiennent pas à la dynastie des refondateurs, risque de se retrouver en justice. Parce qu'il ne faut plus rien dire – même quand on voit, qu'on comprend et qu'on a mal, très mal – sinon on reçoit le bâton du chef sur la tête. Des coups si fortement assenés qu'on se retrouverait dans la même situation que le pauvre ASSALE qui a eu tort de dire ce que nous savons tous.
Vive la justice ! Plus penché qu'elle, tu… !

ET PUIS QUOI ENCORE !?

Quelle image pour la Côte-d'Ivoire !
La Première Dame qui ‘'n'est plus'' Première Dame.
La Première Dame qui est bafouillée par le Premier Homme…
Autre fois, la St Valentin était simple et belle. Mais c'était aux environs du troisième siècle lorsqu'un 14 février, le martyr Chrétien St Valentin lui-même, envoya une lettre d'Amour ( signée : de la part de ton Valentin) à sa fiancée – fille de son geôlier – depuis la cellule où il était incarcéré peu avant son exécution. Par Amour !
Le 14 février 2008 et les jours qui ont suivi, le Premier bafouille la Première. Chez nous en République de Côte-d'Ivoire. Par amour (pour qui ?) !
Apparemment, pour une deuxième Première Dame, celle-là plus Première que notre Première.
Mission annulée ! Cabinet privé dissout ! Déjeuners et Dîners à la résidence présidentielle pris, chacun de son côté ! Par amour !
Image de la Côte-d'Ivoire actuelle. Pas étonnant…!
Comparaison avec le couple MANDELA, je doute fort bien.
Les MANDELA ont construit et légué au peuple Sud-Africain un héritage digne. Une image positive tout au long de leur existence, de leur lutte.
Winnie a certes commis une bévue.
Nelson est presque parfait. Aujourd'hui adulé dans tout le monde entier avec en prime, sa statue à ‘'Westminster Place à Londres – Angleterre''.
La Première, chez nous, a dansé un ballet burlesque romanesque entre l'étudiant, actuel Premier, et celui qu'elle allait épouser entre temps, avant de revenir épouser le Premier – lui-même déjà marié en France – avant une petite escapade dans son précédent foyer pour finalement revenir s'installer auprès du Premier. Un peu chaotique, tout cela ! Mais, c'est à l'image de la Côte-d'Ivoire actuelle, n'est-ce pas ?
Quelle image ! Quelle leçon ! Quel respect !
Nous étions un peuple fier, respecté, envié. A l'image de notre Premier d'antan : Élégant. Charismatique. Et commandant respect, bien évidemment ! Oui, nous l'étions jusqu`à ce que…
Nous pouvons cependant remettre de l'ordre et permettre notre réhabilitation. Nous avons le pouvoir et les moyens de restaurer notre image ternie et bafouillée. Cette humiliation nationale. Si nous le voulons et le désirons, bien sûr. Mais à quel point le voulons-nous ? À quel point le désirons-nous ?
Nous voulons déjeuner et dîner avec tous à la même table et aux mêmes heures. C'est pourquoi nous vous demandons d'être prêts et résolus. Que ce soit juin ou octobre ! Prêts pour le changement ! La restauration, la reconstruction, la réhabilitation ! Le bien-être pour tous et pour chacun.
En sus, nous avons désormais les éléments de comparaison. De deux maux, choisir le moindre ! Aux situations désespérées, les remèdes du désespoir ou rien du tout ! Mais nous avons notre fierté, notre amour propre, notre notoriété. En particulier, celle de notre Côte-d'Ivoire. Nous vous l'avons déjà signifié, il n'y a rien de déshonorant ou d'abject à vouloir un changement dans sa vie quotidienne. Un changement au bénéfice de toute une nation et de son peuple.
Allons donc aux urnes en masse pour ce changement !

ET PUIS QUOI ENCORE !?


Londres, le 28 février 2008

Auteur : Honoré Bilé Aka Président CREA-PDCI Royaume-Uni

 
Affaire “les Baoulés sont menacés à Gagnoa”/ Dozo Dayoro (Fils de la région) répond à Ottro Zirignon : “Le vrai problème à Gagnoa c`est que le FPI n`a rien fait”
Le Nouveau Réveil - N°1856 - mercredi 27 février 2008 -

Dozo Dayoro a décidé de répondre à Ottro Zirignon. Dans cet entretien, il déplore le fait que celui-ci ait convoqué à son domicile M. Kouassi Casimir. Mais il rappelle aussi à M. Ottro Zirignon que le vrai problème de la région, c'est plutôt son retard au niveau de son développement.
Le professeur Maurice Kakou Guikahué, dans une interview, avait accusé M. Ottro Zirignon de menacer les Baoulés de Gagnoa. La riposte du mis en cause ne s'est pas fait attendre. M. Ottro Zirignon a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés.

Que pensez-vous de la réponse qu'il a adressée au professeur Kakou Guikahué ?
Je suis gêné parce que M. Ottro Zirignon n'a pas compris ce que M. Guikahué voulait dire. On veut savoir si M. Ottro Zirignon avait effectivement menacé les Baoulés ou non. Parce que nous ne pouvons pas comprendre que M. Ottro Zirignon puisse convoquer Kouakou Casimir à son domicile. Casimir n'est pas militant du FPI. Ottro Zirignon n'est ni maire ni un élu quelconque à Gagnoa. A quel titre donc il prend cette initiative ? Il n'a pas le droit de convoquer nos militants.

Il est tout de même un cadre de la région
Il n'est pas le seul cadre à Gagnoa, on ne sait même pas si M. Ottro Zirignon est un cadre à Gagnoa. Parce que ce qui préoccupe aujourd'hui les fils de la région, c'est la ville de Gagnoa. Ils nous ont promis le monde. Mais aujourd'hui, Gagnoa se meurt. Voilà le vrai problème de Gagnoa. Le FPI n'a rien fait, on les regarde. Cela fait huit (08) ans qu'ils sont au pouvoir et je ne sais pas ce qu'ils ont fait. Ottro Zirignon est qui pour convoquer quelqu'un chez lui ?

Il a tout simplement convoqué Kouassi Casimir sans le menacer.
Il a été menacé. Kouakou Casimir a été menacé en présence de Lekrou Vincent et plusieurs autres personnes. On parle de tribalisme, nous qui sommes à Gagnoa et qui avons accepté de rester au PDCI, nous sommes menacés. Aujourd'hui, Guikahué n'a pas de maison à Gagnoa, Djédjé Bagnon, sa maison a été brûlée. Tout le monde en souffre, Gagnoa souffre. Il faut que les cadres se retrouvent pour chercher les solutions.

Pouvez-vous nous dire la situation des Baoulés aujourd'hui à Gagnoa ?
Il n'y a pas que seulement les Baoulés. Mais ce sont tous les allogènes qui sont régulièrement menacés. Le FPI n'est pas majoritaire à Gagnoa. A l'approche des élections, ce parti menace et c'est une réalité, je le dis en tant que fils de Gagnoa.

Quel est le poids du PDCI à Gagnoa ?
Je dis que le FPI n'est pas majoritaire à Gagnoa. Ce parti ne peut pas gagner les élections surtout dans la commune. Si les élections se tiennent correctement, le FPI ne peut pas gagner.

Est-ce que les cadres du PDCI sont sur le terrain ?
On fait un travail de fourmi. Le FPI nous fait la cour. Bientôt, ce sera les élections, on verra bien qui va gagner.

Interview réalisée par Djè KM  

 
Accusé de menacer de mort les Baoulés à Gagnoa - Laurent Ottro Zirignon répond à Maurice Kakou Guikahué
En page deux (2) du journal «Le Nouveau Réveil» n°1839, paru le jeudi 07 février 2008, monsieur Maurice Kakou GUIKAHUE, SGA du PDCI, délégué départemental de la région du Fromager, a accordé une interview qui s'intitulait: « Le FPI a des tueurs à gages à Gagnoa » ; « OTTRO Zirignon menace de mort des Baoulés ».

Permettez-moi de venir, par la présente, apporter au contenu de cette interview, au titre spectaculaire et rocambolesque, à dessein, la contradiction qui s'impose, afin de rétablir toute la vérité.

Ma réponse s'articulera autour de quatre points, à savoir :

• De la nécessité d'user du droit de réponse ;

• Des faits ;

• Des objectifs visés par l'auteur de l'interview ;

• Des conseils à un frère.

1 – De la nécessité d'user du droit de réponse

Activement engagé dans l'action quotidienne sur le terrain, je me suis toujours efforcé de transcender toutes formes d'attaques dirigées contre ma modeste personne, parce que j'ai pour principe de vie de m'abstenir de condamner mon prochain qui s'égare. Je préfère le plaindre en versant une larme de compassion sur ses faiblesses et en priant pour lui, afin que le Seigneur l'aide à se départir des vilains sentiments qui l'habitent.

Si, dans le cas présent, j'ai, à mon corps défendant, décidé de déroger à ce principe, cela résulte de la gravité de l'accusation portée contre ma

personne ainsi que de la qualité de son auteur, en l'occurrence M. Maurice Kakou GUIKAHUE, homme politique de son état, ancien Ministre de la République, fils et cadre de Gagnoa qui s'est, à n'en point douter, délecté, croyant disposer là d'un scoop.

2 - Des faits

De quoi s'agit-il ? A la suite des déclarations du jeune KKB à l'encontre du peuple Bété et du malaise général qui en résulte allant jusqu'à créer la division entre les Baoulés du département de Gagnoa eux-mêmes, j'ai estimé qu'il était de mon devoir en tant qu'acteur politique sur le terrain de chercher à calmer les esprits et apaiser les belligérants baoulés pour la sérénité du climat social à Gagnoa.

Après concertation, j'ai d'abord pris attache avec le chef des Baoulés du département, monsieur YAO Christophe, qui a soutenu qu'il n'y a pas eu de massacre de Baoulés à Gagnoa.

« La palabre dont on vous a parlé, continue de dire le chef YAO Christophe, résulte de la divergence de vue entre deux de mes adjoints, KOUASSI Casimir et KOFFI Jacques qui, eux, soutenant que 3000 Baoulés ont été effectivement tués par les Bétés à Gagnoa, se sont organisés pour me destituer».

Ensuite je me suis empressé le lendemain d'inviter à une rencontre fraternelle à mon domicile messieurs KOUASSI Casimir et KOFFI Jacques. Le premier, monsieur KOUASSI Casimir, se trouve être mon ami de longue date et le second, monsieur KOFFI Jacques, mon beau frère, marié à ma cousine avec laquelle il a des enfants.

C'était le 26 janvier 2008 en présence du Ministre LOKROU, du député DASSE Henri, du Conseiller économique et social DADI Baby, du docteur DOBRE Blaise, de monsieur ZAGADOU Julien, du chef de tribu du N'Zi Comoé monsieur KOUAKOU Koffi, du Directeur du CAFOP monsieur YEBOUET Yao Frédéric et de monsieur KPANGUI N'Guessan, infirmier au CHR de Gagnoa.

J'ai demandé à monsieur KOUASSI Casimir et à monsieur KOFFI Jacques que je voulais obtenir d'eux, un éclaircissement sur l'allégation selon laquelle 3000 Baoulés auraient été tués dans notre région. Et pourquoi l'ami et le beau-frère qu'ils sont ne m'ont pas tenu informé d'un tel fait dont il confirme l'existence dans les journaux ?

Monsieur KOUASSI Casimir a soutenu cette allégation de façon agressive et violente. Allant jusqu'à dire que les Bétés les expropriaient de leur terre, les empêchaient d'aller aux élections et aux audiences foraines.

L'assistance n'a pas apprécié le comportement agressif de monsieur KOUASSI Casimir, encore moins ses dires mensongers. J'ai alors attiré son attention sur la nécessité pour lui de se départir de tel comportement qui pourrait être source d'altercations au cas où il aurait affaire à des interlocuteurs aussi agressifs que lui.

Je lui ai conseillé également d'éviter de donner de lui une image négative dont sa descendance pourrait souffrir.

Tels sont, en résumé les propos que j'ai tenus à monsieur KOUASSI Casimir qui, séance tenante, a présenté des excuses à l'assistance après lui avoir demandé d'oublier ce qui venait de se passer.

Ce sont ces propos qui ont été travestis dans l'interview que monsieur GUIKAHUE a accordée au journal «Le Nouveau Réveil» alors qu'il n'a point été témoin des faits qui lui ont été rapportés.

Par conséquent, je ne me reconnais nullement dans ces accusations mensongères et gratuites, de tribaliste et encore moins d'avoir proféré des menaces de mort contre les Baoulés.

Au vu de ce qui précède, je suis en droit de me poser des questions. Que recherche en réalité monsieur GUIKAHUE, de surcroît fils de la région de Gagnoa, qui veut me présenter à tort comme tribaliste, alors que la diversité de mes relations démontre, de façon éloquente, le contraire.

Si monsieur GUIKAHUE se considère comme fils de Gagnoa, tel que je le crois, pourquoi, alors que la réputation d'un des siens est ainsi gravement mise en cause, n'a-t-il pas eu la sagesse de m'approcher ou, à défaut, approcher l'une des personnes présentes à la rencontre, pour vérifier la véracité des propos qui lui ont été rapportés, surtout à un moment si sensible où se faire passer pour martyr est la chose la mieux partagée, pour se donner en spectacle et se faire ainsi une publicité gratuite ?

Or, à ce que je sache, quand bien même nous serions de sensibilités politiques différentes, nous ne sommes pour autant pas des ennemis, nous demeurons des frères.

3 – Des objectifs visés par l'auteur de l'interview


Si monsieur GUIKAHUE n'a pas daigné effectuer cette démarche, ce qui ne surprend guère parce qu'étant lui-même reconnu comme un adepte de propos haineux et vindicatifs, il croit, certainement, à tort, que les autres le sont également. Puisqu'il est un fait établi que celui qui a l'habitude de faire le mal est convaincu que son prochain est capable d'en faire autant.

En s'étant gardé de prendre cette précaution élémentaire, monsieur GUIKAHUE n'a fait que mettre à nu aussi bien ses insuffisances que la rancœur et la haine qui l'habitent, prompt qu'il est à jeter l'opprobre sur les siens qu'il cherche à livrer à la vindicte populaire, et dans le cas présent, à la communauté Baoulé.
C'est ainsi qu'il croit donner, à ses maîtres, le gage de sa bravoure et de sa témérité à croiser le fer avec les siens, pour mériter son salaire et son rang, au sein de son parti.

Lorsque monsieur GUIKAHUE déclare que l'action en justice des chefs Bété se trouverait affaiblie par les propos imaginaires qui me sont prêtés, par des personnes comme KOUASSI Casimir et KOFFI Jacques que, naïvement, je considérais, jusque là, comme des amis et qui, sans scrupule et sans fausse honte ont, bien volontiers, participé à la cabale sordide ourdie contre ma personne, je m'aperçois aisément que son interview n'a, en réalité, pour objectif que la recherche d'une échappatoire pour déculpabiliser son parti qu'il faut à tout prix aider à se tirer de l'engrenage dans lequel il s'est empêtré, pour avoir pris fait et cause pour KKB.

Mais, il ne s'agit là que d'une tentative de diversion qui ne saurait prospérer car, je suis persuadé que l'ensemble des Baoulés et singulièrement la communauté Baoulé de Gagnoa qui ne demande qu'à continuer de vivre paisiblement et en parfaite harmonie avec leurs frères de la région qui le leur rendent bien, ne se laisseront nullement abuser par des politiciens qui veulent se servir d'eux dans leur cynique stratégie de reconquête du pouvoir d'état.

4 – Des conseils à un frère


En tenant ces propos diffamatoires, monsieur GUIKAHUE ne se rend-il pas coupable d'actes ou de manœuvres qui sont de nature à occasionner des troubles politiques graves menaçant l'ordre public et la sécurité de l'Etat ?

Le code pénal ivoirien n'est pas muet sur ce genre de comportement. Mais pour le moment, je veux retenir que les propos tenus par monsieur GUIKAHUE ne sont que la gesticulation d'un politicien qui ne représente plus rien et en mal de publicité, pour se donner l'illusion d'exister sur l'échiquier local. Qu'il sache qu'il s'y prend vraiment mal, car, comme on le dit si bien, « lorsque l'on vous envoie, il faut savoir s'envoyer soi-même ».

Que monsieur GUIKAHUE se garde donc d'être plus royaliste que le roi.

Lui arrive-t-il parfois de se demander ce que ses maîtres, tout bas et en leur for intérieur, pourraient penser de lui, lorsqu'ils le voient s'en prendre sans la moindre retenue aux siens ?

Qu'il sache que ceux-ci se posent, certainement, la question suivante : « Si cet homme est si prompt à vilipender les siens, que pourrait-il advenir, lorsqu'il s'agira de nous ? ».

Ce qui nous amène à inviter monsieur GUIKAHUE à méditer sur le sort que, dans la Grèce et la Rome antiques, les Rois réservaient aux personnes de son genre, une fois accomplie, au profit du Roi, leur ignoble mission contre les leurs ou celui que le Roi désire neutraliser.

Deux solutions s'offraient à ces Rois :


1) soit le Roi s'empressait, devant toute sa cour réunie, de rémunérer les services du scélérat en lui jetant au visage le sachet d'argent, de pierres précieuses ou d'or qui lui avait été promis comme rançon de sa félonie. Puis il le chassait du palais, après qu'une interdiction ferme lui eut été faite de ne plus jamais réapparaître dans la cité, voire dans le royaume. Et l'homme, tout malheureux, se retirait, honteux et confus.

2) soit celui-ci était fêté avec faste puis grassement rémunéré, avant de prendre congé du Roi. Mais, dès qu'il avait franchi le seuil des portes du palais ou sur son chemin, un soldat qui y était posté en embuscade, sur ordre du Roi, le frappait mortellement dans le dos, à l'arme blanche, afin qu'il puisse mieux expier son acte ignoble.

Ces solutions originales n'étaient, en fait pour le Roi, que des mesures préventives, pour se prémunir contre les agissements de ces intrigants prompts à médire et à vilipender sans vergogne, au gré de leurs intérêts. L'adage populaire ne dit–il pas « Qui a bu, boira », en d'autres termes « Qui a trahi, trahira ».

J'invite donc, en toute fraternité, le frère GUIKAHUE à ne jamais oublier la nécessité, pour tout homme, à faire montre d'un attachement profond et indissoluble pour la région où il a reçu le jour et qui a nourri son enfance.


Fait à Abidjan, le 15 février 2008

Auteur : Laurent OTTRO Zirignon

 

KKB (Pdt de la JPDCI):« Pourquoi j'en veux à Gbagbo »

L'Inter - lundi 11 février 2008 par Hippolyte Oulaï - S'exprimant devant plusieurs centaines d'étudiants réunis au siège du parti d'Henri Konan Bédié à Cocody, KKB a rappelé que la promesse de Laurent Gbagbo de résoudre tous les problèmes de l'école ivoirienne avec 10 milliards est restée au stade des vœux pieux. « Depuis la chute du PDCI, il n'y a plus de construction de cité universitaire, pas d'augmentation de bourse universitaire, pas de recrutement d'enseignants qualifiés, etc. », a-t-il déclaré. « Malgré tous ces problèmes, la FESCI s'est tue. Quand elle a retrouvé la voix, c'était pour appeler à soutenir un régime, alors qu'on sait que tout syndicat sérieux est opposé au régime. Aujourd'hui, il n'y a plus d'autorité à l'université et dans les cités universitaires. L'autorité, c'est la FESCI », a-t-il regretté. Et tout cela, à cause de l'émergence du FPI sur la scène politique ivoirienne. Pour lui, le terme « Front » renvoie à l'affrontement, à la bravade, et à la violence. Il a donc accusé le FPI d'avoir transposé la culture du front à l'école, « pour servir d'instrument de destruction au service d'une cause. C'est pourquoi j'en veux à Laurent Gbagbo », a-t-il ajouté. KKB a dit regretter l'impunité dont bénéficient les membres de la FESCI. Il a estimé que la Côte d'Ivoire n'est pas en guerre, mais tout simplement en désordre par la faute du FPI et de son leader historique. Et d'en déduire : « Il est temps qu'on ferme la parenthèse honteuse du FPI » en renvoyant le parti de Laurent Gbagbo dans l'opposition. Les jeunes du PDCI, à en croire leur président, sont déterminés à redonner le pouvoir à Bédié. « Cette fois-ci, Laurent Gbagbo perdra ou il perdra et il n'y aura aucune alternative pour lui. S'il aime son pays, qu'il se débarrasse de ce schéma (Ndlr, on gagne ou on gagne) », a martelé KKB. Le président de la JPDCI a indiqué que son procès qui devrait s'ouvrir le 1er février dernier a été reporté en mai prochain, soit à un mois des élections. D'ici là, il n'entend pas rester amorphe dans le combat politique.
Affaire chefs bété-KKB, “Le Nouveau Réveil” : Des Rois ont rencontré le président Bédié, hier
vendredi 8 février 2008 - Par Le Nouveau Réveil

Une délégation des Rois de Côte d`Ivoire comprenant Nanan N`depo Didas, Nanan Amon Tanoé, Roi des N`Zima de Grand-Bassam et Nanan Téhoua II d`Arrah s`est rendue, hier, au domicile du président du PDCI-RDA S.E.M Henri Konan Bédié à Cocody. Ils ont eu avec le président Bédié un entretien en présence du président de la JPDCI Kouadio Konan Bertin. Rien n`a filtré de cette rencontre. Nanan Ndepo que nous avons approché à leur sortie d`audience s`est refusé de tout commentaire. Mais on s`imagine bien que l`affaire qui oppose KKB aux chefs bété, actuellement en justice a pu motiver cette rencontre. La question avait été débattue à la dernière réunion du CPC tenue à Ouagadougou le 24 janvier dernier. Il avait été retenu que le Chef de L`Etat puisse enjoindre le procureur de la République dès son retour de Ouaga afin que l`affaire soit classée. Mais entre-temps, les Rois, de leur côté, se sont appropriés le dossier pour un règlement coutumier. Sûrement que cette dernière option qui prévaut et qui a justifié la présence de ces hautes autorités coutumières au domicile du président Bédié, hier. KKB, pour rappel, est poursuivi par les chefs bété pour avoir tenu à Dimbokro des propos qu`ils jugent tribalistes.

Paul Koffi

 
Affaire KKB : Amani N'Guessan implique les chefs baoulé
  vendredi 8 février 2008 - Par Fraternité Matin

Sa Majesté Nanan Konan Yao II, chef de canton de Languibonou et roi des Alanguira, a révélé lundi dernier, que le ministre de la Défense, Amani N'Guessan Michel, a dépêché des chefs traditionnels du centre (dont lui-même) à Gagnoa, pour négocier avec leurs homologues dans le cadre de l'affaire KKB. Le chef traditionnel a fait cette révélation dans les locaux du ministère de la Solidarité et des Victimes de Guerre, logés à la tour B de la Cité administrative, au Plateau. Où, accompagnés d'autres chefs traditionnels, il venait d'avoir une audience avec le ministre Louis-André Dacoury-Tabley. «Voyant la gravité de l'affaire KKB, qui pourrait déchirer gravement le tissu social traditionnel, notre frère, Amani N'Guessan Michel, nous a invités à jouer les pompiers pour essayer d'éteindre ce feu», a déclaré le roi des Alanguira. Selon ses précisons, ce sont Son Altesse Nanan Konan Akatchi, prince de Djêbonoua, chef du canton Saafouè ; Nanan Kouadio Kouassi Gustave, coordinateur des chefs de canton du département de Bouaké; un autre chef ainsi que lui-même (donc quatre au total), mandatés par le ministre de la Défense, qui ont rencontré leurs homologues de Gagnoa. Avec pour objectif d'«aller vers nos parents (les chefs traditionnels de Gagnoa. Ndlr) pour leur exprimer de vive voie le souhait de régler ce problème de manière traditionnelle», a expliqué Sa Majesté Nanan Konan Yao II. «Nous n'avions pas voulu faire de déclaration, mais certains de nos pairs ainsi que nos enfants ont commencé à parler dans les journaux et à revendiquer la paternité de cette action», a-t-il condamné. Non sans préciser que le moment venu, les chefs traditionnels qu'ils ont rencontrés à Gagnoa et eux-mêmes publieront une déclaration commune. «Incessamment, a souligné le chef de canton de Languibonou, nous allons retourner à Gagnoa pour remercier nos parents d'avoir accepté de nous comprendre, de retirer la plainte pour que l'on puisse discuter en famille». Une déclaration qui annonce la fin des poursuites judiciaires contre le président de la Jeunesse du Pdci qui était traduit devant la Justice pour avoir tenu des propos jugés tribaux. Sa Majesté Nanan Konan Yao II, qui était accompagné de Son Altesse Nanan Konan Acatchi et Nanan Kouadio Kouassi Gustave a, en outre, indiqué qu'ils ont rencontré le ministre Louis-André Dacoury-Tabley dans le cadre d'une mission d'expérience en matière de solidarité qu'ils préparent en Libye.

Pascal Soro

 
A en croire Maurice Kakou Guikahué, Laurent Zirignon époux Sarata Ottro aurait menacé de mort le sous chef des Baoule
vendredi 8 février 2008 - Par Le Nouveau Réveil
A en croire Maurice Kakou Guikahué, Laurent Zirignon époux Sarata Ottro aurait menacé de mort le sous chef chef de la communauté baoulé vivant dans cette localité. Il aurait déclaré par ailleurs que si ce dernier voulait être chef, il n'avait qu'à se rendre en pays baoulé pour l' y être. Cette information, pas encore démentie, est inquiétante. Laurent Zirignon Ottro n'est pas n'importe qui. Oncle de Laurent Gbagbo et l'homme le plus écouté, dit-on, par ce dernier, il est l'un des hommes les plus puissants aujourd'hui en Côte d'ivoire. Le débat sur le tribalisme est (encore) relancé !
 
Affaire KKB : Report de l`audience au 30 mai : KKB et le PDCI dans un piège ?
  mardi 5 février 2008 - Par Le Nouveau Réveil

Revirement à la fois inattendu et spectaculaire, l'affaire KKB sera traité sur le terrain coutumier entre la chefferie bété et la chefferie baoulé afin de minimiser, pense-t-on, les effets collatéraux qu'un tel contentieux pourrait produire sur la cohésion sociale. Mais la procédure telle qu'engagée continue de faire débat au sein de la grande famille politique du PDCI-RDA en même temps qu'elle suscite des interrogations majeures. La première de ces interrogations est une question de principe voire de bon sens. Pourquoi les chefs bété qui auraient donné leur accord pour un règlement à l'amiable du contentieux n'ont-ils pas immédiatement retiré leur plainte au tribunal avant d'engager les discussions avec leurs homologues bété ? Car pour marquer de façon résolue leur engagement, leur volonté d'emprunter la voie coutumière pour régler cette affaire les chefs baoulé auraient dû, dès l'instant où ils ont renoncé à poursuivre KKB en justice pour privilégier le règlement. Amiable de concert avec leurs homologues baoulé, retirer leur plainte. Mais laisser subsister cette plainte à côté des négociations sous "l'arbre à palabre" ressemble à un piège à ciel ouvert que l'on tend au PDCI et à KKB. Les chefs bété veulent-ils se ménager une alternative judiciaire au cas où le règlement à l'amiable viendrait à échouer ?
En tout état de cause, ils sont en effet nombreux les Ivoiriens qui pensent que le règlement à l'amiable était la voie indiquée et que les chefs traditionnels bété n'auraient jamais dû utiliser la voie judiciaire pour régler un contentieux de ce genre, si l'on tient compte de la qualité des requérants et des risques qu'une telle action pourrait faire peser sur l'ordre public.
Lors de l'audience du 1er février, l'affaire a été renvoyée au 30 mai, un délai assez lointain pour dit-on permettre à la médiation de faire son travail. Cela veut dire qu'aussi longtemps que durera cette médiation, cette action judiciaire pèsera sur KKB comme une épée de Damoclès. Car le président de la JPDCI fait l'objet d'une citation à prévenu, c'est-à-dire d'une procédure correctionnelle particulièrement contraignante en matière de restriction des libertés. KKB se trouve dans la situation de quelqu'un qui est présumé coupable des faits mis à sa charge.
Dans ces conditions, quelle campagne peut-il faire avec sérénité s'il est considéré comme un prisonnier en sursis ? La vérité dans cette affaire, c'est que tout le monde veut qu'on lui dise qu'il a raison, tout le monde veut en sortir la tête haute, tout le monde veut des excuses de l'autre. Mais le procès a un peu gâté les choses. Il a permis de déceler les contours politiques de cette affaire de sorte qu'aujourd'hui, même si la volonté d'en découdre s'est amenuisée, les uns et les autres cherchent la meilleure parade pour se tirer d'affaire et ressortir du dossier la tête haute.
Akwaba Saint Clair

 
"Affaire Chefs bété contre KKB" et "Le Nouveau Réveil" / Me Séry Kossougro : “Pourquoi je veux un règlement à l`amiable”
lundi 4 février 2008 - Par Le Nouveau Réveil

Le moins que l'on puisse écrire c'est que Me Séry Kossougro n'a pas apprécié l'article publié samedi dans "Le Nouveau Réveil" sur l'affaire KKB. Dans cet entretien il nous explique pourquoi sans informer au préalable la direction du PDCI-RDA, il a initié un règlement à l'amiable du litige.
Me Kossougro, vous avez décidé, en marge de la procédure judiciaire dans l'affaire qui oppose les chefs Bété à KKB et au "Nouveau Réveil", d'entreprendre une médiation pour un règlement à l'amiable du litige. Mais malgré les assurances que vous avez données, le dossier a été appelé et même renvoyé pour comparution personnelle des mis en cause ?
Le jour du procès, les choses ont été simples. Pas du tout compliquées. Moi, j'ai été constitué pour défendre nos militants, KKB et les journalistes du "Nouveau Réveil". Qui ont fait l'objet de citation devant le tribunal correctionnel pour offense au chef de l'Etat, incitation à la haine et au tribalisme, etc. Je me suis dit que cette affaire pouvait être réglée autrement que par la voie judiciaire. C'est ainsi que, je le précise, à l'insu de toute la direction du parti. Parce que dès l'instant où l'avocat est constitué c'est lui qui arrête la stratégie de défense. Ce n'est pas celui qui a constitué l'avocat, c'est-à-dire le mandant qui indique comment le mandataire doit effectuer son métier. Donc il appartient à l'avocat d'organiser son travail, de mettre en place une stratégie pour sauver le client dont il est chargé ou pour arriver à un règlement qui ne fasse pas beaucoup de dégâts. Nous sommes en train de sortir de la crise et le PDCI-RDA doit concentrer ses forces sur les élections, sur la recherche des voies et moyens pour reconquérir le pouvoir d'Etat. Et c'est pendant ce temps que l'un de nos maillons les plus essentiels, en la personne de KKB, se trouve aux prises avec la justice. Au demeurant, dès la survenance de la crise armée, le Président de notre parti, S.E Henri Konan Bédié, a été le premier à appeler les belligérants au dialogue et à la négociation, conformément aux enseignements du père fondateur Félix Houphouët-Boigny. Donc le Président Bédié avait déjà prescrit le dialogue entre les belligérants, l'on ne l'a pas écouté. Je me suis dit, notre Président est membre du haut comité de suivi des accords de Ouaga. Ce n'est à lui de baigner ou dont les partisans doivent baigner dans le sang. Donc tel que le problème se pose, je dis qu'il faut chercher à le régler autrement que par la voie judiciaire. C'est ainsi que j'ai approché ceux qui se plaignaient, les chefs traditionnels bété. A l'insu de toute personne qui pourrait être intéressée par l'affaire. Parce que mon objectif était que en sortant de cette crise, les Ivoiriens retombent dans une nouvelle crise. Je l'ai expliqué aux chefs bété, je leur ai demandé de retirer leur plainte pour qu'on règle à l'amiable cette affaire. Ils m'ont donné leur accord après m'avoir dit certaines vérités. Mais ils ont ajouté, à condition que votre démarche soit suivie par les chefs Baoulé et que nous ayons l'assurance qu'on ne va plus nous insulter.
Je suis allé vers la chefferie baoulé, où tous les chefs baoulé étaient réunis. Certains hauts responsables et cadres du PDCI étaient présents également. Après 4 heures de débat, nous sommes tombés d'accord qu'effectivement le petit était porteur d'un bon message et qu'il fallait qu'on aille au règlement à l'amiable dans cette affaire. Quand par la même occasion, le chef m'apprenait que le ministre Amani N'guessan leur avait envoyé un messager dans ce sens. Pendant ce temps, des rois et chefs envoyés du Djuablin sont allés à Gagnoa où moi-même j'avais envoyé des chefs pour rencontrer les chefs bété. Après une journée de concertation, ces derniers ont dit à leurs homologues venus les rencontrer d'aller dire à Me Kossougro que ce qu'il est venu leur demander là, ils ont compris. Un communiqué a même été publié.

C'est ainsi que les choses se sont passées ?
Je suis allé aussi vers l'autorité judiciaire pour demander qu'on me laisse un temps nécessaire pour régler le litige entre mon client et les offensés. Le parquet a jugé bon et sage ma démarche. J'ai présenté une deuxième doléance, que compte tenu des risques que le dossier fait peser sur l'ordre public, que mon client ne comparaisse pas le 1er février, jour de l'audience et que Dieu me donne la force de déposer entre leurs mains une lettre de levée de plainte pour règlement définitif.
Parce que contrairement à ce qu'on dit, même en matière pénale, on peut transiger. Si le parquet estime qu'en tant que la personne offensée, vous avez retiré votre plainte et que plus personne n'est choqué par l'acte délictuel, on peut arrêter les poursuites. Et c'est ainsi que le parquet également m'a donné son accord en me disant que dans les journaux on continuait de l'insulter. J'ai répondu qu'un magistrat est fait pour être insulté par ceux qu'il juge et qui trouvent injuste la condamnation. Quand je suis sorti de là, j'ai vu des articles incendiaires. J'ai appelé "Le Nouveau Réveil" et "Le Rebond", qui sont proches du PDCI-RDA. Je leur ai dit la voie que j'ai choisie pour régler l'affaire, je leur ai demandé de m'aider dans ce sens en temporisant dans leurs écrits. Le journaliste que vous m'avez envoyé a d'ailleurs bien rendu. Seulement il a ajouté que le Premier ministre a reçu le procureur, ce qui était faux parce qu'après j'ai eu celui-ci au téléphone. Le jour de l'audience, c'est-à-dire le 1er février, j'ai fait valoir les résultats de mes démarches auprès du tribunal et plaidé le renvoi de l'affaire pour me permettre d'achever le règlement à l'amiable.
Ce n'est pas le Président Bédié qui m'envoie la nuit et insulte le jour comme l'écrit "Notre Voie". Non, mais ma démarche n'est pas contraire à l'idéologie du PDCI-RDA. Parce que le Président Bédié aurait demandé et obtenu à Ouaga que le Président Gbagbo et le Premier ministre Soro fassent tout pour éteindre ce dossier qui risquait de compromettre la paix sociale. Mais quand le tribunal est saisi même dans ce cas, il y a des voies et des procédures pour radier l'affaire. L'affaire Adjoumani, il y a longtemps qu'on a demandé qu'elle soit radiée, mais ça traîne encore.

Ce qu'on vous reproche, c'est de n'avoir pas informé ni la direction du parti ni vos collègues avocats de vos démarches?
Non, je ne veux polémiquer avec personne. Mais dans le dossier que j'ai consulté, je n'ai vu la constitution d'aucun avocat avant l'audience. C'est quand vous trouvez une lettre de constitution d'un avocat que vous l'informez. C'est à la barre que Me Blessy s'est constitué pour KKB et Mme Dadié Sangaré s'est aussi constituée pour "Le Nouveau Réveil".

Est-ce que vous initiez cette médiation parce que vous doutiez de l'efficacité des résolutions issues du récent sommet du CPC à Ouaga sur l'affaire KKB ?
Je ne suis même pas informé de ces conclusions. Quand j'entreprenais mes démarches, eux étaient à Ouaga. Ils sont revenus, je suis allé voir le secrétaire général pour lui rendre compte et lui dire que concernant l'affaire KKB, je voudrais une issue rapide et heureuse sans faire de grabuges. Il m'a informé que le Président Bédié avait inscrit cela à l'ordre du jour à Ouaga et que sur le plan politique à un niveau élevé, c'était en voie de règlement. Avant ça, je n'étais pas au courant, je n'étais même pas au courant de l'initiative du ministre Amani N'guessan.

L'affaire KKB a éclaté depuis le 15 décembre, pourquoi c'est seulement maintenant que vous entrez en jeu ?
L'avocat ne peut intervenir dans une affaire que quand il est constitué. Et il prend toutes les dispositions pour soigner les intérêts de son client. Mais jusqu'à ce que le Secrétaire général m'appelle ou le ministre Guikahué m'informe, je n'étais pas constitué. Sincèrement, je n'étais pas constitué. Une affaire dans laquelle je ne suis pas constitué, en tant que technicien du droit, je ne peux pas agir.

A quel moment précis avez-vous été constitué ?
Au moment de la remise de la convocation à KKB. J'ai été informé de ce que KKB était inquiété par la justice quand les gendarmes sont venus lui remettre la convocation. Le Secrétaire général m'a appelé pour me demander mon avis sur la remise de la convocation. Et c'est après qu'il m'a encore appelé pour me demander de tout faire pour défendre KKB. Et Kakou Guikahué est venu aussi me demander la même chose. Je crois que dans les jours qui ont suivi, ils sont allés à Ouaga.

A quel niveau sommes-nous avec la médiation que vous avez engagée ?
La médiation est en très bonne voie. C'est là que j'ai compris qu'aux âmes bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années. KKB est un grand homme et il le sera encore davantage. Il a dit que si ses propos ont été dénaturés d'une manière ou pas, il faut que ses parents d'une part Baoulé et d'autre part Bété s'entendent. Et que si on peut régler cette affaire sans aller forcément au tribunal, il ne voyait pas d'inconvénient. Donc premier accord.
Deuxième accord, la chefferie Bété réunie m'a donné son accord. Mais ils ont souhaité que leurs collègues Baoulé leur rendent visite dans ce sens. Je suis allé vers la chefferie Baoulé qui a aussi donné son accord. Mais à l'intérieur, il y a offense au chef de l'Etat et c'est une affaire publique. J'ai fait des démarches auprès de la justice, là-bas aussi, je n'ai pas rencontré d'obstacles. On attend seulement que j'envoie une lettre de retrait de plainte.

L'affaire a été renvoyée à une audience lointaine, 30 mai. Pendant ce temps, KKB demeure sous embargo en quelque sorte. Et ses activités politiques?
Non, KKB n'est pas sous mandat de dépôt ou sous mandat d'arrêt. Nous sommes en politique, et c'est là que je voudrais revenir sur des articles qui disent que les militants sont démobilisés.

Revenons à la réalité, quel militant qui, aujourd'hui, est disposé à aller faire la guerre ? C'est ça. Qui était mobilisé et qui a été démobilisé ? .On sait qu'il y a un problème qui est posé qui va trouver une solution. En mars 2004, je n'étais pas pour que les jeunes gens aillent dans les rues. Moi, c'est mon caractère. Les gens vont ouvrir le feu, on dira que les militants du Président Bédié voulaient troubler l'ordre public et ils ont été tués par des éléments non contrôlés. On va condamner sévèrement et c'est tout. Donc KKB n'est pas en prison, il est libre et il peut mener librement ses activités politiques.
Propos recueillis par Akwaba Saint Clair

 

TRIBALISME: Maurice Kakou Guikahué, SGA du PDCI : "Zirignon Ottro Laurent menace de mort des Baoulé à Gagnoa"

jeudi 7 février 2008 - Par Le Nouveau Réveil

Le délégué départemental du PDCI-RDA de la région du Fromager était le week-end dernier à Gagnoa dans le cadre de la réunion mensuelle de la délégation qu'il dirige. Dans cette interview qu`il nous a accordée, il revient sur l`affaire KKB avec de nouveaux éléments. Notamment les propos jugés tribalistes et les menaces de mort qu`auraient proférées Ottro Zirignon, cadre FPI de la région, PCA de la SIR, à l`endroit du sous-chef des Baoulé à Gagnoa. Dans cette interview, il évoque aussi la question des élections, le délai, leur sécurisation et la nécessité d`installer une base de l`ONUCI à Gagnoa "région où les gens sont empêchés de voter" selon le délégué Guikahué.

M. le délégué, il nous est revenu de manière récurrente ces derniers jours que des Baoulé à Gagnoa auraient reçu des menaces de mort de la part de certains pontes du FPI de Gagnoa. Qu`en est-il exactement ?

Merci de me donner cette occasion pour dire mon sentiment de tristesse. Effectivement, après notre dernière réunion de la délégation du PDCI-RDA tenue à la maison du parti à Gagnoa, le 3 février dernier, un témoignage poignant a été fait par deux cadres baoulé de Gagnoa. Il s`agit de M. Kouassi Casimir qui est le sous-chef de la communauté baoulé de Gagnoa et de M. Koffi Jacques appelé communément Koffi Bolide ancien joueur du sporting club de Gagnoa.

Qu`est-ce qui nous a été rapporté publiquement à cette réunion ?

M. Kouassi Casimir qui est chef adjoint de la communauté baoulé à Gagnoa a pris la parole pour relater ce qui s`est passé le 26 janvier 2008. Ce jour-là, d`après M. Kouassi Casimir, à 20h 30, Ottro Zirignon Laurent l`a invité à le rencontrer avec Koffi Bolide. Les deux se sont retrouvés au domicile de Zirignon Ottro Laurent. A leur grande surprise, quand ils sont arrivés au domicile de Ottro Laurent, il y avait le ministre Lokrou Vincent, le docteur Dobrey Badobrey, il y avait le député Dassé Henri, il y avait aussi un certain Zagadou, acheteur de produits, il y avait Dadi Baby et M. Yobouët, responsable d`un établissement à Gagnoa, baoulé et FPI. Koffi Bolide et Casimir ont été gardés chez Ottro de 20h 30 à 23h30. D`après ces dires, Ottro Laurent aurait pris l`article que M. Casimir avait publié dans "Le Nouveau Réveil" quand celui-ci avait, dans cet article, désavoué le chef des Baoulé de Gagnoa qui avait fait un article dans "Le Matin d`Abidjan" dans lequel il fustigeait le comportement de KKB. Donc le chef adjoint s`était offusqué pour dire que la communauté n`était pas réunie et que le chef avait fait un article qui n`engageait que lui-même et qui n`engageait pas la communauté baoulé. Et que lui se désolidarisait de cette démarche solitaire du chef baoulé. Après la lecture de cet article, Ottro Laurent aurait demandé à M. Casimir pour qui il se prend. Il se dit sous-chef baoulé, Gagnoa n`est pas chez lui et que s`il voulait être chef, qu`il parte en pays baoulé pour y être chef, pour se prévaloir du titre de chef. Ottro Laurent a poursuivi pour dire que l`article était dangereux et que s`il ne fait pas attention, il demandera à des jeunes gens de le tuer et il n`y aura rien. Ces deux cadres ont été choqués, les choses se sont envenimées selon leur témoignage et que Dadi Baby les aurait couvert d`insanités. Tous ceux qui étaient présents face à eux les auraient malmenés sans toutefois leur porter main et à 23H 30, ils se sont séparés. Dès qu`ils ont quitté cette réunion, ils sont partis rencontrer le préfet, qui les a confiés au secrétaire général de préfecture qui les a auditionnés 3 heures durant. L`affaire suit son cours. Après donc cet exposé, je suis allé saluer ces deux cadres de la communauté chez eux à domicile. J`ai été choqué par le comportement de ces cadres bété. Je pense que c`est une affaire assez grave. Grave parce que je retiens deux (2) éléments. Le discours qu'Ottro a tenu au sous-chef de la communauté baoulé Kouassi casimir, s`il s`avère que cela est vérifié, véhicule deux idées. Dabord du tribalisme. Et Casimir n`a jamais dit qu`il était chef bété. Il dit qu`il est sous-chef de la communauté baoulé à Gagnoa. Alors faire dire à quelqu`un "va chez toi, ce n`est pas chez toi ici, si tu veux être chef, va en pays baoulé…" c`est très grave, c`est très tribaliste. Deuxième élément, dire "je vais demander à des jeunes gens de te faire tuer", cela veut dire qu`à Gagnoa, le FPI entretient des tueurs à gages. Donc, nous sommes tous menacés. Cette affaire ne s`arrêtera pas ainsi parce qu`il y a eu menace de mort après les propos tribalistes. Et c`est ce qui conforte la réaction de KKB. Dieu a fait que par le comportement d'Ottro Zirignon Laurent, il donne raison aux dénonciations que KKB a faites et qui lui valent aujourd`hui un procès.

Justement, vous cadre bété, secrétaire général adjoint du PDCI chargé de la mobilisation et de l`organisation, quelle est votre réaction dans cette affaire-là ?

Moi, j`avais déjà fait savoir que je n`appréciais pas la voie choisie par les chefs. Ils auraient pu faire une interpellation dans la presse et comme d`après eux, c`est tribaliste, KKB étant d`une communauté, ils auraient pu saisir cette communauté, pour tirer sur la sonnette d`alarme sur ses propos. Mais la voie judiciaire, je la dénonce et les faits semblent me donner raison. Parce qu`il parait que j`en ai été informé. Le Roi d`Agnibilékrou est allé rencontrer les chefs bété pour régler le problème à l`amiable. C`est donc là-dessus que nous sommes. Il y a un petit flou, il faut choisir une seule voie. Si les chefs bété ont accepté de rencontrer le roi du Djuablin et qu`ils ont accepté de régler cela à l`amiable, je pense qu`il faut retirer la plainte avant de passer à l`amiable. Parce qu`on ne peut pas garder une plainte et faire l`amiable en même temps. Je pense donc qu`il faut que la voie judiciaire soit complètement éteinte rapidement. Au lieu de renvoyer le procès au 30 mai, il faut éteindre la voie judiciaire et faire prospérer la voie coutumière pour une question d`harmonisation. Mais je pense qu`après les propos tenus par Ottro Zirignon, les chefs bété sont en position de faiblesse et en difficulté. Parce que Ottro Zirignon a tenu des propos graves face au sous-chef des Baoulé. Il vient à cet effet de confirmer les dires de KKB.

M. le secrétaire général adjoint du PDCI, la récente rencontre du CPC à Ouagadougou a confirmé la date de juin 2008 pour les élections. Au sortir d`une audience avec le facilitateur de l`accord de Ouagadougou, le président Blaise Compaoré, le ministre français Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, concernant ces élections, a indiqué que face aux problèmes techniques, les élections ne pouvaient pas se tenir dans les délais et qu`il faudrait un à deux mois encore. L`ambassadeur des Etats Unis en Côte d`Ivoire, après une rencontre avec le président Henri Konan Bédié, a dit que pour elle, il faudrait que les élections se tiennent, pas forcément en juin 2008 mais au moins cette année. Quel est votre commentaire sur la date exacte des élections ? Pensez-vous qu`on sera dans les délais?

Si vous vous référez au CPC, la volonté politique a été d`aller aux élections avant la fin du mois de juin 2008. Vous savez très bien que le CPC a replacé la CEI au centre du processus électoral en réaffirmant l`autorité de la CEI, la seule institution qui doit organiser les élections. C`est le président de la Commission électorale indépendante qui dira clairement la date des élections. Et le conseil des ministres l`entérinera. Mais nous retenons le mois de juin. Vous avez parlé du ministre Kouchner et l`ambassadrice des Etats Unis. Voici comment j`interprète cela. Kouchner, en parlant de reporter les élections, a parlé de problèmes techniques. J`ai écouté la réaction du responsable de la SAGEM qui est l`opérateur technique pour la confection des cartes d`identité, des listes électorales et des cartes d`électeur.

La SAGEM a dit que dès qu`elle aura le cahier des charges homologué, signé, il lui faut 6 mois pour sortir les listes électorales. Cela veut dire quoi ?

Nous sommes au mois de février. Si au début de ce mois, si le cahier des charges était signé, il faut à la SAGEM le mois de février, mars, août, mai, juin, juillet. Donc c`est fin juillet que la SAGEM sortira les listes électorales. Parce que cela fait six mois si elle commence en février au moment où nous parlons, et fin juillet la SAGEM sort les listes électorales. Notre code électoral recommande que les listes électorales soient publiées 3 mois avant la date des élections pour permettre aux différentes personnes de faire des vérifications pour sortir la liste électorale définitive. Mais le CPC a réglé le problème en ramenant le délai à un mois. Le président doit prendre une ordonnance pour que ce délai de 3 mois soit ramené à 1 mois. Cela veut dire que si la liste est publiée fin juillet, on aura le mois d`août pour la publication, la vérification de la liste électorale et fin août, les listes sont bouclées et on sort la nouvelle liste. Il nous restera donc le mois de septembre et d`octobre. Pour moi, je rejoins l`ambassadrice des Etats unis pour dire que même si les élections ne se sont pas tenues dans le mois de juin, elles doivent avoir lieu avant la fin de l`année c`est-à-dire probablement le mois d`octobre. Et le président de la commission électorale indépendante Robert me conforte dans ma position. Au sortir d`une rencontre avec le président Blaise Campaoré à Ouagadougou hier, a relevé les mêmes problèmes techniques pour dire qu`il était possible que les élections se tiennent au-delà du délai de fin juin 2008, Qu`il y aurait quelques petits retards techniques.

Aujourd`hui, le problème est que entre maintenant et le mois de juin quel est le volume du travail électoral qui sera effectué par le gouvernement ?

C`est cela le problème. Ce qui est dommageable, il ne faudrait pas qu`on arrive au mois de juin sans identification, sans liste électorale. Tous les instruments électoraux doivent être en place pour décider qu`on ira aux élections tranquillement.

M. le Secrétaire général adjoint, on ne peut parler des élections sans parler de la sécurisation qui entourera tout ce processus. Dites-nous comment vous voyez la sécurité autour de ces élections.

La sécurisation des votes commence par l`harmonie entre les différentes composantes de la société. Je pense qu`après le dernier CPC, il faut pacifier, calmer le jeu pour rendre la vie sociale plus agréable aux Ivoiriens. Leurs yeux doivent être rivés vers les élections en toute quiétude. Il faut mettre balle à terre, ne pas créer des tensions. C`est pour cela que les bêtises des Ottro Laurent en allant menacer des cadres dans une région ne servent à rien, ce n`est pas cela qui fera gagner les élections. Il faut un climat d`apaisement. C`est le premier élément de sécurisation. Deuxièmement, les Ivoiriens doivent avoir confiance en eux-mêmes, il ne faut pas avoir peur. Le vote est un droit civil, il faut l`exercer. Il ne faut pas empêcher quelqu`un de voter. On ne doit même pas accepter d`être empêché de voter. Quel que soit le lieu où l`on habite, quand on est Ivoirien, on a le droit de voter parce que toutes les parties de Côte d`Ivoire nous appartiennent. Nous sommes tous ici à Abidjan, il y a des chefs bétés à Yopougon pourquoi n`y aurait-il pas de chef baoulé à Gagnoa?
M. le délégué départemental du PDCI à Gagnoa, on vous a entendu appeler de tous vos vœux la présence d`un contingent de l`ONUCI à Gagnoa. Qu`est-ce qui fonde cette démarche ?
S`il y a un département de Côte d`Ivoire où il devait avoir une base de l`ONUCI, c`est à Gagnoa. Je vous donne les raisons. Depuis 1990, c`est dans cette zone qu`il y a des problèmes. En 1990, il y a eu des interdits, des anathèmes. Des gens ont été mis en quarantaine. Des puits ont été empoisonnés. Le PDCI a perdu des militants à Gagnoa en 1990 déjà. En 1995, il y a eu le boycott actif, des gens sont morts à Guibéroua. Des populations ont été parquées au Cafop de Gagnoa. Ma voiture et mes biens ont été brûlés, le lycée de Djédjé Bagnon a été brûlé à Gagnoa. En 2000, mes deux villas jumelées ont été brûlées à Gagnoa. Le lycée de Djédjé a été une fois de plus incendié. Sa maison a été incendiée, le domicile de Dobrey Badobrey qui est maintenant au FPI a été aussi incendié. Nos populations qui sont PDCI, que ce soit des Baoulé ou des Bété, ils sont logés en la même enseigne. Ce n`est pas une question d`ethnie. C`est à Gagnoa qu`il y a la plus grande insécurité électorale. Donc si l`ONU veut que les élections se déroulent en sécurité, les zones à sécuriser, sont les zones de forêt où il y a des allochtones. Ce sont les zones de Divo, de Gagnoa, de Soubré, de San Pedro. A Buyo où on arrache encore les plantations des allochtones. Je dis bien Buyo d`où est originaire Miaka Oureto, secrétaire général du FPI. Je viens d`une mission dans cette région. Des autochtones arrachent les plantations des allochtones pour les vendre aux Burkinabés. Tout cela, c`est des présages pour les mauvaises élections. Dans les zones comme Duékoué… C`est là-bas qu`il y a l`insécurité électorale et des empêchements de vote. C`est ces zones-là qui ont besoin de la présence de l`ONUCI. D`ailleurs, nous avons appris que Dano Djédjé aurait écrit à l`ONUCI pour dire que les cadres de Gagnoa se sont réunis et auraient décidé que l`ONUCI ne s`installe pas à Gagnoa. Je m`inscris en faux, c`est du mensonge. Nous appelons l`ONUCI de tous nos vœux et d`ailleurs le RHDP de Gagnoa a décidé de faire une demande officielle, pour demander à l`ONUCI de ne pas avoir peur, et de venir s`installer. Parce que Gagnoa est fatigué, nous voulons avoir des élections justes, paisibles à Gagnoa. Nos militants demandent que la sécurité soit garantie pour les élections parce que, depuis 1990, nos militants qui veulent montrer au Président Bédié et au PDCI, la réalité à Gagnoa, n`ont jamais pu s`exprimer. C`est pour cela, les militants de Gagnoa demandent au Président Bédié et au PDCI de mettre la pression de sorte que les élections à Gagnoa soient sécurisées. Les militants veulent montrer la réalité de l'existence du PDCI à Gagnoa. Ils veulent montrer la vérité du terrain. A chaque élection, ils sont empêchés d`exprimer leur vote. Ils souhaitent donc démontrer la valeur réelle du PDCI.

Interview réalisée par Jean Prisca